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Humour/Détente
victhis0 : Au Bureau Français des Alphabets
 Publié le 15/06/09  -  15 commentaires  -  12478 caractères  -  69 lectures    Autres textes du même auteur

Dire qu'il y a des escrocs qui vous fourguent des lettres de contrebande...


Au Bureau Français des Alphabets


Au Bureau Français des Alphabets en ce moment, on a une promo qui déchire : on vous greffe une lettre gratuite pour l’achat de trois ! - pour peu qu’on s'engage à l’utiliser pendant trois ans. Avec option d’achat à vie à coûts réduits et services connexes gratuits s’il vous plaît : assistance dico immédiate, corrigé orthographique, recherche lexicale...

Franchement, à ce prix là, ce serait quand même dommage de ne pas en profiter ! Je suis dans le business depuis longtemps et c’est la première fois que je vois une offre aussi alléchante, c’est la pure vérité. Je vous jure. D’autant que ça fait marcher l’économie nationale - ce dernier argument n’est pas mentionné sur le kakémono là, à l’entrée, mais on l’entend souvent de la part des officiels qui exhortent les gens à s’équiper en lettres.


Il y a bien un peu de mépris de la part des gérants de ce monde derrière ce bel enthousiasme… Facile pour eux qui ont les vingt-six lettres de naissance ! Personne n’est dupe, allez… Et pousser les pauvres à s’endetter pour enrichir leur vocabulaire, c’est presque malsain… Mais c’est quand même pour le bien de la langue, non ??? Qui, à part les barbares pourraient trouver ça choquant ??? Je dis souvent ça aux clients, des 15L, ça fait souvent mouche.

Dans ce pays vous le savez, toute une classe de « workers » doit se débrouiller avec quinze lettres. Quinze lettres… Vous imaginez le peu de possibilités que ça laisse ??? Comment ils peuvent s’en tirer ? Progresser ? À la première difficulté pour se faire comprendre, ils sont obligés de faire des dessins, des mimes, des faciès grotesques… C’est même assez marrant de les voir se dépatouiller, même si c’est un peu facile, j’en conviens.


Ce qui l’est moins, c’est leur penchant naturel à la violence : il leur en faut peu pour vous balancer leur poing dans la gueule, si par hasard vous n’aviez pas saisi le sens de leur pitoyable question. Faut admettre qu’un « con-bien truc là ? » n’est pas à la hauteur d’un « combien coûte ce splendide chrysanthème aux reflets soyeux ? ». Ça énerve.


Bref : le dialogue n’est pas toujours aisé entre les 15L et les « 20+ »… Et je ne vous parle pas de ce texte écrit par un 15L, voire même un 23L !


Moi j’ai de la chance : je suis né 23L et les trois manquantes m’ont été offertes : une à ma majorité par mon papa – le X/x, assez utile, une à mon mariage par mon beau papa, le K/k – qui me sert peu faut être honnête – et à la naissance de Wykionx, mon premier fils, le W/w, bien sûr, par son parrain et sa marraine. Dès que j’ai eu la panoplie complète, j’ai progressé dans la hiérarchie sociale, dans l’élite de l’élite…

Aujourd’hui j’occupe le poste envieux (tiens, un mot impossible pour moi avant mes dix-huit ans !) de Responsable du BFA : le prestigieux Bureau Français des Alphabets, pour la Côte Est-Sud/milieu. Mon job est simple sur le fond : promouvoir la vente des lettres restantes aux ignares. Pardon, on n’a pas le droit d’employer ce mot-là. Désolé. Ça m’a échappé. Un vieux relent de mes années d’études. Sorry. Je recommence : promouvoir la vente des lettres restantes à tous les « Aspirants Lettrés ».


Et c’est pas si simple, vous pouvez me croire : autant il est presque indispensable pour un 15L de s’endetter à mort pour avoir le droit à un « J » ou à un « Q », autant fourguer un « K » à un 23L… Pour peu qu’il soit scientifique, ben faut se lever de bonne heure ! D’autant que, hein, ils s’emmerdent pas : ils refont l’orthographe et hop là ! – une kantification, par exemple, ça se comprend aussi bien qu’une quantification ! Donc, il faut flatter leur snobisme, leur faire miroiter l’éloquence…

Heureusement, la cupidité des hommes est une fameuse alliée : tout le monde en veut toujours plus, même si ça leur sert à rien ! Plus ils sont arrivistes, plus ils attrapent tout ce qui passe… Ça leur donne pas une culture pour autant, faut pas croire, mais « ils en jettent » et c’est là tout ce qui compte. J’ai un bon job, allez je me plains pas. À part les SMS qui me gâchent un peu la vie. Et encore : le « K » en SMS il fait un sacré boulot. Et le K, je le fais pas à moins de vingt mille. Minimum. On le solde rarement de toute façon (ou en package mais c’est chiant à fourguer).


