Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes





Retour à Puta Arenas
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 15990
Hors Ligne
Un immense merci au CE pour avoir permis la publication de ce texte et à vous tous, pour vos retours si riches, délicats et profonds qui sont un prolongement magnifique du poème lui-même. Vous avez su capter ce que ce voyage au bout du monde, à Punta Arenas, portait en lui : non pas une simple fuite, mais cet instant précis où le mouvement s'arrête, où l'errance se dépose dans le givre, le silence et le sel.
Merci également pur vos clins d'oeil complices à la peinture qui accompagnait le texte et dont je ne suis (hélas) pas à l'origine : (« La cité du bout de monde ». Huile sur toile de R. Loretti).

Jf2 : Merci infiniment pour ce retour si délicat. Je suis ravie que le texte vous ait transporté directement aux côtés de ce voyageur, sans artifice. Votre généreuse appréciation d'une écriture "qui coule de source" me touche beaucoup.

LeChevalier : Merci pour cette analyse fine et stimulante ! Je suis contente que le dialogue entre la toile et les mots vous apparaisse aussi clairement. Pour tout dire, c'est moi qui ai posé mes mots sur la toile et non l'inverse. Serait-ce cette "mâle beauté" de la nature austère qui m'a inspirée ? ^^. Quant aux deux "a" de Punta Arenas, ah oui ! Le fameux hiatus m'a piqué l'oreille bien sûr. J'aurais presque aimé pouvoir en faire cette sinalefa espagnole ! Mais, comme vous le dites, il s'agit du nom propre ; C'est ma faute, j'aurais dû choisir Dunkerque
Quant au doublon « sel » bah, je n'ai pas de "version des faits » en fait. Ce n'est pas une interprétation, juste une insistance, je me demande pourquoi d'ailleurs, moi qui n'aime pas ce qui est trop salé...

Rendu : Bonjour rendu, et merci pour votre commentaire. C'est vrai que les alexandrins se sont glissés là comme des vagues discrètes. Je suis heureuse que vous ayez ressenti ce point de non-retour, cette fin d'errance au bout du monde.

Provencao : Savoir que ces murmures s'enracinent dans de jolis frissons d'illusions et résonnent en harmonie avec le Tout est une jolie récompense. Merci du fond du cœur et au plaisir de vous relire bien vite !

Boutet : « Ce poème avec son tableau dégage également une sorte de désespérance avec ses quelques faibles lueurs qui éclairent sans briller. La fin d'une Terre et le début des abîmes. » Voilà qui me comble et qui en plus est bien joliment dit. Ce détroit de Magellan et ce "néant de l'antarctique" résument bien cette sensation de bascule. Je suis ravie que cette ambiance crépusculaire et ces faibles lueurs vous aient interpellé.

Polza : Hello Polza ! J'espère que ton repas avec ta mère et la médiation se sont bien passés. Ton ressenti me bouleverse : y voir en filigrane l'errance et la souffrance d'un exil à la Stefan Zweig donne une profondeur insoupçonnée au texte. Mais au final, ça lui convient très bien. Merci pour ta délicatesse et ton humanité.

Ramana : Merci Ramana ! C'est gratifiant de lire que les cinq sens se laissent enivrer par ce parfum de sel et d'écume. Je suis ravie que le balancement des alexandrins ait pour vous si bien épousé les pensées de ce voyageur vidé de ses illusions.

Pussicat : Quelle magnifique description de lecture, Pussicat ! Tellement émouvante aussi ! Savoir que mon écriture a pu t'aspirer , te faire glisser entre les lignes pour finir « figée dans le givre et le sel », est un compliment inestimable. Merci pour ce voyage partagé hors du temps.

Eskisse : Bonjour Eskisse ! Merci pour ton regard si bienveillant et attentif aux détails et aux mots rares (estampant, ocellent).
Pour répondre à ta petite énigme :
"l'encre rouge", c'est un jeu sur l'homonymie (« ancre ») et tout ce qui peut découler de ce double sens : à la fois le sceau indélébile du passé et le sang de la vie qui s'amarre enfin à ce ponton et la marque de la blessure, à l'"encre" du poète et à celle du peintre. On ne le voit pas nettement sur l'image mais il y a un tout petit filet de rouge qui borde le reflet de la mer.

