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Poésie néo-classique
Vincendix : Ô cage ! Ô ces barreaux !
 Publié le 06/10/18  -  15 commentaires  -  1218 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

Pastiche de la célèbre tirade du Cid de Corneille et sur les traces de Pierre Perret et de Jacques Prévert.


Ô cage ! Ô ces barreaux !



Ô cage ! Ô ces barreaux ! Ô quelle vilénie !
Qu’ai-je donc accompli pour tant d’acrimonie ?
Je ne suis qu’un oiseau, pacifique, innocent
Et je suis en prison chez un homme indécent.

Mon chant mélodieux et plaisant qui enivre,
Ce chant qui malgré tout me permet de survivre,
Tant de fois écouté dans ma grande forêt
Entre ces quatre murs n’a plus aucun attrait.

Ô cruel souvenir de ma gloire perdue,
De cette liberté bien souvent défendue,
Au diable ces humains, ces êtres sans honneur
Venus me capturer, détruisant mon bonheur.

Pourquoi me condamner à vivre l’esclavage,
Pour avoir le plaisir d’entendre mon ramage ?
J’étais encor meilleur dans mon pays natal,
Sous les rayons ardents d’un soleil tropical.

Retrouverai-je un jour la jungle de l’Afrique,
Loin de cet horizon désuet, archaïque,
De cet appartement qui sent le bois ciré,
Loin de ce papier peint, affreux, décoloré.

Je ne sais plus voler, maintenant je sautille,
De perchoir en perchoir aux barreaux de la grille,
Je n’ai plus de ressort, je suis devenu mou,
Qui viendra me sauver en me tordant le cou !


 
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   papipoete   
13/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
Un animal qui parle, c'est ma spécialité ; aussi, je pénètre dans la cage de ce pauvre oiseau arraché à sa jungle d'Afrique .
Là-bas, on m'écoutait chanter mes joies, mes maux et ma parade d'amour pour la belle emplumée ! Maintenant, emprisonné, je n'ai plus goût à rien et mon geôlier est un homme indécent !
Je ne sais et ne peux plus voler et je sautille d'un perchoir à l'autre ; qui aurait l'âme charitable de venir me sauver ?
NB cela n'arrive plus en France ( normalement ), car la capture d'oiseaux sauvages est interdite, et tout volatile en cage y est né !
Votre récit dans la peau de l'oiseau, est fort illustré et on le sent si malheureux !
L'ultime strophe est ma préférée !
Techniquement, je ne vois pas de faute ( la diérèse de mélodieux est exacte )
papipoète

   Mokhtar   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
De facture classique, je ne vois qu'un petit hiatus bien anodin pour justifier le classement en néo-classique.
Le thème traité, un peu rebattu, aurait à mon goût gagné à faire quelques diversions, quelques métaphores pour élargir le thème de l'emprisonnement.
Mais tel qu'il est, dans la foulée du grand Corneille, son écriture est remarquable, sans artifices ni facilités, sans rien qui dérange une lecture ravie.
C'est donc surtout la qualité de l'écriture qui m'a séduit dans ce poème.

Mokhtar, en EL

   izabouille   
18/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Votre poésie plombe un peu mais elle est hélas juste car on a tous en tête l'image de l'oiseau dans sa cage et c'est vrai que c'est bien triste.
C'est touchant, j'ai bien aimé. J'ai moins apprécié le dernier vers "qui viendra me sauver en me tordant le cou!", cette idée de l'oiseau suicidaire m'a un peu gênée. Pour moi, un oiseau n'aspire qu'à la liberté, du moins est-ce là sa symbolique... mais ce n'est là que mon humble avis.
Merci pour ce partage

   Gemini   
19/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Pour moi, le titre et le premier vers sont complètement ratés. On dira : « Ȏ cette cage ! Ȏ ces barreaux ! » ou « Ȏ cage ! Ȏ barreaux ! » mais pas « Ȏ cage ! Ȏ ces barreaux ! ». Le "ces" fait une cheville si criante, qui plus est dès le départ, que le reste se lit avec cette pilule mal passée.
Ensuite, en première lecture, je me suis demandé de quel oiseau on parlait. Je pensais d’abord à Corneille, bien sûr, mais l’origine africaine, v16,17, rend la chose impossible. J’ai donc donné ma langue au chat.
Le pastiche ne reprend aucune rime, il est bien plus long, mais il a le goût d’une complainte, bavarde soit, mais juste. Tous les reproches, les questions et les remarques sont implacables. Toute prison, quoique dorée, reste une prison.
Les rimes sont excellentes, et on sent le plaisir (et l’aisance) de l’auteur à avoir écrit ce texte, qui ressemble à un défi.

   sympa   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincent,
J'ai croisé votre poème en EL , voulais le commenter le lendemain, mais il s'est envolé comme par magie ! Quelqu'un l'a libéré peut être...
J'aime beaucoup le monologue de Don Diègue"revisité" façon Vincendix.
J'aurais préféré dans le dernier quatrain une fin à la Pierre Perret : Ouvrez la cage à ce pauvre oiseau qu'il puisse recouvrer la liberté !
Joli travail !

