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Humour/Détente
Nestor : Coups bas à Cuba [Sélection GL]
 Publié le 31/07/13  -  11 commentaires  -  14383 caractères  -  95 lectures    Autres textes du même auteur

La station spatiale Mir retombe. Zamazama va-t-il réussir à la dévier ?


Coups bas à Cuba [Sélection GL]


Coups bas à Cuba

(par Grenelle de la Motte Piquée)



C’est en se baissant

Sur son vélo

Que le coureur

S’enfonce

Dans les précipices

Archétypaux

Alchimiques

Super Mac.

(extrait de « Une étude à caractère fécal » de Papa Jung,

rédigée en 1932 lors de la prise de la Bastille

par Ernest Kouillemol et qui reçut le prix

Goncourt Mais Bien Raide)


C’était le soir sur Cuba, la ville aux mille portes qui claquaient dans la nuit et maudissaient les étoiles. Mais Zamazama, le pilote de chasse ricain qui s’était écrasé sur la plage des tortues grimaçait sous la Lune. Il s’était pris la fumée du pot d’échappement de son zinc dans ses poumons d’acier et c’est comme ça qu’il était tombé en flammes. Heureusement, il y avait de l’eau dans la mer, et il avait rebondi, avec son avion furtif, sur le sable. Maintenant, il attendait le jour. Demain, la grande fusée leur péterait tous à la figure. En attendant, il devait trouver à manger car le sable ne lui disait plus rien. Il marcha en boitant le long du rivage où couraient les crabes aux pinces d’or, des centaines. Il ne pouvait éviter d’en écraser quelques-uns. Ils faisaient un bruit de biscotte fourrée en craquant. « Oh merde, se dit-il, je vais avoir les pieds tout sales. » Il aperçut une bicoque en planche, perdue sur la dune. Une lampe chétive jouait de l’accordéon. « Mon Dieu, mais je connais cet air-là. » Il s’approcha et frappa discrètement à la porte. « Que veux-tu ? » La voix venait d’une chaise sur la terrasse, ou plus exactement de quelqu’un dans la chaise, et plus exactement encore, d’une femme et plus précisément de sa bouche sensuelle (Tu veux que je continue ?). Merde alors ! Il détailla le profil de son visage qui se détachait sur le fond légèrement fluorescent de la mer. Une merveille semblait-il.


– Couacoua comé kiki ? demanda-t-il dans un espagnol sans bavure. Je n'ai pas d'argent mais je peux vous payer en nature…

– Dans ce cas, assieds-toi ici, Gringo, je vais te faire des tortillas très épicées.


Elle se leva et disparut dans la cuisine sombre. Elle n’était pas très grande mais elle était carrossée par Bertone (Si vous connaissez pas Bertone, vous tombez mal.). Elle ne portait qu’un paréo autour de ses hanches bronzées. Zamazama s’assit sur la terrasse et fit le vide dans son esprit, et le plein dans ses narines. Il écoutait l’accordéon qui jouait les Antimémoires de Malraux. Un bruit de friture parvint de la cuisine, accompagné de hurlements de loups et d’une odeur de pneu brûlé aux petits oignons. Son ventre gronda.


– J’oubliais, Gringo, ici on paie d’avance, dit la femme sur le pas de la porte en retroussant son paréo.

– Bon, d’accord, voilà, j’ai trois kilos de sable avec lequel on peut fabriquer des verres splendides et des micro-chips, un seau de crabes écrasés, une montre suisse étanche jusqu’à trois centimètres.

– Ça ira comme ça, dit-elle, et elle fit tout disparaître dans son slip brésilien.

Fais attention, c’est chaud, lui dit-elle en lui tendant la poêle et une fourchette.


Il mangeait goulûment et ses oreilles fumaient comme des Stromboli.


– Quel est votre nom signora ?

– La Concha, mais on m’appelle Conchita, et vous ?


Il évita la question en se baissant de côté.


– Savez-vous que la station Mir va dégringoler du ciel demain ?

– Si senior, j’ai écouté la radio. Mais je m’en fiche.

– Oui mais elle va tomber sur Cuba. J’ai pour mission de la dévier avec mon pouvoir mental. C’est très secret évidemment.


D’ailleurs il aurait bien aimé avoir des nouvelles, mais sa radio s’était désintégrée sur le sable.


– Mais vous avez la radio au fait ?

– Si.


Elle écarta ses longs cheveux et dévoila des seins impeccables avec des mamelons vert fluo.

