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1 Utilisateur(s) anonymes
Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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31/01/2014 22:04 De quelque part entre ciel et terre
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Merci embellie!
Une montagne à gravir, c'est bien comme ça que m'est apparue cette ribambelle de rimes! Je suis sûre que tu en viendrais à bout toi aussi, une fois qu'on a attaqué la pente, on n'a qu'une envie, continuer jusqu'en haut. Rien que pour voir s'il y a vraiment des asters qui poussent lentement! ![]()
Contribution du : 29/10/2025 06:56
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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Bravo à vous, Animal et Myndie, et merci d'avoir joué le jeu, et pour ne rien gâcher, c'est réussi
Je donne la solution, mais je dois avouer qu'une erreur s'est glissée dans ma copie des rimes. Il s'agissait de terre et non taire. Me pardonnerez-vous ? Stances - Théophile Gautier Maintenant, dans la plaine ou bien dans la montagne, Chêne ou sapin, un arbre est en train de pousser, En France, en Amérique, en Turquie, en Espagne, Un arbre sous lequel un jour je puis passer. Maintenant, sur le seuil d'une pauvre chaumière, Une femme, du pied agitant un berceau, Sans se douter qu'elle est la parque filandière, Allonge entre ses doigts l'étoupe d'un fuseau. Maintenant, loin du ciel à la splendeur divine, Comme une taupe aveugle en son étroit couloir, Pour arracher le fer au ventre de la mine, Sous le sol des vivants plonge un travailleur noir. Maintenant, dans un coin du monde que j'ignore, Il existe une place où le gazon fleurit, Où le soleil joyeux boit les pleurs de l'aurore, Où l'abeille bourdonne, où l'oiseau chante et rit. Cet arbre qui soutient tant de nids sur ses branches, Cet arbre épais et vert, frais et riant à l’œil, Dans son tronc renversé l'on taillera des planches, Les planches dont un jour on fera mon cercueil ! Cette étoupe qu'on file et qui, tissée en toile, Donne une aile au vaisseau dans le port engourdi, À l'orgie une nappe, à la pudeur un voile, Linceul, revêtira mon cadavre verdi ! Ce fer que le mineur cherche au fond de la terre Aux brumeuses clartés de son pâle fanal, Hélas ! le forgeron quelque jour en doit faire Le clou qui fermera le couvercle fatal ! A cette même place où mille fois peut-être J'allai m'asseoir, le cœur plein de rêves charmants, S'entr'ouvrira le gouffre où je dois disparaître, Pour descendre au séjour des épouvantements ! * Et je passe la main !
Contribution du : 29/10/2025 07:22
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Maître et Talons |
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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28/12/2008 14:27 De Toulouse
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Merci Cyrill. "Maintenant", après Théophile, "maintenant" je prends la main, pour un sonnet.
seulement – mensonge – ronge – moment plonge – songe – librement – amant suprême – souci – ainsi blasphème – ceci – aime Je demande un mot seulement, Un vrai, j’ai horreur du mensonge. Ne vois-tu pas combien me ronge L’incertitude en ce moment ? Ton mutisme absurde me plonge Dans la terreur d’un mauvais songe. Tu devrais parler librement, Comme ferait un bon amant. Aspirer au bonheur suprême Est notre plus grand souci, Comment peux-tu vivre ainsi ? Tu crois que parole est blasphème, Trop persuadé de ceci, Mais c’est bien ainsi que je t’aime. C’était mon essai. A vous les amis !
Contribution du : 29/10/2025 12:27
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Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne. Colette |
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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25/06/2009 19:48 De Occitanie
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Après les stances, pas aisé non plus ce choix de finales...
