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Fantastique/Merveilleux
alpy : Le miroir magique
 Publié le 06/04/12  -  8 commentaires  -  13565 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

Tout ce dont vous avez besoin pour réussir dans la vie est l'ignorance et la confiance.
Mark Twain


Le miroir magique


Il était une fois une jeune sorcière très laide. Les yeux petits et sombres, le nez crochu, la peau pleine de verrues. Rien en elle ne transpirait la beauté.


Elle avait aussi un sens de l’esthétisme très particulier. Si à la maison ses bas tombant sur les chaussures, un vieux peignoir mal fermé et des bigoudis, quelle allure, n’avaient rien pour inspirer l’amour, à l’extérieur ses combinaisons de robes, chapeaux et chaussures aux couleurs toujours stridentes et pas forcément assorties inspiraient surtout la risée.


En plus de ces imperfections, ou peut-être à cause de celles-ci, son caractère était aigri et très souvent des terribles accès de colère l’assaillaient.


Ce fut ainsi qu’un jour, emportée contre son miroir magique, elle l’arracha de son accrochage sur le mur et le brisa en mille morceaux contre le sol. Le pauvre objet avait eu la mauvaise idée de répondre à la question « suis-je la plus jolie des sorcières ? » avec « non, tu es la plus affreuse de toutes ».


Parce qu’il faut le dire, la mégère n’acceptait ni sa laideur ni ses défauts dignement. Bien au contraire, elle niait rondement l’évidence et son ire se déchaînait inéluctablement sur le messager.


Mais comme toute sorcière digne de ce nom a besoin d’un miroir magique, elle dut se rendre au « Chaudron qui fume vert », le magasin d’articles pour les arts occultes, afin d’en acheter un nouveau.


L’échange avec le boutiquier ne fut pas agréable, surtout pour ce dernier :


– Il me faut un nouveau miroir, gronda-t-elle à peine entrée. Et cette fois il vaut mieux qu’il soit de bonne qualité ou je vous transformerai en souris, menaça-t-elle d’un geste courroucé en pointant de sa baguette le pauvre homme.


Le marchand ne prit pas ces paroles à la légère. Le mauvais caractère de la femme était légendaire et c’était le vingtième miroir qu’elle détruisait.


Soucieux, il se dirigea vers l’arrière-boutique où des milliers d’objets prodigieux s’entassaient dans un désordre colossal et, se grattant le menton imberbe, observa pensivement le monticule comme essayant d’y voir à travers.

Soudain, il se mit à déplacer meubles, boîtes et cages frénétiquement et à s’enfoncer de plus en plus dans le monceau jusqu’à disparaître. Bingo !


– Voici votre miroir, madame. Je vous assure que vous n’aurez point à vous plaindre de celui-ci. De plus, il est petit et avec un manche. Vous pourrez l’emporter dans votre sac à main quand vous sortez et le consulter à tout moment.


La sorcière sembla satisfaite et partit, le paquet sous le bras, laissant derrière elle un vendeur soulagé.


De retour à la maison, la magicienne voulut tester sa nouvelle acquisition :


– Miroir magique, suis-je la plus jolie des sorcières ?

– Maîtresse, votre beauté n’est comparable à celle d’aucune sorcière du royaume, répondit-il, que dis-je, à celle d’aucune femme du royaume.


La femme, ravie, alla se coucher.


Les jours suivants elle fit appel maintes fois au miroir qui répondit à chaque requête avec force astuce.


– Miroir magique, que penses-tu de ma nouvelle robe ? s’enquit-elle en essayant une tunique grotesque.

– Sans doute il n’y en a pas deux comme elle, Maîtresse.

– Miroir magique, n’ai-je trop mis de sel dans la soupe ?

– Maîtresse, une soupe sans sel c’est comme une rivière sans eau.


Petit à petit, sous l’influx du miroir diplomate, le tempérament de la femme commença à s’adoucir. Ses colères devinrent rares et sa démarche plus confiante.


Un jour de marché, elle décida de descendre au village. Il y avait tellement longtemps qu’elle ne le faisait plus. Elle enfila une longue robe turquoise assortie d’une coiffe jaune et des chaussures orange à talon aiguille, et sortit. La multitude, horrifiée et apeurée, s’éloignait à son passage.

La sorcière s’en remit à son miroir installé confortablement à l’intérieur du sac à main :


– Qu’est-ce qu’ils font ? Ils me fuient ? demanda-t-elle, prête à déclencher sa furie sur le passant le plus proche.

