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Poésie contemporaine
Zaknafein : Noctambule
 Publié le 31/08/18  -  7 commentaires  -  991 caractères  -  142 lectures    Autres textes du même auteur

Extrait de mon recueil "Tempus Apostasiae", août 2013.


Noctambule



Oh toi, entends ! L’écho de mon âme escarpée,
Glauque bruissement de ma torpeur déchaînée.
L’aquilon faisant virevolter la folie,
Essence même de mon ruisseau décrépit.

Mes cendres d’ores et déjà reposent dans l’urne.
La nuit dévorante renforce ma débauche,
Atrophiant ma nature d’être diurne,
Nodocéphale que je suis, diablement gauche.
Je fuis l'astre en fusion et rentre dans la danse.
Matin venu sobre et triste constat s’impose.
Un miroir brisé reflète ma déchéance,
Tentant vainement de muer l’erreur en prose.
Fuis donc lumière ! Je n’ai plus besoin de toi.
Dans la cité où toute valeur est perdue,
Idylliques ténèbres font de moi le roi.
Solitaire et sali, mon cours d’eau rentre en crue.

Ce liquide rougeâtre de tous orifices
S’échappe et s’écoule, marquant la fin du vice.
Oh toi, merci ! Tu vois la noirceur de mon âme.
Ton œil empreint de pitié apaise mes flammes.


 
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   Brume   
12/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Nodocephale, terme désuet que je découvre. Pourquoi pas.

J'ai bien aimé suivre la déchéance de ce sombre noctambule. L'atmosphère est noire sans être glauque, servie par une écriture élégante.
Poème superbe, je me suis régalée à vous lire.
Le fond est bien conté par de beaux vers. Ils offrent à votre poème force et caractère. Il est facile de s'imprégner de l'ambiance.

Bien qu'un peu théâtrale, l'intensité du ton du monologue donne de la présence au narrateur.

   Raoul   
17/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir,
Poésie contemporaine ?
Un poème qui ne renouvelle pas l'imagerie poêtmaudiesque nuit+noirceur = vice & flammes. En cela, il répond au cahier des charges, des alexandrins plutôt bien balancés (on ne voit pas trop les… vis ;)), le champs sémantiques est constant - bien que terriblement daté - quoi que j'ai du mal à visualiser le :"ruisseau décrépit". "L'astre en fusion" signifie soleil -si j'ai bien suivi, là, on n'est pas loin du gongorisme tout de même… Ce style très maniéré, fini par être pesant.
Je préfère nettement "Nodocéphale que je suis, diablement gauche." malgré la virgule, qui permet une entrée par une vision de focale i rare et précieuse (cf Huysmans…)
Dans une dernière pirouette qui se veut provoc, on en vient aux menstrues (qui nous sauvent du vice !!) bref, Une vision hyper trad. planqué sous les oripeaux d'une décadence poseuse.
Pour moi c'est presque un à la manière de, mais pas très réussi.
Pas convaincu

   Eclaircie   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Résolument sombre, c'est un choix, et dans un registre plutôt classique, c'est aussi un choix.
Cependant, je trouve ce texte un peu trop "nombriliste" pour qu'il me plaise vraiment.
Le soin à l'écrire est évident, alternances de rimes plates, 1er et dernier paragraphes, et de rimes alternées pour ne pas lasser.
Il me semble, pour le détail, qu'il manquerait une ou deux virgules :
"Matin venu sobre et triste constat s’impose." après matin venu ?
"Ce liquide rougeâtre de tous orifices" après rougeâtre ?

Bonne continuation,
Éclaircie

   Provencao   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Dans la cité ou toute valeur est perdue;
Idylliques ténèbres font de moi le roi.
Solitaire et sali, mon cours d’eau rentre en crue."

J'ai beaucoup aimé la dimension morale mise en relief dans l’adjonction de « solitaire » au « sali » et aussi dans la recherche des voies des ténèbres, d’un consensus moral allant au delà d’un simple modus vivendi.


Belle écriture qui a mon sens invite à de nombreuses lectures...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour Zaknafein
Le héros semble être mécontent de l'image, que le miroir de son âme lui renvoie, celle d'un " nodocéphale " ...
Lorsque j'assemble ( par exemple ) un meuble IKEA, et constate au final qu'une pièce reste là, attendant son montage, je crie << quel con ! >>
NB c'est le résumé que je fais de votre poème, dont le vocabulaire m'apparait bien obscure, et la fin particulièrement glauque !

   PIZZICATO   
31/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce portrait du " noctambule " débauché m'a peu séduit.
Je n'ai pas trouvé vraiment de nouveauté dans le traitement du fond, mais certaines images intéressantes " Je fuis l'astre en fusion et rentre dans la danse "

" Glauque bruissement de ma torpeur déchaînée " pour l'oxymore.

" Dans la cité où toute valeur est perdue,
Idylliques ténèbres font de moi le roi ".

Je n'ai pas aimé la dernière strophe.

   Anonyme   
1/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
je pense que nodocephale ne fait pas trop poésie subjectivement !
la première strophe est trop bien redigée, elle est trop emportante mais les deux dérnières, je pense, sont un peu prosaïques hormis le fait qu'elles portent la rime !


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