Parcourir ce sujet :
1 Utilisateur(s) anonymes
Cold song : merci |
||
|---|---|---|
|
Maître Onirien
![]()
Inscrit:
31/01/2014 22:04 De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs Auteurs Groupe de Lecture Membres Oniris Post(s):
16169
![]() |
Bonjour à tous et merci au CE d'avoir publié ce poème et aux lectrices et aux lecteurs qui se sont arrêtés dessus. Certains ont aimé, d'autres moins... Je n'oublie pas bien sûr de remercier les correcteurs pour leur grande patience et leur diligence à rattraper au vol ce que j'avais oublié ( à savoir le passage en italiques, même si, à la réflexion, comme me le fait si justement remarquer Cyrill, l'italique n'était sans doute pas nécessaire )
jf2 : Merci beaucoup pour ce retour si délicat. Mon intention était bien de rendre hommage à cette figure unique sans pathos excessif. J'ai essayé de rappeler avec pudeur ce que fut sa trajectoire fulgurante et tragique. Savoir que le poème vous a fait ressentir sa présence dans la salle est un beau compliment. Donaldo75 : Bonjour Don. Et merci d'avoir pris le temps de formuler cet avis critique, même si le personnage et la forme ne t'ont pas totalement convaincu. J'entends bien ta réserve sur le risque de l'effet "catalogue" ou de la notice biographique versifiée. Pour te répondre, je dirai que là où tu as ressenti l'effet catalogue, j'ai voulu mettre en avant le côté spectaculaire de la tenue de Klaus Nomi directement inspirée du mouvement culturel Bauhaus (d'où la référence au vieux Berlin). Au temps pour moi, j'ai parfois tendance à faire des raccourcis intellectuels en présumant à tort un socle de références communes... Quant à ceci « Je crois qu’écrire un poème sur Stéphanie de Monaco en l’appelant « Ouragan » aurait été plus réussi » : il faut bien se rendre à l'évidence tu n'aimes pas Klaus Nomi et nous n'avons pas les mêmes valeurs musicales ; du coup, il me sera impossible de te donner satisfaction ; à la rigueur, je peux sortir un texte sur Bowie, Robert Wyatt ou Zappa mais Stéph de Monac ou Sheila, là franchement, désolée... LeChevalier : Vous avez raison, il faut savoir se remettre en question et se renouveler parfois. Votre commentaire porte à la réflexion et, en cela, il est très constructif. Quant à votre analyse chirurgicale de la structure, de la métrique et du flux des alexandrins, vos exigences professorales, tout cela m'a passionnée au plus haut point, soyez en sûr. Merci d'avoir pris le temps de me laisser vos impressions. Provencao : Merci beaucoup pour votre poétique écho. Je suis ravie que cette "démesure dans le Lower East Side" et cet affrontement entre le baroque et le froid de l'astre incandescent aient su vous transporter. Cyrill : Un grand merci pour ce retour d'une grande finesse et cette lecture aussi attentive qui me touchent particulièrement, car ils sont exactement au cœur de ce que je cherchais à creuser : cette tension entre l'artifice (le sculptural, le géométrique, le minéral) et la violence d'une chair brûlée par son propre art. Concernant ton unique réserve – le passage en italique pour le « je » – comme je l'ai dit plus haut, je trouve avec le recul ce point de vue plein de bon sens. L'idée initiale était de créer une rupture, une sorte d'effet de loupe ou de voix off un peu fantomatique qui viendrait troubler la description sculpturale. Mais je me rends compte que cela peut aussi paraître didactique et enlève au lecteur le plaisir de flotter dans cette ambiguïté. Remarque très précieuse donc et j'ai déjà supprimé l'italique. Je suis ravie en tout cas que ce voyage entre Berlin et New York t'ait donné envie de replonger dans l'écoute de ce Cold Song inoubliable et dans l’univers de Klaus Nomi ou des figures qui hantent cette esthétique de l’opéra-rock. Encore merci pour ce partage Polza : Comment ne pas se sentir bluffée – et honorée -par ce commentaire monumental et passionné, évoquant tout à la fois Bowie, Artaud, Twin Peaks, le Sida et des souvenirs personnels ? Merci infiniment pour cette traversée vertigineuse qui relie tous ces univers si différents. C'est un véritable essai critique et biographique que tu m'as offert là ! Tes remarques culturelles et historiques sont d'une justesse incroyable. Voir le fil invisible qui relie le dadaïsme au Saturday Night Live et aux figures de vinyle montre à quel point tu as saisi la dynamique visuelle du poème. Ta sensibilité au costume, aux néons underground, au marbre, à la cire et à la farine (ce clin d'œil à l'époque où Nomi était pâtissier à New York !) m'a impressionnée. Et alors le must : "Manhattan en peurs" : Merci d'avoir relevé ce détail. Effectivement, il ne s'agissait pas seulement de larmes, mais de cette atmosphère de terreur qui a balayé le début des années 80 avec l'émergence du sida. Ton enthousiasme est communicatif et franchement tes digressions personnelles et ton ouverture d'esprit font toute la valeur de ce genre d'échange littéraire sur Oniris. La poésie n'est pas un exercice froid ; elle prend vie précisément à travers les résonances qu'elle éveille chez l'autre, qu'il s'agisse d'Artaud, de Tzara, de Twin Peaks, de Gainsbourg ou de nous autres ! Je suis pleine de gratitude pour ta franchise, ta générosité, ton érudition et ta sensibilité. Amitiés poétiques ! ![]()
Contribution du : Hier 16:27:41
|
|
|
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
||
Transférer
|
||
Re : Cold song : merci |
||
|---|---|---|
|
Chevalier d'Oniris
![]()
Inscrit:
26/12/2025 17:32 Groupe :
Évaluateurs Auteurs Membres Oniris Groupe de Lecture Post(s):
3856
![]() |
À la différence de certains autres critiques, je ne me suis pas laissé guider par mes goûts personnels. Mon analyse n'est pas chirurgicale (croyez-moi, je sais en faire, quand j'en vois l'utilité) -- comme d'habitude, j'ai essayé de comprendre, plutôt que de balancer des reproches sans justification. Et si j'ai tâché de tout justifier, c'est que j'aimerais qu'on justifie aussi quand on critique mes propres écrits.
Contribution du : Hier 16:49:01
|
|
Transférer
|
||





Transférer


