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Poésie néo-classique
Vincendix : Le soir au coin du feu
 Publié le 27/01/17  -  18 commentaires  -  1225 caractères  -  315 lectures    Autres textes du même auteur

Durant les vacances d’hiver chez mes grands-parents, j’étais préposé à l’alimentation et à la gestion de l’âtre, une mission importante et captivante.


Le soir au coin du feu



Quand arrivait le soir, la fin de la journée,
Enfant je m’installais devant la cheminée,
Grand-mère tricotait et grand-père lisait,
Avec le feu de bois combien je m’amusais !

Dans la grande cuisine, assis sur les tommettes
J’étais maitre du feu, le seigneur des pincettes,
Le chef incontesté de l’alimentation
Des deux chenets en fer à tête de lion.

Remettant les tisons au cœur de l’édifice,
Ils se manifestaient d’un beau feu d’artifice ;
Le brasier me brûlait le visage et les yeux,
Pétillait de plaisir, chantait d’un air joyeux.

Je plaçais une bûche en régulant l’allure
Alternant le sapin et une essence dure,
Grand-père m’épiait, grand-mère souriait,
Quand un bois s’écroulait, aux éclats je riais.

J’actionnais le soufflet pour attiser la braise,
Le feu réactivé se muait en fournaise,
Mon aïeul me lançait un œil réprobateur,
Grand-mère s’exprimait d’un doigt accusateur.

Les flammes s’agitaient, image grimacière,
Il me semblait y voir une affreuse sorcière
Se tordant de douleur au centre du bûcher…
Il est tard mon garçon, c’est l’heure du coucher !


 
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   papipoete   
12/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
" Dans le temps", chauffer la maison ne se faisait pas en appuyant sur un bouton ! Il fallait savoir allumer le feu, l'entretenir, le ralentir ou au contraire l'activer et surtout ne pas le laisser mourir !
Il y avait une savoir-faire et cette tâche demandait sérieux et attention .
Alors ( les grands-parents vivant sous le toit des enfants souvent ) pendant que mémé tricotait, que pépé lisait, me voir confier le rôle de " maître du feu " était un honneur et un si grand plaisir que je savoure encore par la pensée, assis devant mon convecteur électrique ...
NB l'histoire si réaliste me plaît particulièrement dans le dernier quatrain !
j'ai un petit doute sur " grimacière " ; se dit-il en synérèse ?
papipoète

   Donaldo75   
15/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Voici un souvenir fort sympathique, bien tourné dans des alexandrins légers et évocateurs; on pourrait même visualiser la scène.

Au final, ce poème donne l'impression d'une scène de vieux film français, avec une voix-off.

Merci pour la lecture,

Donaldo

   PIZZICATO   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
" Préposé à la gestion de l'âtre " il est vrai que c'est une mission importante. Veiller à ce qu'il soit en permanence bien approvisionné, pour la douce chaleur ambiante et le plaisir des yeux. Mais sans trop non plus : " J’actionnais le soufflet pour attiser la braise,
Le feu réactivé se muait en fournaise ".

Un beau souvenir pour l'auteur.

   Zorino   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui se lit presque comme un conte et où les plus de 40 ans (voire 50) se retrouveront certainement dans cette belle histoire que je trouve très imagée. Un plaisant parfum à la fois nostalgique et poétique s'en dégagent et ce, pour mon plus grand plaisir.
Merci pour cette belle page de votre propre vie, je suppose

   Hananke   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour.

C'est un bon texte plutôt amusant que ce préposé de l'âtre.
Je pense que c'est toute une époque qui revient à la mémoire
de l'auteur.
Il faut dire que les grands-parents sont une "espèce" à part
et qu'en principe les enfants les adorent.

J'aime bien l'expression : seigneur des pincettes et ce qui suit.

Et le dernier quatrain et sa réminiscence des bûchers.

Finalement un bon texte, témoin de toute une époque.

   Francis   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau tableau : grand-père et grand-mère hibernant au coin du feu. Quand on a vécu ces soirées (c'est mon cas), un brin de nostalgie accompagne la lecture. La scène est vivante. On imagine les tommettes rouges, les odeurs de bois consumé, le crépitement de l'âtre, la tendre complicité entre l'enfant et ses grands-parents. La danse des flammes c'était notre petit écran. On s'inventait des sorcières. On écoutait les récits des parents. Puis, le marchand de sable passait.
J'ai aimé ce retour dans la chaumine de mon enfance.

   socque   
27/1/2017
Je reconnais ne commenter ce poème que parce que son auteur vient de me commenter ; je crains, Vincendix, que vous ne preniez ombrage de mon silence et ne me teniez pour une ingrate !