Il pressa l’un. Il y eut un déclic et Conchita crachota un peu puis fit entendre une station locale.


– crrr, bzouic, seniores, los cigaros del pharaon …


Il tourna l’autre bouton et finit par obtenir Cap Canaveral Canal Historique. Les informations étaient restées les mêmes, Mir n’avait pas dévié, le point de chute était confirmé. Il éteignit. Il laissa traîner un peu ses mains sur la peau dorée de la femme, elle gémit immédiatement et devint rouge incandescente et il se brûla les doigts, le nez et les oreilles et la bouche et la brouette, alouette, alouette.


– Senior, tu as des mains merveilleuses, lui dit-elle dans un souffle rauque et pneumatique.

– Mes pieds sont pas mal non plus, mais là ils sont sales.

– Tu veux un café ?

– Oui, avec beaucoup de sucre, et du miel de saucisse.

– Tu es un connaisseur, Gringo, dit-elle en rougissant et en ramenant ses cheveux en arrière, dévoilant ses beaux seins qui maintenant clignotaient comme des gyrophares.


Elle partit dans la cuisine en chantant « pin pon » et en roulant des hanches très lascivement. Si si, c’est pas croyable. Zamazama s’avança vers la chambre et s’écroulit sur le lat.

L’eau bouillait à côté en chantant « Happiness, bang bang shoot shoot … ». Conchita posa la tasse au pied du lit et ses fesses sphéroïdales sur la table de nuit pouvant être considérée comme un plan qu’on admettra (sans le démontrer) (puisqu’on doit l’admettre) (t’as compris ?) parallèle au sol. C’était un cadeau de sa grand-mère, Latchicatchicaillaillaille, violée par des marins américains déguisés en roues de secours, et décorée par Fidel Castor de la Légion d’Odeur. L’arôme du café emplit la pièce de brouillard vert mais pas toxique. Des voix se firent entendre au loin.


– Ciel, des soldats ! chuchota Conchita à son oreille. Non, c’est les Incompressibles avec Eliot Nesscafé (Ollé).


Il sauta du lit et bondit vers la porte (en fait il bondit dans la porte, mais l’auteur cache habilement la maladresse du héros). Il y avait une poignée d’hommes en complet-cravate et mitraillettes pas très loin avec des torches. Ils s’avançaient vers la baraque.


– Il faut te cacher, mets-toi sous mon paréo. N’en profite pas.


Il s’accroupit entre ses jambes et attendit.


– Buenas noches, signorita (dépêcheu-toi), fit Eliot, tu n’aurais pas vu un parachutiste avec du sable, des crabes et une grosse queue ?

– Ouaf, ouaf, ouaf … les autres gars de la bande à Ness s’esclaffèrent.

– Non, Eliot, je ne vois jamais personne ici, tu le sais bien, et puis je préfère ta mitraillette, dit-elle en caressant le canon.

– Arrête j’en peux plus, fit Eliot, et il se mit à tirer dans toute la baraque.


Il dégomma un thermomètre à injection, une statue de Jésus en pain d’épice, un miroir qui parle la bouche pleine, un portrait de sœur Térésa en train de fumer un oinje, un bouquet de fleurs en plastique démoulé, et perça une pile de t-shirts.


– Oh, je vais avoir des trous dans mes t-shirts, fit Conchita en ramenant une mèche derrière son oreille.

– Merde, excuse-moi, j’ai la gâchette précoce, dit Eliot en rougissant et en louchant sur la fille tellement qu’il lui brûla un sein.

– Bon, on se tire, firent les autres.

– Bonne nuit, amigos, may the force be with you, dit la fille.


Quand ils s’éloignèrent, Zamazama jaillit de sa planque la bave aux lèvres et la banane comme un canon et leur balança une bombe à mégots. Ils s’écroulèrent sans bruit, les poumons dévastés, après une explosion sourde mais pas muette.


– Ils vont s’en remettre, confia-t-il à la fille, dans quelques heures.

– Alors viens tout de suite, chuchota-t-elle avec un feu d’enfer dans la voix.


Il l’enfila dans l’évier, sur la poubelle, dans le four à micro-ondes où cuisait le chien, contre le frigo (classique mais toujours apprécié), dans le placard à vaisselle en porcelaine de mouton, sous le calendrier des pompiers, sur la machine à coudre (une Singer qui suce que quand on s’en sert), devant la photo de Fidel, dans le tiroir de la commode, accroché à la pendule de la grand-mère, dans la pendule, sur le balancier, sur la grande aiguille, et finalement sur le fil à linge. Elle jouit en criant « Pi, 3,14116… » jusqu’à la 157e décimale. Elle n’eut plus que la force de ramper jusqu’au frigo et se coucha dedans car elle commençait à siffler comme une bouilloire. Zamazama se traîna jusqu’au lit mais s’écroulit sur le tapas.

