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Fantastique/Merveilleux
Maowyn : La Relève du Père Noël [concours]
 Publié le 21/12/07  -  7 commentaires  -  21099 caractères  -  7 lectures    Autres textes du même auteur

Le Père Noël arrive sur la fin de sa carrière et de sa vie, et il lui faut trouver un remplaçant, qu'un des lutins a apparemment trouvé. Le Père Noël va le voir et tente de le convaincre. Après y être arrivé, l'enfant doit alors convaincre sa petite amie de le suivre. Le Père Noël ramène les deux enfants au Pôle Nord où ils apprennent leur futurs métiers respectifs (Père Noël et Mère Noël).


La Relève du Père Noël [concours]


Cette nouvelle est une participation au concours n°3 : Le Conte de Noël (informations sur ce concours).



De la neige, blanche et pure, du vent, froid et violent. Le temps dehors n'était pas propice à une promenade, pourtant un vieil homme marchait dans la neige, laissant derrière lui les empreintes de ses bottes. Il avançait vers une petite chaumière isolée au milieu de l'immensité blanche.


Dès qu'il fut entré chez lui, sa femme vint à lui et le réchauffa, elle lui avait fait un chocolat chaud. Bien que vieux, l'homme ne pouvait pas boire de café : il n'aimait pas ça. Les nuits étaient très courtes, mais à force de vivre comme ça (depuis à peu près 130 ans), il en avait l'habitude. Il avait un ventre assez protubérant, un visage gentil et bon, et surtout, il adorait les enfants. Il enfila son manteau, rouge, avec une bande blanche au bas, son pantalon, rouge également, et des bottes noires. Une paire de lunettes rondes vint se poser sur son nez, puis, après avoir embrassé sa femme, il sortit au dehors, où la tempête s'était calmée et où une fine neige blanche tombait.


Il marcha longtemps dans la neige, sachant précisément où il allait, dans un endroit où il n'y avait rien. Il arriva alors près d'un lampadaire, objet ô combien inattendu ici, et il souleva un petit clapet dessus, puis il appuya sur le petit bouton rouge qui était là, et d'un coup il disparut sous la neige. La descente prit un peu de temps, que le sympathique bonhomme mit à profit pour bourrer et allumer sa pipe. Au bout d'un moment, le décor autour de l'ascenseur changea, d'un tube de béton, on passa à un tube en verre, d'où on voyait un gigantesque bâtiment, peint d'un nombre incalculable de couleurs, dégageant quelque chose d'enfantin. Au sol, c'étaient des trains en bois qui crachaient des volutes de fumée, et s'arrêtaient à des endroits où de petits êtres habillés en vert descendaient ou montaient, ce qui donnait à l'endroit un mouvement régulier.


L'homme arriva en bas, et l'ascenseur, en s'arrêtant, dégagea une fumée rose, à l'odeur (et même au goût) de fraise. Un des petits hommes en vert approcha et dit au bonhomme :


- Bonjour Père Noël, nous sommes en train de traiter toutes les listes de cadeaux envoyées par les enfants, dont les noms sont envoyés à Jujnoèl, pour savoir qui a été sage et qui ne l'a pas été.

- Très bien, je vois que ça avance plutôt bien, c'est très bien...

- Qu'y a-t-il Père Noël, vous me paraissez plutôt triste, s'inquiéta le lutin.

- Et bien vois-tu, lui répondit-il d'une voix un peu attristée, j'arrive sur la fin de ma vie, et il serait temps que je trouve un héritier à mon poste, à 140 ans, il me reste à peine 10 ans pour former un nouveau Père Noël, et je me demande bien qui pourra assumer ce rôle !

- Et bien justement, Jujnoèl voulait vous parler à ce sujet, il étudie les enfants depuis hier soir et aurait vu quelque chose d'intéressant !


Le Père Noël, oubliant de remercier au passage le petit lutin, avança d'un pas pressé vers le grand bâtiment aux allures de chapiteau, et se dirigea tout au fond, saluant au passage les lutins qui lui faisaient des signes de main. Il arriva alors à une porte, qu'il ouvrit précipitamment, et derrière, un petit bonhomme, assis sur un haut tabouret, un peu plus ratatiné que les autres, qui avait une longue barbe descendant jusqu'au parquet poussiéreux triait des lettres à une vitesse affolante, les rangeant dans deux casiers respectifs, l'un étant plus rempli que l'autre. Le lutin, à la robe violette, se retourna quand il entendit la porte se refermer et vit le Père Noël, celui qu'il avait conseillé pendant ses 130 ans de service, tout comme il avait conseillé l'ancien Père Noël et celui encore avant.