Cela dit, peut-être, après lecture, regretterez-vous que je ne me sois pas abstenue... Pour moi, votre poème rassemble beaucoup des caractéristiques que je n'aime pas en littérature : nostalgie sans mélange de l'enfance, absence de ce que j'appellerais la "profondeur" du texte, c'est-à-dire la possibilité de lire derrière lui un texte sous-jacent qui élargirait le propos, enfin rimes plates auxquelles je préfère les rimes croisées ou embrassées.

Je n'aime guère non plus l'inversion "aux éclats je riais" que je trouve artificielle dans un texte chantant la simplicité du vert paradis de l'enfance. Je pourrais grogner sur les rimes "braise"/"fournaise" et "réprobateur"/"accusateur", voire "grimacière"/"sorcière" (mots trop proches à mon goût par association d'idées).

Le début du poème me paraît meilleur que la fin, avec quelques échappées d'images comme "le seigneur des pincettes" (j'imagine bien le gamin en train de se faire des films), le brasier qui pétille de plaisir.

Pour éviter que vous me détestiez tout à fait, et dans l'espoir que vous continuiez à me commenter, je préfère ne pas évaluer. Vous aurez compris que votre poème ne m'a guère convaincue.
Je me dis aussi que, avec un avis à l'encontre des autres, vous avez une réaction possible, ce qui peut être utile à un auteur.

   Annick   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème comme je les aime : la scène y est décrite avec précision et semble se dérouler sous mes yeux.
C'est tout un art que de faire du feu dans la cheminée. L'enfant apprend "à fourbir ses armes" sous le regard attentif et souriant de ses grand-parents : la chaleur du foyer dans les deux sens du terme.
Un seul vers que je changerais :
"Ils se manifestaient d’un beau feu d’artifice" : se manifester (pas très musical) suivi de la préposition "de". Plutôt "en" ou "par". Non ?
Bravo pour la poésie qui émane de ce joli poème nostalgique.

   LenineBosquet   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Comme je pense que vous le savez déjà, la poésie nostalgique dit du " c'était mieux avant ", c'est vraiment pas mon truc...
Ceci dit, je me chauffe exclusivement au bois depuis quelques années, alors forcément, votre texte fait écho à mon quotidien. Bien que ma fille soit trop jeune pour s'occuper du feu, c'est quand même un de ses premiers mots avec " papa " et "maman", et elle m'aide à le préparer.
Pour en revenir à votre poème, je trouve les inversions " avec le feu de bois combien je m'amusais!" et "aux éclats je riais" forcées, je trouve que ça alourdit inutilement le propos. Sinon, aux risques de faire des redites, je trouve les rimes plates un peu lourdes aussi.
Voilà ce que je peux en dire, le thème oui, pourquoi pas, mais le bois n'appartient pas qu'au passé et la prosodie certes correcte mais un peu indigeste je trouve.
Merci!

   plumette   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
une grande sympathie pour ce poème car il décrit une scène qui m'est familière et dans laquelle je peux me projeter.
C'est trés bien rendu, cette cérémonie du feu sous la surveillance des grands-parents.

je trouve que la première strophe est un peu " passe partout" mais il fallait bien une introduction. après vous entrez dans quelque chose de plus personnel:

"Dans la grande cuisine, assis sur les tommettes
J’étais maitre du feu, le seigneur des pincettes,
Le chef incontesté de l’alimentation
Des deux chenets en fer à tête de lion."

il y a un brin d'humour et de tendresse pour le petit garçon que vous étiez dans cette deuxième strophe avec "seigneur des pincettes".

joli récit, souvenir attendri. Je peux vous dire que les enfants d'aujourd'hui sont toujours autant fasciné par ce feu de bois dans la cheminée!

Merci de ce partage

   leni   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Simple plus vrai quevrai Le feu a toujours fasciné Les enfants sont heureux Ils aiment le décors

et voila lerôle se préciseDans la grande cuisine, assis sur les tommettes
J’étais maitre du feu, le seigneur des pincettes,
Le chef incontesté de l’alimentation
Des deux chenets en fer à tête de li

j'aime beaucoup ces4derbiers vers

Les flammes s’agitaient, image grimacière,
Il me semblait y voir une affreuse sorcière
Se tordant de douleur au centre du bûcher…
Il est tard mon garçon, c’est l’heure du coucher !
bRAVO MERCI et mon salut très cordial Leni

   Lulu   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,

pour ma part, j'ai beaucoup aimé lire ce poème qui m'a fait entrevoir un petit garçon, certes, au coin du feu, mais surtout avec ses grands-parents. C'est très visuel, que ce soit lié aux tomettes ou au feu lui-même.

