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Science-fiction
ganymede : La grande solitude
 Publié le 06/08/07  -  3 commentaires  -  9530 caractères  -  29 lectures    Autres textes du même auteur

Une reprise originale du classique thème du "déluge". Avec une question : quelle sensation peut-on éprouver si on se retrouve tout à coup tout seul au monde... ? Il y a aussi l'idée d'une autre relation avec les animaux. Mais on évite de tenter une explication logique (scientifique) pour que chacun puisse suivre ses fantasmes.


La grande solitude


Chapitre 1


Comme c'était un dimanche ce jour-là, le réveil, cet instrument de torture moderne, n'a pas fait entendre sa musique qui se voulait entraînante...

Ce n'était donc pas étonnant que j'ai dormi jusqu'à dix heures passées surtout après une mauvaise nuit agitée par des cauchemars bizarres.

Des cauchemars remplis de tremblements de terre, d'explosions, de raz de marées et autres calamités moins précises.

Un radieux soleil d'été, dont les rayons se faufilaient à travers les interstices des volets, m'a permis de sortir rapidement de ma torpeur angoissée.

Pour bien reprendre pied dans la réalité je me suis remémoré la situation : Nous étions le dimanche, c'était le début de mes congés. Étant, pour le moment, célibataire, je n'avais aucune obligation ni projet précis pour les prochains jours.

Le soleil, le ciel bleu et la perspective d'une journée sans aucune contrainte ont finalement eu raison de cette impression bizarre, aussi désagréable qu'énigmatique, ressentie à mon réveil.

Toute de même, j'étais surpris par un silence absolu, pas le moindre bruit n'était perceptible à travers les fenêtres ouvertes.

C'est vrai, notre quartier est très calme, surtout un dimanche matin... mais pourtant, à cette heure, on pouvait habituellement entendre le chien des voisins, quelques cris et rires d'enfants en vacances, des portières de voitures qui claquent.

Sans plus y réfléchir, j'ai mis cet assoupissement général sur le compte de l'ambiance de vacances et de la vague de chaleur qui sévissait.


Tout d'abord prendre une douche en écoutant les nouvelles sur ma station préférée. Mais une fois de plus le préréglage de mon poste avait disparu, probablement faute d'avoir changé les batteries à temps. La recherche manuelle ne donna rien, juste une série de cacophonies.

Pour me réveiller complètement je décidai de faire une petite balade à pied dans notre environnement plutôt bucolique.


Tout de suite l'impression désagréable, angoissante, ressentie à mon réveil, m'a repris, comme une pression sur moi.

C'était tout de même très étonnant de ne voir, à cette heure, pas un chat dans la rue, pas d'être humain ni aucun signe de vie. Juste un léger mouvement des feuilles, agitées par une petite brise chaude d'été.

Autre étonnement : si le soleil était radieux, haut dans le ciel, comme cela était normal en cette saison, l'horizon, par contre, était masqué, tout autour, par une épaisse bande brumeuse, blanche, grise et même noire par endroits.


Je n'avais jamais vu ça.


En arrivant au lac je m'attendais à voir la foule de canards sauvages et autres poules d'eau se précipiter vers le rivage dans la perspective d'une gâterie sous forme de pain sec que je leur apportais habituellement.

Mais il n'y avait personne, pas trace de vie, rien ne bougeait à part les vaguelettes sur l'eau.

Complètement déboussolé, je décidai de rentrer à la maison, avec l'idée de me recoucher. J'étais probablement mal réveillé, j'avais encore besoin de repos.


Je me suis recouché, mais impossible de me rendormir. Il est vrai que j'avais déjà dormi plus de douze heures la nuit précédente.

J'ai donc pris un livre pour me changer les idées, mais en vain, je ne pus me concentrer, oubliant à chaque ligne ce que j'avais lu auparavant.


Alors j'ai eu recours aux grands moyens : allumer la télé.

En zappant je suis d'abord tombé sur une télévente, sans intérêt. Puis une publicité, également sans intérêt. Mais curieusement cette publicité se répétait inlassablement, comme un disque rayé. Et je continuais à zapper sans rien trouver de compréhensible, une mire, des écrans pleins de neige ou de zébrures aussi artistiques que bizarres. À un moment j'ai cru trouver enfin une émission en entendant des paroles sur une mire. Mais les paroles aussi étaient incompréhensibles, quelque chose qui ressemblait à une langue asiatique.

