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Poésie libre
wancyrs : Rituel
 Publié le 04/04/13  -  18 commentaires  -  1544 caractères  -  317 lectures    Autres textes du même auteur

Être différent est-ce un crime ?


Rituel



À genoux,
devant les sourates maudites,
ton cœur albinos égraine le chapelet de la peur.

Un deux trois quatre cauris jetés…


Les crânes ancestraux te contemplent de leurs yeux au beurre noir


Son de tam-tam

Peau tendue

Mains sèches

Reins cambrés

Et le feu, immense brasier qu'alimentent les branches rituelles…


Immobile tu cours
un marathon à rebours
les cris hystériques te cerclent
tu te cognes sur leurs parois rugueuses
et tes yeux effarés enfantent
dans le noir brillant
la lame du gourou…


Dix paires de phares aveugles éclairent la scène. Leurs lueurs mimétiques épousent le velours de la nuit


Torse à découvert

Corps contorsionné

Rythme unijambiste

Enfermé dans les grelots

Tes sanglots.


Un deux trois quatre cauris repris…


Deux soleils révulsés, sur le dos renversés
De la morve dans la bouche
Un séisme de membres


Doctes onomatopées

Borborygmes étouffés

Hou-ha ! Hou-ha ! Hou-ha !

Trois fois élevés

Sur la pointe des sagaies, les dieux assouvis.


Et lorsqu'enfin le silence a parlé,
Tu as cessé d'avoir peur…


 
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   David   
22/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Le rituel a l'air d'un sacrifice, et le contexte semble africain. J'ai pensé à celui d'un albinos, ils font l'objet de superstitions, mais si le mot apparait, il ne semble pas précisément le sujet du rituel. Il y a une certaine atmosphère en tout cas, lourde et animée pourtant, beaucoup de bruits, beaucoup de gestes. C'est peut-être un poème sur le passage d'un état vers un autre à travers ce rituel.

   brabant   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Wan,


J'ai lu ici le passage à l'âge d'homme. Il y a comme toujours chez Wancrys une force, une puissance qui émane du texte incantatoire ; je dirais que, d'une certaine manière, Wancrys est resté malade de son Afrique natale, elle est sa structure mentale, son code de pensée, sa mystique. Emotion, incantation, puissance, nature et mystère. Tradition, puissance ancestrale, coutumière. Esprits. Le spectacle offert hallucine. Force de l'évocation.

Avec des surprises égrenées : "sourates maudites (retour aux ancêtres)/coeur albinos (en recherche de courage)/yeux au beurre noir (étonnant ça, anachronisme voulu/emprunt, clin d'oeil ou quelque chose comme ça), Reins cambrés... Torses à découvert (et toujours cet érotisme/sensualité fauve)"
et des images originales : les parois rugueuses des cris, le "Rythme unijambiste" et les "Doctes onomatopées" oxymorales. Un vrai travail de recherche et de peaufinage.

Voulez-vous de l'authenticité ? Allez lire Wan !

""hou-ha ! Hou-ha ! Hou-ha !
...
Sur la pointe des sagies, les dieux assouvis."

Et l'homme commencé !

   Jano   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne peux m'empêcher de voir des correspondances avec ma dernière Nouvelle "Les sables du désert" (tam tam, reins cambrés, brasier, cris hystériques). On retrouve en gros la même atmosphère de cérémonies ancestrales mêlées à des éléments modernes.

Je ne vous accuse pas de plagiat Wancyrs car le reste est complètement différent. Je me demande juste si mon texte ne vous a pas influencé quelque part, j'en serais ravi.

Sinon j'aurai préféré ici un récit plutôt qu'une forme en prose qui m'apparait très saccadée, hachée. Il manque du liant entre les parties, la compréhension globale en pâtit. J'ai du mal à saisir exactement ce qui se passe.

   Lariviere   
18/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il faut dire que les sourates maudissent tellement de monde, qu'il est difficile de savoir en retour, à quoi se réfèrent les sourates maudites et de quoi est véritablement accusé le sacrifié...

