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Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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Bonjour,

Je remercie le comité éditorial d'avoir accepté d'insérer ce texte dans le catalogue du site. Je remercie également les lecteurs et particulièrement les commentateurs.

Merci donc à Polza, Myndie et Cyrill !

57 lecteurs et trois commentaires, dont un seul post-publi ! Bon, je ne ferais pas de commentaire sur ce manque de commentaires… Je continuerais à faire mon cinéma d'auteur, sans chouiner que Canal+ et Bolloré refusent de me financer… ;)

Explications de la démarche labo :

Les fragments delta sont une suite de textes dans le prolongement des fragments du crépuscule, voulant ponctuer la démarche, mais dans une vision plus radicale, plus pessimiste sur le fond, plus « désintéressée » sur la forme, car c'est avant tout de la poésie qui fait son introspection. Ils explorent dans une sorte de spirale sémantique la condition humaine et la fonction profonde de la poésie à l'aune de ce nouveau millénaire… Ainsi la forme se veut radicalement nouvelle, s'éloignant des canons de beauté de la poétique traditionnelle sur la forme pour dénoncer sur le fond ce qui n'apparait plus que comme une notion esthétique dépouillée de sa substance… Comme toute introspection du sacré et de la mystique humaine, Dieu est aussi interrogé. Pour cela, pour toutes ses « missions » (car les fragments delta ne sont pas une exploration gratuite, mais ont un objectif, faire réfléchir sur la condition humaine et sur la poétique), l'écriture automatique est parfois utilisée, les phrases ne cherchant pas forcément le beau, mais à démontrer cette errance de la pensée à une époque où tout a été dit et démontré…

Ainsi le rythme est souvent arythmique, la syntaxe peut être malmenée, l'impact se trouve au-delà des images, peut-être bien dans la répétition constante d'un langage brut, synesthésique qui affirme pour interroger le sens de la vie au-delà de la poétique traditionnelle… Les fragments delta, ce sont des poésies qui s'émancipent de la poésie… Comme pour tout projet à suite, le sens des fragments delta ne se livre qu'une fois ceux-là reconstitués : ils suivent une progression et une logique d'expression qui se comprend avec les derniers fragments…

Plus précisément et toujours dans le même ton pessimiste, ce fragment parle de l'échec voire de la quasi-absence finalement de mémoire collective. Il parle aussi du désenchantement de la vie publique et politique et particulièrement des dangers de l'extrême droite qui revient en force, dans une époque où tous les ingrédients sociaux sont réunis pour que l'abominable se reproduise et transforme peut-être à nouveau la vieille Europe en gigantesque abattoir humain et que les cycles effroyables se répètent. Seul le profil des futurs persécutés change, mais c'est la même logique de rancœur, d'aigreur, de paranoïa, de complotisme, de haine de l'autre qui se met en place insidieusement.

Polza :

Merci beaucoup d'être encore là ! Certaines de vos nombreuses digressions m'ont beaucoup fait rire.

Vous avez bien saisi, je pense, la thématique principale qui se dégageait de ce fragment.

Sinon, je suis heureux que ce texte vous ait donné beaucoup de résonances tout azimut.

Pour les multiples références et pour ne citer que celle littéraire :

"La mare au diable" est effectivement un clin d'œil (gratuit : juste j'aimais bien l'image) à Georges Sand.

"Le nu perdu" et "Feuillets d'hypnos" sont deux recueils de René Char, poète résistant contre l'horreur nazie, j'étais obligé d'y faire référence ici. "Feuillets d'hypnos" est un recueil d'aphorismes parfois très poétiques, parfois plus graves, écrit dans le maquis.

"Triste tigre", vous a fait penser à Blake et son célèbre poème popularisé (relativement…) grâce à la très bonne série "Mentaliste". J'avais personnellement en tête un écrivain cubain reconnu que vous connaissez peut-être, si j'ai bien compris votre vie sentimentale : Guillermo Cabrera Infante, qui a écrit un roman épique dans la veine du réalisme merveilleux : "Trois tristes tigres". Roman "social" assez impactant sur le fond et la forme sur la vie de la Havane à l'époque de Batista. Cabrera Infante est une figure incontournable de la littérature cubaine. Après avoir été encensé par le régime castriste, il fut honni par celui-ci quand il prit ses distances. Rien de plus normal, dans une dictature, en fait ! ... ;)

"Soumis aux amours jaunes" est une allusion à un recueil de poésie de Tristan Corbières, "Les Amours jaunes". Poète français assez méconnu, pourtant très bon dans un style plutôt moderne et symboliste.