- Qu'est-ce qui t'amène ici Nicolas ? demanda le lutin, qui était le seul à connaître le véritable nom du Père Noël, bien qu'il soit le même de génération en génération.

- Et bien... On m'a dit que vous aviez quelque chose à me dire, et j'ai pensé que vous auriez pu trouver l'héritier au poste que j'occupe actuellement, lui répondit le Père Noël, un peu impressionné par la prestance du vieux lutin.

- Ah ah ah, oui en effet, j'ai trouvé un petit garçon qui s'appelle Nicolas et qui semble être parfait pour assumer ce rôle, lui dit le lutin sur un ton paternel, je regardais sa liste à l'instant et j'ai vu qu'il n'avait pas commandé un seul cadeau pour lui, mais il demande avant tout le bonheur des autres, il faudrait que tu ailles le chercher !


Le Père Noël après avoir remercié le lutin pour cette information, sortit, repassa au milieu des rangées de tapis roulants autour desquels s'affairaient des lutins pour fabriquer des jouets, tout en se faisant des blagues, et en se racontant les derniers potins, tel celui concernant la fée Carabosse disant qu'elle avait trouvé une nouvelle princesse dans un pays arabe.


Le traîneau du Père Noël était dehors, les sept rennes avec Rodolphe et son nez rouge en tête, attendait que le bonhomme monte pour le diriger. Cinq jours, c'était le temps qui lui restait pour aller voir le petit Nicolas, le convaincre de devenir un Père Noël comme l'avait fait l'ancien Père Noël avec lui, et le ramener pour faire avec lui la première des dix tournées qu'il ferait avec lui ; on était donc le 19 Janvier, et il était Minuit en France, où habitait Nicolas.


Cela faisait 360 jours qu'il n'avait pas senti le vent frais sur son visage, la neige qui se pose dans sa barbe et fond, 360 jours qu'il n'avait pas entendu le son des cloches autour du cou de ses rennes. Le traîneau était rapide, ce n'était pas le voyage qui allait être long, mais le fait de convaincre Nicolas ne serait pas facile, il le savait pour avoir lui-même résisté il y a 130 ans de cela, mais il savait aussi que si le vieux lutin le lui avait conseillé, c'était que cet enfant avait encore des rêves plein la tête, qu'il avait encore une âme pure comme pouvait l'être la neige qui tombait en ce moment, et surtout qu'il connaissait une fille qui lui portait beaucoup d'attention, tout comme la Mère Noël. En plus des enfants, les parents seraient à convaincre, mais le Père Noël avait le droit, une fois tous les 130 ans, d'après la constitution des Pères Noël (si si, elle existe et définit les droits et les devoirs des lutins, des Pères Noël et des Mères Noël), d'utiliser la poudre d'Ubloi, pour que l'existence des enfants soit oubliée par tout le monde, les parents vivraient alors comme s'ils n'en avaient jamais eus, mais la mère de l'enfant se retrouvait également immédiatement enceinte, du père évidemment, et leur enfant avait le même sexe que le précédent, ainsi l'équilibre était préservé.


Le Père Noël était arrivé devant la fenêtre de l'enfant, son traîneau, invisible, flottait devant, et le Père Noël grâce à la poussière de Bolcagede (nom de famille d'un des Pères Noël, grand scientifique qui a grandement fait avancer la magie pernoèlique, en créant une poudre pour déverrouiller ou débloquer certains systèmes de verrouillage.), ouvrit la fenêtre sans peine.


Le froid ne réveilla pas le petit Nicolas, qui dormait à poings fermés, et qui se retourna à peine. Le Père Noël lui effleura légèrement l'épaule, puis la joue, et le petit, sous la sensation de froid qui s'était imposée à sa joue, se réveilla, ouvrant les yeux sur un homme au visage souriant de qui il avait toujours rêvé de faire la rencontre, il ouvrit la bouche, comme pour crier, mais vit que le Père Noël lui faisait signe de ne pas faire de bruit, ce qu'il comprit aisément.