Je tente ma chance. seulement – mensonge – ronge – moment - plonge – songe – librement – amant suprême – souci – ainsi - blasphème – ceci – aime Je suis parent ; maman seulement D’un enfant né d’un mensonge Mais aucun regret ne me ronge Car j’ai trop désiré ce moment. Je l’ai voulu comme on plonge En apnée au cœur d’un songe, Fruit que j’ai conçu librement, Que ne connaîtra jamais mon amant. Mon bébé, mon bonheur suprême… Le cacher est mon seul souci Car dans mon village c’est ainsi : Une fille-mère est un blasphème. Mais que m’importe tout ceci, On n’a peur de rien quand on aime.
Contribution du : 29/10/2025 16:17
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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28/12/2008 14:27 De Toulouse
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Très chouette ANIMAL. Bravo et merci !
Contribution du : 29/10/2025 19:15
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Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne. Colette |
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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Ma petite contribution :
Qu’un mot unique, seulement, Soit baliverne ou bien mensonge, Et c’est la méfiance qui ronge L’esprit parfait de ce moment. Nid de vipère où la main plonge Lorsque le cœur pourtant ne songe Qu’à s’abandonner librement, Tel un infatigable amant Quêtant la parole suprême. Se délestant d’un vif souci, Le cœur trahit, jouant ainsi, Usant d’offense et de blasphème. Il n’est de parade à ceci Qu’une âme qui chérit et aime.
Contribution du : 30/10/2025 06:14
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Maître et Talons |
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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31/01/2014 22:04 De quelque part entre ciel et terre
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Me respectes tu seulement
Toi dont je sais tout le mensonge? Cette grangrène qui me ronge Bride l'amour en tout moment. Un vertige naïf me plonge Dans le grisant frisson d'un songe : Jouir de mon corps librement, Défaillir pour un autre amant. Quoi mon insolence suprême Te causerait-elle du souci ? Oui, je l'espère. C'est ainsi ! Ni sacrilège, ni blasphème, l'Eros se résume à ceci : Le sexe est frivole et je l'aime.
Contribution du : 31/10/2025 07:09
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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02/10/2012 20:34 De Là-bas
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Merci Embellie pour ces nouveaux bouts rimés.
J'essaie : seulement – mensonge – ronge – moment - plonge – songe – librement – amant suprême – souci – ainsi - blasphème – ceci – aime La menteuse Ah si seulement Je n’avais pas dit ce mensonge Voilà, maintenant ça me ronge Au mauvais moment ! En faisant la plonge, C’est juste aujourd’hui que j’y songe, J’ai laissé tomber librement Le coeur d’un amant Dans le trou suprême Du siphon, oh ! pas de souci, C’est très bien ainsi ! Il crie au blasphème Et moi j’ai dit qu’avec ceci Il est sur que je l’aime. ![]()
Contribution du : 01/11/2025 23:05
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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28/12/2008 14:27 De Toulouse
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Bonjour à tous
Merci à ANIMAL, Cyrill, Myndie et Cristale, quatre belles participations, et voici le poème-source : Sonnet Se voir le plus possible et s’aimer seulement, Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge, Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remords nous ronge, Vivre à deux et donner son cœur à tout moment ; Respecter sa pensée aussi loin qu’on y plonge, Faire de son amour un jour au lieu d’un songe, Et dans cette clarté respirer librement, Ainsi respirait Laure et chantait son amant. Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême, C’est vous, la tête en fleurs, qu’on croirait sans souci, C’est vous qui me disiez qu’il faut aimer ainsi. Et c’est moi, vieil enfant du doute et du blasphème, Qui vous écoute, et pense, et vous répond ceci : Oui, l’on vit autrement, mais c’est ainsi qu’on aime. Alfred de MUSSET 1810 -1857 Bon dimanche !
Contribution du : 02/11/2025 11:52
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Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne. Colette |
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Re : Bouts rimés |
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Maître Onirien
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25/06/2009 19:48 De Occitanie
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Merci embellie pour ce poème que je ne connaissais pas.
Et bravo à tous les participants, c'est fascinant de voir les différentes créations à partir de ces finales, chacun selon sa sensibilité. Un exercice très instructif et intéressant.
Contribution du : 03/11/2025 11:41
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