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La Philosophie des salades
Nobello : La Philosophie des salades  -  Graine de Nous et préambule...
 Publié le 11/03/09  -  18 commentaires  -  3280 caractères  -  551 lectures    Autres publications du même auteur

Loué sois-tu, Ô Toi.

J'ai œuvré longtemps, pour que tu me lises. Pour toi, je me suis privé des caresses lascives d'une compagne amoureuse mais trop tôt endormie, et de la considération d'un banquier plus inquiet de l'allure de ses comptes que de celle de son âme.

Ton fil et le mien étaient déjà noués de toute éternité dans le Bermuda du Destin : ce que je sais, il te faut le connaître. Puisque c'est maintenant, advienne ce que doit.


Pourtant, je te dois un avertissement car ce qui m'a coûté te coûtera peut-être, même si je suis, d'avoir payé ce coût, infiniment plus riche qu'avant d'en être en dette.

Tu feras comme tu veux : je promets sur le lien qui nous unit déjà que je t'avertirai une dernière fois avant les pages sombres.

On peut trouver un charme à ne peindre sa vie que de couleurs connues.



Ça ne sera pas long.

Bien que je puisse comprendre la curiosité que tu vas éprouver, tu n'apprendras pas de moi les circonstances à l'issue desquelles j'ai reçu la Graine en partage. Je n'ai rien fait pour la mériter, elle n'est pas la récompense d'une vie d'études austères.

Tu devras admettre que j'ai mis la Graine en terre, dans un pot préparé au côté de mon lit, et qu'elle a fait un germe, et poussé, et fait un arbrisseau que j'ai trouvé joli.

Je l'ai appelé "la plante", car je n'en ai pas d'autre, et que c'est féminin. Ça, je l'ai su tout de suite, et ça n'a pas changé. Très vite, aussi, j'ai su qu'elle est et reste Graine. Persister à la nommer "la plante" aurait été indélicat, comme boire aux rince-doigts à la table d'un hôte raffiné.


Je l'ignorais encore, mais la lumière venait de pénétrer par cette petite fenêtre. J'allais être un moment à m'émerveiller, à mesure que s'intensifiait entre la Graine et moi ce flux dense, puissant qui, en s'affermissant, me libérait de poids que j'ignorais porter.

J'ai appris doucement, sans m'en apercevoir ; et quand le vraisemblable cessa d'être possible, j'y voyais assez clair pour ne pas m'étonner : l'étonnement se consume au feu de l'attention.


Après avoir planté la Graine, j'y ai pensé souvent, comme à une amitié naissante, la comblant de mots vrais, de petits riens futiles. De la terre de forêt à la goutte inutile, je l'ai constamment couverte d'un zèle que j'aurais dû, à ce moment, trouver grotesque, et que je trouvais doux.

En poussant de côté la terre de son pot, Graine proposa à mon œil attendri une première feuille, tendre et vivante. Et cette feuille était comme la première page d'une histoire offerte. Alors, j'ai eu envie de lire cette feuille. C'est une étrange idée, j'en conviens tout à fait, mais elle se trouvait là, emplissant ma pensée. J'ai fait comme je sentais…


Elle m'a pris doucement, comme une amante exquise, m'entourant de présence et de chants inconnus. Et je me suis perdu en ce qu'elle me contait, comme un derviche en transe, oublié à moi-même, émerveillé, avide sans objet. L'univers défilait, délivrant un torrent de présent infini. J'étais plus grand que moi, ça n'y suffisait plus, et la Graine m'aimait dans sa danse de Vie.

Elle arrêta la page. Alors je fus Achille. Et la table. Et le banc. Et tout le restaurant. Et puis la pluie qui tombe. Le meilleur, le pire.

J'ai écrit comme j'ai pu, je te laisse le lire.




 
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   David   
11/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Nobello,

Si je passe une vigtaine d'épisodes à lire que tout sera dit dans le suivant, je prendrais le temps qu'il faudra pour modifier chacune de mes évaluations à rebours !

C'est un peu d'humour porte-bonheur j'espère, pour ce nouveau roman qui commence à la façon d'un voyage initiatique : "écoutes petit scarabée..." pas mal du tout.

   Anonyme   
11/3/2009
En tout cas voici un début tentateur. Je ne noterai pas pas tranche, j'attends la fin puis je ferai un commentaire global et reviendrai mettre la note finale. Mais là c'est bien parti. Un ton est donnée d'emblée, une touche d'humour aussi. J'ai envie de la suite et ça c'est super...

Bien qu'on s'embarque dans l'inconnu là. Quoi une relation entre un homme et une plante qui est graine ? J'adore !

   marimay   
11/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Nobello,
Le départ est alléchant. Il me donne envie de découvrir les autres chapitres de ton roman.
J'apprécie le style de ton écriture et la musique de tes phrases.
"Elle m'a pris doucement, comme une amante exquise, m'entourant de présence et de chants inconnus." Très joli !

   Flupke   
11/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un incipit plutôt attractif. Une invitation intéressante.
J'aime bien l'idée de voir la graine germer.

