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Poésie classique
Vero : Son reflet dans le miroir
 Publié le 09/01/22  -  12 commentaires  -  822 caractères  -  270 lectures    Autres textes du même auteur

« Souvenirs… Attention… Danger ! »

Serge Lama


Son reflet dans le miroir



L'ombre du souvenir me duplique son drame
En ce jour de septembre aux effluves d'avant,
Il était une fois le vestige émouvant
D'un regard familier : le trouble d'une femme.

Se peut-il que survienne un écho du passé ?
Qu'un visage, une voix, me rappellent sans cesse
Le reflet captivant d'un amour de jeunesse
Comme un souffle pervers sur mon cœur angoissé ?

L'image du miroir me réfléchit aux songes
Douloureux et cruels de mes rêves déçus,
Ces élans de chaleur que je n'ai pas reçus,
Des promesses, toujours, un fardeau de mensonges.

Par des gestes, des mots qui veulent me charmer,
Sa fièvre que je pense amoureuse et vibrante
Ravive dans mon cœur une braise mourante,
Mais, d'avoir trop souffert, je ne veux plus aimer !


 
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   inconnu1   
29/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très joli poème sur l'amour déçu. La technique est là. je n'ai pas trouvé le moindre hiatus ou synérèse mal à propos (mais je n'ai peut être pas bien regardé).

Le style est poétique, recherché. Toutefois, j'ai été gêné par certains choix lexicaux ou structure syntaxiques que j'ai eu du mal à interpréter. L'ombre du souvenir me duplique... sans doute me rappelle? Surtout "L'image du miroir me réfléchit aux songes". Se réfléchir : renvoyer une image par réflexion. Du coup, comment une image peut-elle réfléchir aux songes quelqu'un ou à quelqu'un ... Me me ramène aux songes oui mais me réfléchit... Enfin, j'ai eu du mal de voir à qui s'appliquait la fièvre.

Bon ceci étant, le poème a du chien, apporte de l'émotion et coule rythmiquement très bien

Bien à vous

   Cristale   
31/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Souvenirs souvenirs...le temps passe mais rien ne s'efface d'un amour de jeunesse a jamais perdu.
Le doute fait son chemin, destructeur de confiance. N'est-ce point retourner contre l'autre, dans le présent, ce refus et cet abandon d'autrefois ?

Quoi qu'il en soit, ces alexandrins coulent harmonieusement comme des larmes sur les joues.

Le choix de la chanson de S. Lama en exergue convient parfaitement à ce que j'ai entendu de ce triste mais joli poème.


Cristale
en E.L.

   socque   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Bien
J'avais cru à tort reconnaître l'auteur quand j'ai lu votre poème en Espace Lecture, et m'étais promis de commenter lors de sa publication dont je ne doutais pas. Vos vers m'apparaissent en effet de qualité, de belle tenue comme on dit. Une mention pour le dernier quatrain, le plus réussi à mon sens parce qu'intense ; le dernier vers notamment me touche, c'est un cri.

L'ensemble est très classique je trouve, de forme et de sujet. Un peu trop à mon goût, je préfère en général que l'écriture poétique s'inscrive dans notre époque. Je lis des vers qui auraient pu être écrits au dix-neuvième siècle, sauf peut-être pour l'emploi du verbe "dupliquer". C'est votre choix, rien à dire.
J'ai une réserve plus sérieuse sur votre choix de rimes certes soignées, comme tout le poème, mais assez ternes à mon sens. Songes/mensonges, vraiment ? Mais j'aime bien avant/émouvant.

En résumé, un poème appliqué mais, j'ai l'impression, bridé dans son expression par les contraintes formelles et de ce fait manquant d'intensité. Il ne m'entraîne guère. Je salue toutefois des associations qui me touchent comme, par exemple, "vestige émouvant".

   Vincent   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Vero

Ces douloureuses mémoires

nostalgies incertaines au goût amer

métaphores et images sur ce très beau texte

J'ai beaucoup aimé merci

   Provencao   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Bien
"Se peut-il que survienne un écho du passé ?
Qu'un visage, une voix, me rappellent sans cesse
Le reflet captivant d'un amour de jeunesse
Comme un souffle pervers sur mon cœur angoissé ?"

J'ai aimé cet écho du passé avec cette perception qui naît souvenir avec le passage du temps.

Avec l'image de la perception des promesses, en apparaît ce reflet dans le miroir.

