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Poésie libre
Absolue : Chambre 302 [concours]
 Publié le 26/12/19  -  13 commentaires  -  748 caractères  -  252 lectures    Autres textes du même auteur

La douleur d'une mère.


Chambre 302 [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical
A remplacé le fruit
Rose et tendre.

Chambre 302.

Elle reste debout,
Les mains tordues
Sur un caveau béant.
Elle regarde le mur blanc
De la chambre 302.

Nulle crue ne jaillira
Dans la gorge asséchée
Pour apaiser les pleurs.

C'est là,
Dans la chambre 302,
De toute sa pâleur,
Qu'une mère presse contre son cœur
Un doudou de toutes les couleurs.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lebarde   
9/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C’est court, c’est direct, c’est percutant.
Ce poème atteint son but avec ses images simples, un peu sèches peut être, comme la douleur de cette mère qui n’arrive pas à pleurer la mort de son enfant.

«  Nulle crue ne jaillira
Dans la gorge asséchée
Pour apaiser les pleurs »

On peut aimer moi pas trop, j’ai besoin de plus de rimes, plus de fluidité, plus de règles classiques pour m’enthousiasmer.
Je sais c’est ma tare et j’en suis désolé.
Merci néanmoins à l’auteur pour son travail soigné que je reconnais volontiers.

En EL
Lebarde

   Alfin   
11/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle douleur.
Le sentiment de vide est très bien rendu, je n'aurais juste pas évoqué les pleurs mais plutôt la douleur car le narrateur parle de sécheresse… et que je comprends tellement bien l'absence de larmes et de cris quand seul reste le doudou.
Merci beaucoup pour ce partage.

Alfin en EL

   bipol   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour

quelle douleur atroce

me prend à la gorge

lorsque je lis votre texte

il n'y a rien à ajouter ou à retirer tout est là

dans sa cruauté nue

bravo

   Stephane   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Ce poème m'a profondément touché. Comment rester insensible devant l'atrocité de la situation. Décrit avec des vers courts, ciselés, qui m'ont frappés aussi durement que si j'avais vécu cela moi-même.

Pas très gai en ce lendemain de Noël, mais terriblement efficace.

Stéphane

   Vincente   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quand le poème déborde de douleur, et que l'émotion s'est emparée à ce point d'une plume, il est difficile pour le lecteur de faire ce geste de recul que demande un commentaire. Difficile, car il n'est pas question de nier l'implication de l'auteur à transcrire les pleurs du narrateur. Et difficile, parce que la pudeur "oblige" à la retenue, elle appelle une latence, une sorte de deuil, un temps de reconstruction avant de "refaire le parcours" du moment délicat, ici de son écriture.

Donc considérant ce temps d'intégration écoulé, m'intéressant uniquement aux mots discrets sous la charge émotionnelle, je dirais que le texte en lui-même ne m'a pas vraiment séduit. Autant l'anaphore "Chambre 302" a sa raison d'être, signifiant par la lancinance son insistance dans l'esprit de la mère "orpheline" de son enfant, autant le manque de fluidité du v3 qui ne se fond pas en souplesse à la suite du v2 ou son image assez banale (l'enfant comme un "fruit rose et tendre") ne grandissent pas l'évocation. De même l'image du caveau, en guise de cercueil, ne me semble pas adéquate, et si l'idée (qui serait bien intéressante) était de comparer la chambre d'hôpital/chambre mortuaire à un "caveau", alors je ne comprendrais pas le "sur" précédant "caveau béant".

J'aime beaucoup la notion contrariée que propose cette strophe forte, généreuse dans son ambiguïté :

"Nulle crue ne jaillira
Dans la gorge asséchée
Pour apaiser les pleurs
"
Peu de mots, et ce sens savamment distordu dans ses deux derniers vers.

La narration quant à elle ne laisse aucun doute sur l'évocation terrible qui s'y épanche.

   papipoete   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour concurrent ( e )
pas besoin de se creuser les méninges, pour voir la profondeur sans fin de ce vide...vertical !
si l'on devait tourner un film sur cette chambre " 302 ", il serait " sans parole " tant ces images parlent, crient ce désespoir !
NB comme c'est beau ! comme c'est triste ! comme je souhaite ardemment que ce poème ne soit que pure fiction !

   Davide   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Une économie de mots pour dire l'indicible, le ton de la fatalité, le regard extérieur (aussi froid que la chambre 302) esquisse la scène du bout de son crayon, la suggère en métaphores et euphémismes par mille petites touches timides.

Seul le tercet suivant, déchirant de force, exprime la violence de la douleur (l'humanise même), comme un cri du cœur venant briser le silence insupportable :

"Nulle crue ne jaillira
Dans la gorge asséchée
Pour apaiser les pleurs."