Il rêva de son lointain pays, ses crocodiles en faux cuir dégonflables, ses marécages aux oiseaux, ses arbres-fractals mous, ses routes huileuses et sinusoïdales amorties.

C’est le Soleil qui le réveilla par son sifflotement joyeux. (Le pont de la rivière Kouwaille, avec violons sans sel, contrebasse à kérosène, et synthé bifluoré contre les caries.)


– Ta gueule Soleil ! hurla-t-il en écartant un volet. Il prit la lumière en pleine figure. Ouille.


Il alla à la (tralala) cuisine se faire un petit déj'. Il mit le café sur le feu et ouvrit le frigo pour prendre un peu de lait et du beurre pasteurisé (mais presque). Conchita s’éclata sur le carrelage en petits cubes glacés. Elle se reforma rapidement sous la chaleur. Son corps nu jetait des étincelles dans la pénombre de la cabane. Il prit le beurre. Elle avait dormi assise dessus.


– Pose-toi là, je te sers, il lui dit.


Conchita monta sur un tabouret et appuya ses coudes sur la table, la tête entre les mains. Il lui remplit un bol de café.


– Tiens, prends des crêpes, je les ai trouvées dans le frigo.

– Oh, ça, c’est pas des crêpes. C’est des slips comestibles. Il y en a une caisse pleine qui s’est échouée sur la plage il y a quelques semaines. J’ai trouvé ça vraiment super. Je les porte, et puis je les bouffe, plus besoin de faire la lessive ni la cuisine.

– Génial ! dit-il en trempant un string au chocolat dans son café.


Il se pencha vers elle et commença à lui tripoter les seins.


– Ben, elle marche pas ta radio ?

– T’as bousillé mon implant mammaire avec le moulin à café.

– Oh, c’est très ennuyeux, du coup, je ne sais pas quand la station va tomber sur nos têtes.

– Bah, Gringo, que veux-tu faire ? On naît dans la douleur, la vie est une longue souffrance et on meurt dans l’agonie.

– Oui mais tout le monde rêve, et je dois faire mon boulot.

– Tu es un homme bien, Gringo.

– Non, en fait, je suis un Vénusien. J’ai planqué mes ailes sous mon treillis.


Il arracha son masque et soudain apparut le visage d’un ange aux yeux verts.


– Comme tu es beau, Gringo !

– Embrasse-moi !


Il s’embrassèrent avec passion, le corps de Conchita vira au rose pâté de canard, Zamazama mima la fanfare municipale de Monte-Carlo avec les oreilles.


– Tu reprendras bien un slip ?


C’est ce moment-là que les Incompressibles choisirent pour faire irruption dans la cabane. Ils toussaient comme des tuberculeux.


– Toi, tu lèves les bras et tu bouges pas ! fit Eliot à Zamazama en pointant vers lui un canon à épinards surgelés. Il avait les yeux couleur tomate mais sans sardines.

– Et toi Conchita, tu te lèves lentement et tu t’écartes. Je ne sais pas ce que tu fais avec cet enfoiré, mais sache que c’est un ALIEN !

– Ne sois pas stupide, Eliot, tu as peur de lui ?

– Je ne sais pas si j’ai peur, mais toi, t’es à poil devant mes hommes et ça me trouble.

– Écoutez, je suis ici pour éviter une catastrophe qui risque de détruire Cuba.

– Tu es un espion à la solde de l’impérialisme bourgeois et de ses laquais !

– Il doit dévier la station Mir avec son pouvoir mental, dit Jerry Demeuvoarsibel, un collègue.

– Comment tu sais ça toi ? l’interrogea Eniot Less en fronçant les sourcils.

– J’ai lu le début de l’histoire.

– Traître ! Tricheur ! hurla la bande.


Et ils firent feu sur Jerry Cow. Il s’éclata contre le mur.

On entendit tout à coup comme le sifflement du vent mais plus fort.

Zamazama se précipita dehors les bras toujours levés.


– La station ! Elle nous tombe dessus.

– Putain, bougez de là les gars, viiiite !