Donc ma télé était en panne, quelques grands coups dessus ne l'ont pas remise en état. Heureusement j'avais une petite télé en réserve au grenier.

Dès les premiers essais je me suis rendu compte que le phénomène était exactement le même, ce qui excluait la panne de l'appareil. Alors quoi ?

Essayons la radio… je n'ai pu en tirer que des gros bruitages, des cacophonies de paroles en langues totalement inconnues.


De guerre lasse j'ai décidé de repartir faire quelques courses au village.

Toujours pas âme qui vive. Chez le boulanger la porte était grande ouverte, du pain frais était sur les rayons, mais pas de trace de l'aimable boulangère ni des nombreuses clientes qui papotaient habituellement ici.

Après quelques minutes d'attente, quelques appels de plus en plus appuyés, j'ai décidé de me servir moi-même en prenant un pain encore chaud et je suis parti en posant un euro sur le comptoir.


En arrivant à la superette la surprise était encore plus grande. Comme à la boulangerie il n'y avait ni personnel ni clients mais plusieurs voitures étaient stationnées sur le parking, certaines avec une portière ouverte, les clés sur le tableau de bord, d'autres avec le moteur qui tournait au ralenti.


Tout cela était si bizarre que la seule explication possible était que j'étais encore endormi, en plein cauchemar. Me donner des coups sur la tête, me pincer les bras, rien ne m'a fait sortir de ce trouble.

Il fallait donc en prendre son parti et attendre le réveil salutaire.

Il faut positiver, comme disaient certains slogans, je suis donc rentré à la maison, avec mon pain, et je me suis préparé un déjeuner royal pour rendre mon rêve plus agréable.

Une bonne sieste devenait alors possible.

Au réveil j'étais en pleine forme tout à fait persuadé que le songe étrange était terminé.

Un coup d'œil par la fenêtre puis un peu d'excitation sur les appareils de télé et de radio m'ont immédiatement remis dans la réalité… de mon cauchemar.


Une demi-heure d'énervement avec les téléphones fixe et portable n'a rien apporté. Aucune réponse, famille, amis, police secours, pompiers, tout est resté absent. Juste quelques répondeurs automatiques.


En désespoir de cause j'ai sonné chez les voisins, puis partout dans la rue, rien. Puis j'ai pris la voiture pour rendre visite à d'autres connaissances, sans résultat.

J'ai parcouru des centaines de kilomètres à la recherche d'une trace de vie, toujours rien.

J'ai vu en cours de route de nombreuses voitures arrêtées, comme déjà sur le parking de la superette, parfois portière ouverte, parfois le moteur en route.

J'ai fait le plein à une station service, avec ma carte bancaire, aucun personnel n'étant en vue.



Chapitre 2


Un mois plus tard, j'ai compté les jours, rien n'a changé, rien n'a changé en ce qui concerne mon cauchemar, c'était toujours la grande solitude.

Mais il y a quand même eu des changements car en homme d'action il fallait s'adapter à la situation, réelle ou utopique.

Quand l'alimentation en électricité a cessé au bout d'une semaine j'ai pris conscience qu'il fallait ne plus tourner en rond comme groggy, en vivant au jour le jour, mais plutôt penser à s'organiser pour la survie.

Il était temps de réfléchir au ravitaillement en nourriture et aux dispositions à prendre pour affronter la mauvaise saison sans électricité et avec une installation de chauffage hors service.


J'ai donc entrepris une razzia au proche supermarché. Ça n'a pas été évident. Les portes étaient bien ouvertes mais du fait de la coupure de l'éclairage le grand hall était franchement sinistre à la faible lueur des petites lumières de secours.

Des odeurs de pourriture presque insupportables provenaient de certains rayons, notamment du côté de la poissonnerie.


Prenant mon courage, en me concentrant entièrement au but à atteindre j'ai rempli plusieurs fois ma voiture. C'est ainsi que je me suis constitué un énorme stock de conserves, de pâtes, farines, céréales, fruits secs et bouteilles de boissons. De quoi tenir plus d'un an.

