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Fantastique/Merveilleux
Tchollos : Trompe la mort, trompe l'ennui
 Publié le 13/04/07  -  19 commentaires  -  10664 caractères  -  103 lectures    Autres textes du même auteur

La vie de Charles était désespérément vide. S'en rendait-il compte? De toute façon, la guerre allait changer tout ça.


Trompe la mort, trompe l'ennui


Charles était une publicité vivante pour le slogan « Métro-boulot-dodo ». Il n’y avait rien entre ces trois mots dans sa vie. Pas le moindre loisir, pas l’ombre d’un divertissement. Il aimait dire que son métier était sa passion mais quel humain normalement constitué pourrait croire que remplir des cahiers de chiffres et de tableaux comptables soit une passion ? Charles disait ça pour se rassurer. Il portait des œillères, s’interdisant de voir la vérité en face. Préférant être aveugle et sourd qu’affronter la triste réalité : sa vie était chiante comme la lune, pire qu’un télé-achat présenté par Bernard Montiel. Un vide sidéral. À bien des égards, il était comme la majorité des gens en fait. Était-ce pour autant rassurant ?


Il avait connu une femme. Il l’avait même aimée mais c’était il y a longtemps. À la frontière de sa mémoire. Presque oubliée. Il avait fait du sport mais dans une autre vie sans doute. Avait-il voyagé ? Il n’en était plus sûr. « Métro-boulot-dodo ». Plus pathétique que palpitant. Rien à ajouter.



Et puis il y eut la guerre. Le bureau minable au fond du couloir du huitième étage de la tour des comptables à gogo disparut et Charles se révéla.


Charles devint une publicité vivante pour le slogan « Ça va chier dans les tranchées ». Il y avait tout dans ces mots. Toute sa force, toute sa passion, toute sa vie. Charles avait ouvert les yeux et les champs gris brûlés au napalm faisaient désormais battre son cœur. La vérité, il n’y en avait plus qu’une, était que seuls les forts survivaient. Charles n’était plus comme la majorité des gens. Il était devenu exceptionnel. Il avait trouvé du sens au temps qui s’écoule.


- Debout les morts, dit-il en claquant la porte.


Cinq gueules cassées se levèrent d’un bond et Charles se mit à rire. La discipline ne régnait pas vraiment et ça lui était égal. Il pouvait compter sur ses hommes et qu’importe s’ils ne marchaient pas au pas, tant qu’ils couvraient ses arrières. Le cimetière était rempli de jeunes gens capables de faire le garde-à-vous.


Ce qui restait de la compagnie 77 se mit à grommeler.


- Merde, Charles, tu m’as fais peur.

- Nom de dieu, quelle heure est-il ?

- Hijo de puta…


Un réveil par surprise comme Charles les adorait. Il avait remarqué qu’en rogne et mal réveillés, ses hommes n’en étaient que plus efficaces.


- On a une mission les mecs.


La route 22E était ce qu’il y avait de plus proche de l’enfer sur Terre. Les soldats la surnommaient « Tripes Land » en hommage aux milliers de recrues qui y étaient mortes en tentant de remettre leurs intestins à la bonne place. Charles et ses hommes l’empruntaient presque quotidiennement. La compagnie 77 avait compté trente-cinq hommes au début. Tout s’explique. Les six soldats survivants faisaient l’admiration des autres militaires. Il se dégageait d’eux une aura de trompe-la-mort qui vous glaçait le sang. Les regarder partir en mission, c’était comme regarder des fauves partant en chasse. Fascinant et effrayant. Quelque part, on les préférait loin, ailleurs.


Au kilomètre 52, ils rencontrèrent un jeune garçon d’à peine dix ans qui tirait de toutes ses forces sur une corde attachée au mors d’une mule. L’animal était à moitié enfoui dans une mare de boue et poussait des râles assourdissants. L’enfant comme la bête s’épuisait sans résultat. À ce rythme, la mule ne verrait pas la tombée du jour. Ce n’était pas dans ses habitudes mais Charles décida de leur venir en aide malgré les protestations de ses hommes. Ce fut réglé en un tournemain. Une poussée par-ci, une poussée par-là, déjà la mule libérée gambadait sur « Tripes Land » avec l’enthousiasme de Bambi. L’enfant, qui ne dit pas un mot, jeta un regard plein de gratitude à Charles, ce qui le perturba. C’était un moment d’une étrange intensité.


