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Poésie néo-classique
archibald : Jeanne au bûcher
 Publié le 26/05/17  -  19 commentaires  -  738 caractères  -  397 lectures    Autres textes du même auteur

Un pastiche adoubé par le pastiché lui-même.
Qu’il soit ici remercié pour ses conseils, son humour et sa générosité.


Jeanne au bûcher



Le marché de Rouen se trouvait noir de monde.
Des nobles, des bourgeois, des manants tant et plus
Emplissaient l’agora de seconde en seconde.
À l’horizon lointain résonnait l’angélus.

Ces bœufs de Bourguignons rigolaient à la ronde
Et déjà préparaient un sombre tumulus.
La Pucelle au bûcher – ô sacrifice immonde ! –
Guettait dans le ciel bleu l'ombre d'un cumulus.

Pas de nuage, hélas ! mais un temps de Cauchon.
Repensant au procès, elle avait l’air ronchon.
L’évêque était sournois, vous connaissez la suite :

Elle eut beau protester durant un certain laps
Que ses gestes et faits n’avaient rien de relaps,
Elle ne fut pas crue… aussi fut-elle cuite !


 
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   Ioledane   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bon, la fin est un peu facile ... mais franchement, je m'en voudrais de chipoter. Ce sonnet très réussi m'a réjouie par son humour décalé sur cet épisode tragique (la mort par le feu, quelle horreur !).

Le premier quatrain est relativement sage, plantant le décor ; l'agora aurait peut-être mérité une note explicative.
Dès le début du second, le ton est donné avec "Ces boeufs de Bourguignons", puis la rime "tumulus" / "cumulus".
Dans le premier tercet, ce "temps de Cauchon" s'imposait évidemment ; pauvre Jeanne à l'air ronchon ! Le lecteur est ici pris à témoin : "vous connaissez la suite".
Enfin le dernier tercet avec l'utilisation du mot "laps" en écho à "relaps" est assez amusant ... bien que la fin soit juste une reprise de la vanne classique sur Jeanne non crue mais cuite.

Le titre aurait mérité un peu plus d'originalité peut-être, au diapason du texte.

Bref, malgré quelques broutilles, voilà une excellente lecture.
N.B. L'incipit est assez intrigant mais je ne m'y suis pas attardée plus que cela.

   Proseuse   
14/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Un poème qui m' a fait sourire, les contraintes du poème classique font faire parfois aux auteurs, des vers surprenants tout de même ... - laps- (sans son -temps- ) ou les faits et gestes qui deviennent des gestes et des faits , remarquez bien, que je ne suis pas contre, un peu " d' à l' envers", mais là, finalement cela donne un "aspect .. un peu rugueux , ça - râpe un peu et du coup ces tournures arrêtent la lecture et nuisent à la fluidité naturelle du texte, qui sans "ses petits arrangements" se serait faite toute seule ! ( cela bien sûr, n' engage que moi ! ) et d' autres j' en suis bien certaine, n' en seront pas gênés ... et tant mieux ! :-)
Merci en tout les cas du partage

   socque   
26/5/2017
Je n'avais pas reconnu l'auteur en Espace Lecture, mais le pastiché bel et bien ! Preuve que le but est atteint ; le jeu de mot final, notamment, du pur Alexandre, ainsi que les rimes riches.

Bon, les private jokes, honnêtement, je m'en fiche pas mal. Le sonnet est bien ficelé, efficace... et ne m'amuse pas parce que je trouve l'ensemble facile. J'ai une prévention plutôt insurmontable contre les calembours, ce qui n'est certainement pas de votre faute !

Le seul vers que j'aime, c'est
Guettait dans le ciel bleu l'ombre d'un cumulus
parce que, dans le traitement léger, il apporte de la gravité, quelque chose de poignant.

Alors, si je reconnais volontiers la maîtrise, l'aisance à versifier, la fluidité, marques aussi bien d'Alexandre que d'archibald, je suis incapable d'évaluer le poème parce que je ne puis l'apprécier ; croyez bien que je regrette.

