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Poésie classique
Vero : Au poète
 Publié le 19/10/21  -  13 commentaires  -  822 caractères  -  347 lectures    Autres textes du même auteur

À tous ceux qui quittent le site.


Au poète



À quoi bon ruminer les mêmes souvenirs
Quand la colère étend son voile sur mon âme ?
Encore un soir d'ennui près de l'âtre sans flamme
Où tout n'est que chagrin, nostalgie et soupirs.

Le poète a rangé son recueil et sa plume
Méticuleusement dans le fond d'un tiroir,
Le ressort-il, parfois, pour le plaisir de voir ?
Son cœur est-il empli de rage et d'amertume ?

Quand il m'écrit, fielleux, ne plus avoir la foi,
Qu'au banquet de l'absurde affluent les ironies
Écrasant ses écrits d'exégèses honnies,
Je ressens le courroux jaillir au fond de moi.

Il ne reviendra pas, mais comment vous le dire ?
Celui qui donnait tant et ne demandait rien,
Offrant tout son savoir à qui le voulait bien,
A perdu le courage et la force d'écrire.


 
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   Gemini   
10/10/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai pensé au départ que l'exergue invitait à un pluriel dans le titre.

Mais bon, il s'agit d'une allégorie où le poète Onirien de ce titre cherche à incarner ou se faire le porte-parole de "TOUS" les départs (et qui sait, les bannissements ?) quelles qu'en soient leur date et leurs raisons.
C'est un peu faire parler les absents qui ne sont plus là pour confirmer la chose, mais admettons.

Le poète martyr autoproclamé qui "donnait tant et ne demandait rien" (un saint ! ne cherchant même pas la gloire ou la reconnaissance, on doit le croire sur parole), qui "offrait "TOUT" son savoir" (quelle humilité !) " à qui le voulait bien", fut l'objet "d'exégèses honnies" (incapable de subir ce genre d'affront indu, en rapport à la haute idée qu'il avait de lui-même sans doute.)
Entre "colère" et "courroux", (la même chose, quoi), il se questionne tout au long du texte (4 points d'interrogation) pour en arriver à cette évidence qu'il "A perdu le courage et la force d'écrire", comme si le site (et donc tous ses acteurs en filigrane), était responsable de cette situation. Ne peut-il pas écrire ailleurs ? Que n’édite-t-il pas ? Que ne fait-il d'offrandes à Erato ? Cherche-t-il d'autres adresses où sévir ?
Ayons une pensée émue pour Victor Hugo qui, exilé, a écrit "Les contemplations".

J'ai bien aimé les rimes plume / amertume et ironies / honnies, mais je ne me sens pas du tout concerné par l'aigreur de l'auteur/narrateur. Ne me viennent ni larmes, ni sentiment de culpabilité quant au départ des autres auxquels il compatit, alors que lui publie encore (quelle solidarité de la part de ce rebelle !). Dire ce que je pense m'est aussi naturel qu'à lui.


Je trouve par contre que l'exergue est significatif de son orgueil. S’en serait-il passé (de l'exergue), en s’englobant avec d’autres, évanouis, sur une injustice chimérique, que j'aurais abordé ce texte avec beaucoup moins d’humeur.
On oublie de dire que sur ce site, certains s'éloignent pour la seule présence d'auteurs un peu trop imbus d'eux-mêmes.
Des imbuvables, quoi.

   Vincent   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

De ceux qui nous ont quittés je retiens PIZZICATI et leni

qui me manquent énormément

et dont je n'ai jamais su réellement

pourquoi ils l'avaient fait je ne vous connais pas

mais j'ai une petite idée pourriez vous me le confirmer en MP

moi j'étais bip

sinon j'ai aimé votre texte très bien écrit

   Queribus   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je vous dirai tout d'abord le plaisir de vous lire grâce à la rigueur de votre prosodie sans fautes et votre parfaite maitrise de l'alexandrin.