Ils se retrouvèrent tous comme par hasard planqués dans un buffet avec Conchita. Pendant ce temps, Zamazama s’était immobilisé dans une posture (asana pour les branchés) complètement zen, tellement zen que son oreille gauche tomba et que le cheval fit le grand écart VH (1). Le sifflement s’amplifiait, on pouvait reconnaître « I can’t get no satisfaction » en japonais. Et puis ce fut le silence. Un vrai silence immobile qui était plein comme une extase. Mir commença à dévier vers la mer. Il la fit dériver par la méthode du quotient différentiel symétrique. Elle plongea dans l’eau et engloutit un bateau de Green Peace au passage. Mais on n’entendit aucun cri, aucune clameur. Une immense vague monta vers le ciel comme une prière et retomba en pluie salée. Les autres sortirent nus du buffet (et non net du buffus, tu saisis la nuance ?), en hurlant de joie, et dansèrent sous la pluie avec Conchita qui semblait avoir oublié son ange.

Zamazama restait sans force et un peu déprimé. Il les regarda un moment en silence puis se mit en marche. Il traversa le jardin potager attenant à la baraque. Il avait faim, il était crevé. Il déterra une carotte qu’il s’enfonça dans l’oreille en imitant le bruit d’un mixer, avala quelques asperges en boîte, engloutit un potiron d’un coup de tête et finalement s’écroulit dans les radas.

La nuit venue, alors que les bruits de la fête faisaient vibrer toute la plage, il déploya ses ailes et traversa l’azur étoilé pour rejoindre Vénus. Il dépassa Jerry en klaxonnant et en lui faisant un signe amical auquel Jerry répondit. Car les âmes ne s’envolent-elles pas elles aussi ? Vers le Soleil.

Trois mois plus tard. Conchita accoucha d’une grosse chenille bleue poilue. C’est ainsi que naissent les Vénusiennes. Elles se transforment en magnifique papillon vers l’âge de douze ans. Une équipe de nurses-commandos vénusienne vint la chercher avant que Conchita ne la grille sur le barbecue. Ediot Mess venait souvent à la cabane de la dune manger des crabes aux sables d’or, mais seul. Zamazama était fier de sa fille, sa femme un peu moins. Ils l’appelèrent Mir Adorée.



La morale de cette histoire fabuleuse peut s’énoncer ainsi :


Devine qui vient dîner ce soir ?

Devine qui bien biner ciboire ?

Devine qui mien bidet se poire ?

Débine que lien biler se poisse ?

Deux pines que rien biter se froissent !




(1) – Le grand écart VH, de Voctir Hogu, très en vogue au XIXe siècle, consiste à reculer une jambe dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et allonger l’autre de l’autre côté par-dessus la tête dans un salut martial. Les pattes arrière applaudissent.


 
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   socque   
18/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouvais que ça commençait vraiment mal avec la citation de l'étude à caractère fécal... J'ai failli arrêter, mais je me suis dit que j'allais laisser sa chance au texte. Bien m'en a pris, parce que finalement j'ai beaucoup aimé. Je suis peu à peu entrée dans l'ambiance, j'ai commencé à apprécier le côté barré à partir de "les crabes aux pinces d’or, des centaines. Il ne pouvait éviter d’en écraser quelques uns. Ils faisaient un bruit de biscotte fourrée en craquant."
En arrivant à "Elle jouit en criant « Pi, 3,14116… » jusqu’à la 157ème décimale", j'ai ri.

Bon, je ne dirai pas que j'étais écroulée en lisant ce texte, mais j'avais un sourire permanent aux lèvres, et en le terminant je me sentais revigorée par ce bain de n'importe quoi aux herbes (ouais, pour sûr y a de l'herbe là-dedans). Il y a des plaisanteries que pour ma part je trouve un peu faciles (« Couacoua comé kiki ? », OK, de la référence culturelle plein les chaussettes, mais le texte est assez inventif pour s'en passer, "Latchicatchicaillaillaille"), mais je comprends bien que c'est une question de dosage, que dans le délire il y a aussi des goûts et des couleurs !
En revanche, j'ai adoré les petits détails du genre "s’écroulit dans les radas" et d'autres transpositions du genre, Conchita qui surgit du frigo en petits glaçons...

Un texte foisonnant donc à mon avis, désinvolte, avec une pointe de cruauté en même temps, qui n'a pas peur de se frotter à la bonne grosse farce et qui a aussi de l'idée ! Des facilités, certes, mais ça bouge, et ça me plaît.

