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Humour/Détente
Ariumette : Le sixième mois
 Publié le 07/03/09  -  13 commentaires  -  14290 caractères  -  99 lectures    Autres textes du même auteur

Une jeune femme enceinte nous fait savoir ce qu'elle pense de la grossesse.


Le sixième mois


Je m’appelle Hélène. Hélène Dellac. Pas « maman », ni « C’est vot’premier ? » et encore moins « C’est pour quand ? » ! Juste Hélène. Si je vous dis cela, et si j’insiste lourdement, c’est parce qu’étrangement, depuis plus de six mois, il me semble qu’autour de moi, les gens ont tendance à l’oublier. Il se trouve que le jeudi 8 décembre à 8 h 54, dans les toilettes de ma boîte et juste avant la réunion hebdomadaire, j’ai eu la riche idée de faire un test de grossesse. Test qui, vous vous en doutez maintenant s’est révélé positif. Faisant encore une fois preuve de mon flegme légendaire, je me suis écriée : « Putain d’merde, j’suis enceinte ! »


Depuis ce jour, ma vie me semble surréelle ! Déjà, je suis grosse. J’ai toujours été du genre gabarit haricot et là… Comment dire… Ah si ! Je vis une deuxième puberté ! Mes seins ont pris deux tailles et malheureusement mes jeans aussi. Mon visage est gras et j’ai repris mon antique relation avec les Chupa Chups vanille-chocolat. Ensuite les gens ne me considèrent plus comme la mignonne attachée de com à qui on peut parler de façon débridée dans les couloirs mais plutôt comme la sainte madone prête à enfanter le monde ! On me laisse un siège dans le bus et les petites vieilles rabougries ne me demandent même plus de leur céder la place à la caisse du supermarché le samedi matin ! Aurais-je atteint l’état de grâce ? Non ! La grossesse, ça me faisait pas fantasmer avant, maintenant ça me mine carrément le moral. Seule consolation, le coupable de l’histoire n’ose plus me dire que décidément qu’est-ce que je suis chiante !


***


Je suis loin d’être une experte en comportement humain, mais depuis ma grossesse et surtout l’impossibilité de la planquer, j’ai pu faire une recherche presque publiable. Il y a un réflexe psychomorphologique chez les gens à qui vous annoncez la grande nouvelle. Ils ouvrent d’abord de grands yeux ahuris puis, presque immédiatement, affichent un sourire béat accompagné d’un penché de la tête et de la phrase adéquate : « Oh ! C’est merveilleux ! » Quand les gens vous sont plus familiers, ils poussent parfois ce réflexe à une fougueuse embrassade avec retrait rapide pour ne pas faire mal au « bébé » et posage de main sur mon ventre qui n’a jamais autant été tripoté et vénéré. Et, oh surprise, cette attitude m’agace ! Elle m’agace à tel point que j’ai dû développer la seule défense politiquement correcte : la main voire LES mains sur le ventre lors de l’annonce. Je sais, beaucoup de femmes enceintes font ce geste assimilé à de l’amour infini pour leur fœtus. Songez maintenant à toutes les fois où vous avez trouvé ce geste adorable…

Ça fera bientôt sept mois que je suis dans cet état et je commence à me dire que j’aurais dû faire paraître une annonce dans le journal. Il existe bien une rubrique nécrologique ! Dispensons-nous, mesdames, d’annoncer à la terre entière notre état encombrant, mais transitoire ! Remarquez, certaines situations sont assez drôles. Par exemple quand une bonne femme en mal de relation sociale me regarde attendrie à l’arrêt d’un bus. Après quelques secondes, elle me fait en général l’insigne honneur de m’adresser la parole et me demande sans un bonjour : « Aloooors… C’est pour quand ? Que le papa doit être fier ! » Dans ces cas-là je réponds invariablement avec une mine sinistre : « Y a plus de papa. ». Je suis cruelle !


Mais ma cruauté n’égalera jamais celle de mon gynéco…

Lors de mon premier rendez-vous je commençais à m’endormir quand, avec une heure de retard, il arriva en trombe au cabinet. Il alla directement vers son assistante qui ne savait plus quoi dire pour calmer les hormones en furie. Elle lui tendit mon dossier.