   Zorino   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Archibald,
Sublime ! Quelle merveilleuse écriture. Jeanne d'Arc a longtemps hanté mes nuits, lorsque durant quelques temps je me suis profondément intéressé à son parcours en dévorant tout ce que je trouvais sur mon passage la concernant.
"Ce temps de Cauchon". Il fallait la trouver celle-là.
Quant au final, bien qu'il donne à cette histoire dramatique un côté drolatique, je trouve ce vers magnifique.
Un sonnet qui mériterait selon moi à être connu.
Bravo et merci pour ce beau partage

   fried   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Les deux premiers quatrains sont sérieux, sombres et lyriques, cela tranche d'autant plus avec les deux suivants.
Merci pour la blague cela donne un petit coté Brassens.
j'aime bien

   Cristale   
31/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pauvre Jeanne, mise récemment sur le feu des présidentiables et maintenant sur celui d'Archibald.
Les point positifs : les rime en "luS"
MAIS !!! oh mamaia !!! je viens de voir une non-alternance des genres m/f entre le dernier vers du deuxième quatrain et le premier vers du premier tercet ! En classique c'est prohibé, et tu le sais.

Je me retourne, et je pleure....Je reviens et me dis, malgré cette faute pour la catégorie, que c'est un joli sonnet, mais tu devrais éviter les échos de sonorité aux hémistiches 5-6-9-12 : "préparaient/bûcher..procès...faits"
Le dernier vers vaut bien son pesant de plumes :
"Elle ne fut pas crue… aussi fut-elle cuite !"

Je ne note pas maintenant because la faute qui ne permet pas à ce poème la catégorie dans laquelle il est publié.
Sorry Archi ;)
Cristale

Edit : mais je reviendrai ...il parait que je suis trop sévère avec toi.

Edit 2 : Je suis attachée à la forme classique d'un sonnet et à la prosodie. On n'aurait pas idée de changer la partition de "La sérénade" de Schubert...Une seule erreur et c'est l'oeuvre entière qui serait pénalisable pour l'oreille des mélomanes.
C'est dommage cette erreur d'alternance, faute d'inattention que j'ai commise parfois mais les remarques des commentateurs peuvent s'avérer utiles pour aider ceux qui s’intéressent à l'étude de la prosodie, il n'y a pas de quoi dézinguer le poème en son entier.
Bon, je note....vraiment pas ? Mais non, ce pastiche est trop plaisant pour supporter une telle injustice. Il est déjà bien assez pénalisé.

   papipoete   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour archibald,
Alors qu'on s'apprête à brûler Jeanne au bûcher, la pauvre grille déjà sous un soleil assassin ...
NB la double peine pour la pucelle à supplicier, par l'astre rouge et par les flammes, que l'on croirait commenté par Léon Zitrone avec ces bons-mots du " temps de Cauchon " et le dernier vers " croustillant !
( selon la construction classique, la première rime du premier tercet ne dut-elle pas être féminine ? )

   Alexandre   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Collègue ! Un sonnet à la sauce archibaldienne qui devrait enflammer les férus du Moyen Age... Voilà un sujet que je n'avais pas abordé faute de trouver le bon angle d'attaque mais tu l'as fait avec brio sans jamais tomber dans le vulgaire tout en respectant l'Histoire que l'on nous sert depuis toujours.

Pas de nuage, hélas ! mais un temps de Cauchon.

Entre le Cauchon et la Pucelle, Dieu avait fait son choix...
A quoi ça tient parfois...

Le vers final n'est pas une nouveauté mais il est parfaitement adapté à la situation !

Moi je dis Bravo et encore !

Nota...Compte tenu de la non alternance des rimes M/F entre second quatrain et premier tercet, ( ce que je t'avais signalé en un autre temps) logiquement ce sonnet n'est pas classique mais néo. Personnellement je n'en ai pas tenu compte pour mon appréciation car d'ici peu le CE aura constaté l'erreur, modifié la catégorie et tout ira pour le mieux dans le Néo-classique !

   Robot   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un sujet traité avec un bel humour.
J'aime beaucoup le vers ci-dessous:
"Guettait dans le ciel bleu l'ombre d'un cumulus" à la fois agréable à dire et évocateur du sentiment de la suppliciée.

Bel ouvrage.

   PIZZICATO   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
un fait sombre de l'Histoire traité ici avec humour.
" Ces bœufs de Bourguignons "
" un temps de Cauchon " des jeux de mots bien trouvés, parfois un peu... acides " Elle ne fut pas crue… aussi fut-elle cuite ! "

   Absolue   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime les deux quatrains surtout "l'ombre d'un cumulus" qui plane comme une menace.
Les jeux de mots sont bien trouvés (après recherches sur internet, je suis tombée sur Pierre Cauchon) mais comme je connaissais déjà le dernier vers, il n'a pas eu l'effet de surprise escompté (et j'aime l'effet inédit). L'ensemble est agréable et divertissant, et j'apprécie le travail de recherche. Merci

   Eversad368   
27/5/2017
Je n'avais pas lu les com précédents. Tout a été dit. Donc, j'efface car les répétitions Sont inutiles.
Et puis m'éloigner de ce texte sacrilège, m'apportera une bouffée d'air frais ...