- Bonjour Nicolas, chuchota-t-il, je suis le Père Noël, et je viens te parler d'un poste que tu pourrais occuper.


Nicolas tenta trois fois de suite de se pincer et dut à chaque fois réprimer le sentiment de légère douleur qui l'envahissait pour ne pas crier, et il se résolut à répondre, voyant bien que ce n'était pas un rêve.


- Bonjour...heu... Monsieur le Père Noël, je ne pensais pas que vous existiez vraiment ! lui répondit-il. Quel est ce poste que je pourrais occuper, je ne peux pas partir de chez moi, et être un lutin ne m'intéresse pas !

- Je m'attendais à ta réaction et également à ta question. Il est vrai que de moins en moins d'enfants croient en mon existence, et c'est la même chose pour les vieux enfants : les parents. Le poste que je te propose d'occuper, ce n'est pas le poste de lutin, c'est le mien. Ne sois pas si surpris, tu corresponds exactement à ce que nous attendons d'un Père Noël, lui dit le Père Noël en voyant son visage ébahi.

- Mais, j'ai une famille, j'aime mes parents, et mes amis, et Laura ! Je ne peux pas changer de vie du jour au lendemain, comme ça !


Le petit garçon semblait au bord des larmes, tiraillé entre un désir ardent de voir comment était la vie d'un Père Noël et en même temps regrettant de pouvoir penser cela alors qu'il manquerait sûrement à plein de monde.


- Je sais bien ce que tu ressens, j'ai ressenti la même chose il y a dix ans de cela répondit-il à la mine attristée de Nicolas.

- Je...

- Mais me voilà ici, le coupa-t-il, à rendre heureux les gens qui croient encore en moi (et ils sont nombreux !), à faire plaisir aux enfants sages et en envoyant des lettres aux enfants qui ne sont pas sages pour leur demander d'être plus gentils. Mon travail n'est pas facile, bien qu'il ne dure que dix jours par an, toute une préparation se fait pendant toute l'année ! Je comprends que ce choix soit d'une intense difficulté pour toi, mais pense au fait que si toi tu ne reprends pas mon poste, alors personne ne pourra le faire, et plus jamais personne ne croira en moi.

- Ce serait terrible ! Mais Père Noël, j'ai déjà des projets pour ma vie future, j'ai des idées de métiers (dont grutier de petite grue), j'ai une très bonne amie que j'aime beaucoup et dont j'aimerais faire ma femme plus tard, rien qu'à 10 ans, je sais que c'est la femme de ma vie, et puis mes parents...

- Pour ton amie, Laura c'est ça ? (l'enfant acquiesça d'un signe de tête), et bien si tu acceptes d'être le Père Noël, il va de soi qu'elle sera la Mère Noël, pour tes parents, nous ne pouvons rien faire, mais sache que si tu pars avec moi dans mon traîneau, ils t'oublieront et ta mère sera enceinte d'un nouvel enfant, sur qui tu pourras veiller toi-même, pour faire en sorte qu'il parte sur le bon chemin, et lui apporter de magnifiques cadeaux. Voilà bien tout ce que peut faire un vieil homme tel que moi. - Vous savez, Père Noël, votre proposition est très tentante, je ne sais pas quel enfant ne rêverait pas d'occuper votre poste, mais je tiens trop à ce que j'ai ici, même avec Laura au Pôle Nord, il me manquerait toujours mes parents, mes amis...

- Tu verras tes amis tous les ans, par leur fenêtre, dormir, puis avoir des enfants, à qui tu apporteras également des cadeaux, tu verras également tes parents, leur(s) enfant(s), leurs petits-enfants, et tu leur feras plaisir de génération en génération jusqu'au jour où toi aussi tu devras aller voir un petit enfant et tenter de le convaincre de reprendre ton métier, en vantant les mérites et tentant de le réconforter comme tu peux. Tu es le seul à pouvoir faire ce choix, je sais que Laura acceptera de te suivre si tu l'aimes à ce point ! L'amour est un sentiment très souvent réciproque, et si tu penses finir ta vie avec elle c'est qu'elle aussi le pense !