- Bon, à qui le tour ? Madame… Dellac. J’avais, depuis le début de ma grossesse, décidé d’abandonner la bataille du « Mademoiselle » ! Entrez, je vous prie. Excusez le retard, un accouchement en urgence à l’hôpital, et la sage-femme qui a cru bon de commencer sans moi. Bon on va pas perdre de temps, veuillez vous déshabiller s’il vous plaît et vous installer sur le fauteuil.

- Bonjour, lui dis-je en lui tendant la main.

- Ah pardon, bonjour.


Il alla vers son bureau et pendant que je me préparais à laisser choir ma dignité :


- Donc, madame Dellac, c’est votre premier enfant. Vous avez… vingt-huit ans, l’âge idéal… Il est noté ici que vous vivez maritalement, je m’étonne de ne pas voir le futur papa à cette première consultation !


Et vlan ! Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à la fin avec les Papas ! Cette manie du « nouveau père » et de la prise en compte de leurs sentiments… Mon homme, il participe, je l’aime et tout… quoique je lui en aie légèrement voulu au début mais j’ai fait passer ça sur le compte des hormones. Cependant, il n’a pas besoin de venir voir mon intérieur plein phare ! Il verra les photos de l’échographie et, s’il est sage, il pourra voir la deuxième en vrai ! C’est que je ne tiens pas à abandonner mon rôle d’inspiration nocturne pour celui de femme nourricière !

Après une exploration en règle :


- Bien, vous pouvez vous rhabi… Mais quoi ENCORE !


Il sortit son bipeur de sa poche et se dirigea très énervé vers le téléphone. Il composa le numéro en détruisant à moitié le clavier.


- OUI ! C’est le docteur Clavreuil ! Qu’est-ce qui se passe ? … Oui ! Évidemment que je suis en consultation ! Alors ? … Elle est à combien de centimètres ? … La tension ? … Et vous pouviez pas me demander ça il y a une demi-heure quand j’étais encore dans le service ? … Je veux pas le savoir ! Appelez l’interne de garde et bipez-moi quand l’accouchement aura débuté !


PLOC ! S’apercevant qu’il n’était pas tout seul, il reprit à mon endroit :


- Puisque c’est votre première grossesse et que vous n’avez, d’après vos analyses, pas été immunisée contre la toxoplasmose…

- La quoi ?

- La toxoplasmose ! Donc de ce fait, vous allez devoir vous soumettre à certaines règles d’hygiène de vie. Déjà, avez-vous un chat ?

- Oui. Pourq…

- Avez-vous une mère ?

- Oui…

- Bien ! Il serait judicieux que Minou aille faire une petite retraite chez votre mère durant le reste de votre grossesse. Si vous pouvez laver les tissus du canapé et changer les draps après le départ de votre chat, c’est encore mieux. Pour éviter d’attraper la toxoplasmose vous devez également éviter les légumes du marché, laver parfaitement vos légumes et toujours les éplucher. Vous allez devoir faire une croix sur la viande saignante. Vous pouvez éventuellement vous permettre une cuisson « à point » uniquement si la viande a été préalablement congelée. Nous allons devoir vous faire une prise de sang tous les mois pour vérifier que vous ne vous immunisez pas pendant la grossesse.

- Tous les mois ! Mais si je vire mon chat et que je…

- Tous les mois, madame, c’est pour votre bébé ! Ah ! Va pas falloir qu’il commence ! Je sais que c’est pas marrant mais dites-vous que ce n’est que pour 9 mois ! Est-ce que vous fumez ?

- Heu, non… enfin oui, enfin ça dépend. Un paquet par jour, Doc, et c’est pas la peine de me faire ton laïus sur les méfaits du tabac sur Bébé, je suis déjà au parfum !

