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Aventure/Epopée
plume : Viajero ou L'innocence à la découverte du monde - Sur mer, entre deux terres...
 Publié le 06/07/07  -  4 commentaires  -  2557 caractères  -  24 lectures    Autres textes du même auteur

Une traversée parmi tant d'autres pour se rendre sur l'île du Petit Scientifique...


Viajero ou L'innocence à la découverte du monde - Sur mer, entre deux terres...


"Abîmes, abîmes, abîmes. C'est là le monde" Victor Hugo


C'était maintenant sous un ciel étoilé que moi, Brutus et Schaf voguions portés par l'écume des vagues vers Conomiciento. C'est là que demeure mon ami et employeur, le petit scientifique. Si j'aime la navigation c'est avant tout pour ce genre de moments, seuls à glisser sur le bleu de l'océan, le monde nous appartient. Le vent porte toute son attention sur nous, nous pousse vers le large et nous guide selon son bon vouloir. Lorsqu'on part en mer, on s'en remet à la destinée, on n'est plus maître de rien : si l'on doit mourir plus rien ne pourra nous sauver, en pleine mer l'homme n'est rien, ce sont les flots qui décident de son devenir. Puissions-nous n'avoir jamais offensé les dieux.


Ce n'est pas que je sois croyant, mais tout de même... Tout cela me dépasse, toutes ces coïncidences qui ont fait de la vie ce qu'elle est et de la mort ce qu'elle n'est plus, tous ces accords qui font de la terre la sœur de la mer. Ce soleil qui se lève et annonce le jour, par qui est-il donc hissé, qui donc a bien pu le placer là ? Comment le petit scientifique peut-il être si sûr de lui lorsqu'il affirme que tout a une raison d'être uniquement parce que le hasard l'a voulu ainsi ?... Selon moi le monde est trop bien fait que pour avoir été fabriqué par un seul homme, mais il est aussi bien trop complexe pour que seule la science ait pu la mettre au point. La nature, elle seule, pouvait rassembler tous les ingrédients de la vie et de la construction du monde, mais par quelle magie aurait-elle pu créer le cosmos, les planètes, la Terre, les animaux et les hommes ? Qui lui a donc dicté la recette de tout cela, qui peut bien détenir la clé du savoir universel ? Cette question je me la suis toujours posée et je ne pense pas qu'un jour je pourrai y apporter une réponse, cela me chagrine, mais cela me rassure aussi... Qui sait ce qu'un homme pourrait faire en détenant un tel secret ?


Chaque fois que je regarde l'horizon, je m'imagine à l'autre bout de la Terre, là où les hommes marchent sur la tête. Un jour, je traverserai le monde dans son entièreté et je rapporterai mille choses à Costa et on ouvrira un musée portant mon nom où l'on entreposera toutes mes découvertes. Je serai un explorateur connu de tous.


Brutus et Schaf n'aiment pas philosopher face au large, ils préfèrent dormir et laisser les étoiles à la nuit. Moi je passe mon temps à observer la lune, c'est elle qui décide de mon sommeil, je la fixe, je l'observe, elle me sourit et je sombre...


 
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   irisyne   
18/1/2008
C'est comme la magie d'un texte. Est-ce le hasard ? Ou une belle inspiration ? Merci

   calouet   
20/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'avais encore rien lu de toi, j'ai pris celui-ci au hasard (c'est le plus récent!)

Difficile de trancher après une seule lecture, mais pour ce que j'ai vu là, je trouve que tu as une jolie façon d'exprimer les pensées, sans que cela soit chiant, car tu sais garder ton propos clair et concis. la concision, une super qualité à mon avis. A ce titre le dernier paragraphe est superbe, je trouve.

Pour ce qui m'a moins plu, je relèverai surtout la ponctuation et la longueur de certaines phrases. tu aurais gagné en rythme et en punch, je crois, en choisissant parfois de faire quelques phrases courtes, et d'en élaguer un peu certaines, comme : "Un jour, je traverserai le monde dans son entièreté ET je rapporterai mille choses à Costa ETon ouvrira un musée portant mon nom où l'on entreposera toutes mes découvertes."...
Et sinon, un dernier petite détail, quand tu écris "moi, Brutus et Schaf" (super, les prénoms d'ailleurs), j'aurais plutôt mis "moi" en dernier. A moins que ce ne soit voulu pour traduire un trait de caractère particulier du narrateur.

Merci pour la lecture, en tout cas!

   plume   
21/1/2008
Et bien merci pour vos commentaires. Pour répondre à Calouet, cette partie de nouvelle n'est pas la plus récente, loin de là, mais ça n'a pas d'importance. on me fait souvent la remarque à propos de mes phrases trop longues, j'essaie d'y faire attention. Mais c'est là, je pense, un signe de mon impatience à étaler mes idées "sur papier". je penserai à me relire plus souvent.

Je vous remercie une dernière fois car Irisyne et toi,(j'ai mis "et toi" en dernier), vous m'avez permis de relire un texte que j'avais oublié et qui m'a rappelé à mes débuts. ll reste, malgré certaines lacunes, parmi mes préférés.

   xuanvincent   
18/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié ce dernier épisode, qui m'a paru bien écrit et poétique.

L'action s'est arrêtée, le narrateur contemple la mer et s'interroge sur les questions essentielles de la vie.

Curieusement, bien que le voyageur soit bien accompagné de ses étranges animaux et compagnons parlants, on dirait qu'il n'a pas encore vraiment parcouru le monde...

PS : Les citations des différents épisodes m'ont plu.


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