Piles électriques, allumettes, cartouches de camping-gaz, chaufferettes à pétrole avec des bidons de carburant, et quelques autres bricoles qui me paraissaient utiles dans ma situation se sont ajoutées à mes emplettes.


Après ça je n'avais plus d'inquiétude en ce qui concerne les problèmes matériels. D'autant que j'avais noté, pas très loin, de grandes réserves de bois à brûler et que l'eau coulait toujours normalement au robinet.

Par ailleurs les nombreux jardins et vergers des environs me fournissaient des fruits et légumes frais.


Si la survie matérielle ne me posait aucune difficulté la survie morale était vraiment critique. L'absence de tout autre humain, et même de tout animal crée une angoisse épouvantable. Cette grande solitude est insupportable.

Pour survivre à ce stress je me répétais à chaque instant que le cauchemar finirait par cesser.

Occuper l'esprit à fond était aussi un remède. Si la lecture n'était pas très efficace pour lutter contre le spleen, l'écriture était par contre très intéressante. Je me suis mis ainsi à écrire mon histoire et d'autres fictions.

Mais la plus grande évasion m'était donnée par la musique. Sans maîtriser un instrument de musique, et sans disposer d'un orchestre, évidemment, je pouvais créer des œuvres musicales originales grâce à mon ordinateur et quelques logiciels d'étude et de synthèse musicale.

Pour ne pas perdre cette belle possibilité je me suis procuré un petit générateur d'électricité, alimenté avec de l'essence siphonné dans les voitures à l'abandon.


Et ainsi passa le temps.


À SUIVRE …




 
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   Pat   
17/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tout cela semble prometteur... d'une suite intéressante. Il y a du mystère... qui tarde à s'éclaircir. L'idée est vraiment intéressante, même si elle a déjà été traitée, et on a envie de connaître la suite.

La forme, par contre, me parait maladroite. Certaines expressions sont un peu lourdes (ex : "Ce n'était donc pas étonnant que j'ai dormi jusqu'à dix heures passées surtout après une mauvaise nuit agitée par des cauchemars bizarres." "comme une pression sur moi." "comme cela était normal en cette saison, " etc. ) Ce n'est pas toujours le cas, d'ailleurs... A certains moments, c'est mieux écrit...

Je pense que plusieurs lectures, avec "élagages" successifs, sont nécessaires pour alléger un style. Du moins, c'est ma méthode... (mais je n'ai pas l'exclusivité).

   Arnaud   
16/8/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Pas mal de fautes de style dans ce texte.
Dès la première phrase, on démarre à l'imparfait (c'était), et on finit au passé composé (n'a pas fait). Il aurait fallu conserver l'imparfait.
Deuxième phrase: "que j'aiE dormi"... "Dix heures passé" (oui je sais, c'est bizarre, mais on n'accorde pas).
Un peu plus loin: "Tout de même", et pas "Toute" !!!

Plus généralement, un manque de maîtrise des temps de conjugaison. Le texte mélange imparfait, passé-simple et passé-composé sans cohérence, avec même parfois un peu de présent qui traîne.

Le texte perd alors tout sens.

Dommage parce qu'on voit bien qu'il y a du sentiment dans ce texte. Mais franchement, il y a énormément de choses à retravaille.

Edit: je reviens quelque temps plus tard sur ce que j'ai écrit et je m'aperçois que j'ai dit des bêtises. Qu'est-ce qui m'a prit de dire que la première phrase devait se finir à l'imparfait ?!!! Le passé simple aurait été certes plus élégant, mais le passé composé peut convenir à la rigueur.
Et puis après moultes recherches, il semble bien qu'on dise "10 heures passées"... Vous pouvez regarder sur internet, ça se discute beaucoup, mais en effet les adjectifs "passé" et "précis" s'accordent bien avec le nombre d'heures.

Sur le fond je conserve mon opinion de ce texte, mais il faut admettre quand on fait des erreurs... donc voilà.

   cherbiacuespe   
19/1/2021
J'éviterais tout jugement puisqu'il reste une deuxième partie à lire. Je pourrais regretter une trop grande sévèrité. Disons que pour l'instant je reste dubitatif.


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