- Ah ! Il va falloir complètement arrêter madame. J’imagine que vous connaissez un peu les conséquences défavorables que cela peut avoir sur votre enfant, notamment un retard de croissance ! Dans la même lignée, il vous faut arrêter de boire de l’alcool, même pas un petit verre pendant les fêtes, l’alcool c’est pire que la cigarette ! Vous devez également retirer de votre régime alimentaire tout ce qui est laitage au lait cru : le fromage, les yoghourts, le lait… Et vous préférerez toujours les fromages pasteurisés achetés sous vide et vous n’oublierez pas d’enlever la croûte. Vous éviterez le poisson fumé, les coquillages, le surimi, le tarama…

- Oui mais si je peux pas manger de viande non plus…

- Vous pouvez toujours manger du poulet bien cuit. Ah ! Et évitez le porc ! Pas de charcuterie, rillettes, saucisson, jambon cru, boudin et porc en gelée. Et si vraiment vous voulez craquer, préférez le jambon blanc emballé que vous ne mangerez qu’une fois recuit à haute température. On oublie la coupe du supermarché ! Et c’est valable pour tous les produits en général ! On évite le traiteur, et les produits artisanaux.

- Oui mais vous comprenez…

- Vous éviterez également le foie gras, les graines germées, le soja, les lentilles… Essayez de ne boire que de l’eau en bouteille et évitez la caféine. On réduit le thé et le café ainsi que les boissons telles que le coca.

- …

- Bon et bien je crois qu’on en a terminé pour aujourd’hui ! Je vous revois dans un mois, madame Dellac. Pour les petits conseils contre la nausée et les petits désagréments, vous verrez ça avec mon assistante. Passez une bonne fin de journée !


Lorsque la porte se referma sur moi je pensai sobrement : « Connard ! »


***


Un des problèmes majeurs lorsque vous êtes enceinte, c’est que toutes vos amies ou connaissances déjà fières mamans se font un devoir de vous éduquer. Ainsi vous vous retrouvez immanquablement invitée à changer la dernière larve en date sous l’odieux prétexte : « Il faut que tu t’entraînes, c’est bientôt ton tour ! » Là, deux choix s’offrent à vous. Soit vous lui retournez la couche sur la figure (idée presque orgasmique), soit vous souriez et vous répondez que ce sera avec plaisir. Comme malgré tout j’ai décidé de ne pas complètement anéantir ma vie sociale, je prends la deuxième option. Ça me fend le cœur !

La semaine dernière j’y ai encore eu droit chez mon amie d’enfance Nadège. Une fois seules devant l’immonde table à langer Petit Ours qui a déjà servi deux fois, je me suis appliquée à montrer que, non je ne suis pas encore demeurée, je mets la couche propre dans le bon sens et avec les scratchs ! Et enfin j’y ai eu droit. Enfin la révélation sincère de l’amie, la vraie.


- Je déteste faire ÇA ! Même si ce sont mes gosses. Je ne comprends pas les greluches qui s’extasient devant ÇA !


Puis elle ajoute avec l’air d’une condamnée : « Pour moi c’est trop tard, j’ai donné de mauvaises habitudes à Karim dès le premier. Ne fais pas la même erreur que moi et deale : tu échanges réveils à quatre heures du mat’ contre couches-culottes. Crois-moi tu ne seras pas perdante ! ». T’inquiète, ma grande ! C’est pas rentré dans l’oreille d’une sourde !

Ce sixième mois a été pour moi une étrange révélation… Je me suis enfin rendue compte qu’une Chose grandissait en mon sein. Alien 5, c’est moi ! Oh, je serai sans doute persuadée que mon Truc est le plus merveilleux du monde… Mais attention, faudra pas s’attendre à me voir crier ma fierté en public !

La première fois que la Chose a bougé j’étais au café avec ma sœur. Tout d’un coup je me fige, les yeux grands ouverts. Ma sœur s’inquiète : « Ça va pas ? » Ben si ! Je me rends juste compte que Ça a bougé !!! Devant son air émerveillé je lui propose, avec réticence, de toucher. J’aurais aimé qu’elle me dise non merci l’air légèrement écœuré… Mais non ! On doit pas venir du même moule… Elle a hoché sa tête extatique et a posé une main tremblante sur mon ventre. Et je n’ai même pas soupiré ! Après tout c’est ma sœur, et comme disait le Parrain : « C’est la famille, c’est pas pareil ! ».