Cristale : Merci pour ton interprétation imagée qui colle au plus près à ma propre vision. C'est exactement cela : ce n'est pas l'arrivée au bout du monde, c'est l'arrivée au bout de sa fuite. Merci d'avoir perçu toute la gravité de cette toile de fond, et toute ma gratitude pour cette "coiffe à cinq plumes" que je reçois en me disant que ma tête est trop petite pour elle.

Lariviere : Salut Lariviere ! « Une fois n'est pas coutume il est très réussi sur fond et forme » Qu'est-ce que ça doit être pour mes autres textes,alors ! Je plaisante. Merci pour ton enthousiasme et ce clin d'œil au verre partagé. Je suis ravie que ce clair-obscur néoromantique ait fonctionné sur toi et que la fluidité de lecture ait été au rendez-vous. Tu peux me le redire, tu n'as pas encore explosé le compteur!^^

Passant75 : Merci pour votre appréciation. C'est une très belle nuance et elle est juste : fuir est inutile, et plutôt que la fin du monde, c'est un monde qui continue de vivre tandis que le voyageur, lui, trouve enfin la paix en se dissolvant. Je suis ravie que la magie de la poésie ait opéré avec cette évidence.

BlaseSaintLuc : Pas de souci, les derniers sont souvent ceux qui savourent le mieux ! Bravo pour la touche d'humour (« Personne ici pour dire que c'est trop intello ou obscur ? ») et merci d'avoir relevé ce "paysagisme narratif" (j'aime bien l'expression). Quant aux petites répétitions (silence, nuit, sel), tu as l'œil du lynx ! Parti pris assumé pour imprégner le lecteur de cette brume entêtante, mais bon, tu as le droit de venir chercher les poux dans « les poils du chien » Merci pour ton passage.

Cyrill : C'est une très belle lecture. J'aime beaucoup ta façon de voir comment le décor de Punta Arenas finit par se confondre imperceptiblement avec l'être lui-même, jusqu'à ce que le paysage devienne le miroir de l'âme. C’était tout à fait l'effet recherché et voici ce qui me touche le plus : « Une très belle image finale, très cinématographique. Le personnage semble s’ancrer enfin dans ce lieu et y disparaître. Il donne envie de le suivre. »
Merci pour ton passage, merci d'avoir apprécié le poème ET la peinture.

Louis : Comme toujours Louis, vous me laissez (presque) sans mots. Votre analyse est d’une profondeur et d'une précision magistrales. Comme toujours, je suis admirative de cette lecture analytique ; vous avez décortiqué l'architecture intime de ce poème bien au-delà de mes propres pensées. Par exemple, votre mise en lumière de ce double mouvement – l'intensif croissant du froid et de la nuit, et l'extensif qui s'épuise dans une ultime halte géographique – donne à mes vers une approche quasi philosophique absolument brillante que je n'aurais jamais imaginée. Je vous suis infiniment reconnaissante pour avoir exploré les moindres nuances de toutes mes assonances et cette géographie de l'âme avec autant de perspicacité.

Un grand merci à tous pour la finesse et la hauteur de vos regards.

Contribution du : 24/09 11:36:52
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
26/12/2025 17:32
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 3490
Hors Ligne
Merci pour ce retour, Myndie. Je n'ai pas douté un instant que le tableau vous ai inspirée et pas l'inverse. Concernant l'hiatus, rien ne vous obligeait à mentionner le nom : sa présence dans le titre aurait suffi au lecteur perspicace et ici, nous débordons tous de perspicacité.

Contribution du : 24/09 11:59:47
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Maître Onirien
Inscrit:
02/10/2012 20:34
De Là-bas
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Primé concours
Post(s): 31056
Hors Ligne
Et encore, j'évoquais une coiffe à dix plumes :)
Mamamia ! Qu'en eût-il été de ta délicate tête ?

Merci Myndie pour ce joli retour !

