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Poésie en prose
birdy : Début de quelque chose...
 Publié le 23/11/07  -  4 commentaires  -  1528 caractères  -  30 lectures    Autres textes du même auteur

S’il est si tôt que ça dans ma vie, je ne veux plus en perdre un mot, une syllabe, une lettre.


Début de quelque chose...



S’il est si tôt que ça dans ma vie, je ne veux plus en perdre un mot, une syllabe, une lettre. Je veux tout écrire, lire, sentir. Comme un aveugle qui retrouverait la vue, lentement se réapproprier les codes d’une vie de voyant. Tenir du bout de mes doigts ces accords lettriques, qui forment les maux d’une histoire vécue.

La poétique est analysée comme l’étaient hier les tactiques militaires. J’ai vu des décorations littéraires couvrir de leurs épais manteaux les troubles les plus indescriptibles d’une âme blessée.

Quant à moi simple conscience en marche… j’essaye… oh oui, j’essaye…


Alors il me reste tant à faire. Je me lève d’une tombe que j’avais creusée moi-même jadis, de peur que les autres ne m’enterrent vivante, je les avais devancés.

Puisqu’il faut bien vivre dans ce monde et pas dans un autre, je vais me devenir. J’ai cru bien longtemps qu’il fallait me battre.
J’ai donné la mort aux idées de futur organisé, croyant ainsi faire disparaître un passé sans date.…

Je me retrouve plantée dans le présent. De droite ou de gauche les sons arrivent et mêlent leurs ondulations aux couleurs chair de mes ressentis.

Oiseau-tonnerre et Rokh sont là. Ils me survolent. Leurs ailes font vibrer l’air jusqu’à faire saigner mes oreilles. Leurs noms parlent à ces livres que vous gardez fermés par peur qu’ils n’enseignent au monde votre ignorance et la mienne.

J’ai deux ombres dans chacune de mes mains.
Laquelle me sauvera ?


 
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   nico84   
23/11/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Nous devrions en effet prendre conscience de notre ignorance et de notre perte. J'ai bien aimé le poéme mais je n'ai pas compris la derniere phrase. Qui pour nous sauver ? pour ma part je dirais nous même. Ton poéme transcrit une partie de mes reflexions, merci à toi, les mots sont justes et le probléme urgent.

   clementine   
23/11/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup .
J'ai eu l'impression de plonger au coeur de quelque chose de profond, d'obscur, de palpitant, de compliqué.
Difficulté d'être. Je suis convainçue que nous tous, Oniriens, la ressentons.
Comme Nico, la fin me laisse dans le noir.Qui sont ces 2 ombres.

   birdy   
23/11/2007
merci pour vos commentaires.
j'aimerais bien savoir qui sont ces deux ombres...j'y travaille...

   Anonyme   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je suis très étonnée de voir si peu de commentaires sous cet écrit, je pense que chacun ici ou même ailleurs, peut palper l'émotion qui tinte dans cet écrit.

"Puisqu’il faut bien vivre dans ce monde et pas dans un autre, je vais me devenir. J’ai cru bien longtemps qu’il fallait me battre.
J’ai donné la mort aux idées de futur organisé, croyant ainsi faire disparaître un passé sans date.…"

Vous tenez là un discours fort censé, je suppose que depuis cet écrit vous aurez déjà apporté une amélioration et une meilleur compréhension à votre devenir, lorsqu'on a un "passé chaotique, parfois catastrophique", il faut peu peu l'apprivoiser pour se construire un présent sans dommage, en faire abstraction est du domaine de l'impossible, une fois que l'on compris cela, on aborde sa vie sous un autre angle, c'est long et douloureux, mais cela en vaut la peine.

"J’ai deux ombres dans chacune de mes mains.
Laquelle me sauvera ?"

J'aurai tendance de dire, vous, et vous seule être l'unique maître à bord de votre vie, c'est d'ailleurs la meilleure façon d'aborder votre présent. Mais la main ou l'épaule d'un ami est toujours la bien venue.

Superbe votre écrit, très très touchant, tellement de justesse, un écrit sans faux semblant.


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