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Poésie néo-classique
Vincendix : Se remettre en question ?
 Publié le 18/12/18  -  15 commentaires  -  1406 caractères  -  170 lectures    Autres textes du même auteur

Un méli-mélo fantaisiste.


Se remettre en question ?



Faut-il se tracasser, s’agiter sans répit,
Rechercher le pourquoi pour enfin le comprendre,
Quêter la vérité au risque de dépit,
Fouiller dans le comment, désirer tout apprendre ?

Faut-il perdre son temps à connaître demain,
À creuser l’avenir, à puiser l’insondable,
À remuer le feu en se brûlant la main,
À vouloir le jamais pourtant inabordable ?

Que faire du toujours trop souvent passager,
D’un autrefois perdu, d’un peut-être futile ?
Faut-il attendre en vain que vienne un messager
Annoncer l’important pour prévoir l’inutile ?

Que devient le longtemps quand il touche à sa fin
Un encore tronqué, un tantôt éphémère ?
Un tout à fait vraiment, un davantage enfin
Ou un auparavant qui deviendrait chimère ?

Est-t-il parfois bien tard de prévoir le soudain,
De changer aussitôt suivant la circonstance,
De juger le déjà avec quelque dédain,
De donner au jadis une grande importance ?

Que dire d’aujourd’hui sinon qu’il est présent
Pour devenir hier en perdant la mémoire ?
Que faire du passé quand il devient absent,
Perdu d’un toutefois, effacé du grimoire ?

Que faire d’un instant aussitôt fugitif,
D’un bientôt espéré qui deviendra naguère ?
Un désormais peut-il être définitif,
Durer l’éternité ?… Vraiment je n’y crois guère !


 
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   Gemini   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Comme annoncé dans l'exergue, c'est assez décousu. On se demande même si la faute dans le titre n'est pas voulue, tant les questions s'entassent. Sans ordre logique, la liste des adverbes s’allonge selon la « fantaisie » de l’auteur et s’ouvre un labyrinthe temporel dans lequel on hésite à s’engouffrer.
Certaines interrogations sont plus dépourvues de sens que d’autres : « Est-il parfois bien tard de prévoir le soudain » « Aujourd’hui est présent pour devenir hier en perdant le mémoire ».
Il y a peut-être des lecteurs qui aiment être déboussolés de la sorte, mais ce n’est pas mon cas. Même si je reconnais l’humour sous-jacent, j’ai du mal à gérer l’absurde de ce fatras (baratin ?), et je n’aime pas me prendre la tête pour comprendre ses questions pseudo-profondes qui n’ont pas besoin de réponses. Je n’aime pas, de plus, passer pour un sombre idiot pour n’avoir pas compris ce qui semble évident à un auteur (bien que sa réponse reste floue : « Vraiment je n’y crois guère »).
Les rimes m’ont paru bien faciles : répit/dépit, apprendre/comprendre, demain/main, fin/enfin, soudain/dédain, présent/absent, naguère/guère. Mais la fluidité est évidente. Tant mieux d’ailleurs, pour ne pas rajouter à la complexité du (non)sens.
Reste donc un texte de mauvaises questions (posées assez clairement) qui ne m’a ni procuré de plaisir ni suscité d’intérêt.

   Eki   
1/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Un méli-mélo fantaisiste ?
Un casse-tête, un coup à atteindre le sommet critique...
C'est la petite bête qu vous cherchez.
Je plaisante...

Ni le titre, ni la phrase de présentation collent à votre écrit.
J'aurais choisi "Trouble tête" comme titre par exemple, un truc plus rentre dedans...

L'exercice était périlleux : se renouveler à chaque strophe sans tomber l'embrouillamini confus et ennuyeux.

Je trouve que vous ne vous en sortez pas trop mal si je laisse la poésie un peu de côté. Je veux parler de l'émotion que j'attends de ma lecture.

   sympa   
18/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Vincendix,
J'ai l'impression de revenir 30 ans en arrière avec les questions philosophiques qu'il fallait méditer en cours de philo...
Votre poème n'est pas déplaisant, loin de là : il est bien ecrit, la lecture est fluide, la poésie travaillée.
Cependant, je me perds dans toutes ces questions ...et j'avoue avoir lâché prise.
Bref, je note bien au vu de ma petite déception , et pour la qualité de votre plume.
À vous relire.

