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Mon testament : merci.
Maître Onirien
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Hé bien, ce n'est pas une franche réussite. Je le regrette car j'aime bien ce petit poème écrit, voici longtemps, en pensant à la fonction du poète dans la société. Pas tous les poètes, c'est vrai, ceux qu'on peut considérer comme « maudits » par leur parcours de vie. J'ai pensé à Villon, Nerval, Rimbaud par exemple qui nous ont transmis une œuvre impérissable. D'ailleurs, au départ, j'avais appelé ce texte « Le testament de Verlaine » puis j'y ai renoncé car manifestement bien présomptueux. Je l'ai dédié à J.C., (pas Jésus Christ évidemment!) le professeur de français qui m'a initié à la poésie quand j'avais seize ans et qui était lui même un poète reconnu.
Au plan technique pour Boutet et Polza : le pluriel à « leur pas invincible » ne s'impose nullement. Il s'agit du pas de chacune des années,
On peut écrire « ils ont perdu leur vieux portefeuille » puisqu'il n'ont qu'un portefeuille par personne. C'était là mon intention car cela évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier.
Par ailleurs la répétition de « passer » est volontaire afin d'assurer la continuité logique du propos.
Enfin la construction peu ordinaire du dernier vers, quoique déjà utilisée, m'avait bien plu par son côté archaïque qui me séduit et colle plutôt bien avec l'esprit du texte.
Merci donc à BlaseSaintLuc, Passant75, Luron, Polza pour son explication et ses propositions, Boutet, Corto, Cyrill qui a été sensible à mes fantaisies syntaxiques, LeChevalier, Marite

Mes amitiés à tous.
C.

Une adresse à consulter si le cœur vous en dit :
https://www.lamaisondepoesie.fr/la-fondation/jacques-charpentreau/

Contribution du : 16/05 12:06:40
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Re : Mon testament : merci.
Maître Onirien
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Merci pour le retour, Curwood, et pour le lien. À la découverte de quelques poèmes de Jacques Charpentreau, je réalise que le vôtre s'en approche par son accessibilité et sa tonalité en demi-teintes. Merci encore.

Le soir indécis, Jacques Charpentreau.

Le soir vient entre chien et loup,
Ombre parmi les ombres grises,
Entre policier et filou,
Entre mule et cheval de frise.

Il arrive entre chèvre et chou,
Figue et raisin, verre et carafe,
Entre montagne et caoutchouc,
Le soir, entre chêne et girafe.

Langue de chien et dents de loup,
A toutes pattes, à tire-d'aile,
Se mélangent dans le ciel flou
Chauves-souris et hirondelles.

Contribution du : 16/05 12:56:04
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Re : Mon testament : merci.
Expert Onirien
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Bonjour Curwwod et merci pour ce retour sur commentaires.

Vos mots et votre humble réaction me touchent, car je connais malheureusement le regret de ne pas avoir plu autant qu’on l’espérait.

Merci pour vos précisions comme : « On peut écrire “ils ont perdu leur vieux portefeuille” puisqu’il (sic) n’ont qu’un portefeuille par personne. C’était là mon intention car cela évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier. »

Vous avez raison, d’ailleurs vous n’avez pas écrit « leurS pas ». Là où votre justification va trop loin à mon avis, c’est quand vous précisez : « C’était là mon intention car cela évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier. », c’est presque antinomique… où bien c’était votre intention et vous n’avez pas besoin d’aller plus loi, où bien cela vous évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier et le vers n’était alors pas naturel, mais dicté par la contrainte…

Pour passer et passera, LeChevalier (comme vous-même) souligne l’irréprochabilité de la reprise et après meilleure analyse de ma part, en tenant compte des propos de ce dernier, je ne peux qu’abonder dans son sens…

Cyrill souligne le côté villonesque de « ça puis là ». Effectivement, le titre « Testament » l’évoque déjà. Dans sa ballade des pendus, Villon écrit : « Puis çà, puis là, », peut-être auriez-vous pu changer votre ponctuation pour plus de fluidité, et une pause entre « çà puis là ». Par exemple : « Accostant çà, puis là, sur un nouveau rivage, ».

Il y a d’autres endroits où j’aurais personnellement modifié la ponctuation, je ne vais pas tous les citer, mais par un exemple :

« Tous vestiges ternis de désirs avortés. » « Tous, vestiges ternis de désirs avortés. ».

Vous écrivez que ce n’est pas une franche réussite, mais sur 9 commentaires, votre poème a au minimum été aimé par toutes et tous…

Contribution du : 16/05 15:00:27
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Re : Mon testament : merci.
Chevalier d'Oniris
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Merci de nous avoir partagé ces éléments de la genèse de votre poème, Curwwod. C'est très beau que vous ayez aimé la poésie grâce à votre professeur, lui-même poète. Comme quoi, c'était encore possible à cette époque-là.

J'ai lu ce que j'ai pu trouver en ligne à propos de Jacques Charpentreau. Un poète maudit, vraiment ? Je n'ai pas eu l'impression mais je peux me tromper. Personnellement, je trouve que ces fameux poètes maudits du XIXe s. ont bien contribué à la marginalisation de la poésie et c'est un lourd péché. La poésie n'est pas une activité pour les exclus de la société, c'est un art beaucoup plus riche.

