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| Dameer
21/11/2024
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Sur un sujet d’actualité, ce texte décrit les atermoiements d’un homme face à un dilemme à la portée universelle et éthique : l’euthanasie comme solution pour mettre fin aux souffrances d’un proche.
Le sujet est traité avec délicatesse, avec une construction dramatique soignée : l’alternance entre les actions présentes et les souvenirs du passé permet de construire un contraste entre la vitalité passée du père et son état actuel, ce qui intensifie le drame. Il y a aussi ce tic-tac de la pendule, placé en jalon au début du récit, symbole de la vie, tel un cœur qui bat, mais aussi la mort, lorsque celui-ci s’arrête. Malgré les qualités évidentes du scénario et de sa mise en écriture, j’ai l’impression d’une histoire construite de toutes pièces, pour les besoins de la démonstration, hors des réalités de la France actuelle : alors que la plupart des provinces souffrent de désert médical, et que trouver un médecin "référent" relève d’un parcours du combattant, on a l’impression qu’un contingent inépuisable de médecins et de professionnels de santé sont au chevet de ce seul patient : - depuis que le médecin de famille avait terminé sa visite quotidienne et quitté la maison. - d'ailleurs les médecins qui le suivaient, dont celui qui venait de le quitter, - Les médecins s'acharnaient, malgré de longs séjours à l'hôpital, de longues opérations que les chirurgiens appelaient trépanations, les rayons qui lui brûlaient les cheveux, - les docteurs avaient prescrit des séances de massage pour essayer de ralentir la paralysie. Le médecin de famille effectuant des visites à domicile appartient au passé ! J’aurais mieux compris la présence d’un infirmier ou infirmière. Un aspect occulté, c’est la délivrance que peut représenter la solution de l’euthanasie pour les proches d’un malade en phase terminale. L’accent est mis ici uniquement sur les souffrances du père, dont la maladie est pourtant un poids terrible sur Gaston, son fils, l’accompagnant du malade : il ne s’est pas marié, il a quitté son métier d’instit pour consacrer tout son temps à son père. Mais dans ses réflexions, il ne lui fait pas reproche de lui avoir sacrifié sa vie, et ne met pas en balance son propre futur. |
| Provencao
5/12/2024
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour alaind et bienvenue.
Un texte fort qui interpelle, et pose question, mais cette liberté n’a rien à voir avec le fait d’être déchargé des nécessités et des limites liées à la vie sur cette terre. J'y ai lu une décision et ce n'est à mon sens pas étonnant pour désigner cette liberté à reconquérir son autonomie qu'elle soit physique, mentale ou autre. Au plaisir de vous lire Cordialement |
| Robot
6/12/2024
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un texte qui aborde un thème contemporain et difficile. Le regard sur la souffrance de l'autre. Comment répondre à une demande sans se poser la question d'une culpabilité.
Le récit rend bien compte du dilemme. Je vois aussi dans ce texte exposé le problème de la solitude. La solitude familiale permanente imposée par les circonstances de la maladie et la solitude plus terrible encore face à la décision. Le récit décrit bien ces deux aspects. |
| plumette
7/12/2024
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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texte fort, sur un sujet d'actualité. L'écriture est au service du propos, simple et efficace.
un détail a interrompu la fluidité de ma lecture. Gaston a une trentaine d'année et son père est tombé malade alors qu'il n'avait pas 50 ans ( il y a 2 ans) Est-ce plausible? oui, on peut devenir père à 20 ans mais si c'est le cas, ce serait un marqueur fort de la relation père/fils , me semble-t-il et cela pourrait ressortir dans l'histoire. bon, cette observation n'a pas beaucoup d'intérêt, mon questionnement n'enlève rien au dilemme de Gaston qui est bien posé. il m'a simplement manqué d'avoir un éclairage sur ce que le père avait pu formuler à propos de sa fin de vie lorsqu'il était encore lucide. Bonne continuation |
| Yakamoz
8/12/2024
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Cette nouvelle décrit bien la solitude du fils devant la décision terrible de donner la mort à son père, on comprend la position ambiguë du médecin qui ne peut pas effectuer l’acte, mais par charité ou par pitié, donne à Gaston la solution à demi-mots.
