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Poésie classique
Vincendix : J’aimerais retrouver la quiétude
 Publié le 14/08/19  -  11 commentaires  -  1025 caractères  -  167 lectures    Autres textes du même auteur

Une particularité dans ce texte construit avec les titres d’un poète connu.


J’aimerais retrouver la quiétude



J’ai suivi trop longtemps la triste caravane
Sur des chemins perdus loin du bord de la mer,
Loin des sources de vie au cœur de la savane
À boire du poison laissant un goût amer.

Étoiles qui d’en haut voyez bouger le monde,
Entendez les soupirs, les plaintes et les cris,
La spirale sans fin vient d’entrer dans la ronde,
La lune est toute nue et les nuages gris.

Les bûchers, les tombeaux, dans un climat morose,
Des chants de désespoir, de sombres lamentos,
Des stances et des lieds dans une folle prose,
Ô nature chérie, assez de contraltos.

Me reste dans l’esprit, le vol des hirondelles,
Les couleurs du printemps dans un bouquet de fleurs,
Le souvenir ému des douces tourterelles,
Le soleil de midi, le vent et ses odeurs.

J’aimerais retrouver un jour la quiétude,
Qui ravissait mon cœur quand j’étais un enfant,
Que disparaisse enfin l’amère incertitude,
Dans la société d’un climat étouffant.


 
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   Miguel   
24/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une atmosphère baudelairienne à souhait, et pour cause ; c'est tout un art de faire du neuf avec du vieux, si je puis dire, et de "retomber sur ses pieds" à chaque vers, en regroupant des morceaux épars. Je m'y essayais quand j'étais jeune, mais dans le but de donner des résultats loufoques, du genre "Enfin Malherbe vint, et vous, heures propices..." Mais ici le résultat est "bluffant". Seule la dernière strophe apparaît un peu plate après les réussites qui précèdent. Mais enfin c'est du beau travail.

   Eclaircie   
26/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je reviens sur ce poème que j'ai lu plusieurs fois en espace lecture.
L'exergue a titillé ma curiosité et je crois avoir identifier Théophile GAUTIER, comme l'auteur des poèmes dont les titres ont servi de base à votre composition.

Je salue la performance, le texte présente une trame, un fil conducteur sur des questions très actuelles avec une fluidité intéressante.
Cependant, hormis cette performance, je ne suis pas convaincue de la "valeur poétique ajoutée".
Et puis avoir changer le mot "valser" par bouger dans le vers :
"Etoiles qui d’en haut voyez bouger le monde," n'est vraiment pas tip-top.

Éclaircie

   Corto   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Comme un lamento dans une ambiance 19ème siècle.

L'ambiance est prenante et le style subtilement suranné.

A la dernière strophe on a envie de secouer le narrateur pour lui dire 'allez tu n'es plus un enfant'.

Le dernier vers me parait trop brutal et cru par rapport à ce qui précède. Comme une rupture dans l'ambiance.

Un bon moment de lecture.

   leni   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
ce poème est un exercice réussi J'entends par là qu' il a une unité
j'ai vécu comme ça

J’ai suivi trop longtemps la triste caravane
Sur des chemins perdus loin du bord de la mer,
Loin des sources de vie au cœur de la savane
À boire du poison laissant un goût amer.


MAINTENANT je désire ceci



J’aimerais retrouver un jour la quiétude,
Qui ravissait mon cœur quand j’étais un enfant,
Que disparaisse enfin l’amère incertitude,
Dans la société d’un climat étouffant.



C'est clair comme de l'eau de roche et c'est joliment écrit

je n'ai pas la culture suffisante pour attribuer telle phrase à untel
Peut importe

MERCI AMI VINCENT pour ce bon moment

   Hananke   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Perso, je n'ai rien reconnu du tout mais ce texte se lit avec intérêt.

Quelques trucs superflus pour faire le compte : ce bord de la mer
ou quand j'étais un enfant.

