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Sentimental/Romanesque
NICOLE : Émilie
 Publié le 03/07/09  -  15 commentaires  -  9484 caractères  -  94 lectures    Autres textes du même auteur

Les petites filles c'est mignon, c'est gentil... ou pas.


Émilie


Au début de l'année, Maman et moi, on est allées voir un docteur. Pas un comme le docteur Dumas. Celui-là de docteur, il a pas écouté dans mon dos, ni regardé dans mes oreilles. Il a donné du papier, des crayons de couleur, et puis des gros feutres, qui écrivent bien épais pour faire les fonds.

Il a dit que je pouvais dessiner ce que je voulais. Et puis ensuite il m'a montré des papiers avec des mots écrits dessus, et je devais dessiner des choses qui avaient un rapport avec les mots écrits.


C'était une bonne après-midi, parce que j'aime bien dessiner. Sauf que après il m'a dit d'aller dans la pièce d'à côté, et puis Maman est restée avec lui dans le bureau.

J'ai pensé qu'ils voulaient parler de moi et de mon problème.


Alors j'ai attendu qu'ils referment la porte, et je suis allée y coller mon oreille. Comme c'était une grosse porte, j'ai pas pu tout entendre, mais à un moment il a dit à Maman que je savais lire.

Et ça, ça m'a vexée, parce que quand même, dans la classe, même Mélanie elle a fini par savoir lire ! À un autre moment il a dit que je n'étais pas « autiste ».

Alors là, j'ai arrêté d'écouter parce que c'est un mot que je ne connaissais pas.


Les nouveaux mots, j'ai peur de les perdre. Alors je les répète dans ma tête, jusqu'à ce qu'ils deviennent une petite musique. Comme ça quand on arrive à la maison, je vais chercher le mot dans le gros dictionnaire qui est rangé dans la chambre d'ami, et après je ne l'oublie plus.

Quand j'ai compris ce que le mot voulait dire, j'ai bien vu que c'était pas un mauvais docteur, vu que c'est vrai que je ne suis pas autiste. Mais bon, il y a beaucoup d'autres mots que je ne suis pas non plus, alors c'est pas vraiment une preuve.


Depuis ce jour-là, Maman a l'air un peu rassurée.

Ces derniers temps, elle est même carrément joyeuse. Elle me parle tout le temps, et comme moi je ne réponds pas, elle fait les questions et les réponses.

Vendredi, quand on est allées chez son amie Anne-Lise, j'ai eu la confirmation de ce que je pensais déjà : Maman a un nouvel amoureux.

Au début elles parlent doucement, parce que je suis là, et que je suis encore petite. Et puis comme je ne fais pas de bruit et que j'ai l'air concentrée sur mon puzzle, elles finissent par m'oublier.


Donc, l'amoureux de Maman s'appelle Charles. Il est veuf, et je vais bientôt le rencontrer.


Veuf, je sais ce que ça veut dire, c'est comme Maman. De toute façon, presque tous les chéris de Maman sont veufs, ou bien alors divorcés (du coup, ça aussi je sais ce que ça veut dire, c'est quand même un peu moins triste que veuf).


Le monsieur qui s'appelle Charles et qui est veuf va donc venir à la maison dimanche, ce qui veut dire que je vais avoir une nouvelle robe.

C'est très important que je fasse bonne impression, parce que « le compteur tourne ».

Je ne sais pas ce que ça veut dire exactement, c'est pas dans le dictionnaire, mais je sens bien que ça inquiète Maman et Anne-Lise.


oooOOOooo


Le dimanche suivant, quand le monsieur arrive, je me dis que pour lui aussi le compteur doit tourner, parce qu'il a l'air aussi angoissé que Maman.

Lui en plus il transpire, comme la maîtresse le jour où l'inspecteur est venu.


Pour tout le reste, il a fait comme les autres : il a tendu un gros bouquet de fleurs en arrivant.

Maman a dit « Oh ! Tu n'aurais pas dû ! », mais sans le gronder vraiment, pas comme quand je fais une bêtise. Ensuite il a embrassé Maman en me coulant un regard en douce par-dessus son épaule. Puis il s'est approché de moi en disant « Et voilà donc la jolie petite Émilie-Mimie ! ».


C'est Maman qui m'appelle comme ça : Mimie pour dire mignonne.