Le contraste entre les couleurs vives de l'enfance d'une part ("fruit / Rose et tendre", "doudou de toutes les couleurs") et la froideur de la chambre d'hôpital ("Chambre 302" (rien de plus froid qu'un numéro), "mur blanc"), le gouffre qui happe le cœur de la maman d'autre part ("pâleur", "vide vertical", "caveau béant") est touchant !

Un détail : je trouve juste dommage la mention de la "mère" à l'avant-dernier vers ("Qu'une mère presse contre son cœur"), car l'exergue apporte déjà cette précision. J'aurais donc préféré : "Qu'elle presse contre son cœur".

   hersen   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un texte dur, percutant, qui dit si bien la douleur indicible.

Le dépouillement de ce poème est sa force, car à ce niveau de douleur, il n'y a plus rien à dire.

Entre le fruit rose et tendre et le doudou, un enfer vécu.

Le thème du concours est très bien traité, et finir sur ce triste doudou de toutes les couleurs est judicieux.

Merci de cette lecture !

   Eclaircie   
27/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un sujet très émouvant est présenté dans ce poème. De manière suffisamment sobre pour que le lecteur puisse dépasser le "choc émotionnel".

J'ai beaucoup aimé le premier paragraphe qui oppose une verticalité "sèche" au fruit évoquant la rondeur.
Le second paragraphe m'a moins convaincue, le terme "caveau" me paraît trop explicite, ou un peu déplacé dans cette "chambre 302".
La prononciation du numéro de la chambre est aussi évocatrice du thème.
Ensuite, le mot "pleurs" appuie un peu trop le drame, à mes yeux, le mot "faim" m'irait mieux.
Le final et ce "doudou" viennent confirmer et clore ce poème très touchant.

Merci du partage,
Éclaircie

   Lulu   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Je suis très touchée par ce poème qui rend compte, de façon percutante parce que le poème est court et poignant, cette douleur qui prend forme au fil des mots. Les mots en exergue, dans l'incipit, laissaient supposer une douleur, mais laquelle ? Le poème le révèle en toute délicatesse, sans s'éterniser dans de longs vers. Les vers sont effectivement courts et leur maîtrise donne une tonalité forte au poème.

J'ai trouvé ce poème très pur dans ce qu'il exprimait et dans sa forme. Ainsi, par exemple, ce regard qu'il n'est nullement nécessaire de qualifier, et qui nous dit tout "Elle regard le mur blanc / De la chambre 302."

J'ai buté un peu sur le mot "crue" qui m'a laissée douter un temps du sens à lui donner lors de ma première lecture. J'ai pensé que c'était dommage relativement à la simplicité de la forme d'ensemble et de sa fluidité.

J'ai beaucoup aimé les premiers mots de ce poème. La première strophe évoque avec son dernier vers "Rose et tendre", une douceur forte que je n'aurais pas imaginée perdue à ce point au fil des mots qui s'en suivent, d'où l'impression d'un texte poignant et comme discret.

Enfin, j'ai beaucoup apprécié que ce poème soit court et donc aussi concis. Cela n'a pas empêché d'exprimer avec force un sentiment qui ne peut que toucher les lecteurs.

   plumette   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
court, intense, elliptique et signifiant
le vide, ici, est un gouffre dans lequel le lecteur peut projeter toutes ses peurs de l'indicible perte.Les deux derniers vers sont tendresse et déchirure.

   Lariviere   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un texte qui prend à la gorge personnellement. J'ai trouvé ce texte très fort très impactant malgré le peu de caractères (d'imprimerie, car du caractère ce poème en là largement !)

Pour moi ici, c'est un vrai poème. L'épure fonctionne de façon optimum, les mots forcément clinique, sont choisis au scalpel.

Pour le réalisme de l’atmosphère ainsi obtenu, je ne peux que saluer le résultat et la fidélité du rendu "humain, maternel", de ce vide naissant incommensurable.

L'hôpital est mon lieu de travail (je suis infirmier en Réanimation Cardiaque) et je ne que peux témoigner de l’extrême réalisme de là scène, pour l'avoir vu personnellement, exactement dans cette situation là, à quelques détails prêts (comme le numéro de la chambre)...

Bien peu de mots dans ce poème, mais beaucoup de poésie et d'émotions.

Bravo à l'auteur et bonne chance pour le concours !

   STEPHANIE90   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

une poésie coup au cœur qui va à l’essentiel. Très peu de mots mais des maux qui marquent l'âme de part cette détresse si bien restituée.
J'ai bien aimé tous les vers, ciselés avec l'amour et la douleur de la perte.
Le petit moins serait sur le titre trop impersonnel, surtout qu' au nombre de fois qu'apparait la chambre 302 dans la poésie, on ne peut pas l'oublier facilement.
Le traumatisme de la chambre 302... me touche.

Merci pour le partage et au plaisir de vous relire sur des sujets plus heureux,

Stéphanie90


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