L'enfant s'assit en tailleur, et sembla perdu dans ses pensées, si bien qu'un silence perdura dans la chambre, silence que seul le bruit du vent au dehors ne rendait pas total. Après plusieurs minutes, l'enfant, ayant un air déterminé, dit :

- Mmmmh, vos arguments sont plus que convaincants, et vous me dites que personne derrière moi ne regrettera ma disparition, et bien que je me demande bien comment vous comptez faire pour que tout le monde m'oublie, mais je me demande avant tout ce que peut bien donner la vie d'un Père Noël, vous avez 150 ans j'imagine, et comme on a dû, vous aussi, venir vous chercher à 10 ans, cela veut dire que vous avez vécu 130 Noëls à faire plaisir aux gens, par vous-même. Je veux bien vous suivre, et apprendre à vivre comme vous, même si je sais que c'est un aller simple.


Le Père Noël prit un air ravi, comme on en trouve sur les visages des enfants, et lui donna une sorte de mini costume rouge, juste à sa taille.


-Ce que je vais te montrer maintenant, souviens-t'en bien, car tu devras le refaire dans 130 ans.


Il fit monter le petit enfant dans le traîneau, monta à son tour, puis prit à l'arrière un petit sac.


- Ceci, Nicolas, s'appelle de la poudre d'Ubloi, et elle permet de faire oublier puis de remplacer certains souvenirs, et c'est comme ça que les Pères Noël font depuis à peu près de 1662 ans, lorsque Saint Nicolas mourut, il avait secrètement confié à un enfant la lourde tâche de continuer ce qu'il avait commencé, et le Père Noël, bien que dans la tradition il n'est apparu que bien après, est apparu à ce moment là. Et c'est cet onzième aïeul dans la généalogie des Pères Noël qui fonda la constitution des Pères Noël et définit la réglementation pour l'usage de la poudre d'Ubloi. De toutes les manières, la fabrication de cette poudre prend 130 ans hohoho.


L'enfant, bien que la blague ne soit pas franchement drôle, rit quand même, d'un rire cristallin et pur. Le traîneau s'envola alors très haut, et l'enfant comprit pourquoi le Père Noël arborait une tenue aussi chaude quand le vent froid vint lui frapper le visage. La vitesse du traîneau n'arrangeait en rien cela, au contraire, cela accentuait le froid. Le Père Noël, quand il jugea que la distance entre le traîneau et la Terre était suffisante, prit le sac par le dessous, et le retourna d'un coup. Une chose extraordinaire se passa alors, une chose que jamais personne, à part tous les Pères Noël, n'avait pu voir et ne verrait jamais. Une poussière dorée, organisée en amas formant des points d'interrogation qui explosaient dans une lumière dorée et allait ensuite se déposer partout sur Terre. Des gens l'avaient sûrement vue, mais d'après ce que disait le Père Noël, ils l'oublieraient instantanément, et penseraient sûrement n'avoir rien vu : le Père Noël lui ayant expliqué que si des souvenirs disparaissaient sans être remplacés, leur équilibre mental en serait légèrement altéré, et ce n'est pas très souhaitable.


Le traîneau descendit aussi vite qu'il était descendu, jusqu'à hauteur d'une autre fenêtre que la sienne, que Nicolas ne reconnut pas immédiatement.


- Mais, c'est la maison de... commença à s'écrier Nicolas.

- Chut, lui dit le Père Noël, il ne faut pas la réveiller brusquement, sinon elle va crier.


Une pincée de poussière de Bolcagede et la fenêtre était ouverte. Le petit garçon étouffa à nouveau une exclamation, puis les deux hommes entrèrent dans une chambre littéralement remplie de posters, d'affiches et de photos.


- C'est à toi d'essayer de la convaincre, tu es le seul à pouvoir le faire, je reste en retrait lui dit le Père Noël sur un ton sérieux.


Nicolas s'avança, chuchota par plusieurs fois le nom de la jeune fille à ses oreilles, qui se réveilla doucement, et le garçon eut un peu de mal à contenir le cri qu'elle tentait tant bien que mal de pousser.


- Laura c'est moi, Nicolas, je viens te chercher pour aller au Pôle Nord avec moi, je vais devenir Père Noël !