Quand c'est Maman qui le dit, j'aime bien, c'est comme une caresse avec des mots autour.

Quand c'est lui, c'est pas pareil.

Je trouve ça presque ridicule ce petit nom sorti sans prévenir de l'ombre de ma chambre. C'est un mot réservé à l'heure du baiser du soir. Je n'aime pas qu'elle lui ait parlé de nous dans mon dos.

Du coup ça me rend triste.


Il doit le sentir, alors il se détache bien vite de moi, pour reporter son attention sur Camembert.

Comme j'étais la plus jolie des petites filles qu'il ait jamais vues, Camembert est forcément le plus joli des chiens.

Tiens, il ne demande pas pourquoi ce nom étrange ! Soit il s'en fout encore plus que les autres, soit Maman lui a déjà expliqué que comme j'ai des problèmes, elle n'a pas voulu s'opposer à mon choix.


Il n'y a pas que des avantages à ne pas parler. Des fois on n'est pas bien compris.


Moi, au début, je ne voulais pas qu'il s'appelle Camembert, je n'aurais jamais pensé à un nom pareil ! Quand on est rentrées à la maison avec lui le premier jour, Maman a dit que comme c'était mon chien, je pouvais choisir son nom. Vu que c'était l'année des « C », et qu'il y avait un joli champ, dessiné sur la boîte de camembert qui était sur la table, j'ai pensé que « Champs » ça serait bien pour lui.

C'était un de ces champs avec des herbes légèrement bleutées, qui ont l'air si douces qu'on a envie de les caresser. Les herbes hautes courbées par le vent, ça m'a fait penser aux poils du chien, alors j'ai montré le champ à Maman, et c'est comme ça que mon chien s'est appelé Camembert.


Dans la rue quand on le sort, c'est un peu la honte, surtout que Maman ne se fait pas prier pour expliquer pour le nom. Déjà que, comme je ne parle pas, les voisins me regardent un peu de travers !


Le monsieur qui transpire, Charles puisque je dois l'appeler comme ça, a amené un cadeau. Comme je suis fâchée à cause d'Émilie-Mimie, je ne l'ouvre pas tout de suite. J'attends que Maman fasse les gros yeux.

À l'intérieur il y a une poupée Barbie avec un chien qui a un nœud dans les poils. Maman tient beaucoup à m'aider à les détacher de l'emballage en carton. Ça pressait pas tant que ça, vu que j'en ai déjà une pareille.


Ils s'y mettent à deux pour y arriver. Je vois bien qu'ils sont contents d'avoir trouvé quelque chose à faire. Il a des gros doigts pâles avec des poils noirs sur le dessus, et comme il n'arrive à rien, il lâche un juron. Cette fois, Maman lui fait les gros yeux pour de bon.

Je m'applique à avoir l'air choqué, pour faire durer un peu le plaisir.


Il est donc coléreux, ça fait toujours une piste.


oooOOOooo


Un peu après cette journée-là, il est venu s'installer chez nous, dans la chambre de Maman.

Alors Maman elle a recommencé à passer moins de temps avec moi le soir, à l'heure de se coucher. Je n'ai pas aimé, bien sûr, mais d'un autre côté comme il était tout le temps là, c'était plus pratique pour l'étudier en détail.


C'est grâce à mes observations que je me suis rendue compte que les papiers qu'il ramenait de son travail pour les lire le soir étaient très importants pour lui, tout comme son ordinateur, sa sacoche et son portable.

Alors à force d'attendre, un soir c'est arrivé, il a laissé des feuilles qui sortaient de sa sacoche étalées sur la table de la salle à manger, et puis il est parti se faire un café dans la cuisine et parler un peu avec Maman.

Je me suis dépêchée d'aller chercher mes gros feutres, et j'ai dessiné dessus aussi vite que possible.

J'ai commencé par faire ça, pour voir.


Après, ça a été comme j'avais pensé : il a hurlé, et il m'a arraché le feutre des mains en m'écartant de la table... furieux.

J'ai attendu (pas longtemps) que Maman sorte de la cuisine, et puis je me suis roulée en boule sur le sol en couvrant ma tête de mes bras, comme si j'avais eu peur qu'il me frappe. En même temps je me suis mise à pleurer.

Je sais pleurer quand je veux maintenant. Je pense à quelque chose de triste : quand Papa et Lulu sont morts, et ça marche toujours.