Au kilomètre 53, il y avait un village. Combien de fois y étaient-ils venus ? Cent fois peut-être, mais jamais ils ne s’étaient arrêtés. Charles avait décidé que c’était une journée différente. Comme ça, sans raison. Peut-être à cause du regard de l’enfant, peut-être pas. C’était pourtant une règle fondamentale : on ne change pas les habitudes et, de nouveaux, ses camarades protestèrent quelques secondes pour la forme. Ils se déployèrent et fouillèrent les huttes avec prudence. Rien à signaler. Des sacs de riz et des villageois effrayés qui baissent les yeux. Ils se regroupèrent dans la grande hutte du chef pour échanger les banalités habituelles et boire un peu d’eau.


- Vu personne, vu personne, répétait le vieux patriarche.


Soit il n’avait « vu personne », soit c’était les deux seuls mots qu’il connaissait en français. En fait, Charles s’en foutait royalement. C’est au moment où ils allaient sortir qu’apparut de nouveau l’enfant dans l’embrasure de la porte. Les yeux toujours chargés de gratitude et d’innocence. Il tenait maladroitement dans les mains deux objets visiblement trop grands pour elles. Deux objets qui lui donnaient une allure ridicule, tellement surréaliste, celle d’un jongleur d’outre-tombe. Il souleva les paumes, les deux grenades tombèrent au sol et explosèrent presque immédiatement, vaporisant ce qui restait de la compagnie 77.



- Debout les… morts, dit Charles en hésitant sur le dernier mot.


Cinq gueules cassées se levèrent d’un bond mais Charles ne rit pas. Il avait déjà vécu ça, non ? Il détestait ce sentiment de déjà-vu. Bon dieu, ça avait l’air si vrai. Ce n’était pas le genre de trouble dont on voulait souffrir quand on était une bête de guerre.


- Euh, on a une mission, les mecs.


Au kilomètre 52, un enfant haut comme trois pommes s’époumonait sur un animal sans doute centenaire prisonnier de la fange.


La jeep ralentit et un soldat dit :


- Il va se noyer dans sa propre merde.


Ce qui provoqua une certaine hilarité.


- La ferme, dit Charles.


Il était totalement perturbé. Il posa une main sur son front où perlaient quelques gouttes de sueurs.


- Cet enfant… cet enfant.


Il répétait ces mots quand le garçon le perça de son regard. Comme deux poignards. Charles devint blême. Dans l’iris du petit garçon innocent il crut voir deux grenades. La jeep accéléra et l’enfant et sa mule disparurent.


Devait-il s’arrêter au village du kilomètre 53 ? Il avait du mal à avoir les idées claires.


- On s’arrête, chef ?

- Je… je ne sais pas.


Depuis le début de la guerre, il ne devait pas avoir dit « Je ne sais pas » plus de six fois. Il était Charles, le maître d’arme, le capitaine de la 77. L’inflexible, le téméraire. La force et la volonté incarnée. Mais là, il était déboussolé. Trahi par son cerveau. Franchement à l’ouest.


- Chef ?

- Ou… oui, on va s’arrêter.


Les soldats échangèrent des regards inquiets pleins d’interrogation. C’était comme une équipe de basket sans ballon et sans entraîneur.


Ils inspectèrent les alentours avec précaution mais ne trouvèrent rien.


- On va voir le chef, chef, dit un soldat en souriant à la tournure de sa propre phrase.


Charles regarda la hutte au loin. Il trembla.


- Non, c’est bon, on y va.


Ils remontèrent dans la jeep en échangeant quelques blagues de mauvais goût. Charles prit le volant. Il allait tourner la clef quand, sur sa gauche, apparut l’enfant. Il lui fit un sourire crispé et tenta de démarrer. Le moteur couina mais ne s’emballa pas. L’enfant souleva les mains et jeta deux grenades dans le véhicule qui explosa en propulsant des bouts de la compagnie 77 sur plus d’un hectare.



- Debout les… morts, dit Charles la bouche tordue.