   LenineBosquet   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Archibald.
Que voilà une forte troublante coïncidence, je m'explique : J'ai envoyé il ya quelques temps à Oniris un sonnet sur Jeanne d'Arc, un mauvais sonnet car bourré d'erreurs de prosodie, qui a été refusé bien sûr (et tant mieux). Or, dans les commentaires qui m'ont été retourné, quelqu'un a fait allusion à Maître Alexandre, trouvant que mon sonnet en avait des accents. Bien normal d'ailleurs, j'avoue avoir pensé à lui en l'écrivant. Bon, ce sonnet était de mauvaise facture et légèrement outrancier voire vulgaire.
Pour en venir à votre poème on y trouve tous les jeux de mots et calembour qu'affectionnent particulièrement notre pastiché ("bœufs de Bourguignon", "temps de Cauchon") et le dernier vers humoristique avec ses fameux ... annonçant la chute.
La forme est presque impeccable, sauf la non-alternance rime féminine/masculine entre vers 8 et 9 relevée déjà par d'autres commentateurs. Bravo pour les rimes en "us" et "laps", j'aime bien.
Je trouve l'exercice du pastiche réussi, on y croirait.

   Donaldo75   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Archibald,

J'ai bien aimé le pastiche dans ce poème, avec des formules empruntées d'un certain humour, le tout dans une forme précise et adaptée au sujet.

Il y a une sorte de détournement d'époque, à travers les sorties du genre "bœufs de Bourguignons" ou "temps de Cauchon" qui pimente l'ensemble.

Le lecteur est pris à partie, vu qu'il connait la suite de l'histoire, ce qui colle bien avec le dernier vers.

Bref, tu as du bien t'amuser.

Merci pour la lecture,

Donaldo

   Ludi   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Archibald,

Vous nous proposez là un sonnet marotique à rimes croisées ABAB ABAB.
Autant un sonnet, marotique ou français, à rimes embrassées ABBA ABBA peut facilement égarer l’auteur au moment de basculer vers les tercets, en reproduisant la non alternance des rimes, comme entre les deux quatrains, autant là je m’explique mal la bévue. Un moyen mnémotechnique simple pour l’éviter est de considérer qu’en classique, et ce quelque soit la forme fixe choisie, il ne peut jamais y avoir trois rimes du même genre à la suite. Ici donc, « Cumulus/Cauchon/Ronchon » auraient dû immédiatement vous alerter, avant même d’avoir à réfléchir sur la double règle d’alternance 2e quatrain/1er tercet et 1er tercet/2e tercet.

Je sais que Oniris accepte la non alternance pour le Néo-classique et que votre texte pourrait donc y figurer. C’est une largesse que je ne m’autorise pas, considérant que l’alternance devrait être un fondement de toute catégorie qui comporte le mot classique. Par contre, j’accepte sans problème « Une revue d’effectif », puisque le e final de revue est muet depuis longtemps… Cela dit j’adore les poèmes qui se moquent d’alterner ou pas, il suffit simplement de ne pas les affubler de « classique ». Pour moi, c’est juste une question de classification et de clarification, et je n’accorde aucune suprématie d’une forme vis-à-vis de l’autre.

A propos du texte lui-même, je ne vais pas être le dernier à m’en amuser. Prenez garde quand même que vos lecteurs ne soient pas traités de beaufs comme les miens l’ont été par un commentateur sur mon dernier texte, à propos de vos calembours « bœufs bourguignons, temps de cauchon, ou Elle ne fut pas crue, aussi fut-elle cuite » que j’avais déjà entendue sous la forme : « Vous ne m'avez pas crue ? Et bien vous m'aurez cuite ! » Elle aurait même ajouté : « Je veux dé-cendre ». Donc un peu de réchauffé, que j’essaierai de refourguer dimanche midi au comptoir de mon Pmu, après douze Ricard. C’est que même mes potes boit-sans-soif ne me pardonnent plus grand-chose :)

Le reste est gentillet, léger comme une brise ensoleillée du matin. Surtout pas de prise de tête avant d’avoir bu un café.

