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Poésie contemporaine
Vero : À ma santé !
 Publié le 10/12/21  -  12 commentaires  -  1043 caractères  -  182 lectures    Autres textes du même auteur

Et sans modération.


À ma santé !



Au diable les bonimenteurs !
Et les sermons qui me dépriment
Mieux vaut mourir qu'être victime
De leurs préceptes bienfaiteurs !

Manger au gré de son envie
Un somptueux festin de roi
Vaut mieux qu'un jeûne, croyez-moi
Je vous invite à mon orgie !

Buvons, mangeons à volonté !
Que le sang du bon Dieu nous saoule
On va s'en mettre plein la goule
Amis, trinquez à ma santé !

Qu'on apporte la victuaille :
Le pain, le vin, le saucisson
Les boudins noirs et le jambon
Mon appétence me tenaille !

Dévorons viandes et fayots
À la gloire de nos artères
Comme des goinfres sans manières
Et que le pinard coule à flots !

Se priver n'en vaut pas la peine ;
La mort nous tend déjà la main
Et s'il fallait mourir demain,
Que ce soit la brioche pleine !

Buvons, mangeons à volonté !
Que le sang du bon Dieu nous saoule
On va s'en mettre plein la goule
Amis, trinquez à ma santé !


 
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   Lebarde   
22/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème de corps de garde à déclamer dans une cérémonie d'intronisation à la confrérie des "Bons vivants". et glou et glou et glou.
Pourquoi pas.
A mes débuts de Barde j'ai souvent pratiqué dans ce domaine à la grande joie de mes confrères paillards. Depuis que je suis devenu Lebarde après mon intronisation chez Oniris je suis plus sage comme on me l'a gentiment conseillé.

C'est gaillard, c'est direct, c'est braillard, un tantinet lourdingue, provocateur et subversif dans le propos et le vocabulaire mais j'adhère volontiers, une fois de temps en temps sans en abuser....

Sur la forme, quoi dire?
Les octosyllables sont bien en jambes, pas du tout chaloupés (du moins pas encore ) et tout prêts à être repris en chœur par des organes puissants.
Le néo-classique accepte sans état d'âme les rimes "dépriment/victime" et quelques autres un peu "pauvres", qui passent inaperçues dans l'atmosphère ambiante!!

Je trinque à votre santé.

En EL
Lebarde

   Miguel   
28/11/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ah que ça fait du bien cette explosion d'épicurisme au milieu de l'ambiance morose, moralisatrice et culpabilisante du monde contemporain ! Au diable le véganisme et les régimes anti lipides, anti glucides, anti joie de vivre ! Ces octosyllabes légers et chantants rappellent le célèbre "tourdion" du 16e siècle, ce merveilleux morceau polyphonique où se mêlent tous les sons et tous les plaisirs : "Buvons bien, buvons les amis, trinquons, vidons nous verres, En mangeant d'un grand jambon A ce flacon faisons la guerre..." On ne serait pas surpris de voir Rabelais surgir d'au milieu de ces joyeux pochtrons. Ou Molière, aussi : on croit entendre la servante du Bourgeois gentilhomme, déguisée en médecin, lui dicter son régime à ressusciter un squelette.
La sacralisation un peu blasphématoire du vin ajoute à la dimension transgressive du texte, comme les termes argotiques qui parsèment l'ensemble : on est là pour se lâcher et on ne s'en prive pas. Le lecteur n'a qu'une envie, c'est d'être invité à cette fête !

   Corto   
30/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le thème est traité de longue date.
En 1987 le groupe "Licence IV" avait connu un beau succès avec:
"Allez viens boire un p'tit coup à la maison
Y'a du blanc, y'a du rouge, du saucisson
Et Gillou avec son p'tit accordéon
Vive les bouteilles et les copains et les chansons".

Ce poème apporte donc une variation sur ce thème, et il ne manque plus que la musique.

Pourquoi pas ?

   Marite   
10/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Vraiment très sympathique cette ode à la bonne chère et au bon vivant ! J'adhère sans restriction !
Un petit bémol dans un vers qui m'a semblé trop long :
" Que le sang du bon Dieu nous saoule"
Pourquoi pas plus simplement : Que le sang de Dieu nous saoule !

   papipoete   
10/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vero
" faudrait pas manger ci, ne pas abuser de ça, boire quand on a soif, et régulièrement jeûner pour nettoyer foie et autre organe ! "
En fait, se priver de vivre alors que venu au monde, la mort commença le décompte, avant de nous prendre avec ses doigts crochus...
Et se dire, aux portes du trépas : " si j'aurais su... ! "
NB certes, le titre " à ma santé ! " fait un peu ironique, sachant que tout excès un jour fatal, viendra poser sa sentence !
Je ne connais guère de fêtards, qui ne regrettèrent pas de s'être modérés ( en toute chose... de bonne chère, de " sang du Bon Dieu ", de cigarettes et p'tites pépées ) mais si cette philosophie était sans danger, je lèverais la main comme volontaire pour l'appliquer !
l'avant-dernière strophe me semblant la plus appétissante, est ma préférée !
la dernière strophe venant comme refrain, j'aurais mis sa soeur au début du poème.
Bien que je ne me souvienne pas s'il chanta ce genre d'air, PIZZI n'eut-il pas pu mettre son talent sur ces vers ?
je ne vois pas ce qui rend ce poème " contemporain ? "( diable se dit aujourd'hui " dia/ble " alors que jadis il se disait en diérèse " di/a/ble ".... cela saute-il aux yeux ?