En ce qui concerne le fonds, je suis beaucoup plis mitigé: en effet, j'ai trouvé à votre écrit une certaine grandiloquence: "Quand la colère étend son voile sur mon âme", ""Son cœur est-il rempli de rage et d'amertume", "Écrasant ses écrits d’exégèses honnies", "je ressens le courroux jaillir au fond de moi", ""Celui qui donnait tant et ne demandait rien", ""Offrant tout son savoir à qui le voulait bien", Je pense que plus de simplicité aurait été la bienvenue. Je pense même que le même sujet traité sur le mode de l'humour aurait eu plus de force et d'impact mais ceci n'engage que moi.

Bien à vous.

   Hananke   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un bon texte classique, pour une fois, qui nous dit qu'ils étaient
nombreux à une époque pas si lointaine mais tout passe et tout lasse.
L'auteur semble éprouver une nostalgie certaine pour ces temps
qui ne sont plus et ne reviendront pas.
On ne peut rien contre l'usure des ans qui atteint toute chose,
l'écriture poétique comme tout le reste.
Et puis dans cette société hypermatérialiste, que peuvent quelques vers pour lutter contre cette ambiance inéluctable.

A perdu le courage et la force d'écrire, ce vers à lui seul
résume parfaitement cet ensemble amer.

   papipoete   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vero
à tous ceux qui partirent du site, et ne revinrent pas ( Vous êtes revenue ), sur un coup de tête pour un gnon trop douloureux, devant l'abîme où inexorablement sombraient ses récits, devant cette page blanche où la plume ne voulait plus rien encrer, devant la couleur de la vie intime qui ôte toute envie, je dis " c'était si agréable de vous lire, de s'évader sous d'autres latitudes, de rigoler de bon coeur ou au contraire sentir au coin des paupières naître une larme..." mais rien n'y fera, vous ne reviendrez pas ! "
NB l'auteure en a " gros sur la patate ", tout comme moi à les revoir, surtout ceux " qui donnaient tant et ne demandaient rien "
à travers vos lignes, se sentir celui qui partit en plein milieu d'un repas, regardant un match qui dégénère sur le terrain et devant la télé, en prendre plein la gueule... et revenir pourtant parmi tous ces gens, la solitude nous écrasant !
Bien sûr qu'à travers, nous voyons des visages ( façon de parler... ) sur lesquels on mit tantôt douceur et gentillesse, quand sur d'autres grimaces et gros mots pointaient...
Le second quatrain est mon passage préféré, alors que sa teneur me glace le sang... que ferai-je le jour où plume et papier, au fond d'un tiroir seront rangés ?
" pourquoi es-tu parti ? allez, reviens va ! on fera comme si de rien n'était... "
les alexandrins sans faute, laissent croire une fois encore, que le " classique " c'est vraiment fastoche !

   Myo   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Certains partent, d'autres arrivent. La vie d'un site poétique n'est pas différente de toute vie. Il y a des hauts, des bas, des périodes creuses et tristes mais il suffit de peu de chose, d'une muse volage, pour retrouver la fougue et la flamme.
À chacun d'assumer ses choix, ses attentes, ses besoins.
L'écriture peut être un besoin parmi d'autres que l'on souhaite assouvir ou pas, ...ou plus.

Rien ne sert de chercher ailleurs les raisons d'une source qui tarit, la source est en nous. À chacun de la nourrir.

Je peux comprendre qu'un auteur dont le style plait tout particulièrement, dont la sensibilité nous rejoint, manque lorsqu'il s'éloigne mais ce ne sont pas les autres qui font perdre "la foi", c'est l'amour-propre seulement.

Comme vous le dites, la valeur du don est de ne rien attendre en retour... Mais peu sont capable d'un tel don.

La forme est élégante.
Ma cote sera basée sur cela.