Son corps n’était plus qu’une immense chair de poule. Mettre un pied devant l’autre devenait difficile. Quelle était donc cette étrange malédiction qui lui donnait la sensation de devenir liquide ? Ils étaient morts. Ils les avaient vus.


- On a une mission, chef ?

- Ouais, grouillez-vous, je prends le volant.


Il doubla la mule à toute allure sans se soucier d’éviter les ornières. Les soldats s’accrochaient comme ils pouvaient. Il dépassa le village sans même y jeter un coup d’œil.


- Kilomètre 53, chuchota-t-il.


Un pneu éclata. Il récupéra le contrôle in extremis et s’immobilisa au pied d’un arbre. Sans rien demander, il se précipita sur la roue de secours, plaça le cric et se mit à faire monter le véhicule avec l’acharnement d’un dément. C’est là que l’enfant apparut. Sortant d’un angle mort d’où on n’aurait pu le voir avant. Les lèvres de Charles dessinèrent des mots mais aucun son ne sortit de sa bouche. Son regard était si exorbité que ses yeux semblaient avoir pris toute la place sur son visage. L’enfant lâcha ses grenades et le monde devint fumée.



La compagnie 77 explosa huit fois. Charles était une loque humaine. Un mort-vivant. Il avait l’air d’un homme soumis à une expérience extra-terrestre. Comme si on l’empêchait de dormir tout en lui injectant de l’héroïne. Malgré cette hébétude, il trouva la solution parfaite.


Ils entendirent la mule de loin. Elle hurlait en gaspillant ses dernières forces. Charles ralentit lentement. Il fit craquer ses doigts puis arrêta la jeep à hauteur de l’enfant. Il sauta du véhicule comme un pantin sortant d’une boîte. Totalement surexcité, un sourire de fou coupait son visage en deux comme une balafre immonde. Le garçon se tourna vers lui, toujours aussi innocent. Son sourire contrastait avec celui de Charles. C’était celui d’un ange. Un ange qui saluait le démon en personne. Charles poussa un cri étrange et inhumain puis saisit la gorge de l’enfant dans ses deux mains. Les soldats se précipitèrent mais c’était peine perdue. Charles n’était plus un homme. Il serrait toujours plus fort et personne n’aurait pu ouvrir cet étau. L’enfant ne dit pas un mot, n’eut pas un geste. Les mains de Charles finirent presque par se rejoindre. Il ferma les yeux en hurlant vers le ciel comme un loup de cauchemar quand le garçon laissa s’échapper son dernier souffle.



Il ouvrit les yeux.



Il était dans un couloir du huitième étage de la tour des comptables à gogo, penché sur le corps sans vie d’un enfant au teint rose, cerné par les regards incrédules d’employés en costumes sombres. Une femme hurlait pour qu’on sauve son enfant.


Charles n’avait jamais été le capitaine invincible d’une compagnie de soldats héroïques. Peut-être l’avait-il cru ?


- Trouble de la réalité, avait dit le procureur.

- Mon client avait une vie monotone, avait précisé son avocat.


La porte de la cellule se referma. Assis sur son lit étroit, Charles était une publicité vivante pour le slogan « Accroche-toi au pinceau, j’enlève l’échelle », et quand on lui apporta son déjeuner, il fut certain de voir deux grenades dans les mains du maton.


Boum.


 
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   oxoyoz   
4/6/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Terrible. J'ai vraiment apprécier. Le langage familier donne une touche de réel, d'accessible. Les répétitions donnent un rythme, et font que la spirale, quand elle s'amorce, tourne juste. Ca ressemble vraiment à une spirale, ça tourne doucement sur les bords, puis ça accélère sans qu'on n'y puisse rien. La narration donne quelques clichés, sans en dire plus. Du coup ça sonne bien, ça sonne familier. Et la fin se justifie comme il faut. Rien à redire. (si ce n'est 'continue comme ca ! ' ).

   nanardbe   
23/4/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Hum! c'est bon...

Non vraiment là chapeau... Il y a tellement de rythme que j'ai fini crevé ;-)

Génial! Bravo!