Faut que je vous en raconte une pas banale qui m’est arrivée la semaine dernière… Si si, asseyez-vous : alleeeeeeez ! On est entre 26L, qu’est ce que vous risquez ??? J’ai rien à vous vendre, pas même un accent ! Bon ; je vais essayer de vous refaire la scène… M’en voulez pas si je suis pas un acteur hors pair…


O.K je me lance : après avoir fait le point avec les commerciaux pour savoir si notre quota de W/w était atteint, un type furibard est entré. À vue d’œil, ça devait être un 18L ou un 20L, grand max : pas très sûr de lui, l’air embarrassé, il avait tout d’un « 20- ». Et je me trompe rarement. Le gars se pointe donc, un peu gauche. Il était pas bien fagoté, avec un imperméable un peu taché, un pantalon trop long, une chemise grise, un ventre qui dégouline...


Il m’a fixé droit dans les yeux, s’est assis à mon bureau d’un geste mécanique et rapide, comme pour évacuer les préliminaires. Sans un mot (sûrement un 20L, de ceux qui l’ouvrent le moins souvent), tout dans le regard, avec une vraie intensité : il y a une bible complète d’émotions et d’expressions qui passent entre deux battements de cils. C’est à ça qu’on les reconnaît. Et puis les mots avec des K, W, X, Y, Z, ils les ont pas. Avec un peu d’habitude on les repère facilement – ils vouvoient personne, déjà !

Remarque, ça en fait des types redoutables s’ils ont les moyens d’atteindre les 26L : ça leur file un registre de communication inouï ! Mais la société est bien faite : en général, ils meurent avant d’atteindre les 22+. Sauf quelques exceptions, rien que pour entretenir le mythe sur la réalité du « tout est possible ». Mais faut pas rêver. Vous savez ça aussi bien que moi ! Je m’égare.


J’en étais où ? Ah oui ! Ma petite histoire :


Donc, mon AL – c’est du jargon pour Aspirant Lettré - me regarde avec son regard qui dit « O.K, je suis pas né avec toutes les lettres, mais j’ai progressé, je suis près du but ; il ne faut pas m’en vouloir si je ne vous adresse pas la parole mais ici tout est possible, bientôt, non ? ». Je vous jure que son regard disait tout ça. Et puis ses mains parlaient aussi, presque jointes en forme de prière mais légèrement ouvertes vers moi, comme un appel à la fraternisation. J’ai l’habitude, ils sont tous pareils. Je lui sers mon beau sourire. L’avait pas l’air bien riche le client mais j’allais sûrement trouver un truc pour lui fourguer une lettre. Ça je le lisais aussi dans ses yeux : il en avait besoin. Peut-être deux lettres même, avec du bol.

Alors le gars cherchait ses mots puis il me dit :


- Bonjour Monsieur. Je voudrais changer cette lettre si possible (il me montre un papier avec un Q dessus) pour une vraie lettre.

- Bien sûr monsieur ; tout est possible au BFA... Mais que vous arrive-t-il au juste ?

- J’ai un ennui : le mien ne fonctionne pas !

- Comment ça ?

- Ben… si je l’utilise, ça fait « ¤ »

- Vous pouvez répéter ?

- Oui : « ¤ »

- Ah.

- Non pas « A » mais « ¤ ! ». Exemple : ¤uand est-ce ¤ui vient, ¤uentin ? : personne ne comprend, c’est moche…

- D’autant plus que c’est assez laid comme sonorité… Là vous me posez une colle : C’est extrêmement rare… Pourriez-vous me montrer votre facture, je vous prie ?

- ¤u’à cela ne tienne…Pardon.

- Je vous en prie. Nous allons vérifier cela… En attendant, utilisez donc votre K en remplacement ?

- Je ne l’ai pas acheté. C’est trop cher.

- Bien sûr. Au temps pour moi… Et, pourquoi ne pas utiliser le « C » ??? Ça marche très bien avec le C !

- Mais ça fait des fautes ; je déteste ça. Et puis il y a des fois où il glisse en « sss » : vous aimeriez, vous, vous faire « salifier » en finale ? C’est ridicule.