– Maîtresse, ils s’ouvrent pour vous laisser passer. Moi, j’ai déjà vu des réactions similaires lors des promenades des grands seigneurs. Les gens les craignent et les respectent…


Flattée de cette sorte, sa fougue s’envola et elle se pavana parmi les étals dans ses habits burlesques d’un air infatué. La sortie se termina sans incidents.


Quand elle se présenta dans la bourgade le jour de marché suivant, les villageois lui prêtèrent moins d’attention. Avec son allure assurée et tranquille, elle passa bientôt de ridicule et affreuse à pittoresque et singulière dans l’esprit populaire. Un marchand commenta même qu’il l’avait vue sourire et alla jusqu’à la qualifier de sympathique.


Ses promenades dans le village devinrent plus fréquentes et avant peu elle établit des rapports cordiaux avec certains des habitants.


Un jour, pendant l’une de ses balades, elle découvrit une proclamation affichée sur un mur. Le Prince Charmant organisait un grand bal dans son château. Quelle bonne idée, pensa-t-elle, ce sera une belle occasion pour montrer ma nouvelle robe.


Le jour du bal, après avoir commandé un carrosse, elle s’employa pendant des heures à essayer maintes parures, des onguents pour adoucir sa peau et des maquillages divers sous le conseil avisé de son miroir.


– Miroir magique, que penses-tu de ces chaussures ?

– Elles vous vont fort mieux que les autres, Maîtresse.

– Miroir magique, comment trouves-tu cette coiffure ? N’est-elle pas trop ridicule ?

– Maîtresse, ce chapeau est digne de la reine d’Angleterre.


Le résultat final fut épouvantable : chapeau orange sanguine, robe vert pomme avec des broderies, chaussures guindées aux boucles jaune citron, sac à main abricot et bijoux en forme de grappes de groseille. Une véritable salade de fruits.

Ainsi parée, elle mit le miroir dans son sac, monta dans le coche qui l’attendait dehors et partit.


Arrivée au palais, la sorcière descendit du véhicule et monta les marches qui amenaient au grand salon.

Un bruit assourdissant régnait à son entrée. À l’annonce de son nom, seulement quelques têtes se retournèrent.

Debout sur le seuil, ses yeux parcoururent l’énorme pièce. Jamais elle n’avait vu un tel luxe. Des milliers de bougies allumées faisaient scintiller les pendentifs en cristal des lustres, créant un effet magique magnifié par les glaces sur les murs. Les moulures dorées et les cheminées en marbre complétaient la décoration.

Soudain elle se rendit compte que le vacarme avait mué en chuchotements et que tous les regards se posaient sur elle, stupéfaits.


– Ils m’observent tous, j’étais sûre de faire sensation, dit-elle satisfaite, caressant son miroir.

– Moi, j’en étais sûr aussi, répondit-il.


Finalement le Prince la découvrit et s’avança vers elle, mi-curieux mi-amusé, pour la recevoir.


– Bonsoir madame, s’inclina-t-il, lui baisant la main. Votre arrivée a été un vrai coup de théâtre.

– En effet, répondit-elle, ses joues empourprées par l’attention du Prince.


Qu’il était beau avec ses cheveux noirs et ses yeux verts !


– Je me demande quelle a pu être la raison, proposa-t-il pour la faire parler.

– Sûrement en raison de ma personnalité. Ou bien ma parure, j’aime bien m’habiller de façon remarquable.

– Vraiment ! s’exclama le Prince, admiratif de l’assurance et de la désinvolture de la jeune femme.


Il allait rajouter quelque chose quand l’aboyeur royal annonça une nouvelle arrivée. Charmant fixa son regard sur la bellissime fille qui faisait son entrée. Le visage angélique couronné d’un diadème en diamants, la robe bleu clair, les longs bras gantés et les petites chaussures en cristal. Tout en elle rayonnait d’un halo de perfection.


– Excusez-moi, le protocole exige que je reçoive les nouveaux arrivants, dit le Prince qui s’éloignait déjà sans ôter ses yeux de Cendrillon.


À partir de ce moment il ne se sépara plus d’elle en lui réservant toutes les danses.


Il faut dire que la sorcière n’apprécia guère ce manque de politesse du Prince Charmant, de même que le reste des jeunes convives du sexe féminin.

Toutes auraient voulu faire disparaître Cendrillon ou la voir convertie en crapaud.

La seule différence était que la première avait le pouvoir de le faire.


– C’est indignant, c’est intolérable, s’exclama la magicienne. Miroir, en quoi dois-je la transformer, en rat, en mouche ?