Ce reflet, est le souvenir, et il est à l'instant déjà le souvenir, au moment même de son apparition.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Hananke   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un beau texte classique qui colle parfaitement à son exergue.
Ah, les souvenirs, bons ou mauvais, ils nous enchantent ou nous polluent l'esprit mais on n'y peut rien.
J'aurais mieux vu :L'image du miroir SE réfléchit aux songes mais c'est peut-être une faute de frappe.
L'auteur(e) émet l'idée par son dernier quatrain de ne plus se faire
prendre au piège de l'amour mais...
Un bon texte en ce dimanche.

   papipoete   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vero
Mon interprétation " Il y a toujours un coin qui me rappelle... " chantait monsieur Eddy, là je revois ce visage que j'adorais, en même temps qu'il me faisait peur ! Le visage de ma mère, celui que tout enfant vénère, un miroir de notre sourire... pas pour moi, et d'avoir de cela tant souffert, je ne peux plus aimer !
NB Sans rêver d'effusions de tendresse ( antan, on ne nous prenait ni dans ses bras ni contre soi, ne nous prenait non plus sur les genoux, mais sans le dire les yeux avouaient " je t'aime " )
Songer que notre mère ne nous aima point, est calvaire qu'aucune prairie verdoyante ne viendra faire oublier.
Des vers sûrement entrecoupés de pleurs, tant ce souvenir cruel écrase tous les autres, gais ou apaisés !
le dernier quatrain est un poids mort, accroché au coeur qui jamais ne se détachera !
les 9e et 10e vers font si mal !
des alexandrins au classique sans faute !

   Robot   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une interprétation classique sans beaucoup de surprise sur ce thème mais dont la construction a le mérite d'une belle qualité. La catégorie supporte bien une certaine grandiloquence désuète dans l'expression sentimentale.

   Miguel   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je croyais avoir commenté ce poème en EL : il faut croire que j'en ai eu très fortement l'intention. Je me rappelle que la seule chose qui me gênait était l'emploi du verbe "dupliquer" qui me semblait trop technique, peu poétique. Le reste m'enchante : beaucoup de lyrisme et de nostalgie. L'évocation de Serge Lama en exergue me rappelle le drame qu'il vécut en 1964 (j'étais tout jeune) : l'accident funeste de la 404, conduite par le frère d'Enrico Macias, dans lequel mourut le conducteur, où il fut gravement blessé et où il perdit sa fiancée, la pianiste de Barbara qui composa pour elle se "Petite cantate", où l'on retrouve la même sensibilité douloureuse. Un beau travail. Classique et lyrique, la poésie comme je l'aime le plus.

   Virou64   
9/1/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème classique parfaitement écrit dont j'ai beaucoup aimé la fluidité.
Je dois l'avouer, je n'ai pas tout compris mais était-ce là l'essentiel? J'ai en tout cas ressenti, parfaitement et avec émotion, l'atmosphère générale de ce texte, un texte empreint de blessures, de regrets, de fièvres et de frustrations, un texte dans lequel, à l'évidence , l'auteure a mis beaucoup d'elle-même.

   jfmoods   
10/1/2022
Inscrite dans le titre du poème, la présence du double obsède les trois premiers quatrains (vers 1 : "me duplique", vers 5 : "un écho", vers 7 : "Le reflet", vers 9 : "L'image du miroir me réfléchit"). Confrontée à l'effervescence de ses sens (chiasme du vers 15 : "Ravive dans mon cœur une braise mourante"), la femme d'aujourd'hui se voit convoquée à l'examen intime par la femme d'hier, examen qui trahit le traumatisme d'un douloureux passif affectif (marqueur d'intensité du vers 16 : "d'avoir trop souffert"). Malgré l'appel de la locutrice à sa propre raison (vers 14 : "Sa fièvre que je pense amoureuse et vibrante"), la confiance totale en l'autre sexe demeure inenvisageable (jeu antithétique du modalisateur aux vers 13 et 16 : "des gestes, des mots qui veulent me charmer"/"je ne veux plus aimer !", conjonction de coordination du vers 16 : "Mais"). Le premier et lointain échec amoureux se présente indéfiniment dans le champ délétère de la conscience (questions rhétoriques des vers 5 et 6-7-8, groupes nominaux des vers 1, 3-4, 9-10 : "L'ombre du souvenir", "son drame", "le vestige émouvant/D'un regard familier", "songes/Douloureux et cruels", "mes rêves déçus", subordonnée relative à la forme négative du vers 11 : "Ces élans de chaleur que je n'ai pas reçus", adverbe de fréquence du vers 12 : "Des promesses, toujours", métaphore du vers 12 : "un fardeau de mensonges"), excluant toute nouvelle tentative. Le rêve, jadis caressé (entame de conte au vers 3 : "Il était une fois"), de trouver le bonheur à deux (groupe nominal du vers 4 : "le trouble d'une femme"), se délite, s'effiloche, se désagrège au sempiternel automne de la mélancolie (marqueur temporel du vers 2 : "En ce jour de septembre aux effluves d'avant").

Merci pour ce partage !

   Myo   
11/1/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand les déceptions et le poids du passé empêchent de croire encore au pouvoir de l'amour. Une introspection riche de sens face au reflet du miroir ou chaque ride est un peu de cette douleur qui habite la narratrice.

Un poème touchant... qui me parle beaucoup et de surcroit, un classique parfaitement maîtrisé.

Bravo et merci du partage.

Myo


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