Et en effet c’est différent avec la famille… On supporte mieux les regards attendris, les yeux embués se rappelant mon enfance, les conseils en tout genre et les questions stupides du type « Tu préfères avoir une fille ou un garçon ? » Mais parfois on est surpris des réactions familiales. Par exemple mon père ce héros… Ce héros qui, après un divorce tumultueux, a fait une belle crise de la cinquantaine avec 307cc, blonde décolorée de vingt ans sa cadette, kit complet home-cinéma-son-dolby-surround, et golf. Cet homme donc, ce jour-là, avait son déjeuner annuel avec sa fille dans un resto hors de prix en bord de mer. Après la commande d’un homard pour lui et d’une brochette de coquilles Saint-Jacques pour moi - j’emmerde mon gynéco - je pris sur moi de lui dire qu’il allait être grand-père. Après dix minutes de changement de couleur faciale, de bredouillage et de « Oh, ben ça alors ! », il me regarda droit dans les yeux et me dit : « Mais… Heu… T’as quelqu’un dans ta vie au moins ? » Oui papa, depuis deux ans paPA, ça me fait plaisir que tu t’intéresses à moi PAPA ! Je ne dis rien mais je commandai le dessert le plus cher de la carte, réaction puérile certes mais Dieu que ça soulage !


***


Aujourd’hui je rencontre pour la première fois ma sage-femme. Je suis ravie. J’ai tellement hâte d’apprendre à soulever mon énorme bassin. Je suis impatiente de savoir respirer comme un chien et extatique à l’idée d’apprendre à pousser ! Je l’imagine déjà en rose avec la tête penchée sur le côté, le sourire confiant de la descendante des bonnes sœurs et l’amour inconditionnel pour l’allaitement ! Ça y est, c’est mon tour. Je me sens un peu comme chez le dentiste… Dans l’encadrement lumineux de la porte du cabinet, elle m’apparaît. Elle est petite, presque anorexique - même si toutes les femmes semblent l’être comparé à moi - et elle a des cernes type « Ça fait trois nuits que je regarde Très chasse ! ». Elle a de grands cheveux bouclés auburn peut-être coiffés, des boucles d’oreilles démesurées en cuivre, un look d’hippie sur le retour et comble du bonheur, elle sent la clope ! D’emblée je pressens l’entente. À peine ai-je mis mes fesses dans le confortable fauteuil en face de la table basse qui lui sert de bureau, repose-pied et mur d’expo pour photos du tiers-monde, que je tombe sous le charme de sa voix de Catherine Lara. La première chose qu’elle me dit après un usuel bonjour, c’est : « Alors, il était désiré ? » C’est officiel, je l’aime.

Nous parlons de tout et de rien. De pourquoi j’ai gardé cet enfant, de ma vie avant et après… Elle me raconte les trois mois à venir, la naissance. Me dit que j’ai eu tort mais que mes hormones me feront croire le contraire jusqu’à la fin de ma vie… Me dit que je suis à présent dans le « couloir de la naissance »… Jusqu’au jour fatidique où, la Chose sur mon ventre, le père ému aux larmes, les fleurs dans la chambre et les travailleurs de la santé l’œil ravi, je me dirai en moi-même : « Putain d’merde, j’suis maman ! »



 
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   xuanvincent   
7/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Tiens, de nouveau une nouvelle sur le thème de la grossesse !

Toutefois, ce texte m'a paru assez différent de celui de macada "Les choses de la vie 2 : de la procréation". En effet, Ariumette a su me faire sourire - et même souvent durant ma lecture - face à ce sujet qui pourtant ne me paraît pas évident à traiter.

Je ne me suis pas trop arrêtée sur la forme. Ce texte m'a paru bien écrit dans l'ensemble, surtout de manière alerte et vivante, ce qui m'a plu.

Pour la longueur du texte, j'aurais simplement peut-être préféré qu'il soit un peu plus court, afin de maintenir intact l'amusement du début de ma lecture.

PS : Aurais-je lu un peu vite ? Ma lecture n'a pas été comptabilisée par le compteur d'Oniris...

   Selenim   
7/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
La grossesse est une mine inépuisable d'inspiration car elle concocte des cocktails explosifs de sensations, sentiments et hormones.

On sent chez toi que c'est du vécu. On sent dans le ton employé un mélange d'agacement et d'amusement face à toutes les situations abordées.