– Maîtresse, la beauté de Cendrillon est incomparable de même que la vôtre. Vous êtes comme deux faces d’une même pièce. Et une pièce n’a de valeur que si elle est entière. Si vous détruisez l’une des faces, vous abîmez l’ensemble.

– Je ne t’ai jamais entendu parler ainsi, miroir. Serais-tu devenu philosophe ?

– Un miroir ne reflète que ce qui est devant lui. C’est peut-être vous, Maîtresse, qui avez gagné en sagesse.

– Mais quoi faire, alors ?

– Une pièce tombe parfois sur pile et parfois sur face. C’est le sort qui décidera à quel moment elle basculera de votre côté et ce sera à vous de saisir l’opportunité pour prendre en main votre destin.


Sans être totalement convaincue et un peu déconcertée par ces paroles cryptiques, elle décida cependant de ne pas agir pour le moment et d’attendre. Se dirigeant vers un coin écarté du salon, elle s’assit dans une chaise en velours vert aux filets dorés, ruminant son mécontentement.


Peu de temps après, la grande horloge de la tour sonna minuit. Fatiguée et énervée, la sorcière s’apprêtait à se lever pour partir quand elle vit Cendrillon courir vers la sortie et le Prince la suivre de près.

Quelques instants plus tard le Dauphin rentra chagriné, une pantoufle en cristal dans la main.


Tout le monde se pressa autour de lui mais le jeune homme s’affranchit de l’étau et se laissa tomber désespéré dans un fauteuil. Son visage enfoui dans une main, l’autre main pendait sur son côté, tenant toujours la petite chaussure en verre.


– Sale journée, n’est-ce pas ? demanda la sorcière.


Le Prince Charmant, qui sans s’en apercevoir s’était assis à deux pas d’elle, leva les yeux et la regarda interloqué. Habitué à la circonspection et aux fourberies de la cour ce franc-parler le désarçonnait.


– Vous allez droit au but, constata-t-il.

– En effet, on m’a déjà dit ça. Elle était belle, votre cavalière, poursuivit-elle sans se démonter.

– Oui, très belle, répondit-il, la plus parfaite fille que j’ai jamais connue.

– Et pourtant elle a des défauts, affirma la sorcière.

– Que voulez-vous insinuer ? s’insurgea le Prince qui commençait à trouver la jeune femme un peu audacieuse.

– J’ai trouvé un peu égoïste de sa part de vous avoir accaparé toute la soirée. Le reste des invitées aurait bien apprécié l’opportunité d’une petite danse avec vous.

– C’est vrai ? réfléchit-il. Je n’avais pas pensé à cela. Vous avez peut-être raison.

– Et cette sandale, s’acharna-t-elle en signalant la pantoufle du menton.

– Qu’avez-vous à dire ? C’est la plus charmante chaussure que j’ai jamais vue.

– Je pense que vous l’apprécieriez moins si vous aviez à marcher avec.

– Comment ça ?

– Elle est rigide, dure, froide, fragile et, en plus, petite. En faire dix pas serait une torture, je ne peux pas imaginer de danser toute une soirée avec elles. Je trouve prétentieux et vain d’endurer de telles souffrances pour vous faire une bonne impression.

– Je ne l’avais pas vu de cette façon, considéra-t-il, surpris par cette nouvelle perspective.

– C’est normal. Les jeunes amoureux ne prêtent pas attention à ces détails. Au moins la conversation a été agréable et intéressante ?


Charmant haussa la tête vers le haut et revisita le déroulement du bal. Les images défilèrent devant lui comme projetées sur le plafond. Enfin il avoua :


– En fait nous avons peu échangé. La plupart du temps nous nous sommes regardés les yeux dans les yeux.

– Je comprends, j’en aurais peut-être fait autant.

– Je ne pense pas. Je suis sûr que vous auriez bavardé sans arrêt, répondit le Prince en souriant pour la première fois depuis le départ précipité de Cendrillon.

– En effet, vous avez raison, admit-elle en retournant le sourire. Et je vous aurais aussi réprimandé pour délaisser les autres convives.

– Je n’en doute pas, s’exclama-t-il en éclatant de rire, je vous imagine au milieu de la piste en me sermonnant devant toute la cour.

– Et vous l’auriez bien mérité, répliqua-t-elle très sérieuse.

– J’ai hâte de voir cela.


En le disant, le Prince se leva et prit la sorcière par la main.


– Allons ! valsons un peu.