Ils se sont disputés. Ça a duré longtemps, mais le lendemain il était toujours là.

Je me suis pas découragée, j'ai juste pensé que je devais réfléchir encore, et trouver une meilleure idée.


En attendant, je fais des petites choses. Par exemple, après avoir brossé Camembert, je répartis les poils de la brosse sur le clavier de son ordinateur ; ou bien je donne des affaires importantes à mon chien pour qu'il les ronge.

Charles, ça le fait crier, et des fois ils se disputent, mais le lendemain ils ont l'air d'avoir fait la paix.

Alors je reste là à le guetter, en attendant que quelque chose se présente.


Des fois, il suffit de toutes petites choses pour régler un problème.

Celui d'avant, il est parti quand j'ai caché des photos de moi en culotte dans son portefeuille. Je sais pas trop comment j'ai eu l'idée.

Je crois que ça m'est venu la veille au soir quand j'ai vu Maman tourner plus rapidement les pages de l'album qu'elle lui montrait, au moment ou on arrivait aux photos que Papa avait prises dans la salle de bain, quand j'étais dans la baignoire avec Lulu.

Je crois qu'elle était mal à l'aise de lui montrer des photos de moi toute nue. Je sais pas trop pourquoi.


En tout cas quand elle a vu les photos que j'avais mises dans son portefeuille, elle est devenue toute pâle, et lui il pouvait dire tout ce qu'il voulait, c'était comme si elle entendait rien.

Ils ont parlé une partie de la nuit, et le lendemain il était plus là.


Alors celui-là, je l'observe bien, pour pas risquer de laisser passer la solution quand elle se présentera.


J'ai pas beaucoup d'amies, et j'ai de la patience, alors en attendant de pouvoir retrouver ma Maman, ça me fait passer le temps...


 
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   solidane   
3/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
très efficace Nicole, de l'intérieur de l'esprit de l'enfant. Agir pour récupérer sa Maman. Ce qui est bien vu, c'est de ne pas développer plus avant ce qui la motive. Difficile de se rendre compte de sa "souffrance" réelle. Elle est intelligente ; dans le même temps, je la trouve un peu trop experte dans le début de la nouvelle. Les actions qu'elle met en oeuvre sont bien vues et la relation entre le dessin fait chez le psy et le griffonage des papiers importants est particulièrement bien trouvée.

   florilange   
3/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien vu. Une enfant intelligente, qui a cessé de parler après la mort de son père (au fait, qui est Lulu?) & qui se donne du mal pour ne pas "perdre" aussi sa mère. Apparemment, le psy ne s'est pas laissé tromper & ne marche pas dans le diagnostic d'autisme.

Pas facile de parler (penser) comme 1 petite fille (quel âge a-t-elle exactement?) : essai transformé. J'ai beaucoup aimé l'idée de cette gamine observant, muette, les soupirants de sa mère, attendant de trouver leur point faible pour s'en débarrasser. On a toujours tort de sous-estimer les enfants & de trop parler devant eux en croyant qu'ils ne comprennent pas.

Merci beaucoup de cette lecture.
Florilange.

   Anonyme   
3/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo. J'ai pas une critique à me mettre sous la dent. Rien à dire, rien à ajouter, j'ai un faible pour les histoires qui mettent en scène ce côté "m" des enfants. (je ne veux pas déflorer le texte, c'est pourquoi je n'écris pas le mot entièrement")
J'aime le style, il n'y a pas un mot en trop ni l'inverse. C'est efficace de part la construction. Ha si quand même quelque chose : pourquoi la mère pense-t-elle à l'autisme ? Et seconde question : la petite ne parle pas parce qu'elle est muette ou parce qu'elle a décidé qu'elle ne voulait pas parler ?
Bravo Nicole, encore des histoires s'il te plait !

   Ariumette   
3/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour !
Un récit qui m’a malheureusement paru se terminer un peu vite. Cette nouvelle ressemble pour moi plus à un premier chapitre qu’à une histoire aboutie. Néanmoins, l’idée de placer le récit du point de vue de l’enfant m’a semblé une belle prise de risque et c’est pas mal réussi je dois dire ! Donc bravo sur ce point. Cela m’a fait penser au livre Autobiographie d’une courgette de Gilles Paris. J’ai bien aimé l’analyse enfantine et surtout la référence au « compteur tourne ».
Pour ce qui est du style j’ai plutôt aimé. Il y a quand même quelques répétitions. Par exemple tu utilises beaucoup « avoir l’air », « dessiner » est repris 3 fois en 2 phrases… Un petit point de détail sans doute mais, tout le long du récit, l’enfant n’utilise pas le « ne » de la négation sauf a un moment « Je ne sais pas ce que ça veut dire exactement » , peut-être qu’il aurait été préférable d’harmoniser.
Au plaisir de te lire à nouveau !