- J’en conviens… Voyons voir cette facture : moui… moui… moui. Tiens, c’est étrange : je ne reconnais pas ce cryptogramme, là… Jamais vu. Il faut que je vérifie.


Je vous jure que c’est vrai : le type s’était fait fourguer un faux Q. Pour de vrai ! C’est extrêmement rare. C’est mon premier cas. J’étais tout excité ! Une fausse lettre nécessite la mise en place de techniques de très hautes performances : il faut que la sonorité soit parfaite, impeccable en cent cinquante langues, que son galbe s’accommode de toutes les typographies, qu’il soit utilisable en toutes circonstances… C’est quasiment impossible – les autorités ne s’y trompent pas et font peu de recherches sérieuses contre les faussaires : pour se faire pigeonner, faut le faire exprès tellement c’est gros ! Mais sur ce coup-là, chapeau bas. Du grand art. Un an de fonctionnement sans alerte et hop ! Les défauts bien planqués sortent au plein jour… Et c’est la cata : bug oral. Et franchement, c’est ignoble.


Je reprends alors mon calme et je m’adresse à mon AL avec un ton très pro :


- Je suis sincèrement navré monsieur, mais votre Q est un faux.

- ¤uoi ?

- Vous l’entendez bien vous-même… Où vous êtes-vous procuré cette lettre ?

- Sur Internet, un site sécurisé, haute ¤ualité et j…

- Il ne faut jamais acheter de lettre sur le Web, monsieur… Monsieur ?

- Tapulard

- Uniquement dans un centre du BFA, jamais ailleurs. Surtout pas.

- ¤u’est-ce ¤ue je peux faire ???

- Je crains être dans une certaine impuissance à ce sujet ; on pourrait tenter une greffe, peut-être…

- Une greffe pour changer mon ¤ pour un vrai ? Et… Ça fait mal ? Il y a des sé¤uelles ?

- Je n’ai pas compris votre dernier mot…

- J’ai entendu parler de gens qui sortaient avec un alphabet cyrilli… russe

- Des rumeurs absurdes monsieur Tapulard. Rien que des rumeurs. Toutefois, ce qui fait le plus mal, c’est tout de même le prix…

- Mais encore ?

- Pour l’intervention, comptez dix mille unités… Plus la lettre Q à vingt-six mille : je peux faire un petit effort pour ramener l’ensemble à trente-trois mille, guère moins.

- Mais… Je ne dispose pas de cette somme !

- Vous m’en voyez fort marri.


(Je lui ai dit ça : c’est un peu pédant mais on nous pousse beaucoup à utiliser régulièrement des termes soutenus : ils sont souvent bourrés de lettres chères, c’est logique mais là j’ai pas voulu forcer). Où j’en étais moi… Ah oui :


- Mais rien que pour extirper votre ¤ : vous imaginez… Ça risque d’être la boîte de Pandore. Pour peu qu’un virus ait infecté d’autres lettres… Il faudrait alors rebooter tout votre alphabet…

- Je n’ai ¤ue vingt lettres ! (Pardon pour le « ¤ »)

- Je vous en prie. Donc… qu’est-ce qu’on fait ?

- Il me faut cette lettre : je l’aime

- La lettre Q ?

- Non : ¤uitterie. Il m’est impossible de prononcer son nom. Ou de lui écrire. C’est un drame : vous imaginez, vous, lui dire : ¤uitterie, mon amour, ¤uand ¤uitteras-tu ce ¤uidam de ¤uentin ?? (j’ai pas de chance non plus avec le nom de son amoureux, c’est sûr.)


Là, j’y suis allé franco, c’était facile : les amoureux ont fait fortune dans les sentiments et ils ne comptent jamais leur fric. Je lui ai refilé un leasing avec une hypothèque sur ses biens : « l’amour ne recule devant aucun sacrifice » : ça l’a achevé.

Il a signé tous les papiers, sans un mot – c’est normal : les acquéreurs d’une nouvelle lettre restent muets quasiment toute la journée, ça les tétanise, toutes ces futures possibilités.


Dire que je vais profiter d’une arnaque à la lettre d’un escroc pour obtenir une promo ! Car avec ce coup-là, faut que je vous dise, j’ai passé les cent lettres en deux mois. Me voilà propulsé d’office vers le haut ! Elle est pas belle celle-là ? Ça fait longtemps que je guette ce poste au marketing central, à la communication. Je vais m’occuper de la stratégie « conquête » : trouver des nouveaux clients parmi l’immense réservoir des 15L+ qui n’ont jamais osé franchir notre porte.