- Nicolas, ce n'est pas drôle, le Père Noël n'existe pas, sors de ma chambre s'il te plaît, on se verra demain à l'école, s'indigna-t-elle, et c'est qui ce vieux monsieur qui se déguise en Père Noël, tu t'es allié avec ton grand-père pour me faire une blague ?

- Non, Laura, ce n'est pas une blague, je vais vraiment partir pour le Pôle Nord, et si tu refuses de m'accompagner, alors nous serons obligés d'effacer le souvenir de mon existence dans ta tête, et je ne voudrais pas que ça arrive, dit-il avec un air peiné, je viens donc te demander de venir avec moi, mais le choix t'appartient...

- Nicolas... Je ne veux pas être séparée de toi, mais mes parents...

- Si tu décides de me suivre maintenant, alors ils vivront leur vie comme s'ils ne t'avaient pas eue, et ta mère sera enceinte immédiatement, de ton père ! Tu dois faire rapidement ton choix avant que la poudre d'Ubloi ne tombe sur ta maison et que tous ceux qui sont dans cette maison n'aient leurs souvenirs remplacés !

- Alors je te suis Nicolas, bien que je ne sache pas où tu m'emmènes, ni si c'est une farce ou pas, je te suis !


Le Père Noël lui lança alors une magnifique robe rouge, avec de la fourrure blanche au bas, et une ceinture noire, que Laura enfila par dessus son pyjama, puis elle enfila les bottes que le Père Noël avait sorties d'un sac (les bottes de la Mère Noël sont beaucoup plus élégantes que celles du Père Noël, en effet, alors que celles du Père Noël sont rondes et simples avec une boucle d'or, celles de la Mère Noël ont un bout pointu, une boucle d'or plus finement taillée en forme de rond (au lieu du carré du Père Noël, des fossiles trouvés dans des jardins témoignent de la véracité de cette description.) et ils montèrent à trois dans le traîneau qui se mit en route vers le Nord.


Arrivés là-bas, à hauteur du réverbère, les émotions que Nicolas ressentit plus fortement que la sensation du froid mordant furent successivement l'étonnement de rencontrer un réverbère au Pôle Nord et la curiosité, de savoir ce qui allait arriver ensuite. Le Père Noël appuya sur le même petit bouton que la première fois et la descente commença. Arrivés au niveau de la descente où on voyait l'usine en dessous à travers les vitres, les deux enfants se collèrent aux vitres en poussant en chœur un grand "ooooooooooooooh" qui traduisait leur surprise et leur émerveillement par rapport au spectacle qui s'offrait à eux. Le Père Noël les conduisit alors auprès du vieux lutin, toujours occupé à trier les lettres des enfants à une vitesse prodigieuse.


- Oui, qui est-ce ? C'est pourquoi ? demanda-t-il sans se tourner vers eux.

- C'est moi, le Père Noël, j'ai ramené les deux enfants !

- AAAAH, parfait ! Les voici donc, dit-il en se retournant, mmmh, Nicolas et... Laura c'est ça ? Oui, vos deux lettres étaient similaires et toutes deux pleines de bonté !

- Alors les lettres arrivent vraiment jusqu'ici ? demandèrent d'une même voix Nicolas et son amie.

- Non, ce sont vos parents qui ont les originaux, mais nous envoyons des lutins les prendre pour en faire des photocopies ici. Ils ont des jambes qui leur permettent d'aller très vite ! dit le lutin en anticipant la question du "Comment font-ils ?"


Le lutin prit une potion posée sur une étagère plus haut et la tendit à Nicolas.


- Bois-en une gorgée, et une seule ! Ensuite donne la potion à Laura qui en boira la même dose.

- Que fait donc cette potion ? demanda Nicolas en prenant la bouteille.

- C'est une boisson de croissance rapide, avec ça tu atteindras une taille adulte en deux ans au lieu des huit qu'il te faudrait normalement ! lui répondit le Père Noël.