   Vincente   
18/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai effectivement trouvé assez amusant de voir toutes ces questions avouant leur défaut de réponse, des questions vaines en quelque sorte mais sur des vecteurs existentiels. Alors c'est vrai que l'on arrive à la fin un peu lassé par tant de doutes, tant d'inquiétudes qui déclarent tant d'incertitudes.
Pourquoi foncer à tête perdue, à méninges éperdues dans ce tourbillon ? J'y ai vu, au-delà du côté réjouissant de personnaliser les adverbes, par exemple "De juger le déjà avec quelque dédain, / De donner au jadis une grande importance ?", l'expression d'interrogations qui sont au cœur de nos vies. Bien sûr et heureusement que chacun n'est pas débordé par ce type d'afflux si méli-mélo, emmêlé et mélodramatique, mais l'écriture est ici vive, l'ensemble est agréable à lire. Par contre, j'aurais attendu en vain une chute ou une deuxième partie qui ne nous laisse pas face à ces précipitations, ni face à leur précipice.

   papipoete   
18/12/2018
bonjour Vincendix
Nous voici bien loin du genre " vincendix ", qui parle aux arbres, conte la nature et ses trésors cachés ou qui crèvent les yeux de ceux qui ne savent regarder !
Faut-il ; devons-nous ; que penser ... autant de réflexions où la réponse n'est peut-être pas au rendez-vous ?
Je trouve, en plus de la complexité du sujet, que votre texte s'étire démesurément, au point de faire lâcher prise .
Il n'en demeure pas moins une riche écriture, que le néo-classique me semble servir sans reproche .

   Corto   
18/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je vois dans ce poème une assez bonne représentation des questionnements qui sont le propre de l'être humain. Surtout à l'aube de l'âge adulte ou quand vient la fin de la "pleine force de l'âge".
Evidemment la concentration des interrogations montre une certaine déroute devant la complexité de la vie, surtout quand on n'a pas encore fait ses choix comme ici: "Faut-il attendre en vain que vienne un messager Annoncer l’important pour prévoir l’inutile ?"
L'avancée dans la vie ne simplifie même pas le problème: "Que dire d’aujourd’hui sinon qu’il est présent Pour devenir hier en perdant la mémoire ?".
Une poésie philosophique audacieuse mais riche. Par contre à vivement déconseiller comme sujet même pour le Bac Philo...

   Hiraeth   
18/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'auteur est à l'aise avec la versification, mais le poème est par trop monotone à mon sens et pèche par excès d'abstraction. Il manque cruellement d'images et aurait profité d'un ancrage plus profond dans le monde sensible.

   leni   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
salut Vincent
Un texte bien écrit et fluide à la lecture Beaucoup de questions qui sont d'actualité depuis longtemps Et dont certaines véhiculent deja la réponse

Que devient le longtemps quand il touche à sa fin
Un encore tronqué, un tantôt éphémère ?
Un tout à fait vraiment, un davantage enfin
Ou un auparavant qui deviendrait chimère ?


Que faire d’un instant aussitôt fugitif,
D’un bientôt espéré qui deviendra naguère ?
Un désormais peut-il être définitif,
Durer l’éternité ?… Vraiment je n’y crois guère !
CES deux quatrains ont ma péférence Merci pour ce partage
Salut amiccal Leni

   archibald   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'avoue que je ne suis pas d'ordinaire transporté par les écrits de Vincendix. Je reconnais une certaine maîtrise de la prosodie mais je trouve en général ses poèmes un peu trop « gentillets ». Ici, c'est autre chose. Ce jeu sur les adverbes m'a beaucoup plu. La langue est exploitée selon un principe ludique qui donne à certains vers un aspect peut-être abscons, mais qui produit aussi des effets surprenants et très plaisants de contradictions, d'oxymores, d'antiphrases, d'apories et de contre-pieds sémantiques.
Merci pour ce partage, comme dit quelqu'un que nous connaissons tous.