   Hananke   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Ouvrez la cage aux oiseaux au lieu de déclamer et le pastiche
sera complet.
Je me suis surpris, un instant, à réciter cette fameuse tirade du Cid
emporté par les vers de cet oiseau prisonnier.
Oui, les oiseaux exotiques sont faits pour vivre en cage.

Un très bon texte, à la fois, pastiche et dénonciateur sous ses airs
faussement amusants.

   Coeurdeloup   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pastiche fort réussi ! Techniquement je ne m'aventurerai pas à commenter mes connaissances en prosodie n'étant pas assez "pointues".
Ce pauvre oiseau qui conte son emprisonnement loin de sa grande forêt natal est un plaisir à lire.

Dommage qu'il attende qu'on "lui torde le cou" plutôt qu'on lui ouvre la cage !

   PIZZICATO   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Lorsqu'il m'arrive de voir un oiseau - quel qu'il soit - en cage, une grande tristesse me submerge.

Indépendamment du pastiche assez bien conduit, j'ai apprécié cette complainte de l'oiseau.

" Ce chant qui malgré tout me permet de survivre " sombre dans son fond..

" Qui viendra me sauver en me tordant le cou !" j'aurais préféré une fin moins abrupte.

   Donaldo75   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincent,

Voici un thème pas facile à versifier dans le registre de la parodie déconnante; tu as réussi à faire passer des messages graves avec une forme légère dans un style surchargé.

Triple salto arrière et double boucle piquée !

Bravo, j'ai bien rigolé à la lecture de ce poème truculent puis je me suis dit que je ferais mieux d'avoir des poissons rouges. Du coup, j'ai relâché mes enfants.

Don

   Anonyme   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un oiseau parle et se lamente, avant de réclamer qu'on l’assassine : j'avoue que la fin m'a fait sourire alors qu'elle aurait dû m'émouvoir, et j'en suis désolé pour l'auteur.

Je trouve inappropriés ces ô lyriques - j'aurais écrit "Oh ! cette cage ! Oh ! ces barreaux ! ...", pour mieux traduire l’embarras, la colère de cet oiseau, et modifié la suite du vers en conséquence.
Mais c'est une question d'appréciation personnelle.

L'oiseau nous dit que son chant est "plaisant", "mélodieux", qu'il "enivre"... mais c'est le point de vue de l'humain qui l'écoute, car la Nature n'a pas conçu le chant des oiseaux comme une jolie distraction "pacifique" : c'est tout le contraire ; l'oiseau mâle chante pour marquer son territoire et prévenir ses rivaux de la même espèce qu'il ne vaut mieux pas y pénétrer ; les notes égrenées sont ainsi des sortes de balises matérialisant des frontières invisibles ; il y a une dimension belliqueuse, donc, dans le beau chant des oiseaux, tandis que l'humain n'y perçoit qu'un son agréable à entendre.

Mon appréciation globale tient plus compte de la forme (les vers étant généralement bien balancés, et rimés correctement) que du fond.

   leni   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
a VINCENT
OUVREZ la cage aux oiseaux chante Pierre PERRET ton texte est la complainte d'un oiseau en cage C'est écrit sobrement et le moit est juste Je n'ai rien à redire sinon que ton texte est fluide Il m'a fait passer un bon moment Merci Salut cordial
LENI

   Willis   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est très bien écrit. Il y a cette envolée (!) due à la colère de l'oiseau prisonnier qui apporte de l'énergie, du lyrisme au poème.
Seuls les deux premiers vers me chagrinent car ils galvaudent votre talent. Le reste est splendide.
Ce n'est pas un pastiche, c'est une plaidoirie.

   Cristale   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Préférer la mort plutôt que la prison semble supplier cet oiseau torturé par ses conditions de survie.
Celui-ci crie mais plus aucun de ses congénères ne l'entend.

Le style "prosopopée" convient bien à ce poème où l'oiseau qui parle connait le même sort que bien d'autre prisonniers de la gente animale.
J'ai apprécié le jeu de rimes très musical dans sa variété.

Une histoire que me fait penser aussi à certains humains déracinés de contrées lointaines et parfois sauvages se retrouvant dans des tours de béton sans perspective d'avenir...

Belle écriture poétique et sans accroc, à part peut-être le premier vers, j'ai beaucoup aimé vous lire Vincendix.

Cristale

   Miguel   
9/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce qui me gêne ici, c'est que la démarche parodique relève d'une intention plutôt comique, et que le thème et le contenu du texte ne le sont pas du tout. Il y a là un décalage qui gâte nettement l'ensemble. Doit-on rire des plaisantes imitations des vers de Corneille, ou doit-on s'affliger du sort de l'innocent emprisonné ? On ne saurait faire les deux à la fois.

   Vincendix   
14/10/2018


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