J’ai déjà tout en tête : la politique en push vers les sites de rencontres amoureuses (joli terrain de chasse avec toutes ces filles de l’Est et leur prénoms juteux !), des campagnes de recrutement massif vers tous les gens en procès (normal : faut être précis dans les réponses : pas simple si on habite Walk Street et qu’un Koala imbibé de whisky a excité Konrad : allez raconter ça avec dix-huit lettres !)… J’ai plein d’idées. Tenez, c’est bien simple, la promo du moment, là, pur produit de conquête, aguichante et tout, je vais la mettre minable. Je vais la ri-di-cu-li-ser. Ça, ils vont pas regretter leur choix au siège, c’est moi qui vous le dis !



 
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   Anonyme   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Victhis et salut à toi O Tapulard !
Une idée originale comme tu en as le secret. Une écriture vivante et alerte. Une critique bien faite de l'usage de notre langue, mais ça va trop vite et il manque quelque chose.
Peut-être un descriptif de cette époque bizarre, plus de détails sur l'idée qui a conduit à ce greffage de lettres. Pourquoi en avons-nous besoin ? Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là ?
Très jolie cette phrase :
"il y a une bible complète d’émotions et d’expressions qui passent entre deux battements de cils."
Un bon texte qui se lit agréablement mais qui me laisse sur ma faim.
Bonne continuation et au plaisir de te lire.

   ici_maintenant   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour victhis0,

J'ai bien aimé ta nouvelle, qui offre plusieurs niveaux de lecture, dont une subtile critique de la société, en filigrane, ce qui n'est jamais simple à produire.

Le style oral passe bien globalement. Je relèverais juste quelques incohérences de registre qui, à mon sens, cassent un peu la magie. Par exemple : "Si, si, asseyez-vous : Alleeeeeeez!" versus "...d'un geste mécanique et rapide, comme pour évacuer les préliminaires".

Jolie idée que cette malfaçon de lettre, j'ai trouvé cela très poétique. Je me suis d'ailleurs toujours demandée à quoi servait ce "¤"...

Dans l'ensemble, donc, un bon petit moment de lecture, merci et bravo!

   nico84   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé ta nouvelle. Idée absurde originale que tu méne jusqu'au bout. Il ya parfois une certaine répétition dans la pensée, dans les idées mais ça ne m'a pas géné beaucoup.

J'aurais aimé encore plus de créativité sur les conséquences de cette société.

"Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume" Et me voilà 26L, j'ai vraiment aimé ces catégories, les modes de pensées de ton personnage.

C'est drôle et c'est difficile de l'être. Bravo.

   Anonyme   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le te°te est amusant, l'idée asse° géniale. Le tout se lit sourire au° lèvres, les doigts dans le ne° °uoi ! Preuve °ue c'est mené tambour battant. Le lecteur n'a pas le temps de s'ennu°er !
Je connais des une lettre °ui mettront comme commentaire simplement : O ! ou A ! ça dépend. Pas facile la vie des une lettre ! Et Dieu sait °u'il ° en a sur Oniris !
Un bon moment passé dans mon °agon et °ue j'ai savouré avec °uel°ues tranches de °i°i !

   widjet   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Désolé Vic, en dépit de l’inventivité de cette histoire, j’avoue être resté hermétique à cette critique de ce monde consumériste où même le propre de notre façon de communiquer s’achète. Rapidement j’ai lâché prise. Pas de gros reproche à faire à part le fait que je n’ai pas été sensible à cet humour décalé là et que j’ai trouvé le procédé un peu confus, redondant et donc finalement lassant.

Widjet

   Selenim   
15/6/2009
L'idée est vraiment très intéressante mais je n'ai pas accroché ni au ton ni à l'angle de narration.
C'est d'autant plus con que l'idée est bonne.

Selesnif

   Anonyme   
19/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé cette nouvelle, elle m'a fait rire mais style jaune ce qui est le meilleur du rire car finalement ce monde là que tu nous décris, on n'en est pas très éloigné et j'ai bien peur que déjà n'existe le fossé entre les 15a et les 26a

Alors merci de souligner ces faits là merci de m'avoir fait rire
et merci pour le dialogue ubuesque avec le ¤
J'ai lu d'autres lettres que q et ca marchait aussi

Xrys

   marogne   
21/6/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai vraiment été gêné par une interprétation possible, que je ne prête bien sûr pas à l'auteur, qui catégoriserait les gens par rapport leur maîtrise de la langue. Si au début cela pouvait faire sourire, le maintien sur la longueur aurait pû être évité.

