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Je ne trouve plus du tout inconvenant...
Visiteur 
Je vous préviens tout de suite : ce fil va être long.
J’ai besoin de cinq pages d’écriture quotidiennes pour trouver le sommeil. Mon roman est en panne (le héros n’arrête pas de me faire la morale, et donc je l’ai envoyé bouler pour un moment), je n’arrive pas à me décider pour le prénom des personnages de ma pièce de théâtre (et donc je ne sais plus qui parle), le compositeur de mes chansons est en vacances (et donc, sans musique je ne sais pas écrire). Enfin bref, mes cinq pages, c’est sur vous que ça tombe aujourd’hui.

Tout d’abord un traditionnel Merci à l’ensemble des commentateurs, ainsi qu’aux lecteurs apathéistes (si vous n’avez pas suivi, vous ne pourrez pas comprendre) qui n’en avaient rien à faire de laisser une trace.
Je suis un auteur sérieux, gominé de la désespérance des poètes…
Mais, lorsque je suis en panne de lexomil, je pars en vrille. Alors, soit j’écris une couillonnade comme celle-ci (qui intéresse davantage le CE que mes états d’âme ^_^), soit je m’en vais faire un petit tour du côté de Pimpette, d’Arielle, de Leni, d’Alexandre, de Merseguer, et de quelques autres. J’aime la poésie de Pimpette et de Leni parce qu’elle incarne leur moi, j’aime celle d’Alexandre et de Merseguer parce que à l’inverse, elle « s’incarne en représentation », et puis Arielle décline une « nature » façonnée avec des doigts pleins de capteurs solaires. Elles ont en commun une énergie qui pour l’instant me parle plus que la foi (sujet à la mode dans les forums).

Merci à tous d’avoir fait gagner mon cheval. Merci de me laisser au moins une plume (salut Miguel) pour aller l’étriller avec autre chose que de la paille. Vous comprenez, il supporte à peine les capotes en cachemire…
Je parlerai de la genèse de mon poème et de l’aspect technique, dans ma réponse à mon ami Labrisse, pacificateur d’Oniris comme Auguste le fut de Rome.
Si tout le monde en a déjà marre, chacun peut aller devant son miroir :

@Leni : est-il utile de répéter ce que j’ai déjà dit ? Ton avis m’intéresse toujours beaucoup. Ta sensibilité m’intéresse. N’hésite donc pas à te lâcher si besoin.

@Salamandre : je vous connais assez peu, mais vos interventions sont toujours des petits feux d’artifice. Votre commentaire parle de votre sensibilité au texte, et ça me convient. Il n’y a pas que la formule chimique de la glaise, il y a aussi ce que chacun en a fait.
Et quand vous me dites « c’est gouteux à l’envi(t) », j’ai vraiment envie de poursuivre la discussion.

@Pimpette : Pimpettecoquine qui a fait ses premières vocalises dans la salle de garde des anciens carabins… Tu as bien roulé dans la farine les Dames du Sacré Cœur. Gloire à toi, Pimpette ! Ta petite musique est juste un grand plaisir.

@Merseger : je suis content de vous retrouver. Je vous ai un peu étrillé sur un de vos poèmes et je suis heureux de constater que vous n’en gardez pas rancune. Vos commentaires me sont précieux car vous mêlez toujours votre sensibilité à une petite note très compétente sur le style.

@Brabant : Ah Brabant et son style en bulle de bande dessinée :
« :) tu/vous vois/voyez ce que je veux dire !!! euh…
Lol
EDITION »

C’est toujours un plaisir de déchiffrer tes compliments. J’ai le choix entre un Laclos ou un Brabant. Si un jour les martiens débarquent, c’est toi qui prendra la parole, tu te débrouilles avec eux, je veux rien savoir… :) :) ?/ !

@Rosebud : voilà un nouveau qui n’a pas sa langue dans sa bouche, mais plutôt à l’extérieur. Ça me va bien aussi, surtout quand je suis épargné. Que la morve au nez, les pieds de travers et l’irrévérence ne vous aient pas éloigné est le signe que vos voisins ne vous dérangent pas trop. Merci pour votre hésitation sur Durit et pour votre vérification qui ma probablement évité un blâme. J’en connais tellement qui ne vérifient pas ce qu’ils disent…
Concernant votre regret des rimes vit / prurit avec « durit », n’oubliez pas que « vit » se prononce « vi ». Si vous dites « vite » à votre interlocutrice, vous risquez de passer pour un éj… précoce. Enfin moi, ce que j’en dis !

@Alexandre : c’est toujours très intimidant pour moi de lire un commentaire mieux écrit que mon texte. Pour votre punition je m’approprie votre quatrain, que je publierai par exemple sur le site où je suis Tarte Tatin. Merci de me retourner l’accord de cession de votre copyright, afin d’effacer votre empreinte de génie (signé Antonio Saliéri).
Il m’est arrivé aussi de passer le chalumeau sur un de vos poèmes, et depuis, j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’échanger de très intéressantes idées avec vous.
« Un tantinet grivois » : je savais qu’il fallait vous épargner l’original. J’ai pensé à tout le monde (pas sûr).