Continue

   Pat   
2/5/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime bien l'idée : vous êtes bien un rêveur à l'imagination fertile... Ah ces loosers qui pètent un câble! Le ton, non dénoué d'humour, me paraît bien adapté à l'histoire. Le rythme qui s'accèlère tient vraiment en haleine. Ca m'a rappelé un peu "crescendo" de Dino Buzzati (pour la montée en puissance avec les répétitions). Et la chute éclaire d'un coup toute l'histoire, lui donne sens sans qu'on s'y attende (vu la catégorie). Le style est agréable, simple... Malgré quelques maladresses (ex : Tout s’explique).

   Marsupilmi   
3/5/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bon texte. Même si je suis trop vieux pour pouvoir encore aimer une telle horreur. On sait que de telles situations on pu exister (Lucien Bodard : "la guerre d'indochine") mais l'auteur a su créer. Faites-nous autre chose, votre pseudo est dans le collimateur !

   Ninjavert   
3/5/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup aussi... Le style, familier sans excès, colle bien à l'histoire. Seule l'idée en elle-même fait un peu déjà vu (la boucle temporelle est un classique du genre) sans pour autant être rébarbative.
La fin ne m'a pas franchement surpris (on retrouve l'idée du "et il se réveille, en fait ça n'était qu'un rêve"), mais elle fonctionne et colle bien à la trame.
Et j'aime franchement le style de la narration... Simple, efficace, avec des phrases bien tournées. On se prend au jeu et on a envie d'aller jusqu'au bout, ce qui est quelque part, l'essentiel dans un livre :)

   Gatolopez   
26/5/2007
J'ai adoré moi aussi cette nouvelle.
Je suis en quelque sorte tombé dans le panneau, ne me doutant pas un instant que ce n'était en fin de compte qu'un rêve.
C'est vrai que ce genre d'histoire est très utilisé, mais ici, c'est fait à très bon escient.

Félicitations!

   Anonyme   
13/6/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai lu et relu. Je retrouve des thèmes intéressants: la routine, l'ennui, la désillusion des amours, la guerre et son cortège d'horreur. On retrouve la narration à nouveau de l'aieul regardant sur son passé.Vous traitez le sujet avec aisance et une certaine maitrise et facilité dans la trame narrative, il n'y a pas de temps mort. Vous amenez le lecteur peu a peu sur l'ultime coup de thêatre, le meurtre de l'enfant par méprise et folie.
Oui la Guerre est à ce point Traumatisante et plus qu'inhumaine, et notre actualité nous le rappelle sans cesse. J'aime bien cette ambiance que vous véhiculez. Dommage que ça finisse sur le meurtre d'un enfant. Un seul point négatif, le scénario, la recherche de l'enfant...manque un peu de caractère, un peu plat, manque d'intensité à ce moment la...Voila c'est juste un broutille par rapport à la qualité générale de la nouvelle.

   Bidis   
26/9/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce texte m'a rappelé celui où le héros grimpe et regrimpe le même escalier. C'était donc, pour moi, un peu moins jubilatoire. Le thème aussi -- pas franchement drôle...
Aujourd'hui, j'ai voulu voir si j'avais lu tout Tchollos. Eh bien non ! Et c'est tant mieux...

   nico84   
27/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé tchollos, comme d'habitude, j'ai été intrigué par l'histoire qui se répéte et emporté dés le début par ton écriture qui construit admirablement le cadre de l'histoire.

La fin était inatendue pour moi mais, cohérente par rapport à la routine qui le rongeait !

Grand bravo pour cette création.

   widjet   
24/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Moi aussi il me manquait plus que ce texte avant de pouvoir m'exclamer avec fierté : J'AI TOUT LU TCHOLLOS !
Encore une fois, j'ai pris beaucoup de plaisir...

Si en terme d'écriture ce n'est pas aussi bon qu'à l'accoutumée (un de ses premiers textes ???), le fond est prenant et c'est sans effort qu'on est happé par le récit. C'est écrit de façon intelligente et l'auteur est bigrement malin. Pour preuve, le songe est si subtilement amené que c'est tout naturellement que je suis tombé dans le piège (pourtant le coup du "ce n'était qu'un rêve.." est archi cuit et recuit...). Le coup de theatre est donc total. C'est d'autant plus remarquable qu'il nous donnait des pistes (pas comme moi hein !!??!! lol) pour anticiper le dénouement....en fait tout est déjà dans le titre !! (quand je vous dit que c'est un malin le Tchollos !!)