   Anonyme   
11/3/2009
Si la suite est comme ce premier chapitre... Ce roman va réclamer beaucoup d'attention de la part du lecteur

   myrtille   
14/3/2009
Le titre me fait bien marrer (dans le bon sens du terme bien sûr), et ton préambule me donne envie de continuer

   Anonyme   
14/3/2009
Bonjour Nobello
Ton écriture, je suis Fan...
Une superbe introduction et une écriture toute en trouvailles et en travail non?
2 petite choses qui m'ont gênée:
Le Bermuda du Destin (snif le destin se promène en bermuda non je ne peux y croire)
Je l'ai appelé "la plante", car je n'en ai pas d'autre, et que c'est féminin.
Tu n'as pas d'autre quoi : plante ? non mot plutôt.
Bon je note pas je vais lire de ce pas les autres chapitres

Xrys

   Menvussa   
17/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bon, ça promet. Du déjanté, de la poésie, l'auteur nous met en garde, une espèce d'invitation à lire cachée sous l'aspect d'un fruit défendu.

Qui lira verra !

   Anonyme   
20/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Hello, bon ben comme je lis (et même si j'aime mieux commenter à la fin du roman, je crois que c'est mieux si ej laisse une trace) je commente.

J'ai envie d'aller lire la suite.
L'avantage de cette intro c'est qu'elle fait bien son boulot d'intro : elle introduit quelque chose qui reste suffisemment flou pour qu'on ait envie de continuer à lire.

Je t'avoue qu'au début... entre les jeux de mots (dont certains sont cools) et les répétitions je me suis dit ... OULà... mais ça passe. ça passe même bien.

J'aime la façon d'interpeller le lecteur. J'aime l'aura un rien ... gentille qui émane de ce premier vollet.

Je m'en vais, dans un bruissement d'ailles prendre cette petite feuille qui n'est pas blanche, qui suit celle-ci, la tourner et lire la suivante.

Merci

ps : qu'est-ce qu'elle égrène ta plante?
pardon, je sors!

   Maëlle   
23/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bon. C'est un préambule. Intriguant, mais préambule. Je file sur la suite.

   nico84   
13/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bon préambule, je lirais la suite. Il va falloir beaucoup d'attention en effet. Belle écriture, belle musicalité. Mais à voir, par la suite ce que cela va donner !

   Pat   
13/4/2009
Pour discuter et approfondir vos points de vue sur ce texte, merci de le faire ici

   Azurelle   
21/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'histoire de la plante que l'on préfère nommé graine m'a plu, j'ai bien cette vivacité et cette douceur. Cela rend le récit intriguant, en revanche, j'avoue n'être pas très séduite par la phrase "j'ai écrit comme j'ai pu...", il y a peut-être un sens caché. Je passe à la suite ^^

   horizons   
4/6/2009
J'arrive un peu en retard mais gonflée à bloc pour me lancer dans la lecture de ton roman. J'aime bien ton écriture dans cette intro, donc je suis contente qu'elle m'accompagne jusqu'au bout. Je me demande seulement si ce préambule fait partie du roman ou si c'est juste une intro rajoutée spécifiquement pour les Oniriens ?
A bientôt pour la suite donc et ,d'avance, bravo d'avoir mené à bien ce roman.
H

   Anonyme   
6/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
C'est dommage avec ton écriture si classe que tu n'évites pas l'écueil et la facilité de t'adresser à ton lecteur. Laisse donc ce lecteur, cette lectrice, ils sont clandestins, comme nous lorsque nous lisons. Mais pas grave. L'entrée en matière est plutôt attirante, j'ai vraiment saisi ça, dans tes mots :

"Elle m'a pris doucement, comme une amante exquise, m'entourant de présence et de chants inconnus. Et je me suis perdu en ce qu'elle me contait, comme un derviche en transe, oublié à moi-même, émerveillé, avide sans objet. L'univers défilait, délivrant un torrent de présent infini. J'étais plus grand que moi, ça n'y suffisait plus, et la Graine m'aimait dans sa danse de Vie.

Elle arrêta la page. Alors je fus Achille. Et la table. Et le banc. Et tout le restaurant. Et puis la pluie qui tombe. Le meilleur, le pire."

T'écris vachement bien Nobello, des passages comme ça, j'en reprends.

   zahra   
25/12/2010
Un debut de roman qui me renvoie au livre: "Le petit prince' de Saint exupery. Le petit prince a plante une graine qui donna une rose qu'il trouva tres differente de celles quil avait dans son jardin, il en tomba amoureux et plia a tous ses caprices, mais une fois sur terre, il decouvrit qu'elle etait semblable a des millers de roses. La perle rare n'existe que dans notre imaginaire.

   Anonyme   
13/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me permets de lire dans le désordre. J'y retrouverai mes petits. Je voulais attaquer aujourd'hui, je l'ai fait, emportant le texte avec mon déjeuner, par le plus compact et conséquent des chapîtres. C'est un choix assumé. J'ai bien fait. La lecture en ligne ne permet pas de feuilleter, moi je feuillette beaucoup. Ce chapitre, le premier, j'aurais considéré que c'était pure poésie si je n'avais pas avalé politocs avant. J'aurais eu tort. Ici un préambule, une écriture d'une rare poésie, très efficace.

"Après avoir planté la Graine, j'y ai pensé souvent, comme à une amitié naissante, la comblant de mots vrais, de petits riens futiles. De la terre de forêt à la goutte inutile, je l'ai constamment couverte d'un zèle que j'aurais dû, à ce moment, trouver grotesque, et que je trouvais doux."

La philosophie des salades ? Ce texte est celui de quelqu'un qui connaît la terre et ce (ceux) qui va (vont) avec. On dirait qu'on est chez Colette.

   Nachtzug   
3/12/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Je croyais trouvais du surréalisme et de la poésie mais en fait, le ton est très forcé, beaucoup trop, tout cela reste trop artificiel et je n'ai malheureusement relevé aucune fulgurance.


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