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Poésie contemporaine
Zaknafein : Le grand départ
 Publié le 08/08/18  -  12 commentaires  -  1233 caractères  -  173 lectures    Autres textes du même auteur

Extrait de mon recueil "Tempus Apostasiae", juillet 2013.


Le grand départ



Célébrons ! Car ce soir est le dernier soir.
Plongeons à bras ouverts dans l'abysse noir.
Regardez ! Comme ils brillent tous ces candélabres.
Dansons, sereins, d'époustouflants ballets macabres.
Égayons cet endroit d'un ultime requiem.
Jonchons cette terre damnée de chrysanthèmes.
Ensuite nous pourrons souffler viles lumières,
Loin de nous les méfaits de l'Homme et de ses guerres.
Cette nuit s'abat sur nous douce apocalypse,
Ragnarök fatal ; le soleil Fenrir l'éclipse.
Il le dévore pour notre plus grand bonheur.
Allons messieurs, buvons ! Bientôt minuit, c'est l'heure.
Nous pouvons élever aux cieux notre calice ;
Délectons-nous de dures boissons, notre vice.
Noyons-nous dedans et fumons l'opium divin,
D'intenses plaisirs stigmatisés par les saints.
Apprécions cette sublime bacchanale.
Ribotons ! Profitons d'une orgie finale.
Il est temps, camisole nous pouvons ôter
Et pourtant nous n'avons pas assez festoyé.
Laissons bagages, nous partons pour Valhalla.
C'est le dernier voyage, la dernière foi.
Si nous ne trouvons pas bonne destination,
Peu importe, faisons fi de toute raison.


 
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   Eclaircie   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Le titre attirant : "Le grand départ", si bien sûr on pense à la mort, on peut aussi penser aux flux d'été, aux flux migratoires et d'autres aussi, sans doute.
L'exergue, est étrange ou présente une coquille ?
"Un asile, l'où ne soigne personne."

Entrant dans le pavé-texte-poème.

Le narrateur nous transporte en pays Nordique, lieu assez original à ma connaissance en poésie.
Rimes plates qui ajoutent au rythme "brutal".

Le voyage en pays Nordique fait tout de même un détour par le Sud :
"bacchanale" ou l'Est "l'opium"

J'aime cette invitation "Ribotons"

Globalement un texte intéressant, plus qu'un "grand départ", j'ai aimé ce voyage qui ne définit pas vraiment le point de départ ni celui de l'arrivée.

Merci du partage,
Éclaircie

   Vanessa   
31/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Votre texte est bien écrit mais je ne peux pas dire qu'il me plait.
C'est l'univers que je n'aime pas.
Peut-être que si vous l'aviez aérer sous forme de quatrains, j'aurais moins senti l'opression.
Parce-qu'ici c'est trop condensé pour d'écrire un asile.

   bipol   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour

j'adore ce coup de poing dans la gueule

ces éclaboussures, cette overdose

j'adore les vomissures de mots

qui jaillissent de votre texte c'es gargantuesque

vous mêlez décors et folie

et vous avez raison c'est jouissif comme le bon côté de la bipolarité

je vous dit merci et je vous admire

   PIZZICATO   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le "grand départ " ; une fin du monde ou d'un monde, orientée mythologie nordique.

Profitons une dernière fois des plaisirs consommés jusqu'ici, avant l'avènement d'un monde plus pur ?
"Délectons-nous de dures boissons, notre vice.
Noyons-nous dedans et fumons l'opium divin,
D'intenses plaisirs stigmatisés par les saints.
Apprécions cette sublime bacchanale.
Ribotons ! Profitons d'une orgie finale."

" Si nous ne trouvons pas bonne destination,
Peu importe, faisons fi de toute raison." Ce sera toujours ça de pris ...

   Donaldo75   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Zaknafein,

A ma première lecture de ce poème, je me suis écrié :
Diantre, c'est chargé !

Puis, je l'ai relu, parce qu'il semblait qu'une tonalité forte se détachait de ce poème fort en symboles, en références, entre mythologie et religion.

Et c'est ce qui m'a plu, ce ton, ce corps.

Bravo !

Donaldo

   Fowltus   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir,

Désolé mais il y a vraiment une odeur (et qui n'est pas plaisante) de naphtaline.
Le thème, les termes (je ne vais pas tous les retranscrire), les rimes rien ne concourt pour moi à tendre vers une 'modernité' poétique et saisissante.
Je vois votre poème comme une pierre brute et mal taillée.
Bonne continuation.

   Queribus   
9/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Votre poème a un côté étrange et sulfureux avec un certain mystère qu'on ne découvre pas d'entrée; l'écriture me semble très correcte ainsi que la prosodie; ceci dit, le texte est un peu touffus et aurait peut-être mérité un peu d’aération avec des strophes par exemple.Le tout m'a laissé une impression un peu mitigée même si je trouve le bilan plutôt positif.

Bien à vous

   papipoete   
9/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour Zaknafein
Je ne suis pas oie blanche, mais ce récit m'évoque des " messes noires " où l'on commettait toutes sortes d'activités blasphématoires et orgiaques ; et le clergé du curé au cardinal n'était pas le dernier à se manifester par ces " diableries " !
NB si le sort m'était donné de mourir " en bonne santé ", j'organiserais une fête, un pot de départ, mais l'on ne se réjouirait pas de même façon que la vôtre !

   Cyrill   
10/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Zaknafein
Il y a un bon souffle dans votre texte. Comme une urgence.
Mais je ne parviens pas vraiment à me sentir dans l’ambiance… ce n’est pourtant pas faute d’y être invité, puisque le narrateur emploie la première personne du pluriel de l’impératif !
Je pense qu’il manque à ces injonctions et ces prophéties (« ensuite, nous pourrons ») , une alternance de descriptions, le temps de dire que voilà, on boit, on danse et on ripaille, on ne se contente pas d’écouter les invites répétées à le faire. Parce que mince, « c’est l’heure » !!

Du coup je reste un peu sur ma faim et ma soif.
Une prochaine foi( ?) j’espère ;-)

cyrill

   lucilius   
12/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Certains ont trouvé "jouissif" votre texte, moi pas. Je patauge dans sa morbidité alors qu'il se voudrait festif. On dirait qu'il a été "écrit" lors d'agapes bien arrosées, lorsque la raison se dilue. Peut-être qu'après quelques copieuses rasades je pourrai m'en rapprocher, mais à jeun impossible, car ses effluves orgiaques sont trop éthérés et ne collent pas, pour moi, avec votre conclusion : "faisons fi de toute raison".

   Quidonc   
13/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un texte qui me rappelle la chanson de Monsieur Brel "A mon dernier repas" , par le thème, par la philosophie épicurienne qui s'en dégage et par sa truculence.

Un bon moment de lecture

merci

   JcJaZz   
17/8/2018
Bonjour,

Ca cogne fort !!!
Les réjouissances puis les excès puis l'extase puis la mort (?)
j'ai aimé cette "montée en puissance"

Merci
(pour riboter : bien joué)


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