Mais revenons à Charpentreau. J'ai trouvé un poème de lui en décasyllabes à césure médiane et en rimes plates mais... triples : aaabbbccc... ! Je n'avais jamais vu quelque chose de semblable, c'est original !

Et un dernier mot concernant votre texte : il est trop stoïque pour susciter plus d'émotion et en même temps trop bavards pour inspirer le respect. Pourquoi avoir choisi la forme du sonnet ? Mallarmé a plusieurs « tombeaux » dans cette forme (Baudelaire, Verlaine, Poe...) mais le traitement est toujours beaucoup plus éclatant. Allez, je me tais, je vous ai assez enquiquiné.

Contribution du : 16/05 23:07:25
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Re : Mon testament : merci.
Expert Onirien
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Bonjour Curwwod,

dans le même esprit que la proposition de GIL pour le dernier vers, vous auriez pu écrire (par exemple) :

« Que j’offre volontiers à qui le cueillera. »


« Que j’offre sans regret à qui le cueillera. »

Contribution du : Hier 7:48:02
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Re : Mon testament : merci.
Maître Onirien
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Bonjour Polza,

Merci de l'intérêt que vous portez à ma publication et aux conseils que Gil et vous mêmes m'avez prodigués.
Toutefois je reste sur mes positions : les propositions que vous me faîtes pour modifier le dernier vers de mon sonnet me paraissent un peu prosaïques et manquant de force. Mon choix, qui n'est sûrement pas le meilleur, tout en restant correct grammaticalement et syntaxiquement, est inusité par la plupart des auteurs de poésie. Cette inversion, un moyen de mettre une idée en valeur et qui "date" le texte comme remarqué par Cyrill, par sa construction, attire l'attention du lecteur et donne davantage de relief à ce fameux dernier vers du sonnet. En outre cette formulation a l'avantage d'éviter l'usage d'un participe présent toujours très lourd et peu élégant.
Il serait bien sûr possible de terminer par "Attaché à mon aile un fier lambeau d'espace" à condition de remanier complètement le texte. (Je vais peut être essayer de m'y atteler si j'en ai le temps.)
Merci encore pour votre intérêt, ne soyez pas offusqué par ma position : n'hésitez pas à continuer à me conseiller.

Contribution du : Hier 13:57:28
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Re : Mon testament : merci.
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Bonjour Curwwod, je ne suis point offusqué, c’est votre poème avant tout !

Mais après avoir relu le dernier tercet et si c’était le mien, je changerais plusieurs choses…

On passera peut-être (ok) et l’on reconnaîtra (je changerais et l’on reconnaîtra, je ne trouve pas la formule percutante)
Attaché (c’est autorisé puisque vous changez de vers, néanmoins, malgré la virgule après reconnaîtra, ça fait reconnaîtrA/Attaché) à mon aile, un fier (fier dénote avec le ton général du poème je trouve, il est trop guilleret dans ce contexte) lambeau d’espace
Que je donne à celui qui le cueillir voudra. (je changerais la formule, mais vous avez vraiment l’air d’y tenir, je ne voudrais pas vous contrarier)

Contribution du : Hier 15:18:47
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Re : Mon testament : merci.
Chevalier d'Oniris
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(Puisque Curwwod n'exclut pas mon idée de placer le 13e vers en dernière position, je m'immisce dans le débat.)

L'auteur a peut-être remarqué que je n'ai pas critiqué l'inversion du dernier vers, qui a pourtant choqué tant de monde. Eh bien, c'est parce que l'inversion ne m'a pas gêné ; ce qui m'a gêné (mais je n'en ai pas parlé jusqu'à présent), c'est la rime de deux futurs, chose très peu recherchée, surtout pour terminer un poème. Je suis d'accord avec Curwwod que l'inversion attire l'attention et met en valeur ; dans la préface de sa traduction des Bucoliques de Virgile,

Citation :

Paul Valéry a écrit :
La langue latine [...] peut dire les mêmes choses en moins de mots, elle dispose d'ailleurs des arrangements de ceux-ci avec une liberté qui nous est presque entièrement refusée, et qui fait notre envie.


Je crois bien que la raison d'être de ce « presque » est justement dans l'inversion.

Contribution du : Hier 19:07:05
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Re : Mon testament : merci.
Maître Onirien
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Polza, LeChevalier,

Encore merci pour vos interventions et votre intérêt pour mes modestes productions. Je crois que nous avons assez torturé ce pauvre sonnet dont les tercets vont finir par ressembler à Frankenstein à force d'être découpés puis recousus. Il restera donc en l'état; je le laisse au bord du chemin, sans lui consacrer davantage d'un temps qui, de toutes façons, ne saurait améliorer un texte médiocre.
Bien amicalement.
C.

Contribution du : Hier 19:22:02
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Re : Mon testament : merci.
Expert Onirien
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De Tannhäuser Gate
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Vous pourrez toujours faire comme Brassens et vous payer plus tard un codicille si l’envie vous en prenait…

Contribution du : Hier 19:30:18
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