"Écoute, si on allume les étoiles", est une référence en hommage au grand poète russe Maïakovski. C'est le titre d'un de ses plus célèbres poèmes et d'un recueil.

"Les illuminations" sont un clin d'œil (encore et toujours) au grand A. Rimbaud.

Voilà ce que je pouvais vous donner comme précisions sur les réf.

Merci beaucoup et au plaisir de vous lire !

Et en attendant, je m'en vais visionner une énième fois "Les aventures de Rabbi Jacob"... ;)

Myndie :

Merci à toi d'être toujours là toi aussi !

J'ai beaucoup apprécié ta synthèse de tes impressions de lecture suscitées par ce fragment, ainsi que tes références. Merci d’avoir été sensible et d’avoir saisi, comme d’habitude, les intentions sur le fond autant que sur la forme. Pour les qualités et les défauts, je suis plutôt d'accord avec toi.

Merci beaucoup pour ton commentaire et au plaisir de te lire !

Cyrill :

Merci beaucoup pour ton com.

Oui, je reste inspiré, plus que jamais ! Faut dire qu'il y a matière… ;)

Je partage complètement ton résumé de l'aspect social qui est exposé ici. Et oui, les choses se répètent car nous n'apprenons pas de nos erreurs sur le plan collectif. Ça me fait d'ailleurs penser à cette phrase attribuée (sans véritable preuve) à Albert Einstein :

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

Sinon, j'ai aussi beaucoup apprécié tes remarques sur la forme, et particulièrement sur l'aspect déclamatoire et sur l'effet partition. J'aime les poésies qui réunissent réflexion, images, rythme et musicalité. Et c'est ce travail-là que j'essaie de fournir le mieux possible…

Voilà, à la prochaine !

Bonne journée les z'amis oniriens, de toutes plumes et de tout poils !

Contribution du : 04/08 13:07:35
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...  "En dehors du chien, le livre est le meilleur ami de l'homme. En dedans, il fait trop noir pour y lire"

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Re : Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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Merci pour ce retour Lari. J'attends maintenant mon prochain épisode des Fragments delta comme une certitude, et comme un bon remède contre...

Citation :
la même logique de rancœur, d'aigreur, de paranoïa, de complotisme, de haine de l'autre qui se met en place insidieusement.


Pas si insidieusement que ça d'ailleurs. je trouve que les instigateurs de cette logique sont drôlement décomplexés par les temps qui courent. Et ceux qui la relayent n'ont pas forcément une vue d'ensemble de cette logique.

Au plaisir !

Contribution du : 04/08 15:44:09
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Re : Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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Hello Lari!

C’est un réel plaisir d'échanger avec toi sur ta « démarche labo »: elle est passionnante.

cette volonté de déconstruire les canons traditionnels pour mieux ausculter la condition humaine et la mémoire collective, c'est ce qui fait la force de tes Fragments Delta.
Certes, cette écriture plus brute, parfois arythmique ou automatique, comme tu la définis, pour exprimer le désenchantement contemporain, demande au lecteur un investissement particulier mais c'est bien ce qui donne au texte une urgence et une gravité saisissantes.

Quant au nombre de retours... le fameux « cinéma d'auteur » a effectivement la même exigence pour son public .
L'important n'est-il pas dans la qualité des résonances que ton écriture provoque? Et certains échanges prouvent que le propos touche juste et fait réfléchir.

Merci à toi pour cette générosité dans les explications et surtout pour la prise de risque poétique.

Au plaisir de découvrir les prochains fragments et de suivre l'évolution de cette spirale sémantique !

Contribution du : 05/08 06:52:28
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Re : Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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Bonjour et merci un peu tardif pour votre retour sur commentaires Lariviere. Seulement 3 commentateurs, mais les 3 meilleurs

Hé oui,on je suis encore là (un des meilleurs albums de NTM pour moi), je viens même de voir que vous aviez nous aviez déjà proposé une nouvelle mouture de vos fragments, mais chut, j’ai pas le droit te trop en parler, sinon Vincente va encore me houspiller

Heureux d’avoir pu vous faire rire, c’est important de rire, même si quand je commence à commenter, ce n’est pas mon but premier. Je commente à l’instinct, je ne sais jamais dans quelle direction ça va m’emmener !