Aparté : si un jour vous trouvez chez Laclos ma définition suivante : « Ne cirent pas les pompes des divinités », il s’agit du mot « Apathéistes ». Pour apprécier complètement cette définition il faut connaître en plus le mot espagnol «Zapato » qui signifie chaussure. Alexandre, dites-moi que je suis un vrai bon ! Et j’attends votre propre définition (tiens, ca me donne une idée : je vais lancer ce jeu sur Oniris).

@Pizzicato : merci. Je suis assez reconnaissant de cette « finesse grivoise » que plusieurs y trouvent. Il est toujours très difficile de savoir où se situe la limite consensuelle. Je recherche rarement le consensus, mais j’étais bien obligé de me moraliser un peu pour ressortir blanc comme neige du bienveillant CE. Je vous rappelle que ce poème a été transformé pour être présentable ici. Si vous pensez que j’ai pu laisser « Comtesse » sans aucune rime, c’est qu’on se connaît encore mal. A bientôt Pizzicato… et merci encore pour tout…

@Arielle : merci aussi. Vous êtes trois femmes à avoir répondu, trois femmes qui peut-être ne m’ont pas considéré comme un bourrin. J’aime bien votre suggestion finale à Monsieur le Comte. Il vient même de s’acheter une caméra et une nouvelle paire de lacets. Content aussi de votre remarque sur le poids des virgules. Je sais que comme moi vous écrivez sans ponctuation. Pour une fois qu’on ne m’en parle pas !

@Labrisse : Mon cher Labrisse, je vous ai mis en dernier afin de regrouper les questions techniques de « prosodie ».
Pour évacuer tout de suite l’énigmatique « Tarte Tatin », Labrisse fait référence à un pseudo que j’ai adopté sur un autre site où je me fais passer pour un transsexuel proposant des soirées thématiques à des couples bisexuels souhaitant profiter du même interlocuteur.

Voilà, ça c’est fait. J’en reviens au texte et à la technique puisque vous avez eu la gentillesse de développer cette question qui me passionne :

1. Le passeport pour la « poésie contemporaine ». Oui, écrivant sans ponctuation, je suis limité à cette catégorie (+poésie libre). Merci quand même pour votre hésitation qui semble vouloir dire que sans cette imputation mon poème mériterait mieux ou tout au moins différent, Néo-classique sûrement, sachant que pour le Classique il manquerait des rimes féminines au dernier quatrain et peut-être quelques bricoles supplémentaires que je n’ai pas analysées.

2. « Rimes riches et suffisantes ». Merci, j’essaie de ne travailler qu’avec elles. Ici j’aurais donc tendance à me débarrasser de « étalon / fond et aïeux / odieux » qui font figure de pauvrettes et que je renie sans avoir le couteau sous la gorge.

3. Le solécisme « Encore qu’elle ait déjà dévissé sa durite » où « encore » me rajoute une syllabe à cause du « e » non élidé.
Alors là je suis furieux, et encore merci à vous d’avoir relevé cette claudication. Car autant j’ai volontairement ignoré ce souci dans mon précédent poème (voir mes intéressants échanges avec Alexandre sur « Stances à une femme infidèle ») autant ici je voulais quelque chose de parfait, sans apocope (que je n’apprécie pas beaucoup dans cette circonstance). Et bien c’est loupé. Je suis une buse. A ma décharge (oups) j’évoquerai l’excuse déplorable de la « transmutation » du texte initial, à laquelle je n’ai pas apporté le doigté délicat d’un déshabillage professionnel. La morale bute quelquefois sur le doigt de Dieu (au secours Miguel !).
Vous avez donc raison de me taper sur la tête. A force de « petits coups de trique » on va tous devenir des poètes infaillibles.

4. L’anaphore. Je dois reconnaître que j’aime beaucoup cette figure de style qui crée « des parallélismes, des refrains », qui est « un moyen naturel de créer des accumulations analogiques ou disparates ».
Vous dites à ce sujet : « A mon goût cela ne fonctionne qu’a demi, je trouve que les répétitions n’ont pas le « punch » que l’on pourrait attendre d’une telle histoire de fesse et de son coup de maitresse… elles expriment une pensée négative et en cela je te retrouve un peu pontife comme la dernière fois dans stances à une femme etc.… Je trouve que tu laisse de temps à autre passer une pensée pudibonde, est-ce pour mieux faire ressortir le schéma vicelard du tableau ? »

Là on est dans le registre de la sensibilté au texte, et donc c’est une affaire de lecteur, qui est très intéressante pour moi, mais contre laquelle je ne peux pas vraiment lutter. Du coup ça me donne l’occasion de parler de la genèse d’une dizaine de poèmes que j’ai écrits, dont celui-ci (non retouché). Je me suis inspiré dans la forme (alexandrins et anaphores) de Pierre Louÿs que beaucoup connaissent, et qui a écrit un recueil absolument décoiffant de poésie du second rayon (« Pybrac » aux éditions Climats), d’environ 250 quatrains qui commencent tous par cette « pensée négative » :
- « Je n’aime pas à voir… »
C’est du très très chaud caca boudin. En voici un quatrain des moins violents. Merci les modérateurs :
Je déclare être âgé d’au moins 18 ans :