D'ailleurs est-il vraiment accusé de quelque chose où ce texte constitue t-il simplement la description d'un rite de passage quelconque ?...

Effectivement, ce coeur albinos, à prendre au sens propre ou au sens figuré, semble être la clef possible de l'intrigue...

En réalité, peu importe, selon moi...

Sur le fond, j'y vois personnellement une dénonciation de l'obscurantisme sectaire et de l'intégrisme religieux, quel qu'il soit, bien que les éléments lexicaux du texte, situent la scène dans un contexte africain ou même centrafricain ... Je n'y vois personnellement pas qu'un rite de passage lambda, car on parle certes de rites animistes (avec les cauris et l'ambiance du rituel), mais aussi de coran (avec les sourates maudites) et aussi de sacrifice humain (la lame du gourou, les soleils renversés...)...

Je trouve qu'en plus de l'atmosphère exotique, ancré dans la tradition africaine, il se dégage une parabole plus universelle (d'où l'incipit de l'auteur...) qui donne tout le charme à ce poème...

Là où je me perds un peu, à cause (ou grâce) à l'écriture surréaliste de l'auteur, c'est dans le sens qu'il donne à son "rituel animiste"... Est ce une critique de la récupération des racines et des rites traditionnels par les "fous de dieux" à leurs profit ? Est ce simplement un parallèle entre l'obscurantisme pré-christianisme africain et l'intégrisme meurtrier dénoncée ici (l'exécution d'un albinos, par exemple...) ? Est ce, au contraire, un rappel du passé ancestral censé valoriser les puissantes racines d'un peuple qui n'a pas à se laisser dicter son prophète ?...

J'ai ma petite idée, qui mélange un peu les trois possibilités dans un seul même ressenti, grâce à la beauté du style, mais il est vrai qu'en l'état, je ne sais pas vraiment quel a été le choix de l'auteur...

Là encore, peu importe... Car, comme je le disais plus haut, sur le forme, les métaphores et les images poétiques sont superbes, l'écriture est belle, surréaliste, dans le sens qu'elle est à la fois poignante, saisissante, évocatrice et qu'elle arrive pourtant à rester énigmatique, mystérieuse, hermétique... Et pour moi, c'est un compliment !... la poésie n'est pas un manifeste du réel ; car elle le surpasse ... Son aspect évanescent, c'est tout ce qui fait la beauté de ce texte et de sa compréhension...

Dire les mêmes choses que ce qui est dit ici mais dans un registre seulement réaliste aurait été lamentablement insipide, à mes yeux et oreilles...

Toujours sur l'écriture, le rythme me plait et j'aime Wancyrs quand il retrouve cette fougue d'écriture sensuelle, débridée, en rapport effectivement avec la fougue rythmique et incantatoire de la culture orale africaine, des griots, des danseurs et des poètes de la négritude ... Là encore, on est proche d'auteurs que j'affectionne particulièrement, comme Senghor ou Césaire...

Merci pour ce bon moment de lecture et au plaisir de te lire !

   tchouang   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Pas ↑
bonjour. ce texte ne m'a pas convaincu car il s'agit d'un récit prosaïque plus que de véritable poésie. tout cela relève plus du cliché et de la carte postale pour touriste que d'un véritable primitivisme. pour une vision plus authentique des choses, voir par exemple artaud.

   leni   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le code de la pensée de Wancrys est africain il m'échappe quasi totalement Peu importe je choisis de penser qu'il décrit un sacrifice Et alors j'entre en spectacle Je perçois une atmosphère parfois inquiétante Un rituel se déroule en images surréalistes Rituel de sacrifice Tout se déchaine et à la fin s'apaise C'est mon ressenti
J'ai assisté à .....Aurons-nous un mot d'explication ? Merci Wan

   MonsieurF   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Décevant tout ça.
On ne sait pas bien qui est condamné par le jet de ces cauris (des coquillages donc), j'imagine qu'il est fait appel à une sorte de divination dans une cérémonie païenne quelque part en Afrique ou en Amazonie.
Auquel cas les sourates non pas leur place ici, car elles ne sont pas païennes.

