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Poésie libre
Walter_Gilligan : Effondrement
 Publié le 02/01/20  -  9 commentaires  -  758 caractères  -  144 lectures    Autres textes du même auteur

Le toujours plus
La faim sans fin
Suicide collectif
Il ne restera plus rien dans le reflet des flaques.


Effondrement



Il ne reste plus rien dans le reflet des flaques
Le temps s’étire sans faire d’histoire

Les centrales en fusion ont irradié nos vies
Il ne reste que des pantins putrides ridicules

Les hordes sauvages éteignent l’ancien monde
Sous des nuées d’indifférence

J’ai connu l’amour, des vies, tes étreintes
Je vais m’éteindre lentement sous les dents acérées

Nous étions Dieu
Il ne reste plus rien

Les dents avides ont dévoré nos entrailles
Elles mangent sans faim jusqu’à nos os

Le temps s’écroulera dans un murmure
Je serai enfoui sous les remords

Il ne reste plus rien dans le reflet des flaques
Les temps s’étrillent et disparaissent


 
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   Lebarde   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Apocalypse, autodestruction, ne reste t’il que si peu d’espoir.
« Nous étions Dieu
Il ne reste plus rien »

Ce poème dégage une atmosphère glacée qui lacère le dos !

L’Homme aurait il tout détruit après avoir trop profité de ce qu’on lui a proposé et offert .
C’est peut être vrai après tout mais est il encore temps de réagir !

En EL

Lebarde

« Le temps s’écroulera dans un murmure
Je serai enfoui sous les remords »

Le ton est à l’image du sujet, assez triste et décourageant.
J’ai bien aimé sauf le libre mais ça c’est personnel!

   cherbiacuespe   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une poésie pour accuser l'homme, origine de tous les maux. Un procès aussi vieux que lui.

Le ton est acéré et le verbe cruel. A la hauteur de l'intension. On a l'impression d'assister à un réquisitoire de Caton contre Carthage. Ce devait être du même acabit. Le texte est court. Est-il efficace? les mots sont durs et ne laissent pas de place au doute. Oui, c'est efficace! Le choix du libre permet de s'affranchir du risque de passer à côté du sujet. Mais je trouve du coup qu'il manque un certaine fluidité à l'ensemble. "Nous étions dieu, il ne reste plus rien" : un peu exagéré non?

Un assez bon texte dans l'ensemble

Cherbi acuespè
en EL

   Eclaircie   
6/12/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour,

Je n'ai guère été sensible à ce texte, j'avoue.

La mise en forme est monotone, le propos peu emprunt de poésie, le sujet très actuel (et je comprends que les auteurs y soient sensibles) mais sans offrir de véritable originalité aussi bien dans le vocabulaire que dans la formulation.

"Les centrales en fusion ont irradié nos vies
Il ne reste que des pantins putrides ridicules" >pourquoi les "pantins" seraient-ils "ridicules" ?
"Je vais m’éteindre lentement sous les dents acérées" Les dents acérées de qui de quoi ?
"Les dents avides ont dévoré nos entrailles
Elles mangent sans faim jusqu’à nos os" > j'imagine mal des dents dévorer, elle déchiquettent plutôt, puis le verbe "manger" de suite après paraît bien fade par rapport à "dévorer".
Sur un format court, il serait important de ne pas présenter de répétitions.

Cependant, j'ai beaucoup aimé certains vers :
"Il ne reste plus rien dans le reflet des flaques"
"Nous étions Dieu
Il ne reste plus rien"

Bonne continuation,
Éclaircie

   BlaseSaintLuc   
8/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Et nous mourons tous dans d'affreuses souffrances, amen !

Poème apocalyptique de la désespérance dont je suis moi aussi le chantre,ici c'est bien fait ,donc évidement j’adhère!

Il n’y a pas de formule innovante, d'invention de langage, c'est fait simplement, ce n'est pas "extinction rébellion " ouf.

Mais quand même un peu de mordant, sans un génocide de trottinettes, c'est bien aussi.

Ce n'est pas la révolution "siempre" d'un écolo en déroute , mais c'est pas mal , l’essentiel est dit .

   Alfin   
9/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voilà un effondrement bien sombre, et en même temps clair comme du cristal, tout est dit, la cause, la situation et la mort du narrateur...

Toute cette souffrance pourrait faire l'objet de très beaux vers. Par exemple un lac de Lamartine en version post-apocalyptique, reprenant la même dynamique et le même rythme. Tout en donnant plus de vie à cette mort que rien ne pourra inverser.

Merci et au plaisir de vous lire !

   papipoete   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Walter_Gilligan
On va tous y passer, et ça va faire mal ! Nous allons être dévorés par les monstres que nous avons créés, et la Terre nous engloutissant criera " bien fait............. "
NB bien sûr que notre planète un jour succombera, ( nous serons tous morts depuis longtemps, à part quelques zombies dans leur abri enterré ) mais il se trouvera un Noé pour sauver un petit coin, d'où partiront des navettes pour Mars ou Saturne !
Pour ne pas sombrer dans le noir de votre poème, je songe que les flaques sont un domaine réservé aux enfants, que nous fûmes et d'autres à venir... qui sautent dedans à pieds-joints, ainsi l'image de leur miroir bien vite se trouble, et s'oublie...
Ainsi votre distique final vu sous mon angle, n'est-il pas désespéré !

   STEPHANIE90   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Walter_Gilligan,

alors, je suis désolée, mais je n'ai pas été emballé par votre poésie.
Le fond : passionnant, il y a tant à dire
Le développement : trop minimaliste pour moi et en même temps accusateur, mais sans vraiment oser y toucher. Et c'est là que je ne comprend pas.
Dans l'exergue vous écrivez "Il ne restera plus rien dans le reflet des flaques" puis dès le premier vers, identique, nous voilà au présent, tout est déjà foutu !
D'autre part des pantins mi-homme, mi-dieu... Pas de développement.
Mais il est déjà trop tard... Ne reste que les remords. Bon, ben c'est flippant quand même...

Merci pour le partage c'est pour la bonne cause,
Stéphanie90

   Provencao   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
" Le temps s’écroulera dans un murmure
Je serai enfoui sous les remords "


Ce temps qui s'écroule au fil des années tout en se transformant lui-même ...

C'est en ce sens que j'ai entendu et compris ce que vous nous proposez....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Raoul   
4/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
Le constat d'échec collectif est définitif, seulement éclairé par instants d'une nostalgie de l'intimité d'un amour.
Le texte est plutôt bien construit, en revanche je le trouve un peu répétitif (ne serait-ce qu'avec la métaphore des dents), fabriqué et pas très inventif dans la noirceur. On sent à peine la chaleur des radiations, et, par exemple, le glissement de s'étirer à s'étriller est un peu tiré par les cheveux.
Quelques beaux vers (les plus limpides) tout de même, mais je reste pour ma part peu sensible à cette noirceur un peu fade et fabriquée.


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