Nicolas ouvrit la bouteille et en but une gorgée, puis il tendit la bouteille à Laura qui en fit de même. La potion avait un goût immonde, entre celui des haricots verts et celui de l'urine de chat, mais ils avalèrent tous deux courageusement. Ils sentirent leur corps se réchauffer et leurs os leur faisaient un peu mal, mais ils remercièrent le lutin pour la leur avoir donnée, puis ils repartirent avec le Père Noël, qui entreprit de leur faire visiter l'usine, leur présentant un à un les lutins, bien qu'ils se ressemblent tous, le Père Noël ne se trompait jamais avec leur noms, puis il présenta les différentes chaînes de fabrique de jouets pour enfants, cela allait du simple cheval en bois au robot perfectionné et pourtant les lutins étaient très habiles et faisaient tous ces jouets très rapidement. Le Père Noël les fit remonter et les emmena à sa cabane, où ils purent boire un chocolat chaud et discuter avec la Mère Noël, qui prit Laura sous son aile et commença à lui apprendre tout ce qu'elle devrait faire chaque jour pour s'occuper de Nicolas, qui avait 10 jours de dur labeur par an, et 355 de travail normal, à trier certains documents, à écrire des lettres à certains enfants pas sages, et au Père fouettard pour les signaler.


Pendant ces 10 jours, le Père Noël habitua Nicolas à ce qu'il devrait faire chaque jour, il lui présentait et représentait les lutins en parlant de ce qui lui permettait de les reconnaître.


- Tu vois celui-là, il a un anneau rouge à l'oreille, c’est Runolf, tandis que lui, qui en a un bleu clair, c'est Ronulf ! Leur différence est bien visible !

- Mmmmh, même les prénoms se ressemblent, je n'y arriverai jamais !

- Comme moi, tu te tromperas et ils te corrigeront, ça fait partie de ton apprentissage, bon maintenant, allons...


Au bout des 9 jours précédant Noël, Laura et Nicolas apprirent beaucoup de choses, et ils étaient prêts pour la nuit de Noël.


Cette histoire s'est passée en 2007, cette année donc, si à Noël vous voyez deux Pères Noël dans un traîneau, c'est parce que à côté il y a Nicolas, qui apprend son nouveau métier.



 
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   Cassanda   
26/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien
J'avais un peu peur...L'idée semblait somme toute classique mais fonctionne bien est est amenée agréablement. Je ne suis pas convaincue par la partie où le jeune Nicolas convainct son amie Laura, mais cela ne gâche pas la lecture et j'aurais bien aimé savoir ce que la mère Noël a comme rôle si important pour avoir besoin de 10 ans comme son mari pour apprendre son métier :)

J'ai noté une incohérence dans ton texte : pourquoi les parents sont à convaincre s'ils oublient tout et que leur enfant ne leur demande pas leur avis ? C'est pas grand-chose, mais bon ... Et la dernière chose, c'est le passage sur la description de la tenue de mère Noël qu'enfile Laura que je trouve un peu lourde pour ma part et qui ne rajoute rien au texte...

Sinon, l'écriture est fluide et il en ressort un joli conte :)
Merci pour ce moment agréable !

   Ninjavert   
28/12/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Elle est jolie, l'idée est intéressante, mais il y a pas mal de maladresses ou de coquilles qui m'ont rendu la lecture un peu fastidieuse.

Déjà en effet, y a quelques incohérences : le coup de convaincre les parents qu'a indiqué Cassanda, mais aussi d'autres boulettes comme, par exemple quand le Père Noël dit à Nicolas : "Je sais bien ce que tu ressens, j'ai ressenti la même chose il y a dix ans de cela répondit-il à la mine attristée de Nicolas." >> Il y a dix ans de cela, pourtant ça fait 130 ans qu'il est Père Noël...

Ensuite, j'ai trouvé assez rébarabatif qu'on nous rééxplique plusieurs fois les mêmes choses. Par exemple, le coup de la poudre d'Ubloi... D'abord on l'apprend du narrateur, puis le Père Noël l'explique à Nicolas, puis on la voit en action, puis Nicolas l'explique à Laura, puis... Ca saoule. D'autant qu'à chaque fois, on a tous les détails : tout le monde t'oubliera, ta mère tombera aussitôt enceinte, de ton père, etc. Une fois suffit largement, pas la peine d'y revenir à chaque occasion.