Je n'aime pas non plus les "crânes ancestraux" qui me renvoient au célèbre "par le pouvoir du Crâne Ancetral "du dessin animé Les Maîtres de l'Univers.

Le reste n'est ni bon ni mauvais, simplement banal et sans âme, sans réelles erreurs, c'est un peu cliché ("les tam-tam, les yeux effarés, les corps contorsionnés," ça fait un peu Bob Morane tout ça).

Bref, je n'aime pas, mais je ne peux pas dire que c'est mauvais puisque ça ne l'est pas.

Décevant donc.

   Anonyme   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce tableau, décrit de façon glaciale mais réaliste ( je suppose, ne connaissant absolûment pas ce rite) nous impose le déroulement d'une exécution barbare.
Sous couvert de la sacro-sainte obéissance aux sourates, on tue ceux qui sont différents: " ton coeur albinos".
Que nenni!!! rien à voir avec les religions. C'est pour LE FRIC ! De même que l'on chasse l'éléphant ou le tigre ...

Tout au long de ce texte, des images pesantes, dispensées sans égards afin de bien montrer l'horreur de la chose.

   MissNode   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La disposition, le rythme de ces "phrases" courtes veulent scander un support de transe... et y sont parvenu chez moi : l'accumumulation de mots puissants donnent le tourni !

J'aime bien la poésie dans :
- "ton coeur albinos égraine le chapelet de la peur"
- la reprise de "Un deux trois quatre cauris jetés/repris" qui transmettent une ambiance et déroulent un simili-scenario
- toute la strophe "immobile tu cours (...) la lame du gourou" vraiment l'apogée de la transe pour moi tant le suggèrent son rythme et ses sons
- "Sur la pointe des sagaies, les dieux assouvis."

Mon préféré : "enfermé dans les grelots / tes sanglots" je fonds !

Je ressens qu'affaiblissent l'impact poétique :
- l'accumulation de la forme substantif-adjectif : d'autres associations très courtes auraient pu, je crois, marquer autant le rythme scandé, sans endormir la poésie ; par exemple, fonctionnent très bien "son de tam-tam" "torses à découvert"
- de manière générale d'ailleurs j'y trouve un peu trop d'adjectifs : par exemple, j'ai trouvé que sans les suivants, le poème serait plus fort "(crânes) ancestraux" "immense (brasier)" "(parois) rugueuses"
- "leurs yeux au beurre noir" c'est ce beurre qui fait pas sérieux dans ce drame :lol: l'image est pourtant bien envoyée mais là aussi, un petit peaufinage du style "leurs yeux aux (de) trous noirs" ou autres

Pour conclure : chez moi l'univers a fonctionné, je salue le travail de composition pour y contribuer aussi par la forme, et malgré quelques facilités parfois le thème est très fort, la dénonciation de cette pratique a d'autant plus d'impact.

   Menvussa   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour et bravo à toi Wancrys. Ça a de la gueule ce rituel. Le rendu de la scène, de la transe provoquée, (ou pas car il semble encore conscient de ce qui va lui advenir), est extra.

Pour moi :"cœur albinos" pourrait signifier qu'il n'y a pas de distinctions entre noirs, blancs, jaunes, gris ou verts (j'en connaît, quand ils ont peur). Le cœur albinos cela pourrait être celui de n'importe qui et ce rituel si bien décrit pourrait bien n'être qu'allégorie de la vie d'un quidam ballotté par les affres de la vie d'un quidam...
En y regardant bien on fait tous partie d'une minorité, par notre identité unique... on ne fait qu'à s'apparenter à... mais on est seul.

Je souligne en passant la perspicacité d'un certain commentaire.

   Marite   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Effectivement l'atmosphère de cérémonie rituelle au cours de laquelle une personne tombe en transe est assez bien rendue par la forme et les images suggérées de ce poème.

