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Poésie contemporaine
Zaknafein : Jardin de l'Entropie
 Publié le 22/07/18  -  10 commentaires  -  1301 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

Je dirais simplement que ce poème reflétait le désordre qui régnait dans ma tête à l'époque où j'ai écrit ce poème (2013), et certainement toujours aujourd'hui.


Jardin de l'Entropie



Du jardin de mes songes je suis démiurge.
Monde fabuleux nimbé de pâles lueurs
Où l'ennui domine colère, passion, peurs.
Un Ennemi contre tous vertement s'insurge.

Ici le soleil se confond avec les lunes.
Le merveilleux et le fort, impropres, fécondent
Âmes égarées s'enivrant de dévergonde ;
Leur jouissance naît de mes douces lacunes.

L'éminent crépuscule occulte l'aube d'or.
Vil Ennemi, par ta grâce le douloureux
Atteint l'apogée lorsqu'il piège le mielleux
Dont il rit tant il fait ridicule décor.

Aux noirceurs se développe un fœtus velu ;
Il s'en nourrit, si affamé, gargantuesque
Bête infâme étreint désordre pittoresque
Et dévaste l'herbe du créateur perdu.

Fruit pourri d'une relation incestueuse
Entre le bien et le mal, d'absurdes parents ;
Pour progéniture un vieux Béhémoth puant
Qui transforme la fleur en plante vénéneuse.

Ô toi vile Entropie mes racines tu ronges
Mais je le sais, dément, je t'ai donné la vie ;
À ton emprise je me trouve démuni,
Je suis le destructeur du jardin de mes songes.


 
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   Eclaircie   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Vous datez votre poème, c'est intéressant, car je me demande toujours quel âge ont les compositions que les auteurs proposent.
Je ne suis pas sûre que, retenu, votre poème sera publié en classique, mais peu m'importe, je ne suis guère puriste et surtout non spécialiste de ces catégories.

Le thème est très, très intéressant, aussi je ne vais pas bouder mon plaisir à vous lire, juste parce que j'aurais préféré votre "désordre" plus "libre".
C'est finalement sans doute une prouesse que d'écrire "régulièrement" le désordre.
Jalonné de mots savants, j'ai du aller plusieurs fois fouiller le net à la recherche de définitions, ce qui n'est pas pour me déplaire. :"béhémoth", inconnu, "démiurge" pour vérifier si l'idée que j'en avais est conforme au dictionnaire, de même pour"entropie".

Assez dramatique dans le fond, la forme sait rester sobre et savante pour m'intéresser, merci !

Éclaircie

   Anje   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème présenté en catégorie classique est trop prosodiquement désordonné pour y prétendre. Un article pour "Âmes" et "désordre" semble manquer, compliquant la lecture.
Entropie, sujet complexe que l'auteur aborde avec une certaine réussite qu'il faut saluer.

   Zaknafein   
22/7/2018
Modéré : commentaire de l'auteur sous son texte.

   Zaknafein   
22/7/2018
Modéré : commentaire de l'auteur sous son texte.

   LylianR   
22/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il me semble que c'est un paysage intérieur fait de luttes intestines entre l'ennui et les colères, la passion, les peurs.
Le merveilleux et le fort ne sont là que pour asservir le narrateur.
Des oppositions tout au long du poème. Le vil Ennemi me fait penser au Diable séducteur.
Dans les strophes 4 et 5, l'idée de bête parasite est reprise par deux fois :
Le dernier vers magnifique montre que le narrateur est son propre ennemi.

Ô toi vile Entropie mes racines tu ronges
Mais je le sais, dément, je t'ai donné la vie ;
À ton emprise je me trouve démuni,
Je suis le destructeur du jardin de mes songes.

Une illustration de l'entropie, très personnelle.

   LenineBosquet   
22/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui oui, c'est bon ça ! Le bien, le mal qui nous ronge, nous sommes les agents de notre propre destruction, je suis bien moi-même mon pire ennemi.
Des vers bien sentis comme "atteint l'apogée lorsqu' il piège le mielleux,dont il rit tant il fait ridicule décor.", le fœtus velu aussi, gargantuesque et autres.
On n'est pas dans le classique pour des histoires d'alternance rime féminine \ masculine, pluriel/singulier, " e" muet non éludé, métrique aléatoire, césure chelou etc... Mais proche du néo quand même.
M'enfin qu'importe, j'aime beaucoup le thème et son traitement, bravo.

   INGOA   
22/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Sur la forme, je ne trouve pas ce texte très équilibré, le nombre de vers étant parfois aléatoire et certaines tournures me laissent perplexe : âmes égarées s'enivrant de dévergonde (dévergonde nom commun ?) ; dont il rit tant il fait ridicule décors (il sujet et l'autre il sujet de qui ou de quoi ?).
Bref, j'y perds mon latin et c'est pour cela que j'ai du mal à apprécier ce texte dont je trouve également peu poétique la sonorité.

   PIZZICATO   
22/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L'idée est intressante avec un titre bien pensé.
Démiurge puis destructeur de ce " jardin " où règne une grande agitation de l'esprit.

Mais je dois dire que ma lecture a été sensiblement perturbée par des constructions que j'ai jugées un peu scabreuses parfois frôlant l'emphase.
Pour ma part, une révision de la forme serait profitable à ce texte.

   Donaldo75   
23/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Zaknafein,

Ce poème a du corps, de l'identité, de l'authenticité. Certes, je le trouve très chargé en soufre, avec beaucoup de références de la mythologie religieuse (du démiurge à Béhémoth en passant par les multiples images véhiculées), mais c'est, je crois, ce qui fait sa force.

"Aux noirceurs se développe un fœtus velu ;
Il s'en nourrit, si affamé, gargantuesque
Bête infâme étreint désordre pittoresque
Et dévaste l'herbe du créateur perdu."

Il y a une sorte de délire pictural dans ce quatrain, un peu comme dans certains tableaux de Salvador Dali quand le maître pétait une durite et chargeait le rectangle d'images religieuses, outrancières le plus souvent, au milieu de symboles modernes.

Bravo !

Donaldo

   Miguel   
25/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Certains accents surréalistes, et de fort beau vers, comme des pépites, ici et là ; mais je ne veux pas dire que les autres vers soient faibles. Il y a un souffle et une tension qui se maintiennent fortement d'un bout à l'autre du poème, et une certaine distance par rapport au sujet, aussi, bienvenue.


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