Le héros et la monotonie de son existence sont bien rendus, le rythme ne ralentit jamais, le phénomène de répétition est écrit de telle sorte (au début c'est long et détaillé et ça se réduit à chaque fois...) qu'il ne lasse jamais.
Je regrette juste qu'à la fin l'auteur se sente obligé de dire textuellement clairement que tout ceci n'existait pas ( "Charles n’avait jamais été le capitaine invincible d’une compagnie de soldats héroïques. Peut-être l’avait-il cru ? " )

Quoiqu'il en soit, cela reste un bon texte du meilleur auteur de nouvelle que nous avons sur Oniris.

Widjet

   Anonyme   
29/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai commencé à lire, et je me suis dit : tiens, j'ai déjà lu ce texte! une impression de déjà-lu de déjà-vu qui me turlupinait... en fait, j'avais lu ce texte en arrivant sur Oniris, alors encore timide je n'avais osé le commenter... je m'y mets.

Comme toujours je suis bluffée par ton style, ta façon d'employer le verbe à bon essient, nous mettant sur la piste sans trop en révéler (moi par exemple ce sont ces grenades à répétition toujours par 2 et le coté "c'est pas possible qu'il soit encore vivant" qui m'ont fait me douter de la fin)

et comme toujours, moi amateur de la chute qui claque, j'applaudis de mes deux petites mains.

Merci Tcho' pour ce récit qui m'a glacé les sangs et qui m'a plu, beaucoup plu!

   marogne   
26/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et bien, malgré la répétition des scènes, je n’avais pas vu venir la fin. Une description presque clinique du work-alcoolic comme diraient les anglo-saxons, qui se termine en apothéose. Au moins il aura existé une fois. Un texte qui au-delà du plaisir de la lecture, grâce à un style plaisant et bien maîtrisé, nous pousse à réfléchir, tout autant sur la vie sans vie que le monde moderne nous offre si on n’y prend pas garde, que sur la guerre, et même si c’est de façon détournée, comment les conflits peuvent faire ressortir de nous ce qui est le plus infect.

   Anonyme   
13/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Remarquable histoire...
La folie reste constemment sous-jacente dans cette nouvelle, et vous ratrappe inéluctablement...

J'ai pris beaucoup de plaisir, merci

   Jedediah   
31/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'en reste bouche bée !
J'étais en train de me demander quel était le lien exact entre le début de l'histoire et le récit du soldat, quand j'ai lu les dernières lignes...
Un texte cruel, donc, mais sur fond de critique de la vie "métro-boulot-dodo", que mènent de plus en plus de gens.
De là à imaginer que l'on puisse devenir un fou meurtrier parce qu'on nous vole notre vie, je pense que c'est bien sûr exagéré...
Bravo, donc, pour ce texte au ton vif et au final cruel.

   Menvussa   
13/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bienvenue en enfer.

Une nouvelle totalement délirante, autopsie d'une névrose.

Mais que venait donc faire ce sale gamin au huitième étage ?

J'ai adoré ces slogans publicitaires.

   colibam   
10/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est tellement beau la folie, comme une fleur de givre que l'on déplie en tirant la langue, de peur de la casser.
Une nouvelle très agréable à lire qui reprend le thème classique de l'ennui, la monotonie des existences clonées, l'absence de passion et d'émerveillement.
J'ai vraiment aimé le disque rayé de la Cie 77 et la fin qui brise à jamais l'existence insipide de Charles.

   liryc   
27/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Félicitations, cette nouvelle est très bien menée, il y a un souffle un rythme rare qui montrent là un aboutissement, une maîtrise remarquable de l'intrigue au service d'un imaginaire très fécond. BRAVO

   leon   
15/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très bien, très belle chûte et puis cette répétition absurde : assurément une nouvelle fort bien écrite...

   Flash   
1/12/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai adoré!! bravo. Cette histoire est à rendre fou, on a envie de sortir de la spirale et quand on en sort enfin, c'est la chute on s'y attend pas, on est bouleversé.


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