   Anonyme   
4/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Nicole,

J'ai apprécié l'histoire, et puis j'y ai pas cru... donc je reste mitigée.
Parfois l'impression que tu n'as pas eu envie de tout nous raconter (comme Lulu?), ce qui trouble un peu.
Ensuite, je suis pas convaincue par tout ce que pense l'enfant. Des fois des réflexions très élaborées... elle ne doit pas être vieille, dans les 5 ou 6 ans, si elle en est à "tout le monde y est arrivé à lire dans la classe".
Un petit Machiavel de poche, c'est pourtant pour me plaire...

Donc en fait, je trouve que c'est trop bossé pour une si petite gamine.
Trop rationalisé.
Et étrangement, aucune peur... aucune angoisse... pourtant... les enfants sont paniqués non quand on leur vole le seul parent qui leur reste... angoisse... peur de l'abandon, peur de mourir, de voir le parent restant mourir, des trucs irraisonnés, des trucs d'enfants, quoi.
Oui je la trouve un peu trop adulte cette petiote...

Quelques répétitions (mots, dessins, ...) qui auraient pu être évitées.

Mais sinon le fond est sympa. L'histoire est bonne. Mais j'y crois pas trop et ça m'ennuie beaucoup...
Merci en tout cas NICOLE, je suis et relirai l'auteure.

   Anonyme   
5/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Efficace et de lecture agréable. Quel âge a Emilie ? Moi les répétitions ne me gênent pas, j'aurais juste préféré un récit à la troisième personne, le texte s'y prête bien. Une jolie chute et un langage bien dosé.

   widjet   
6/7/2009
 a aimé ce texte 
Pas
L’auteur aime bien raconter la vie de personnages un peu atypiques. Ici, c’est une enfant pas comme les autres, dans son monde (même si on reste évasif sur la particularité de cette gamine – qui m’a l’air intelligente, surdoué peut-être et dotée d’un certain machiavélisme). Le vocabulaire enfantin n'est pas toujours bien retranscrit (des formules un peu trop recherchées), mais je suis déçu. J’attendais plus de profondeur (qu’est il arrivé au papa et à Lulu ?), une observation un peu plus poussée (aucun des thèmes comme la peur de l'abandon, qui tendait pourtant les bras, n'est évoqué), pas de prise de risque, de point de vue personnel

On dirait que l’auteur n’a pas voulu assombrir son récit qui reste trop fade. La portée et l’intérêt s’en trouvent altérés.

Dommage.

W

   Anonyme   
6/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une histoire plaisante: j'aime bien les enfants cruels....Trêve de plaisanterie: parfois on sent s'éloigner le langage des enfants pour quelque chose de trop adulte, ce qui nuit un peu à l'ensemble, mais surtout c'est la fin qui me gêne: qu'est ce qui lui arrive à Charles...

C'est dommage de nous laisser sur notre faim, quoique....

Donc une bonne histoire je trouve pour ma part.

   Garance   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le monde des enfants, je le connais bien...parfois cruels dans leur immense besoin d'être le centre du monde si l'adulte n'y veille pas.
J'ai lu cette histoire avec intérêt, entrant dans cet univers mère-fille où un indésirable a eu le tort de s'immiscer. Par moments j'ai eu l'impression que ce n'était plus l'enfant qui parlait, dommage.
Peu de choses à modifier pour que ce soit très bien.

   Anonyme   
11/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour NICOLE. J'ai bien aimé votre récit. Petite fille qui ne parle pas parce que son "père et Lulu" sont partis. La petite très intelligente trouve tous les moyens possibles pour que sa mère n'ait pas d'amoureux et qu'elle puisse enfin l'avoir toute seule pour elle. Moi je pense que son père est parti suite au divorce, pourquoi pas, à moins que le problème soit tout autre et plus compliqué que cela. La blessure de la petite, dans ce cas est bien plus grande qu'il n'y parait...Néanmoins, j'aurais bien aimé connaître le pourquoi de ce récit...