Troublée par le toucher du jeune homme, elle sentit la rougeur monter dans ses joues et se laissa guider docilement.

Quand il la prit entre ses bras pour danser, une chaleur inconnue l’envahit et elle resta interdite le regardant dans les yeux.


– Je pensais que vous alliez parler toute la soirée, la titilla-t-il d’un grand sourire en percevant son émoi.


Elle réussit enfin à se maîtriser et s’esclaffa :


– Moi aussi.


Les deux jeunes dansèrent le restant du bal devant le regard stupéfait des invités. Malgré son affirmation précédente, elle ne l’admonesta pas publiquement.

Ils discutèrent beaucoup et très joyeusement. Ses sorties fantaisistes, son esprit vif et sa gaieté gagnèrent le cœur du Prince Charmant et au moment du départ ils accordèrent de se revoir.


Quelque temps plus tard, le couple annonça son mariage qui eut lieu au Château en grande pompe.


La sorcière devenue princesse fut bientôt aimée de toute la population.


Elle continua à s’habiller de façon extravagante, toujours conseillée par son savant miroir magique, pour le grand désespoir du tailleur royal.


 
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   socque   
23/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli renversement ! Un conte de fées bellement revisité, c'est vrai que ça me fait plaisir de voir que cette pimbêche de Cendrillon, pour une fois, n'a pas le beau rôle...
Bon, mais même si tout est dans la tête, les verrues et le nez crochu n'ont pas disparu d'un coup de baguette magique, si ? Alors d'accord, c'est le conte de fées, mais les princes, tant qu'à faire, je pense qu'ils peuvent séduire des jeunes femmes spirituelles et aussi jolies, je serais étonnée qu'ils dussent se rabattre sur les laiderons même marrants.

Peu importe, je ne vais pas bouder mon plaisir, j'ai trouvé l'histoire charmante.

   matcauth   
28/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
bonjour,

C'est une histoire agréable, une idée originale. L'écriture m'a parue à la fois mature sur le fond et très scolaire sur la forme. Une forme qui manque un peu de travail, de subtilité, de finesse afin de rendre la lecture plus agréable. Je pense notamment à l'emploi de mots et expressions mal venus : "En plus de", "les deux jeunes", "parce qu'il faut le dire".

Mature donc, le fond ne tombe pas dans les excès, dans la mièvrerie, l'auteur n'en fait pas des tonnes. Paradoxalement, le ton de l'histoire manque un peu de relief : dans ce genre de domaine littéraire, il faut à mon avis choisir et assumer à 100% si on veut se différencier : ici, le loufoque est bienvenu mais on sent que l'auteur n'ose pas exagérer le trait, rendant l'histoire un peu fade.

Peut-être une histoire, bien trouvée, mais pas assez affinée.

   macaron   
30/3/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un conte sympathique avec Cendrillon revisité. Une revanche utopique de la laideur sur la beauté, tout en humour et en couleur. Quelques maladresses dans l'écriture, des inversions pas très heureuses, mais l'ensemble se lit agréablement. Une bonne idée, bien traitée, avec le fond de naiveté et le classissisme qu'il lui sied.

   Palimpseste   
8/4/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un jolie conte bien amusant. L'écriture me semble un peu scolaire, et je pencherais pour un auteur encore jeune (au moins dans son expression littéraire).

Quelques tournures un peu bizarre ("rien ne transpirait la beauté", les couleurs "stridentes" (???), elle niait "rondement" l'évidence, un désordre "colossal"...), c'est là que je verrais la marque d'un écrit de jeunesse. Et c'est pour ça que je m'arrête à "moyen", il y a de la marge pour progresser et le "+" est l'encourager.

Pour finir, je suis surpris de lire "à essayer maintES parures", ça me fait penser à "la gente masculine". Alors j'apostrophe la Correction: on dit bien "maintes parures" ou "maint parures" pour "beaucoup de (...)" ?

Bonne continuation !

   Corbac   
14/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Texte rafraichissant dont j’ai apprécié la lecture. Des personnages réussis (la sorcière et le miroir), d’autres moins : le prince notamment, qui m’a paru trop influençable. Il y aurait de quoi aller plus loin, je pense l’auteur capable de pousser davantage sur le côté comique, mais bon, je note au ressenti, et j’ai passé un très bon moment…

Bon courage pour la suite.

   Mistinguette   
21/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Alpy

Bravo pour ce conte original qui m’a souvent fait sourire.
Je le trouve bien construit et très bien pensé. La belle Cendrillon en prend pour son grade et c’est vraiment jubilatoire.