J’avais bon pour « La mare au diable » de George Sand (sans S final pour votre gouverne, il vous en prie !), c’est déjà pas si mal, la prochaine fois, vous évoquerez peut-être « Le diable au corps » de Raymond Radiguet !

Pour René Char, je n’avais pas les références, pourtant, il y a longtemps, j’ai lu un recueil de ce poète « Le marteau sans maître » peut-être, mais je ne suis pas sûr du titre ; je pourrais évidemment le retrouver en un clic, mais je trouve plus humain d’avouez ses faiblesses et de dire à demi Moore mot que l’on commence à perdre la mémoire !

Je connaissais William Blake avant la série, heureusement pour moi. Quand on pense à William Blake, on pense souvent à sa poésie, mais personnellement, j’adore également ses nombreuses peintures, je rêve d’en avoir une chez moi…

Vous avez parfaitement compris ma vie sentimentale, la vérité, ça fait plaisir, je ne raconte pas ma vie pour rien

Je ne connais pas Guillermo Cabrera Infante, mais je connais Guillermo del Torro, pour tout vous dire, les quelques mois où j’étais à Cuba, j’étais jeune et insouciant, je m’intéressais plus à la cousine de la femme de mon patron qu’à la grande littérature.

Bon d’accord, j’étais tombé dans une conspiration machiavélique, mais là n’est pas le sujet, je vous raconterai peut-être un jour si vous êtes bien sage !

En tout cas, moi qui n’aime pas danser, je peux vous dire qu’avec la cousine je m’en suis donné à cœur joie au concert du groupe cubain Los Van Van en plein cœur de La Habana Vieja !

Par contre, même s’ils ne sont pas cubains, je connais bien la famille Buendía !

Je connais également et malheureusement Batista, comment un peuple si gentil peut-il être dirigé par de successifs dictateurs ! (Le discours de la servitude volontaire peut-être…)

Je suis heureux de vous avoir donné envie de visionner une énième fois « 
Les aventures de Rabbi Jacob », c’est un grand moment de cinéma pour moi

Si j’adore ce film, j’adore également « Le septième sceau » d’Ingmar Bergman, aussi, je rejoins totalement Myndie, quand elle parle de cinéma d’auteur…

Préféreriez-vous avoir 1000 commentaires pour le poème « Papa, maman je vous aime de tout mon cœur » (aussi touchant soit-il), ou 3 commentaires pour votre dernier Laboniris ?

Je pense déjà connaître la réponse…

Je ne sais pas si j’aurai toujours les capacités intellectuelles pour vous commenter, mais sachez que si je le peux, je continuerai à vous suivre ; vous m’obligez à sortir de ma zone de confort comme je vous l’ai déjà dit et ça me plaît de devoir réfléchir parce que cela m’aide à ne pas perdre définitivement la mémoire…

Contribution du : 10/08 22:22:27
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Re : Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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Je tenais tout de même à préciser que votre dernier poème (je ne dis volontairement pas la catégorie pour pas me faire enguirlander par Vincente) met mon cerveau en totale ébullition !

J’aime beaucoup, mais il me fait partir dans tous les sens, à croire que vous le faites exprès

Contribution du : 11/08 21:35:42
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Re : Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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Merci Polza pour votre intervention !

Moi aussi je connaissais W. Blake avant la série. C'était un peintre intéressant également, mais j'aime bien le poète…

Pour le "diable au corps", je l'ai lu il y a longtemps. Il m'a tellement marqué que je me souviens à peine et vaguement du thème : l'amour, la passion adolescente dans un angle de traitement à contretemps de la morale de l'époque…

"Le marteau sans maître" est effectivement un recueil de poèmes de Char. C'est son véritable premier recueil, quand il était pleinement dans le mouvement surréaliste, publié chez Corti. Le titre annonce la couleur…

Personnellement, au risque de vous étonner, je crois que je préfère "Rabbi Jacob" ou autre "grande vadrouille" à certains films d'auteurs inregardable sans grosse dose de caféine !... Je ne dirais pas que "la soupe aux choux" est un chef-d'œuvre, mais je trouve assez injuste le mépris de la grande famille du cinéma pour les films comiques et ses acteurs de génie. C'est pas facile de faire rire et pourtant c'est salutaire ! ... Et De Funès a reçu à peine un César d'honneur avant de mourir, le truc qui dit : bon, on trouve pas que c'est mérité, mais vous faites des entrées et le public est là, alors, tenez…

Quant à savoir si je préfère mille commentaires sur un poème fleur bleue qui n'apporte rien ou trois commentaires sur un texte "travaillé", je dirais qu'un juste milieu serait appréciable… ;)

Trois commentaires, c'est indigent quand même, vous ne trouvez pas ? ...