   Flupke   
12/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Cette histoire m'a bien plu. La narrer avec un vocabulaire d'enfant était une gageure et lui donne une plus-value. Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'était une bonne utilisation de l'adage, ne pas dire mais montrer, qui offre une participation active au lectorat. Papa et Lulu( frère ?), disparus en même temps probablement, suggère un accident de voiture par exemple. C'est un peu la force de cette histoire, d'inviter à la déchiffrer à travers les clés offertes par Émilie. Bravo !

   kullab   
13/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour NICOLE,
Une nouvelle sympathique dont j'ai apprécié la lecture. Le ton de la nouvelle sonne assez juste, on a bien le sentiment que c'est l'enfant qui raconte grâce au style assez épuré, mais sans tomber dans le ridicule "papa, pipi, popo"...
Néammoins, le texte aurait pu etre un peu plus drole, ou plus tragique, au choix. Il me reste un petit sentiment de "trop peu".
Bonne continuation

   jaimme   
23/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L'idée finale est bonne, vraiment. Le rythme aussi.
Mais je n'ai pas été convaincu par le vocabulaire et la syntaxe de la petite fille (6 ou 7 ans?) qui ne sont pas adaptés à son âge.
Une phrase, en particulier: "...il y a beaucoup d'autres mots que je ne suis pas non plus...", relève d'une tournure d'esprit impossible à cet âge.
Mais il y a-t-il quelque chose d'impossible pour les enfants?

   Anonyme   
27/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

le thème de cette nouvelle n'est pas très original, ça m'a rappelé notamment le film "Corrina Corrina" où une gamine restée seule avec son père après le décès de sa mère s'arrange pour "choisir" sa future femme...
bon, déjà je trouve qu'il est très difficile d'écrire comme une fillette qui n'a pas l'air bien âgée (entre 6 et 8 je dirais) et malheureusement, l'essai n'est pas concluant, l'écriture oscillant maladroitement entre des tournures très enfantines (suppression systématique de l'adverbe de négation "ne" notamment) et des expressions et un vocabulaire parfois bien trop élaborés du style "comme elle n'a pas voulu s'opposer à mon choix" ou encore "j'ai eu la confirmation de ce que je pensais déjà".
c'est assez incohérent, même pour une gamine à l'évidence très intelligente parce que rechercher "autisme" dans le dictionnaire avec la bonne orthographe, moi je dis "chapeau bas mademoiselle !" . Tu essaies d'ailleurs de le justifier par l'habitude qu'elle a prise de mémoriser les mots inconnus mais cela n'explique pas l'orthographe parfaitement maitrisée, et j'aurais préféré pour ma part qu'elle l'écrive de manière bien plus imagée, comme le font généralement les enfants avec les mots qu'ils ne connaissent pas - elle aurait pu comprendre qu'elle n'était pas un "o triste" par exemple ou un truc dans ce genre, c'était facile puisque la porte l'empêchait de bien entendre la conversation et je ne suis pas sûr qu'il était important pour l'histoire qu'elle sache la définition du mot tandis que le lecteur l'aurait compris et aurait pu sourire de sa trouvaille.
En plus, il y a quelque chose qui me chiffonne dans la chronologie qui n'est pas bonne à mon sens :
1 - ces derniers temps, maman est joyeuse
2 - vendredi, confirmation que maman a un amoureux : charles
3 - le dimanche suivant (qui devrait donc être ce dimanche), présentation de charles à la gamine
4 - installation de charles à la maison qq jours après
5 - elle attend qq jours avant de réussir à le virer
6 - d'après ce que dit la gamine "celui-là, je l'observe bien...", on comprend qu'il y a un nouveau prétendant.

faire autant de choses en si peu de temps, ça me parait difficile, meme en partant du postulat que les gamins ont un rapport au temps très mal défini (oui mais n'oublions pas qu'elle est hyper douée cette gamine donc..)

Voilà quoi, pas mal de choses qui ont fait que je n'ai pas adhéré à ton histoire, désolé.

   leon   
13/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Et bien ça m'a bien fait rigoler : quelle chipie cette gamine !!!
L'intrigue est bien menée, progressivement, et tout en finesse.

c'est bien !


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