Comme l'ami Xuan, je trouve le texte parfois longuet.

L'humour oscille entre le potache, le burlesque et le Bigard.

Je suis pas fan du dernier, mais il parait qu'il faut de tout pour faire un beau bébé.

Même si le traitement des situations est trop stéréotypé à mon gout, il s'en dégage une fraicheur qui n'est pas dénuée de charme.

Bon, ben, c'est pas tout, je m'en vais ressortir l'album de naissance moi...

   Anonyme   
7/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bravo c'est drôle, bien écrit et ça sent le vécu.
J'ai particulièrement aimé :
Je m’appelle Hélène. Hélène Dellac. Pas « maman », ni « C’est vot’premier ? » et encore moins « C’est pour quand ? » ! Juste Hélène.
(quand ils entrent à l'école après on est la Maman de ... pendant des siècles)
Le passage avec le gynéco m'a également fait rire:
éjà, avez-vous un chat ?

- Oui. Pourq…

- Avez-vous une mère ?

- Oui…
(Non forcément si on avait toutes une mère ca se saurait...)

et la dernière phrase véridique
Donc j'ai dégusté et pas boudé mon plaisir ...

Et dans l'ensemble toutes les réactions de Miss "c'est vot'premier" m'ont parues très justes.

Le coup avec le Papa de la miss qui ignore tout de sa vie privée peut être un peu en trop à moins qu'il ne vive sur Mars?

Merci beaucoup

Xrys

   Menvussa   
7/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ben c'est plutôt sympathique, c'est écrit avec légèreté ce qui semble paradoxal vu la prise de poids.

De l'humour, parfois gris, presque cynique.

J'ai souri. C'est mené tambour battant, ça m'a plu.

"Lorsque la porte se referma sur moi je pensai sobrement : « Connard ! »" j'ai bien aimé, plus pour sobrement qui en dit long que pour connard qui fait très naturel.

   Faolan   
8/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte "bien tapé", agréable à lire et où l'humour est bien présent.
Dans les passages que j'ai moins apprécié, même si cela colle bien au personnage : Alien 5, mon Truc,...
Merci pour ce récit.

   Anonyme   
7/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai adoré, ironie décalée, humour un rien cynique, j'ai dévoré et je me le garde sous la main pour encore lire chaque fois que j'aurai envie de sourire...
Je crois bien que plus jamais je ne regarderai une femme enceinte de la même manière...

C'est du tout bon ça bravo !

   Anonyme   
8/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ben merde!
Alors là je sors mes petites mains et j'applaudis la performance.
Ôter d'un texte sur la grossesse, THE sujet planplan par excellence, toute gnangnanitude, chapeau!

J'ai aimé ce texte, qui sans en avoir l'air donne une vision très féminine et très banale de la grossesse ... je dirai pas un cas sur deux mais j'ai entendu tellement de copines raler sur le poids, les chevilles qui enflent, les pets, les couches, les vomis...

Il y a ce parallèle : faites des gosses qu'y disaient et youpie la maternité que j'aime beaucoup.

J'apprécie le style, fluide, avec une bonne dose de caractère, simple et dans l'air du temps...
Comme Xuan, j'ai souri, j'ai même ri : Minou c'est le surnom de mon chéri, il a apprécié d'être cité lol

Merci. Pour ce texte décallé et tellement réaliste, bien écrit et plein d'émotions... PLEIN!
(ps: comme souvent dans ces cas là, si erreurs de forme il y a, je n'ai rien vu du tout, emportée que j'étais par les qualités de ce texte.)

   Nongag   
8/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est bien écrit. Il y a un point de vie intéressant, une ironie sympathique sur le vécu d'une femme enceinte. Peut-être est-ce ma limitation de mâle (!) mais je n'ai pas trouvé ce texte très drôle à part quelques lignes ici et là. Et, bon, c'est un sujet plus que rabattu (deux textes sur ce thème en quelques jours - et combien ailleurs?).

Déjà, de soutenir mon attention tout du long malgré la redondance du thème est un exploit selon moi. Et il est indéniable que c'est un travail maîtrisé avec une écriture efficace, précise.