Après, il y a tout une floppée de détails qui parasitent l'histoire plus qu'ils ne l'enrichissent. Je cite en vrac : les 130 ans du Père Noel, qui reviennent quasiment à chaque paragraphe, les différentes explications sur les poudre, et autres potions, le rôle du Père Noel et de la Mère Noel, le détail des boucles de leurs bottes etc. Ce sont des idées intéressantes et bien trouvées, mais soit elles apparaissent comme d'inutiles justifications (c'est un conte, pas un guide réaliste qu'on trouve à l'ANPE sur "comment devenir Père Noël". Toutes ces justifications ne sont pas indispensables.) Elles sont intéressantes au demeurant, mais à mon sens elles auraient pu être mieux intégrées.

J'ai eu du mal à accrocher aux dialogues aussi. Que ce soit celui entre le Père Noël et Nicolas, ou entre Nicolas et Laura, ça manque de réalisme. Il faudrait que ces conversations soient beaucoup plus légères (dans le type conte, avec un côté invraissemblable avoué) ou au contraire beaucoup plus crédibles. Là on se retrouve avec une discussion dont le fond se veut sérieux (le déchirement intérieur de l'enfant, entre ses rêves et sa réalité) et dont la forme ne parvient pas à convaincre.

Mais l'histoire est touchante, et les idées sont bonnes. Il s'agit plus à mon avis de réécriture, de relecture, de retouches, que d'un problème fondamental.

Concernant les contraintes, elles sont plutôt bien respectées. J'aurai peut être juste aimé une morale un peu plus claire : un conte sans morale c'est comme un sapin sans boules, c'est triste. Ici, j'ai eu du mal à cerner le message du conte.

Merci pour cette belle histoire !

Ninj'

   Bidis   
29/12/2007
Cette histoire ne m'a pas paru mal écrite mais elle ne m'a pas accrochée du tout. Je trouve un peu angoissante l'idée qu'un enfant puisse quitter sa maison et ses parents pour aller sur les routes, fût-ce celles d'un conte et même en compagnie du Père Noël. Le métier de distribuer des cadeaux une fois l'an ne me semble pas une fonction tellement enviable...

   philippe   
31/12/2007

   Lariviere   
4/1/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
"La relève du père Noël" est un véritable conte de noël qui n'a pas réussi à me captiver suffisament.

Pour ce qui est des contraintes du concours, elles sont respectées à la lettre. C'est déjà une performance qui mérite d'être signalée.

Ensuite, je me demande : est ce que cette contrainte a été un handicap pour créer quelque chose de plus original et d'un peu moins classique ? Je ne sais pas...

En tous cas, l'histoire est, à mes yeux, menée de façon trop conventionnelle et souffre de quelques longueurs pour m'interesser.

J'en suis désolé pour l'auteur. Je sais qu'il est plus facile de poser un commentaire de cinq minutes, que d'écrire un récit, même si celui ci parait améliorable...
Mais il faut bien comprendre que les critiques qui sont faites sont uniquement là pour permettre à chacun de progresser.
C'est une marque de respect pour l'oeuvre et surtout pour l'auteur, et non pas le contraire...

Sur l'écriture en elle même, je trouve aussi qu'il y a encore beaucoup de maladresse et d'amélioration à fournir.
Relire ses phrases un petit peu plus et en améliorer les tournures qui paraissent bancales. Retirer les mots inutiles ou les mots qui heurtent à une lecture à haute voix, à moins que l'effet soit un effet recherché par l'auteur, bien sur...

Il y a aussi de nombreuses incohérences, que d'autres comparses oniriens ont relevés de façon beaucoup plus pointilleuse et efficace que je ne pourrais le faire, alors je ne m'étendrai pas sur le sujet...

En résumé, je dirais que pour moi "La relève du Père Noël" est un conte qui respecte parfaitement les contraintes du concours, mais qui mériterait à être retravaillé sur l'écriture pour donner un récit plus captivant...

Merci à l'auteur pour avoir eu le courage et l'envie d'écrire et de nous faire partager ce texte. Bonne continuation à lui !...

   Roselyne   
4/1/2008
 a aimé ce texte 
Pas ↑
je n'ai pas été convaincue par cette histoire, trop de répétitions, trop de longueur

   Maëlle   
4/1/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est sympathique, mais un peu répétitif, je trouve. La prise de décision est un peu "facile", mais d'une autre côté ce n'étais pas évident à négocier.


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