Je m'interroge seulement sur :
- "les sourates maudites" : ce terme de "sourates" et très lié, actuellement à une forme religieuse. Alors je m'interroge : s'agirait-il ici de décrire un rituel destiné à protéger les croyances de l'animisme malmenées par l'influence autoritaire et oppressante d'une religion ?
- "les yeux au beurre noir" : si les crânes ancestraux sont à leur place dans ce rituel, cette expression "casse" l'emprise du rite. Peut-être faudrait-il la remplacer par autre chose ... je ne doute pas Wancyrs que tu peux trouver.
" "les phares ..." aussi, ce mot m'apparaît décalé par rapport à l'ensemble.
Sinon, oui ... on y est Wancyrs !

   Pouet   
5/4/2013
Commentaire modéré

   Ludi   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Wancyrs,

Sur le plan formel votre style me convient. Peu de ponctuation. A quoi servent les quelques virgules ou points qui subsistent au début du texte et un peu ailleurs? A rien. Rien ne les justifie là plus qu'ailleurs, et comme toujours, on voit bien l'arbitraire néfaste de la ponctuation.
Votre écriture est un archétype de la poésie contemporaine telle que je me l'imagine, c'est à dire concision par l'emploi systématique de "l'ellipse", comme dans "Peau tendue/Mains sèches" etc..., et d'autres figures de style qui en façonnent la représentation poétique.

Sur le fonds, si un jour mon ami Descartes finit par m'ennuyer, c'est vous que j'irai consulter.
Nous avons déjà pas mal échangé sur ces thèmes de transmutation et de spiritualité qui vous sont si chers.
J'en suis forcément très éloigné, car vous ne vous en souvenez probablement pas, mais je vous rappelle que je suis de confession apathéiste. Pour les ignorants qui ne sont pas à jour de la cotisation du club, je rappellerai que l'Apathéisme considère que la question de l'existence ou de l'inexistence de divinités n'a pas d'intérêt ni d'utilité pratique.

Tout ça pour dire que totalement bouché à ce rituel que vous décrivez, je lui trouve malgré tout une force de persuasion à la fois terrifiante et tribale, dans le sens de "famille".
Je n'aime pas les rituels, je n'aime pas les sacrifices aux dieux (odieux?), je ne danse pour personne et mon ticket pour la poussière me convient très bien.

Mais total respect pour vos croyances. On devrait même avoir honte que nos civilisations "avancées" soient si sectaires, au point qu'un poète pose encore la question : " Être différent est-ce un crime ? ".
J'aime votre détermination, Wancyrs, même si quelquefois vous y mettez un peu de hargne par une scansion débridée, en l'occurrence justifiée par le thème. J'y sens comme une énergie batailleuse, un rituel pour fabriquer des guerriers. En est-on encore vraiment à caresser les dieux à la pointe des sagaies? Et si ces contrées existent, les dieux ne préfèrent-ils pas qu'on leur offre un i-phone? Croyez-vous qu'ils soient si bêtes pour ne pas évoluer plus vite que nous? Se contentent-ils toujours de nos abats?
En dessous de l'i-phone 7 ou 8 tout sacrifice est illusoire.

Un dieu sous-équipé.
Ludi

   Charivari   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut Wancyrs.
Ces poèmes africains, c'est vraiment ce que tu fais de mieux. Il y a du son, du rythme, des formules, et puis quelque chose de mystique... J'ai beaucoup aimé, par exemple, les doctes onomatopées, tant au niveau du sens que de la sonorité. Lorsque le silence a parlé, c'est risqué, mais ça passe très bien pour moi et conclue très bien le texte. Par contre, les yeux au beurre noir, mouais. bof... ídem pour la morve, trop vulgaire dans ce contexte, enfin à mon humble avis. Mais bon, en général, ça m'a plu, il y a une vraie ambiance que tu arrives à planter. Dommage qu'on n'en sache pas plus sur ce rituel... C'est peut-être ce que je reprocherai le plus au texte, d'ailleurs

   Pouet   
6/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
(Bon ben je remets un commentaire du coup, désolé wancrys..)