Ludi
Poète turfiste abonné au Canard enchaîné.

   luciole   
27/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me contrefiche de la catégorie. L'essentiel est que le poème soit enlevé, rigolo. Même si la chute ne date pas d'hier, il faut bien l'amener, ce qui n'est pas si facile. Le 8ème vers est véritablement savoureux, les calembours m'amusent. Moi, je ne boude pas mon plaisir.

   jfmoods   
27/5/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes croisées, suivies et embrassées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Le pastiche d'un sonnet d'Alexandre exige un art consommé de la dérision. Le défi est ici relevé haut la main. Sans en connaître préalablement l'auteur, je me serais fourvoyé sur son nom.

Le premier quatrain suit sa route sans que rien ne puisse trahir le caractère sérieux du propos. Un décor est planté ("Le marché de Rouen", "l'agora"), servant de toile de fond au spectacle très populaire que pouvait être une exécution (expression : "noire de monde", effet de gradation : "... tant et plus / Emplissaient... de seconde en seconde", énumération des classes sociales : "Des nobles, des bourgeois, des manants"). Le vers 4 ne manque pas d'ajouter une certaine émotion à l'événement relaté ("À l’horizon lointain résonnait l’angélus").

Le second quatrain et le premier tercet présentent, en narration omnisciente, les différents protagonistes, tandis qu'une tonalité burlesque s'installe (animalisation peu flatteuse assortie d'un jeu de mots : "Ces bœufs de Bourguignons", verbe à connotation triviale : "rigolaient à la ronde", jeu homonymique dévalorisant l'évêque : "un temps de Cauchon", attitude peu héroïque de Jeanne d'Arc : "elle avait l'air ronchon"). Les alliés de la perfide Albion expédient les affaires courantes ("déjà préparaient un sombre tumulus"), Jeanne se perd dans des considérations météorologiques ("Guettait dans le ciel bleu l'ombre d'un cumulus") et juridiques ("Repensant au procès"), Cauchon se voit réduit au vice qui lui est généralement reconnu ("L'évêque était sournois").

Avec la complicité bienveillante du lecteur ("vous connaissez la suite"), le poète prépare alors, par le biais du discours narrativisé ("Elle eut beau protester... / Que ses gestes et faits n’avaient rien de relaps"), une chute aussi prévisible qu'irrévérencieuse.

Le seul regret que je puisse formuler quant au contenu de ce sonnet, c'est l'absence des "cinquante kilos d'héroïne pure".

Merci pour ce partage !

   Antinoos   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,

Franchement, du plus strict point de vue de l'exercice, ce pastiche est absolument réussi : l'auteur a su imiter les procédés du pastiché.
Le vers qui suit, par exemple : "L’évêque était sournois, vous connaissez la suite", est du plus pur Alexandre. Tout comme les points de suspension du dernier vers, si coutumiers de l'auteur imité.
Toutefois, du point de vue de la prosodie, qui est ma foi très correcte, on peut regretter le couac des masculines qui se suivent : alors, seulement, on se dit qu'Alexandre ne l'eût point commis.

Le dernier vers n'est évidemment pas une trouvaille de l'auteur : peut-être aurait-il pu terminer son sonnet par l'excellent et si drôle huitième alexandrin ? Ou bien encore en concocter un autour de cette autre déclaration apocryphe de Jeanne au moment de brûler : "Je veux descendre !" (des cendres) Gageons itou que le talent d'Archibald (ou celui d'Alexandre ?) saura une autre fois sonnetiser sur l'ultime parole du christ sur la Croix : "Vite, un clou ! je glisse !".

Bref, le pastiche est drôle et bien mis en scène ; voilà un genre auquel Rimbaud et Verlaine se sont frottés, avec férocité à l'endroit de Coppé, par exemple, dans le fameux Album zutique. Ici, l'hommage d’Archibald à Alexandre doit faire quelques envieux.

   Recanatese   
6/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Archibald,
j'ai été séduit par ce sonnet, aussi bien par l'angle humoristique choisi pour traiter un sujet qui a priori ne s'y prête guère, que par sa forme impeccable (un texte qui aurait pu paraître dans la catégorie classique à un hiatus près me semble-t-il).
De très bonnes trouvailles viennent ponctuer l'ensemble ("ces boeufs de Bourguignons", "un temps de Cauchon", "Elle ne fut pas crue...aussi fut-elle cuite!")
Merci pour cet agréable moment de lecture.
Recanatese


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