   Vincendix   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Véro,
Ceux qui ont quitté ce site ont probablement de bonnes raisons, du moins ils le pensent. Le refus d’un texte doit être le motif le plus fréquent et c’est dommage, il faut supporter les échecs dans la vie et s’en servir pour rebondir.
Je regrette tous les départs et si je devais n’en citer qu’un seul, ce serait Alexandre le roi du sonnet.
Ceci dit, ces quatrains sont bien écrits, ils semblent s’adresser à une seule personne mais je suppose que ce poète n’a pas rangé sa plume, il doit continuer à s’exprimer sur d’autres endroits, le « virus » de écriture est indestructible.
Vincent

   SeraphineSatin   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Trop nouvellement arrivée, ma lecture de votre texte est un peu 'hors contexte' (tel que décrit en exergue) et 'dépersonnalisée' (au contraire semble-t-il d'autres commentateurs / trices)...
J'y ressens (fortement) la description de cette menace qui pèse sur quiconque a prétention à écrire : "l'âtre" soudain "sans flamme", le brusque tarissement de la source, l'inexplicable disparition du 'poète' en soi.
La page blanche, inexorablement, et la rage qui peut en surgir, de n'y plus tracer que des signes 'absurdes' ou 'ironiques'.
J'admire la maîtrise technique, et ne m'autorise, dans ma lecture, qu'à remplacer "le courage et la force d'écrire" du vers final par "le courage ou la force d'écrire", car l'un des deux suffit, hélas.
Merci.

   Provencao   
19/10/2021
Merci pour votre poésie qui est très touchante au demeurant, mais moi j'ai voulu y lire autre chose… le fait à l'égard de la vérité sur ces départs est important et d'autant plus compliqué à porter qu'il entre en conflit avec les évidences qui semblent décider tout à la fois ce qu'est une vérité et de ce qu'écrire veut dire.

La poésie est la plus libre de toutes les phrases, de tous les mots, de toutes les pensées, elle est libre de se dévoiler comme le poète l'entend et le consent.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Cristale   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vero,

Et oui, il faut savoir ravaler son orgueil et son amour-propre quand on "prend le risque" d'exposer ses écrits sur un site où la critique autorisée va bon train avec son lot de louanges autant que, parfois, son fardeau d'insultes.

Voici un bel ensemble de quatrains déclinés en alexandrins joliment composés. J'en apprécie la fluidité des vers et le sentiment de "speen" qui en émane, sans doute l'empathie exprimée laisse-t-elle son empreinte dans la lecture que j'en fais.

Merci,
Cristale

   Miguel   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De beaux vers, une jolie chute pleine de mélancolie; j'aime moins la métaphore, peu heureuse à mon sens, du banquet de l'absurde.
Cette peinture du mal-être du poète (du poète onirien seulement ? car il n'y a pas que les oniriens qui peuvent perdre le courage et la force d'écrire; cela fait partie de la vie) a quelque chose de romantique et me rappelle ces vers de Musset :
"J'ai perdu ma force et ma vie
Et mes amis et ma gaieté.
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie."
Comme quoi, ça arrive à tout le monde, et même aux meilleurs.

   Anonyme   
23/10/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai trouvé ton poème vraiment superbe et terriblement émouvant !
Chaque vers est porteur d'une idée ou d'une émotion et l'ensemble réussit à être en parfaite harmonie !
La dernière strophe est particulièrement touchante et magnifiquement exprimée !

   Annick   
24/10/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il y a mille raisons pour lesquelles un poète amateur peut quitter un site de poésie. Vous avez choisi d'évoquer celui qui s'en va le cœur rempli de rage et d'amertume. Vous en avez le droit et votre poème est particulièrement réussi dans le sens où j'ai été touchée par le poète amer qui se débat dans les affres de la déception, de l'incompréhension, de la solitude et bien plus. Tout est si juste !

Comme ce poème classique est bien écrit ! Si ce n'est le mot "ruminer" qui détonne un peu avec le ton du poème.

Bravo ! Ce poème est très beau !


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