L’écriture fait parfois penser à une écriture enfantine et certaines tournures sont bizarres mais je sais que le français n’est pas ta langue maternelle, c’est donc tout à fait pardonnable.
J’imagine que pour un étranger (Espagnol, en ce qui te concerne) la langue française doit être un vrai casse-tête, déjà que pour ceux qui la parlent depuis l’enfance ce n’est pas toujours évident.

Quelques exemples :

«… chaussures aux couleurs toujours stridentes » L’adjectif « strident » n’est jamais employé (à ma connaissance) pour les couleurs. Ce sont plutôt la musique, les sons qui sont stridents. Pour les vêtements ou les couleurs on dirait qu’ils sont « criards » ou encore « tape à l’œil »…

« Parce qu’il faut le dire, la mégère n’acceptait ni sa laideur ni ses défauts dignement. Bien au contraire, elle niait rondement l’évidence et son ire se déchaînait inéluctablement sur le messager. »
Dans ces deux lignes on trouve 3 adverbes en « ment », c’est beaucoup trop. Ça alourdi le texte ! J’en t’en parle d’autant plus facilement que c’est un défaut que j’avais avant de connaitre Oniris - à mes débuts d’écrivaillon. Depuis, j’ai appris à en remplacer certains et à supprimer les autres (Merci Flupke !). Car, au bout du compte, ces fichus adverbes sont bien souvent inutiles.
Pour illustrer mon propos : « Parce qu’il faut le dire, la mégère n’acceptait dignement ni sa laideur ni ses défauts. Bien au contraire, elle niait l’évidence et son ire se déchaînait de façon inéluctable sur le messager. »
Ce n’est qu’un exemple hein !
Va faire un tour sur la « Chronique destinée aux auteurs s’estimant débutant », tu y trouveras les conseils de Togna.
C’est dans le forum : « Style – Ecriture » en haut. Je me souviens qu’il y a un passage sur les adverbes en « ment » et plein d’autres conseils précieux…

Au « Chaudron qui fume vert » Ici, de la manière dont c’est écrit, c’est la fumée qui est verte. Est-ce ce que tu as voulu dire ? Si c’est le chaudron qui est vert, il faut mettre : « Au chaudron vert qui fume »

« Ses promenades dans le village devinrent plus fréquentes et avant peu elle établit des rapports cordiaux avec certains des habitants. » le « avant peu » de cette phrase sonne mal à mon oreille. Peut-être : « assez vite » ou « rapidement » (Pour le coup je te suggère un adverbe en « ment » :-))

« …sous le conseil avisé de son miroir. » On dit plutôt : « SUR le conseil avisé de son miroir » et même : « SUR LES conseils avisés de son miroir » car en l’occurrence ici le miroir donne plusieurs conseils.

En ce qui concerne le titre, je ne le trouve pas très original et du coup pas très accrocheur, alors que l’histoire vaut le détour. Un truc comme « Le miroir philosophe » ou « Le miroir magique diplomate » alpaguerait plus le client :-)

« Maîtresse, ce chapeau est digne de la reine d’Angleterre. » Cette phrase m’a fait éclater de rire.

J’ai beaucoup aimé les dialogues, je les ai trouvés vivants, énergiques. Surtout ceux entre le prince et la sorcière.

Sinon, au sujet des pantoufles de cendrillon, il se pourrait qu’à l’origine elles étaient non pas en VERRE mais en VAIR…

Extrait Wiki :
La composition des pantoufles de Cendrillon a fait l'objet d'un débat récurrent en Europe francophone depuis le XIXe siècle. Selon les retranscriptions et versions de l'histoire, les pantoufles sont successivement de verre, ou de vair (fourrure d'écureuil gris). C'est la vague de rationalisme du XIXe siècle qui incite Honoré de Balzac à affirmer que la pantoufle doit se comprendre en vair, et non en verre, au motif qu'il ne peut exister de pantoufles en verre…

En résumé une très bonne histoire qui, à mon avis, à juste besoin d’être un peu peaufinée au niveau de la forme.

Un grand MERCI pour cette lecture. Au plaisir de te lire à nouveau !

   SetsunaSoul13   
11/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un petit conte 'charmant', on sourit gentiment .
J'ai bien aimé la magie opérée; ce petit coup de ''confiance en soi" encore plus efficace que toute baguette magique et autres artefacs!

Un récit sympathique, courage pour la suite!

   alpy   
21/6/2012
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