   Acratopege   
17/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'adore Queneau et suis fan de San Antonio, mais là, à mon goût, la recherche d'originalité à tout prix me gêne. Trop de fantaisie tue la fantaisie, le récit qui devrait faire rire ou sourire m'ennuie par excès de jeux de mots et de cocasseries arbitraires. C'est peut-être un sketch à entendre ( Devos et Robin...) plutôt qu'un texte à lire. Si c'est un gag pour passer l'été, alors d'accord!

   David   
27/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Baïkonour, cher auteur,

Toujours en quête d'histoire de héros avec des androïdes provocantes, je suis bien entendu ravi de cette lecture, où je cherche encore à débusquer les trop nombreuses contrepèteries. C'est peu de chose pour un homme mais comme un apéro surprise pour l'histoire de la littérature, c''est bon comme un ventilateur qui marche, en ces temps de canicule.

   Pat   
27/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce texte est réjouissant à bien des égards, même si j'ai pu être gênée par quelques facilités (la fin est de trop, selon moi, en particulier). C'est déjanté, plein d'images sympas (ex : "Une lampe chétive jouait de l’accordéon" entre pas mal d'autres), quelques trouvailles rigolotes (j'adore les trucs comme : "s’écroulit dans les radas") et un personnage principal un peu loser (comme je les aime... juste en lecture, hein !). Même si le fond n'est pas vraiment original (bien que j'apprécie le mélange des genres ici), c'est l'écriture qui m'a plu. Y a de l'aisance, c'est clair... bien que l'auteur en use un peu trop, par moment (on a l'impression qu'il se fait plaisir tout seul... une onaniriade, en quelque sorte). Un peu plus de légèreté dans le propos n'aurait pas nui, loin de là. Je suppose que l'auteur a d'autres tours dans son sac et qu'il proposera encore des textes de ce genre ou d'un autre, pour changer.
Je ne sais pas s'il connaît bien Oniris, mais il devrait apprécier certains textes, comme ceux de Larivière, par exemple.

   Beckett   
31/7/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Génial. Vous avez du style l'ami et surtout... surtout une certaine autodérision qui emballe le tout de manière bien réjouissante. On ne s'ennuie pas, vous ne laissez pas retomber la mayonnaise. J'apprécie le recyclage d'expressions, l'association automatique de certain mots faisant appel à l'imaginaire collectif "crabes aux pinces d'or" etc...". Vous piochez des références à droite à gauche sans rougir. Je trouve ça moderne. Félicitation, vous êtes l'inventeur de la nouvelle 2.0, entre clichés litteraires, collage wikipedia et "vermillion sand" de Ballard! Je kiffe. Continuez!

   Anonyme   
1/8/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bon dimanche à Cuba, Nestor (Ici il est encore mercredi),

Fan à 100 000%. Contrairement à ce que je fais d’habitude, je ne vais pas vous expliquer pourquoi je mets « Exceptionnel », mais qu’est-ce-qui m’empêche d’ajouter le + :

- Tout ce qui est entre parenthèses est absolument nullissime et doit être supprimé sans délai.
- Vous êtes beaucoup trop drôle pour réchauffer des calembours ou des contrepèteries genre « s’écroulit dans les radas ». Il y en a de nombreux comme ça qui chargent inutilement la barque.
- Idem pour Eniot Less et ses Incompressibles.
En fait, tous vos jeux de mots sont nuls.
- Vous avez tendance à interpeller trop souvent le lecteur : « Tu veux que je continue? » et autres du même genre. Nullissime.
- Le début : Nullissime
- La fin : Nullissime
- Le reste : Exceptionnel

Si je savais que c’est possible, je vous dirais bien : restez simple.
Par ailleurs, vous êtes prié de laisser une petite histoire sur le forum Exercices d’Ecriture intitulé « Exercices de style à la Raymond Queneau » dont les règles sont rappelées au post N°35 et le texte de base au post N°54.

En cas de refus ou d’absence, je me verrai bien entendu dans l’obligation de retourner l’échelle avant de transformer la note.

Cordialement
Ludi

   Pepito   
1/8/2013
Forme et fond : indissociables et géniaux.

Un vrai festi-régal de "Grand n'importe quoi" à l'absurde poético-mathématique.

Un point supplémentaire pour la note (1) en bas de page (ici souvent décriées) et qui, là, confine au sublime.
J'ai aussi aimé le slip brésilien grande contenance. Un Éminence ?

... et pleins d'autres choses encore.

Un grand moment de lecture !

Pepito

   Palimpseste   
1/8/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
hmm...

J'ai bien aimé l'orgasme qui s'arrête à la 157eme décimale de Pi...