Un texte très visuel et auditif (sais pas si on peu dire ça...)

Bien aimé plusieurs passages comme "ton coeur albinos égraine le chapelet de la peur", "les crânes ancestraux te contemplent de leurs yeux au beurre noir", "deux soleils révulsés, sur le dos renversés" ou encore "Immobile tu cours/Un marathon à rebours"

Un poème qui décrit un rituel africain je suppose. Texte bien poétique dans sa description, dans son souffle.

Bonne continuation.

   Iloa   
6/4/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est superbe.
Lire votre poème à haute voix encore et encore.
Quelle poésie !
Quelle magie dans vos textes Monsieur Wancyrs.

   Raoul   
7/4/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Plutôt prenant (malgré quelques écueils) ce petit récit d'anthropologue…
La dilatation du texte me gêne, même si ça parle de durée, que ça évoque des lignes de notes prises à la va vite dans un carnet, j'ai l'impression d'un texte cabotin à ce niveau là.
Le travail descriptif en focus est plutôt réussi, "l'étrangeté" de ce rite passe bien, de plus les visions très contemporaines "yeux au beurre noir" ou "Dix paires de phares aveugles éclairent la scène." apporte une dimension qui fait de l'ensemble du texte autre chose que le "folklore" d'une coutume ancrée dans le passé, oubliée…
Par contre avec le "Hou-ha ! Hou-ha ! Hou-ha !", j'ai cru voir débouler un Marsupilami dans la place ! Autant quand Michaux nous invente un combat avec des onomatopées de foule ça passe parce qu'il n'y a pas de décalage de ton entre la narration et la bande son (Abrah ! Abrah ! Abrah !, c'est autre chose que "Hou-ha !") autant ici, désolé, mais ça m'a fait rire parce qu'on passe du sérieux, du grave même, à la BD.
L'idée de la peur omniprésente est très bien vue, et rendue…

   Lunar-K   
8/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Wancyrs,

J'ai beaucoup aimé. Il ressort de ce texte une atmosphère très pesante, étouffante, particulièrement bien amenée je trouve par cet enfermement progressif ("les cris hystériques te cerclent / tu te cognes sur leurs parois rugueuses") et la peur qui monte en lui sur le même ryhme. Ce serait presque un poème à suspense en fait. C'est qu'il y a déjà une bonne dose de mystère quant au thème. Non pas au sens où ce poème serait hermétique et donc incompréhensible ou difficilement. Mais au sens où on ne peut comprendre réellement ce qu'il se passe, la signification véritable, mystique de ce rituel.

C'est loin d'être une mauvaise chose d'ailleurs. Et c'est un parti pris clairement assumé, il me semble, dans la mesure où tu te contentes ici de décrire le rituel, comme un spectateur étranger (ce qui explique qu'en tant que lecteur on se retrouve exactement dans la même position par rapport à cette scène). Cela te permet notamment de te concentrer sur tout cet aspect angoissant, cruel même, dont je parlais. Ce qui ne pourrait plus vraiment être le cas en abordant l'ordre du sens qui pourrait expliquer cette violence et, de ce fait, l'atténuer sans doute.

Bref, j'aime beaucoup. Un point de vue assez original, celui du sacrifié, de la victime rituelle, plutôt que celui, nettement moins original, du rituel en lui-même. Le choix de l'humain et de la chair contre le religieux et le désincarné... je te reconnais assez bien là.

Bonne continuation !

   LeopoldPartisan   
18/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
voilà le wancyr que personnellement j'adore, n'en déplaise à artaud... Je m'arrête. Non ce n'est pas de la carte postale, c'est un choc de cultures ancestrale. C'est puissant comme doit l'être le narrateur. C'est évocateur et quelques part très loin au fond de nous reminiscent de racines oubliées.

J'aime.


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