   Ioledane   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Cela fait beaucoup de questions ! Je finis par m'y perdre un peu - même si l'incipit annonçait déjà le méli-mélo.

J'aime bien l'idée de ces adverbes ici substantivés, mélangés sans guillemets à des phrases qui tiennent pourtant la route ... ou à peu près.

Quelques vers me semblent un peu maladroits :
"Quêter la vérité au risque de dépit"
"Est-t-il parfois bien tard de prévoir le soudain" (avec une faute de frappe d'ailleurs)
"Perdu d’un toutefois, effacé du grimoire"

En revanche, j'aime bien :
"Que faire du toujours trop souvent passager,
D’un autrefois perdu, d’un peut-être futile ?"
"Que dire d’aujourd’hui sinon qu’il est présent
Pour devenir hier en perdant la mémoire ?"

Les rimes sont riches à défaut d'être originales. Elles se répondent quand même un peu trop facilement : "répit/dépit", "comprendre/apprendre", "fin/enfin", "présent/absent", "naguère/guère" ... sans parler de "demain/main" et "mémoire/grimoire", très galvaudés.

Dans l'ensemble, j'ai bien aimé l'exercice et malgré quelques maladresses et facilités, il y a de l'idée et de bonnes trouvailles.

   TheDreamer   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce poème en quatrains de rimes croisées est un labyrinthe. J'avoue qu'il est difficile de s'y frayer un chemin pour en comprendre l'arcane. Il questionne abondamment sans apporter de réponse. Faut-il se tracasser... ? Faut-il perdre son temps... ? Que faire du toujours... ? Chaque questionnement à lui seul mériterait un poème, alors les agglomérer les uns, les autres dans un même texte finit par perdre le lecteur.

   domi   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
A la première lecture je me suis perdue, j'ai trouvé cela "intello" et me suis ennuyée.
Puis en relisant un fou-rire m'a pris, et au final je mise sur l'humour. c'est amusant, justement, de se perdre, c'est comme une "vertige" de mots, une avalanche de mots auxquels l'auteur ne nous laisse pas le temps de réfléchir... alors le rire (nerveux peut-être) arrive...
(la question étant de savoir si le rire était la volonté de l'auteur, je l'espère de tout coeur, espérant surtout ne pas le froisser par une rire qui serait incongru)...
en tous cas la dérision est bien là pour répondre au questionnement du titre :)

   Vincendix   
20/12/2018

   Donaldo75   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincent,

Dès l’exergue, le lecteur est prévenu. Je ne l’ai vu qu’après ma deuxième lecture, certes, mais justement ce retard à l’allumage m’a permis d’aborder ce poème sans a priori, hormis celui que j’ai à l’encontre d’un auteur dont j’ai déjà lu et commenté plusieurs poèmes par le passé.

Je ne trouve pas ce poème fantaisiste parce qu’il est d’abord très bien tourné mais surtout parce que le fond est très intéressant, va au-delà de la rigolade ou de la fantaisie, soulève beaucoup de questions qui nous viennent avec l’âge, même tôt. Je ne vais pas encombrer ce commentaire d’une longue analyse de ta poésie ; j’ai arrêté l’exercice quand j’ai passé mon bac de français il y a très longtemps de ça. Il y a beaucoup de questions, disais-je, et elles ne sont pas celles que pourraient poser un Hamlet de circonstance dans un décor nu et famélique. Elles sentent le vécu, le senti, le ressenti, un peu comme quand un gars qui a connu le froid des cimes himalayennes raconte ses engelures. On a envie de l’écouter, de le croire, on a mal pour lui, on a froid à son tour, on se promet de ne jamais s’embarquer dans une telle galère, ou alors en été.

Bravo !

Don

   INGOA   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Difficile de suivre le cheminement de ce méli-mélo en première lecture. Il en faut plusieurs et un vigoureux brassage des neurones pour apprivoiser le sens de ce long questionnement. L'écriture est plaisante et peut parfois masquer le pourquoi du comment, ou bien le comment du pourquoi.
Hélas, je reste très indécise sur le sens à lui donner.


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