Pour le fragment à venir, je vous dirai en temps et en heure… Je suis déjà heureux que vous ayez pris le temps de le lire en EL et qu'il vous ait, comment dire… interpellé ?

Bonne fin de journée.

Contribution du : 14/08 16:34:09
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Re : Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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De rien Lariviere, c’est avec plaisir, je prends deux minutes pour vous répondre. J’aurais bien pris plus, mais je suis en train de me battre avec des mites depuis ce matin, ce n’est pas une métaphore, malheureusement pour moi (et oui, je connais l’histoire du gars qui a une grosse mite au cas où vous seriez tenté de la faire )

oui j’aime le poète aussi, j’ai 2 bouquins de lui à la maison, « Le mariage du ciel et de l’enfer » et « Chants d’innocence et d’expérience »

Je ne savais pas que Philippe Cortu avait publié des livres, vous me l’apprenez, je ne le connaissais que de chez Thierry Ardisson

Je vous rejoins sur certains films d’auteur inregardables que je qualifierais de branlette intellectuelle et j’ai toujours aimé « La grande vadrouille » et « Rabbi Jacob » et même « Hibernatus » que j’aime beaucoup, tellement d’ailleurs, que ça m’a bloqué pour commenter un poème du concours en cours qui se finit par « aimer, aimer, aimer » je ne sais plus quoi…

J’ai malheureusement pour l’auteur revu Louis de Funès en train de faire sa fameuse danse et ses non moins fameuses grimaces tout en s’écriant : « Elle s’appelle pas Clémentine, elle s’appelle Edmée, Edmée, Edmée… » (je suis sincèrement désolé pour l’auteur ou l’autrice de ce poème)

La soupe aux choux n’est peut-être pas un chef-d’œuvre, pourtant, qu’est-ce que j’ai pu rire de nombreuses fois devant le concours de pets

Jean Carmet (à voir des vidéos ou Jean Carmet parle œnologie avec Depardieu, petit déjeuner au vin blanc !) « Écoute, c’est quand même bien foutu les étoiles ! »

Louis de Funes « Y’en a des milliers, des milliers, milliers »

Jean Carmet « Proooooout »

Dans un autre style, je me bidonne toujours autant devant « Y a-t-il un pilote dans l’avion » puisque l’on est dans les confidences !

Oui, je trouve aussi pour répondre à votre question, par rapport au mal que vous vous donnez, je peux comprendre une certaine frustration; voire un manque de considération…

Je n’ai toujours pas eu le temps de commenter votre dernier fragment, j’ai pas mal de choses à faire en ce moment, si je ne peux le faire en EL, je le ferai quand il aura été publié…

Bonne fin de journée également, je retourne à la chasse aux papillons mites ! (Remarquez, ce sont de petits papillons que je compte bien exterminer jusqu'au dernier Mein Führer ! Désolé, je me suis laissé emporté ! C'est de l'humour (noir) pour ceux qui n'auraient pas de troisième Reich degré !)

Contribution du : 14/08 17:58:54
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Re : Fragment delta numéro 10 : explications et remerciements
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Si cous passez par ici Lariviere je voulais juste que je venais d’avoir un flash ! Je me suis revu écrire « Ceci n’est pas une pipe » sur votre dernier fragment, le numéro 11. Je vous expliquerai plus tard pourquoi j’ai commis cette erreur, je suis quelques jours en Normandie et j’ai pas pris mon ordi, c’est plus long d’écrire avec mon téléphone mobile.

René Magritte et « La trahison des images » fait plutôt partie du mouvement surréaliste que dadaïste (même s’il peut y avoir quelques points communs). Mais j’ai de bonnes excuses, je vous les préciserai bientôt !

Contribution du : 20/08 21:20:33
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