« Je n’aime pas à voir la naïve promise
Qui tire par le vit son petit prétendu
Et dit, en soulevant sa cotte et sa chemise :
« Ce qu’on a de fendu, ça n’est pas défendu. »


250 quatrains qui commencent comme ça ! C’est pas mignon tout plein ? Je peux aller me rhabiller. On ne peut pas exprimer une pensée plus négative !
Alors, comme dit l’éditeur : la forme Je n’aime pas que est bien sûr une façon de dire J’aime bien que. Pareil pour moi, je trouve ça très convenable, et c’est donc bien sûr une façon comme vous dites « de mieux faire ressortir le schéma vicelard du tableau ».

5. La scansion. Je suis très intéressé par votre remarque : «tu écris encore trop syllabe et plus que scansion ». Peut-être faites-vous allusion à la cadence marquée par l’anaphore ? Mais je ne suis pas sûr d’avoir bien compris. Si vous avez un exemple…
En tout cas, vraiment merci, Labrisse, d’avoir donné du temps à ma modeste personne. Pour finir j’ai constaté que vous êtes vous aussi pas mal Tarte Tatin, en dérivant du Vous initial au Tu à mi-parcours.
Au cas où vous ne l’ayez pas remarqué je suis un garçon timide, et j’ai besoin de savoir vraiment ce que vous voulez. Maintenant qu’on a Tarte Tatiner ensemble je pense que le Tu s’impose.

Voilà, merci encore à vous tous. J’ai mon compte de 5 pages pour aujourd’hui, je peux aller dormir tranquille.

Cordialement
Ludi

Contribution du : 23/11/2012 17:58
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Re : Je ne trouve plus du tout inconvenant...
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
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Oui, le tu est poétique!

Bravo pour ta démonstration Tatinifiante... hihihi!

Amitiés

Labrisse.

Contribution du : 23/11/2012 18:32
_________________
"Les premières places ne sont pas intéressantes, celles qui m'intéressent, ce sont les places à part."

Jean Cocteau.
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Re : Je ne trouve plus du tout inconvenant...
Maître Onirien
Inscrit:
31/10/2009 09:29
De du côté de Brocéliande
Groupe :
Groupe de Lecture
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Membres Oniris
Primé concours
Post(s): 16330
Hors Ligne
Ravie d'apprendre que Monsieur le Comte s'est équipé, sur mes conseils, d'un matériel sophistiqué plus digne de ses aspirations.
Je lui souhaite tout le bonheur du monde à ce cher homme qui me divertit fort !

Contribution du : 24/11/2012 10:02
_________________
"La poésie est aux apparences ce que l'alcool est au jus de fruit"
Guillevic
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Re : Je ne trouve plus du tout inconvenant...
Visiteur 
Je ne pensais pas qu’une nouvelle vague de commentateurs viendrait caresser mes flancs :

@ Cristale, KIE et Wancyrs : merci de vos « délicieusement licencieux, délicieusement scabreux, ou subtilités coquines ». J’ai semble-t-il trouvé une limite acceptable en retouchant mon texte original. C’est vraiment le doute que j’avais, alors merci encore d’y avoir répondu favorablement. Wancyrs, j’ai beaucoup apprécié votre « incandécent » que le correcteur grammatical de Word (qui ne connaît rien à la poésie) me demandait avec insistance de corriger.

@ Artexflow : au moins un « originel original » se trouve dans la corbeille du CE d’Oniris. J’ai écrit une dizaine de poèmes sur le thème « Je trouve inconvenant ». Mais le travail de reconstruction est presque plus difficile que celui de création. Quand j’écris du hard, ça coule tout seul, quand je fais juste du délicieusement coquin, je me retiens… mais bon, tout le monde semble apprécier le stade des préliminaires…
Du coup j’espère être capable de les reprendre tous, avec la guillotine du CE suspendue au-dessus de ma tête, qui m’annoncera trois semaines plus tard que je viens d’avoir la tête tranchée ! On verra bien…

@Miguel : vous ici ? En plus avec des références à Pybrac que je citais plus haut ? Je veux croire que vous ne les aviez pas lues avant votre commentaire, et franchement je dis Bravo ! Aller reconnaître cette filiation (juste anaphorique, je ne m’emballe pas non plus) vous rend encore plus complexe à mes yeux. Soit vous êtes une encyclopédie ambulante, ce que je ne suis pas loin d’admettre, et dans ce cas vous me permettrez de vous consulter plus souvent, soit cette lecture est récente ou quotidienne, ce qui à mes yeux vous fait remonter de quelques crans dans l’estime que je vous porte dorénavant. En tout cas merci de votre absolution.

Cordialement à tous
Ludi

Contribution du : 25/11/2012 11:34
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