L'idée est intéressante, tout s'achète, même la possibilité de s'exprimer, et il y a même des escrocs de la pensée..... Mais elle est desservie par un ton par trop monotone, et une intrigue qui n'avance plus après quelques lignes, et qui nous laisse en plan, en train d'essayer de voir si l'auteur a poussé la coqueterie à écrire en 20L.... mais non!

Bref une idée, mais pas vraiment exploitée, en tout cas pour moi, avec assez de folie, d'mpertinence, de décalage pour en faire une histoire.

   florilange   
26/6/2009
Tous, nous catégorisons les gens selon leur maîtrise de la langue. Normal : comment le cerveau exprimerait-il des trucs sans disposer des mots pour les dire? Regardez à la TV, le micro trottoir... Souvent, les gens avouent (surtout les femmes) "j'sais pas comment vous dire ça, moi...". Comment avoir des échanges avec autrui, avec des niveaux de langage différents?

Ce que j'ai aimé dans cette nouvelle est que l'absurde y est poussé jusqu'à avoir l'air parfaitement normal. Voilà.

Cela se lit aisément. Mais petites maladresses :"...qui, à part des barbares, pourraient trouver..." le verbe ne devrait-il pas être au singulier?Poste "envieux" : pas plutôt "envié"?"Bien sûr, au temps pour moi..." Pas plutôt "autant pour moi"?Et alors : "voire même"... (voire = même)Pourquoi le type entre-t-il furibard &, aussitôt après, il est devenu gauche, timide, mal à l"aise?

Ça ne m'a pas empêchée de lire avec plaisir (& 1 sourire)Florilange.

   Arnaud   
29/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très drôle !... J'ai beaucoup aimé...
Et comme le dit Marogne dans un commentaire un peu plus haut, bien sûr que cette nouvelle est à rapprocher des problèmes de communications entre gens qui n'ont pas la même culture, le même niveau de langage.
L'auteur prend un fait malheureusement bien réel, et le caricature juste un poil.
Excellent !...

J'ai repéré deux fautes cependant:
"Qui, à part les barbares pourraient trouver ça choquant ".
"Qui" est singulier, donc c'est "pourrait"...

"Aujourd’hui j’occupe le poste envieux "
Il faudrait dire "poste envié"... un poste n'est pas "envieux"...
Alors c'est sûr qu'il faut corriger la parenthèse qui suit, mais "poste envieux", ça ne veut rien dire.

Mais sinon, vraiment bien !

   NICOLE   
11/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai aussi relevé les erreurs déja soulignées par les commentateurs précédents ("envieux", "au temps"...), et les trouver dans un texte dédié à la langue m'a semblé tout particuliérement savoureux.
Ce clin d'oeuil mis de côté, chapeau bas pour cette idée totalement absurde et si bien traitée.

   kullab   
13/7/2009
Bonjour victhis0,
Désolé mais je n'ai pas vraiment accroché, même s'il y a de l'idée, c'est sûr. La deuxième partie est pas mal, celle avec le type qui s'est fait arnaquer.

   Flupke   
14/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Victhis0,

Bon honnêtement j’ai moins accroché sur celle-ci que pour tes autres nouvelles.
Je pense que j’aurais aimé qqchose d’encore plus déjanté, absurde, pour pouvoir vraiment accrocher à fond.
Mais je ne vais pas bouder mon plaisir, vu que j’ai sourit à plusieurs reprises, de plus je reconnais que l’idée est très originale.

Amicalement,

Flupke

   Maëlle   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime beaucoup l'idée, le personnage est fort vivant, le récit agréable. Un tout petit bémol pour la chute, qui est un peu boiteuse.

   Anonyme   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Finalement, c'est bien le reflet de la société actuelle ; en effet, si je remplace W X Y Z par ENA Centrale Mines Pont et le piston (ou Vison) pour parfaire'.
«un type furibard est entré. À vue d’œil, ça devait être un 18L ou un 20L, grand max : pas très sûr de lui, l’air embarrassé, il avait tout d’un « 20- ». Et je me trompe rarement. Le gars se pointe donc, un peu gauche.  Il était pas bien fagoté, avec un imperméable un peu taché, un pantalon trop long, une chemise grise » : Colombo peut-être ? Mais non Tapulard.
Alors « ¤ »  , c'est un signe de tapulation !
Du grand art.


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