   Anonyme   
9/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Le ton est incisif. peut-être un peu trop dans la première partie. Et c'est ce qui m'a gênée.
Désolée pour Hélène, mais si elle a un gros ventre c'est qu'elle a perdu ses ailes, alors oui, bonjour madame. C'est comme ça.
Râleuse aussi et un peu trop : si on n'avait pas de considération pour les grosses dames enceintes, si on ne lui laissait pas de place assise dans le bus, si personne ne faisait cas de ce gros espoir porté comme un étendard, si ses collègues ne prenaient pas soin d'elle, Hélène râlerait encore plus.
A partir de la visite chez le gynéco, je ne râle plus, c'est très bien raconté.
"Me dit que j’ai eu tort mais que mes hormones me feront croire le contraire jusqu’à la fin de ma vie…" une sage... Femme.
Je préfère la seconde partie à la première. La seconde est plus douce, elle me rassure sur l'envie d'Hélène de porter cet enfant et de l'avoir dans les pattes jusqu'à la fin de sa vie, tandis que la première est un peu trop acide. (goût et avis très personnels)

   Flupke   
11/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ariumette. J’ai beaucoup aimé l’humour réaliste, acide, style Anna Gavalda.
En particulier m’ont fait sourire ou rire :
Deuxième puberté
J’ai repris mon antique relation avec les Chupa Chups
Le coupable de l’histoire (anti-machisme primaire ?) Ainsi point de partage de culpabilité de l’acte de fornication en dehors des saints sacrements du mariage ? LOL
Décidé d’abandonner la bataille de « Mademoiselle »
Immanquablement invitée à changer la dernière la dernière LARVE en date (LOL)
Alien 5 c’est moi.
Une brochette de coquilles Saint-Jacques pour moi – j’emmerde mon gynéco

Trébuché sur l’impossibilité de la planquer. J’imagine que le verbe s’applique d’avantage à quelque chose de statique. J’aurais préféré qqchose de plus dynamique style dissimuler.
Bref un texte très divertissant, très agréable à lire. Double bravo donc.
Amicalement, Flupke

   marimay   
11/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Ariumette,
Humour, ironie et réalité font de cette nouvelle un sympathique moment de lecture. Elle me plaît cette Hélène qui découvre le monde de la femme enceinte ! Le gynéco cruel, les amies bien intentionnées et la sage-femme hippie m'ont amusée.
Entre le début et la fin, j'ai l'impression que Hélène s'installe de mieux en mieux dans sa grossesse.
C'est un sixième mois très prometteur.

   macalys   
16/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Quand je pense que tu m'avais dit : "tu ne vas pas aimer mon texte il n'y a pas de sentiments dedans..." Et bien je trouve que si, ton texte est plein de sentiments. Mais c'est sûr, on n'éprouve pas que des sentiments mièvres et gluants, surtout pendant la grossesse. Ta nouvelle est pleine d'humour, de révolte, d'agacement, de découverte. Elle a réveillé en moi des situations vécues, décrites avec réalisme et ironie. J'ai particulièrement apprécié la façon dont ton héroïne vit la transformation de son corps au cours de la grossesse.

Juste quelques petits détails :
- Pour le passage chez le gynéco, l'emploi du passé simple ne me semble pas très heureux... Mais je n'ai pas grand chose d'autre à proposer : peut-être le passé composé, mais ça risque d'être lourd, ou le présent, pour le côté universel.
- Ca ne va peut-être pas dans le sens de ton récit, mais j'aurais aimé qu'à un moment Hélène se lâche un peu, baisse la garde et s'émerveille d'être maman (ça peut être contre son gré avec des expressions comme "je dois bien l'admettre" par exemple). En particulier, le putain d'merde, j'suis maman ! à la fin m'a paru un peu forcé.

En bref, un agréable moment de lecture, un texte à la fois vrai et décalé.

   David   
13/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Ariumette,

C'est assez drôle, avec un plus pour le gyneco et la sage femme, des seconds rôle qui vont bien avec l'écriture vive, énergique, qui contraste avec l'image qui me vient pour cette Hélène, résignée, soumise à son sort en quelque sorte, c'est bien comme ça qu'elle le décrit, une malédiction inévitable, mais avec un humour décapant.


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