J'ai aimé l'ambiance, dont on sent une certaine nostalgie, et la simplicité avec laquelle vous rendez compte de ces instants. J'écris "simplicité", mais ce n'est là qu'une impression, car vous avez tout de même composer avec toute l'application que cela suppose, des alexandrins... J'aime beaucoup, donc, cette simplicité apparente. C'est l'image de l'enfant qui prime ; puis celle du feu et des grands-parents. Le "je" en témoigne en douceur.

J'ai été étonnée de l'image de " l'affreuse sorcière" à la fin... mais pourquoi pas ? Cela appuie les représentations de l'enfant avec son imaginaire propre...

Enfin, je trouve que c'est un souvenir qui méritait d'être raconté. On sent, en effet, un certain plaisir d'écriture à le relater, de par la forme choisie, notamment.

Bonne continuation.

   Anonyme   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Vincent de la Braise, Maitre du Feu ! Des souvenirs d'enfance parfaitement relatés, sans fioritures mais avec beaucoup de tendresse envers des grand-parents tels qu'on les imagine...
Pour ce qui est de la forme, hormis cette inversion qui jure un peu par rapport au reste du texte ( aux éclats je riais.) et ce hiatus facilement évitable...(Alternant le sapin et une essence dure,) que je remplacerais volontiers par :Alternant le sapin puis une essence dure...

Bref, une soirée lointaine et très agréable au coin du feu et de surcroit un poème adapté à la saison !
Bravo et merci... M'en vais tisonner un peu mon feu qui s'endort !

   vendularge   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir,

Les quelques inversions me gênent et alourdissent un peu l'ensemble.

Mais j'aime bien ce moment où l'enfant réchauffe en souriant les deux aïeux, fiers du maître incontesté du feu.

La vie ensuite...mais reste ce regard et son souvenir.

vendularge

   Anonyme   
27/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je rejoins l'avis de Socque sur bien des points et notamment sur l'absence de profondeur du texte.
Ou plus exactement sur un point qui me semble essentiel aussi bien en poésie qu'en prose qui est de laisser un ou des espaces au lecteur pour lui permettre de laisser dériver son imagination et de construire lui-même des passerelles pour combler les espaces.
Je suis moi aussi gêné par notamment l'inversion un peu lourde pour permettre de placer "riait" à la rime...
Bon tout ceci étant dit ce n'est pas non plus une catastrophe il ne faut rien exagérer et j'ai lu tout votre poème sans grand déplaisir :)

   Robot   
29/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une ambiance bien rendue dans ce texte qui ne nous parle pas je crois des cheminées décoratives des appartements d'aujourd'hui, mais de ces cheminées de ferme qui me rappellent des vacances dans une ferme où le vrai feu brulait dans la vraie cheminée. Je ressens tout à fait ce que le narrateur nous exprime de cette fascination devant les flammes dansantes, ce feu et cette chaleur attirante, ce moment presqu'extasié propre à exciter l'imaginaire avant d'aller dormir.

   Francois   
29/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un très joli texte, qui fait un peu penser à Verlaine ou Gérard de Nerval (la cousine), par son ton familier et sa simplicité... Belle évocation d'un souvenir d'enfance heureux !

   jfmoods   
31/1/2017
Hormis le présent de narration qui en assure la clôture, ce poème de six quatrains en alexandrins, à rimes suivies, suffisantes ou riches, tour à tour féminines et masculines, est tout entier irrigué par l'imparfait de l'habitude, celui d'un doux cérémonial du passé, d'un moment inoubliable de l'enfance.

Le feu intérieur (celui, ouvert, de la cheminée ; celui, fermé, du poële ou de l'insert) est un feu domestiqué, apprivoisé. Le jeu des périphrases laudatives ("maître du feu", "seigneur des pincettes"), la dernière assortie de deux diérèses ("chef incontesté de l’alimentation / Des deux chenets en fer à tête de lion"), rend compte de l'étendue symbolique de la charge exercée. Cependant, ce feu-là, intime, est toujours hanté par l'image du feu libre, incendiaire, dévastateur, de celui que l'excitation, la maladresse, l'inexpérience menacent à tout moment de déclencher ("Le feu réactivé se muait en fournaise, / Mon aïeul me lançait un œil réprobateur, / Grand-mère s’exprimait d’un doigt accusateur").

Le feu est vivant. C'est un ogre qui dévore. Il se nourrit de bois et meurt de n'avoir plus rien à consumer. Il est mouvement, ondulation, palette de sons, gamme de couleurs. Comme devant la toile d'un peintre (toile mobile celle-la), le regard, happé, se perd dans la contemplation, alimentant un jeu de fantasmagories propre à chaque individu ("Les flammes s’agitaient, image grimacière, / Il me semblait y voir une affreuse sorcière / Se tordant de douleur au centre du bûcher…").

Merci pour ce partage !


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