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Poésie néo-classique
Vincendix : La mise au placard
 Publié le 26/06/17  -  12 commentaires  -  1035 caractères  -  191 lectures    Autres textes du même auteur

« Souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie », une phrase gravée sur un vitrail du château de Chambord et qui serait l’œuvre de François 1er.


La mise au placard



J’étais votre chéri mon exquise maitresse,
Je dormais avec vous, je vivais le bonheur,
Vous aviez très souvent des élans de tendresse,
Et du matin au soir, j’étais mis à l’honneur.

Je subissais parfois vos petites colères,
Vous me mordiez le nez, je n’osais protester,
Mais ces sautes d’humeur n’étaient que passagères,
Vous reveniez vers moi, comment vous détester !

Vous me trainiez partout, au jardin, à la table,
Dans la salle de bains et même au petit coin,
Vous m’aviez oublié une fois sur le sable,
Mais de votre chouchou, vous aviez tant besoin.

Puis vous avez grandi, devenant une femme,
Vous m’avez délaissé pour un autre garçon,
Sans vous préoccuper que je vivais un drame,
Que j’étais malheureux, vous n’aviez de soupçon.

Je suis abandonné dans une vieille armoire,
Avec d’autres jouets que vous avez jetés,
Pour un petit nounours, c’est discriminatoire,
Je méritais bien mieux que ces méchancetés.


 
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   papipoete   
26/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
néo-classique
Jusqu'à l'ultime ligne, on songe à l'amant dont la maîtresse profite, joue et abuse, pour s'apercevoir que la victime est un poupon dont l'enfant patronne devient femme, et le jette aux oubliettes !
NB la trame est judicieusement montée jusqu'au dénouement qui surprend vraiment ! Le dernier quatrain est moins lumineux que ses frères et le 14e vers avec " pour/autre " pêche un peu ; mais l'ensemble est plaisant !
ce 14e vers compte 11 pieds
papipoète
je constate à la parution que le 14e vers fut corrigé !

   framato   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonjour,

Votre texte sympathique n'a pas vraiment fonctionné chez moi. Je l'ai trouvé agréable pour le fond mais terriblement prévisible. J'avais vu venir sa chute dès le second vers de la deuxième strophe et j'en ai eu la certitude au premier vers de la troisième. La chute est donc tombée à plat.

Question forme, j'ai regretté l'artifice de l'inversion (dernier vers de la 4° strophe) pour mettre le mot adéquat à la rime (dans mon jargon, j'appelle ce procédé cherche rime).

Autre effet du cherche rime : l'imprécision de sens. J'en trouve deux exemples : à la table (comme s'il n'y avait qu'une seule table dans l'univers de cette petite fille) et surtout discriminatoire, qui me semble totalement hors sens.
Une action discriminante se fait par rapport au sort différent que l'on que l'on réserve aux personnes ou aux choses. Or ici le sort réservé est le même pour tous : au placard. Ce mot n'est donc pas utilisé pour son sens mais uniquement pour la rime. Selon moi, c'est en quelque sorte une arnaque ! D'une façon générale, les bonnes rimes sont celles qui se font oublier et dans votre poésie elles prennent au contraire toute la place, parfois au détriment du sens. Quand la forme prend le leadership au détriment du fond, cela donne l'impression que le fond est creux et n'est que le prétexte à la forme. Je préfère quant à moi les textes où la forme est au service du fond.

Ceci dit, la lecture de votre poésie n'est pas désagréable, je vous en remercie.

   Alexandre   
26/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Vincent ! Le début prête un peu à équivoque, d'où l'intérêt de ce texte, mais assez rapidement c'est le fameux "doudou" qui apparaît entre les lignes avant, le malheureux, de finir au fond d'une armoire...
Le sujet n'est pas nouveau mais très bien traité et l'écriture de qualité permet une lecture sans heurts.
Au vers 9 j'aurais plutôt écrit " au jardin comme à table" mais ce n'est qu'un détail.
Agréable lecture matinale et poétique, sans prise de tête ce qui n'est pas pour me déplaire.
Merci Vincent...