Au plaisir, toujours, de te lire

Contribution du : 24/09 12:11:16
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Maître Onirien
Inscrit:
24/02/2015 19:46
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 25241
Hors Ligne
Merci Myndie pour votre retour d'une grande élégance.
Cordialement

Véronik

Contribution du : 24/09 13:09:23
_________________
" La poésie libère la magie des mots"
Stéphane Jean
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 15990
Hors Ligne
Citation :

Cristale a écrit :
Et encore, j'évoquais une coiffe à dix plumes :)


mammamia!

Mais moi je suis une littéraire, pas une matheuse, tu le sais bien

Contribution du : 24/09 14:19:33
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 5602
Hors Ligne
Citation :

Myndie a écrit :


Polza : Hello Polza ! J’espère que ton repas avec ta mère et la médiation se sont bien passés. Ton ressenti me bouleverse : y voir en filigrane l’errance et la souffrance d’un exil à la Stefan Zweig donne une profondeur insoupçonnée au texte. Mais au final, ça lui convient très bien. Merci pour ta délicatesse et ton humanité.



Merci pour ce retour Myndie, oui le repas s’est très bien passé, ma mère est toujours contente et fière de moi quand je vais la voir, elle dit à tous les résidents « mon fils ceci, mon fils cela », c’est touchant…

Je suis vraiment désolé de ne pas avoir mieux argumenté mon commentaire et ne pas avoir fait une « analyse » plus fine de ton poème. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans mon subconscient en ce moment, mais j’ai du mal à me concentrer devant la plupart des poèmes publiés sur Oniris, comme si je n’arrivais plus à réfléchir !

J’espère sincèrement pouvoir revenir sur ton poème et pousser mon commentaire un peu plus loin, jusqu’à Punta Arenas pourquoi pas !

L’idée de Stefan Zweig me plaît bien aussi, un homme qui aurait bourlingué, qui aurait rencontré des tas de personnes et qui las du monde qui l’entoure, viendrait poser ses valises à Punta Arenas…

Par contre, il y a une question qui me turlupine vraiment depuis que j’ai commencé à te répondre, c’est où Puta Arenas ? À côté de Puta’s Fever ?

Contribution du : 24/09 17:30:53
_________________
« Deviens ce que tu es »
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 15990
Hors Ligne
Hello Polza ! Ne t'excuse surtout pas ! Il n'y a aucune obligation à faire des analyses littéraires fleuve, le simple fait d'avoir pris le temps de lire et de laisser un mot me fait déjà très plaisir. Il m'arrive tellement souvent d'avoir des moments de saturation et de ne plus réussir à me concentrer sur un commentaire !
Ton clin d'œil à Stefan Zweig me touche beaucoup, et l'idée d'un bourlingueur fatigué qui vient poser ses valises au bout du monde me plaît énormément.

Tant que tu gardes ton humour et tes bons goûts musicaux, ça me va !

Contribution du : 25/09 05:58:58
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 5602
Hors Ligne
Coucou Myndie, merci pour ta compassion. J’espère que ça reviendra vite, j’ai déjà réussi à commenter LeChevalier hier, c’est un miracle

Oui, rassure-toi, l’humour est toujours et bien là, je ne suis pas du tout en pleine dépression, c’est juste que j’ai du mal à me concentrer et à rassembler mes idées en ce moment, je ne sais pas trop pourquoi.

Sinon, une fois que l’on a donné un nom à des remerciements, il n’y a pas moyen de le corriger ? Non parce que Puta Arenas, ça craint du boudin

Contribution du : 25/09 07:58:16
_________________
« Deviens ce que tu es »
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Retour à Puta Arenas
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 15990
Hors Ligne


Ah oui! J'avais pas vu! ça yest, mes neurones ont fait le lien avec la chanson!
Tu fais bien de me le faire remarquer.
Mais non, je crois qu'on ne peut pas modifier le titre de la rubrique.
Pardon à tous ceux qui passeront par là et qui y verront sans doute un acte manqué..
De moi? ça m'étonne

Contribution du : 25/09 08:18:51
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant





Oniris Copyright © 2007-2025