   Hananke   
10/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Voilà ce qu'on pourrait appeler un poème anti-régime.

Ah ça c'est vrai, on ne peut ouvrir un journal sans qu'un aliment
soit mauvais pour la santé : viande, sucre, beurre, tout y passe.
L'idéale serait le "squelette ambulant".

Oui, que ce soit la brioche pleine, tout à fait d'accord
avec cette philosophie.

   cherbiacuespe   
10/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème est un scandale envers la santé publique qui nous veut du bien, elle.

Un contemporain plein d'audace, avec une langue bien maniée et des mots simples. Joyeux, léger, sautillant pour un sujet lourd : meurt-on mieux le ventre vide ou bien plein ? La gourmandise est-elle un vilain défaut ou une bien une évasion dans un monde plus gouteux ? Que pense les papilles du fromage allégé ?

Joli poème en forme d'hommage à la vie et à la liberté de disposer de son corps et de sa pensée, à une époque ou l'on nous demande d'abandonner notre libre-arbitre sans se poser de question. Osé !

   Atom   
10/12/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
D'un coté j'aime assez bien l'aspect "Pantagruélique" de ce poème.
Il y a de prime abord cet air de - bon vivant - adepte de la bonne chère qui ne se refuse rien et qui semble emmerder le monde.
Quelque chose d'assez séduisant en fait.
(Même si évidemment ici, il n'y a absolument rien d'Épicurien.)

Mais d'un autre coté, cet aspect - Grande bouffe - m'agace aussi un peu. Jouir jusqu'à en s'en rendre malade et en crever...
Drôle de perspective... un peu à l'image de nos sociétés post-soixante-huitardes.

   hersen   
10/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Même si je reconnais une truculence à ce poème, j'ai du mal à y trouver un intérêt.
C'est à dire qu'en fait il semblerait que l'on campe ici une attitude de bouffer à mort, démarche à laquelle je ne comprends rien, car je ne vois as l'intérêt d'une orgie tellement on est mal après.
Alors, mangeons, oui, des bonnes choses, trinquons, oui, avec ce qu'il y a de mieux dans nos verres, mais la notion de "se priver" quand on en a déjà ras les amygdales, si j'en arrive là, pour de multiples raisons, j'aimerais qu'une petite lumière dans mon cerveau s'allume et me prévienne.
Il vaudrait mieux manger au gré de sa faim.
Epicurien, ce poème ? je ne sais pas. C'était sans doute le but, mais si je conçois un Gargantua d'il y a quelques centaines d'années, tout simplement parce que la "bouffe", il fallait la trouver, aujourd'hui je m'interroge, d'autant plus que le poème ne donne pas en ce sens de direction : ras le bol de la culpabilisation au sujet de ce qu'on mange ?
Je verrais bien ce poème en métaphore du trop, tellement trop qui déborde actuellement, de partout et qu'on en jette la moitié, et qu'on en crève à nager dans nos déchets, mais je ne pense pas que ce soit le sujet.
Alors finalement, je n'adhère pas vraiment car je ne me sens pas à l'aise à cette table.

l'écriture, par contre, est assez gouleyante, on sent les bouchées mastiquées rondement pour que le rythme ne s'affaisse pas. Je pense donc que l'auteure atteint son but.
Alors, perso, je n'aime pas, mais l'auteure est cohérente dans son travail d'écriture fond/forme. Je soupèse mon évaluation. On va y arriver...

   Cristale   
10/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte à déguster c'est évident au dixième degré.
J'ai pensé tout de suite au personnage de l'ogre que l'on retrouve dans les contes et qui me faisait si peur enfant, un peu à Obelix aussi, et le film "La grande bouffe".
C'est peut-être un pamphlet dénonçant nos sociétés occidentales reines de la profusion et du gâchis où les hôpitaux sont remplis de gens qui meurent d'avoir trop bu et trop bouffé.
Quoi qu'il en soit, voici un texte rondement mené, extrêmement rythmé qui, oui, aurait pu s'entendre interprêté par qui nous savons.
Des octosyllabes lus jusqu'à la lie et des rimes bues cul sec..hip's...est-ce que je peux rester dormir sur place ? Je me sens un peu lourde et vaseuse ^^

L'ensemble est odieusement sympa, j'aime ce thème déjanté et la façon de le traiter.
Merci Vero.

Cristale

   Myo   
12/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voici le credo de l'épicurien qui sait profiter sans remord de la bonne chair.
Le ton est humoristique et ripailleur.
Bon, le propos ne me transcende pas car, comme pour tout, je crois au juste milieu.
Mais, il y a de l'originalité et une jovialité qui donne le sourire.

Myo

   ericboxfrog   
23/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Super !

Ça me rappelle Rabelais (la substantifique moelle, dans Gargantua) ou le poème de Baudelaire (Enivrez-vous.) C'est un franc-parler qui me plaît. L'auteur n'y va pas par quatre chemins. C'est franc, c'est beau et complet. Une seule chose m'a gêné, c'est la répétition de la troisième strophe à la fin de la poésie à la manière d'un "refrain-conclusion". J'aurais vu autre chose, à la place.
Bravo, et merci pour ce texte.
ericboxfrog


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