Nota... Bien que j'avais franchi ce "discriminatoire" sans buter sur l'obstacle, j'ai une proposition (honnête) à te faire...
Pour un petit nounours, longtemps votre amusoire,...

   troupi   
26/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On n'en était pas certains mais voilà l'incontestable preuve que les objets inanimés ont une âme.
Merci pour cette révélation d'une extrême importance.
Plus sérieusement je me suis diverti à la lecture de ce poème et j'ai trouvé le traitement du sujet plutôt bien fait donc j'ai aimé même si on peut comprendre assez vite qu'il s'agit d'un doudou. Le seul mot que j'ai trouvé étrange dans ce texte c'est discriminatoire, il ne me plait pas, je dirais qu'il fait trop technique.

   PIZZICATO   
26/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Comme tout, il subit les outrages du temps l'inévitable doudou.
L'anthropomorphisme est bien mené.

" Je suis abandonné dans une vieille armoire ".
Pour ma part, il est plutôt conservé " dans une armoire " que
" abandonné ".

Une lecture plaisante.

   Francois   
26/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème très agréable à lire, fluide, tendre, avec une belle chute...
On devine qu'il ne s'agit pas d'un amant, mais cela se fait graduellement, strophe après stophe.
Il s'agit un peu d'une Toy Story miniature !

Petit bémol : il y avait sans doute moyen de trouver mieux que "discriminatoire"...

   Robot   
26/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà un texte bien sympathique sur l'objet délaissé. Ici c'est un nounours mais combien d'autres jouets subissent cet abandon. On aime à imaginer que ces peluches et autres poupées ont une âme et que leur vie continue, morose, à l'intérieur du placard prison.

Un peu accroché sur l'inversion du 16ème vers pour le conduire à la rime.

   Marie-Ange   
28/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Eh ! oui l'enfant avance dans la vie, il abandonne beaucoup pour passer dans le monde de la réalité.
Et les objets sont les premières "victimes" de cette évolution.

J'ai beaucoup aimé votre écrit, de belle facture. Il se lit bien aisément. C'est un très plaisant phrasé.

"Petit nounours", un jour viendra ou votre "exquise maitresse" reviendra fouiller dans "la vieille armoire".

   Vincendix   
29/6/2017

   MissNeko   
29/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J ai beaucoup aimé ce texte fluidexet bien écrit où l auteur nous envoie sur la fausse piste de l'amant éconduit, abandonné par sa maîtresse.
Mais la maîtresse a un double sens et on comprend à la fin qu il s agit d un doudou.
Au départ j ai eu peur de m'ennuyer par l impression de deja vu puis lentement on se dit " mais elle est bizarre cette maîtresse pour
Traitée son amant ainsi : j étais limite à la penser SM ! Bref j ai aimé ce requiem du doudou abandonné.
Merci pour cette lecture

   Donaldo75   
1/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,

J'ai beaucoup aimé ce blues du nounours, en version alexandrins, qui va progressivement de l'enfance à l'âge adulte, à travers les souvenirs de ce brave compagnon.

Tu sais que j'aime bien écrire sur les doudous, parce qu'ils accompagnent les enfants dans leur imaginaire, leur permet d'affronter leurs peurs, de se procurer un supplément de tendresse que leurs parents ne sait pas toujours montrer.

Ici, c'est bien vu dans l'abandon du nounours comme si c'était un amoureux d'antan, pour un autre garçon. Je trouve cette pirouette fort charmante.

Merci pour la ballade, même si elle est triste.

Donaldo

   virgo34   
7/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très fluide et presque joyeux. Un suspense bien entretenu jusqu'à cette chute inattendue. Une versification sans failles qui alterne les rimes féminines et les rimes masculines. Des alexandrins bien équilibrés avec césure à l'hémistiche.
Pauvre petit nounours !
J'ai bien aimé.


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