La maladie est racontée avec précision, les premiers symptômes que l’on ne veut pas voir, puis l’évolution de la déchéance jusqu’à l’état végétatif. Le symbole de la pendule qui s’arrête, c’est l’heure de la mort. Ecriture sobre, qui va à l’essentiel, au service de cette question terrifiante qui peut tous nous concerner un jour… |
| Corto
25/12/2024
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Aux nombreux éléments factuels repris dans des commentaires avisés, il me manque une dimension: l'hypocrisie du corps médical qui connait parfaitement la situation mais ne veut rien assumer, du moins dans sa majorité.
Ce texte est un bon résumé de milliers de situations se déroulant chaque jour, et la morale officielle resserre le bandeau qui lui ferme les yeux. |
| moschen
18/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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L'histoire commence dans une chambre avec un objet posé sur un chevet, objet qui attire le regard du fils. Le même objet sera utilisé à la toute fin du texte pour clore l'histoire. La boucle est bouclée.
Nous avons affaire à un huis clos avec de longs flashbacks qui décrivent une lente progression de la maladie jusqu'à la prise de décision finale. Cette partie me semble la plus aboutie. J'ai regretté le recours à un narrateur omniscient. Celui-ci établit une distance qui est préjudiciable à ce que le lecteur peut ressentir. “Il ne lui restait que quelques minutes pour agir” À cet instant, j'avoue ne pas comprendre ce que vient faire le temps dans la problématique. À la fin du récit, le médecin rappelle qu'il existe un intervalle de temps entre deux injections. Pas mieux. “Comment en était-on arrivés là ?” Cette phrase n'est pas indispensable. Elle est présente dans la tête de l'auteur pour justifier l'écriture d’un paragraphe. Mais le lecteur doit comprendre l'objectif rempli par un ensemble de phrases à partir de leur seule lecture. Dans le second paragraphe, il y a “la médecin” et plus loin, “celui qui venait de les quitter”. Il y a quelques poncifs inutiles : il ne ressentait ni la soif ni la faim, le héros qui a illuminé son enfance, métier exercé avec passion et abnégation. Gaston ne ressent pas le froid non plus. La partie qui décrit la progression de la déchéance du père est crédible. Le fils peut prendre conscience des souffrances endurées et de la difficulté de les contenir. Le père n'est plus en mesure de parler de ses souffrances, de décrire leurs intensités, d’acter de l'incapacité des médicaments à contenir la douleur. C'est alors qu'il convient d'ouvrir le débat avec le corps médical. La décision d'euthanasier me semble présentée d'une manière ultra simplifiée, simpliste presque. Ce n'est pas possible d'imaginer qu'il suffise de laisser un parent saisir une seringue pour ôter une vie quelles que soient les conclusions auxquelles le parent est arrivé. De ce que j'ai compris, en France à tout le moins, le processus débute par une demande d'aide à la fin de vie, demande exprimée par le malade ou à défaut un proche, le constat de douleurs et de souffrances que le corps médical ne parvient que difficilement à atténuer, le diagnostic d'une maladie incurable. Au bout de cette démarche, il convient d'aboutir à un consensus dans une décision prise de manière collégiale. Le choix du titre me semble faible puisqu'il ne traduit pas les tourments ressentis, les va et vient qui retiennent le geste ou poussent le fils à agir. Le mot “dilemme” par ailleurs employé eut été un autre choix. Il manque quelques points et une ponctuation dans la phrase : à mesure que la paralysie gagnait les rictus envahissaient… Une tournure étrange : il y a quelques heures qu'il en avait parlé au médecin traitant, demandant… puis une répétition : « quelques heures » à nouveau. |