Et puis le premier paragraphe... sauf qu'à partir du deuxième, j'ai commencé à trouver le temps long: on dirait plus un long long long exercice d'écriture qu'une nouvelle. Vous avez beaucoup bossé pour rassembler toute a production de l'Almanach Vermot et la recaser.

Je salue l'effort mais le résultat en termes de plaisir de lecture reste mitigé: sans doute est-ce un peu trop gras, genre beignet de kouign-amman arrosé d'huile d'olives...

Maintenant, c'est une opinion toute perso et ce genre de texte a ses fans. On ne peut pas plaire à tout le monde.

   widjet   
4/8/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ah merde.

Pourtant, je suis carrément client de cet humour assez « ZAZ » (Zucker Abrahams Zucker) qui m’a aussi largement inspiré. Je connais donc la jubilation que peut procurer ce type d’écriture, mais aussi les pièges (parfois la surenchère paie, parfois ça écœure) et l’exigence redoutable que requiert l’exercice (la déconne implique une incroyable rigueur et un timing/rythme au cordeau....et des dizaines de relectures ! L imagination seule ne suffit pas, la connerie, ça se bosse dur !).

Si le rythme est plutôt correct (on lit vite, on s’ennuie pas vraiment), ici, l’auteur pêche par un peu trop de gourmandise (mais c’est bien compréhensible, il est difficile de réfréner son plaisir) ; et si quelques bons mots ou décalages bien barrés font mouche (l’orgasme PI, « tu n’aurais pas vu un parachutiste avec du sable, des crabes et une grosse queue ? » m’ont fait amusés/fait rire, les seins/boutons de radios, sympa, mais compte tenu du volume de "n'importe nawak", ça fait léger côté poilade), il y a (inévitablement) des déchets, des running gags (inversion de lettres, une fois ça va, cinq fois ça lasse) ou des grosses facilités qui tombent à l’eau. En terme d’impact, il eut peut-être fallu espacer les délires et ce pour mieux surprendre (la surprise est un facteur essentiel pour faire marrer, je pense)

Le début et le final (moments ô combien stratégiques) sont ratés, indigestes.

Bref, y’a de l’énergie (atout important et prometteur pour la suite) qui sans perdre de son explosivité doit être mieux canalisée et mieux servir la connerie pleinement assumée.

Au prochain texte, sans doute car je pressens du bon potentiel et un vrai plaisir de partage.

W.

   brabant   
9/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Nestor,


Ben, chais pas, j'ai presque honte de dire que ça m'a pas branché. Lol. Jamais lu un texte aussi déjanté, je me suis dit en cours de lecture que c'était encore plus déjanté que ma "Confidente" parce qu'ici ça part dans tous les sens (que ça devrait être interdit - mais que j'interdis pas hein - tellement ça s'enflamme. Lol, désolé, hein), alors comment évaluer un truc pareil ? Vais aller voir ma "Confidente" et ajouter un demi point à son évaluation moyenne puisque c'est plus déjanté...
...
... Donc de F à Except sur 17 com La "Confidente" fait B - , j'évalue ainsi "Coups bas à Cuba" à B.

Le risque avec ce genre de textes où l'on lâche sa plume (avec des mécanismes (lol) attention et une certaine logique, logique certaine) c'est que le lecteur suit ou ne suit pas, l'auteur ne faisant pas dans la demi-mesure, le lecteur ne le fait pas non plus.

Bon, vous aviez annoncé la couleur : Humour/Détente, vous n'avez pas triché et vous avez donné à lire en connaissance de cause. La couleur est annoncée dès "Grenelle de la Motte piquée... (Ernest Kouillemol... [et] le prix Goncourt Mais Bien Raide)". Alors qui s'y frotte s'y pique et les frottis d'orties sont bons pour la santé.

Ben, merci quand même hein ! Un admirateur de Tintin ne peut pas être totalement mauvais :)))

   AntoineJ   
15/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Après un cachet d'aspirine pour arriver à suivre, j'ai commencé à compter les gags et autres entourloupes ... arriver vers 2128,983 j'ai arrété me disant qu'il fallait que passe la première ligne ...
J'ai beaucoup aimé cette histoire de crocodile qui tombe amoureux d'une orang outan malgré des hordes de hyènes insipides.
Quel boulot pour écrire cela ! rien que d'y penser j'attaque une sieste
Bref, Pierre DAC aurait apprécié (vive l'os à moelle !)
Juste un point : un peu long tout de même (on ne peut pas courir le 100m en 10s pendant 10 minutes ...)


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