J'aime bien la strophe 4 qui résume a elle seule les pensées
de l'auteur : loin des vilenies, il reste toujours quelque chose
à contempler et c'est tant mieux.

Mais ce poème possède aussi un petit c'était mieux avant
avec son dernier quatrain où l'auteur semble regretter
le temps de son enfance.

   sympa   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Le poison me ferait penser à Baudelaire,mais sans certitude.
C'est une poésie de qualité,comme souvent chez vous Vincent.
Oui, l'enfance, l'insouciance, c'était mieux avant ...
Je n'ai pas de préférence, j'aime l'intégralité de vos quatrains.

   Quidonc   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Exercice difficile que de faire un poème avec des titres d'autres poèmes, merci Théophile d'avoir inspiré cet exercice. Mais même si je le trouve très réussi, et que vous avez réussi à donner du sens autour d'un fil conducteur, cela relève plus de la performance que d'un réel travail créatif. Ceci dis avec beaucoup de respect pour l'auteur car je suis bien incapable d'écrire avec autant de brio.

Merci pour ce partage

   senglar   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincendix,


Merci Eclaircie, Merci Quidonc, ben oui j'ai triché, c'est Théophile Gautier ; très XIXè en effet, j'avais comme des relents orientalistes type Leconte de Lisle. A la mode sur Oniris ce cher Théophile, bien sûr les poètes oniriens ont du goût et du discernement, il est grand temps de remettre à sa juste place, c'est-à-dire au pinacle ce "poète impeccable", ce "parfait magicien ès Lettres françaises et comme beaucoup de ses titres sont des phrases, il se prête particulièrement bien à l'exercice auquel on s'est livré ici avec une incontestable adresse, une grande dextérité, une réussite vraie.

Isoler un vers ? Impossible. Gautier était uniformément parfait. L'agencement seul est de l'auteur de cet exercice, de ce tour de passe-passe. Or on ne peut isoler un agencement.

Non, ce qui qui aurait été amusant c'eût été de glisser dans cette mosaïque parfaite un vers de votre composition pour mystifier l'auditoire. Qui se livrera un jour à cet exercice pourrait y songer...

Mais peut-être serait-ce un crime de "Lèse-majesté". Lol


Senglar

   papipoete   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Vincendix
Je suis un homme qui a vécu, vu et entendu du bon, du mauvais qui semble ne jamais vouloir céder la place à son contraire ; les étoiles m'en sont témoins !
Comme j'aimerais redevenir enfant à qui l'on cache le tourment, à qui l'on dit " n'écoute pas ou ferme les yeux ! ", et trouver enfin cette douce quiétude.
NB c'est bien écrit, de surcroit si des vers s'illustrent de mots de grands poètes ; mais j'avoue mon inculture qui se borne autour de " allons voir si la rose " et d'autres célèbres tirades !
La 2e strophe est ma préférée dans ce " classique " qui semble si facile de construction alors que, non...

   wancyrs   
15/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Vincent,

Un texte qui dit la lassitude, souvent prélude à un suicide, mais le premier vers de la cinquième et dernière strophe induit un état qui est loin de celui que rêve les candidats au suicide : l'envie de vivre encore la quiétude d'antan. Le texte est aussi un cri, un appel au secours à la nature, aux astres, tout en leur étalant ce qui fait la détresse du narrateur. Puisse ceux-ci entendre cette complainte étalée avec une belle progression dans la narration, et la richesse des images.

Merci pour le partage !

Wan

   BlaseSaintLuc   
15/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Vous avez trouvé le code secret du poète, mais ne dites pas lequel, peut-être Théophile Gautier, mais je n'en suis pas certain.

La nonchalance est bien rendue, la poésie aussi, pourtant l'exercice périlleux, faire entrer dans de nouveaux habits les mots d'un autre, cela fait parfois craquer les coutures !

Les deux premières strophes sont parfaites, les autres craques un peu de-ci, de-la ;
Le tout tien bien au corps tout de même


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