Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie en prose
birdy : Le temps... [concours]
 Publié le 14/02/08  -  11 commentaires  -  2394 caractères  -  69 lectures    Autres textes du même auteur

petit texte...


Le temps... [concours]



Cette poésie est une participation au concours n°4 : Saint-Valentin (informations sur ce concours).




Je me suis levée ce matin avec des paupières un peu moins lourdes que les jours d’errance. Ces éveils aux sens tactiles conscients, que tu sois là, et ma peau résonne à ta peau…que tu sois trop loin de celle-là, et ce sont mes doigts qui activent ces technologies qui nous rapprochent les mots…
Ces messages reçus instantanément comme autant de pensées transmises en temps réel. Ils comblent l’impatience de mon corps à recevoir le tien et à s’y abandonner.
Tout a déjà été dit en la matière. Tout sauf ce que moi je perçois de l‘intérieur de nous. Et d’un coup, c’est un paysage nouveau qui apparaît devant mes yeux… une campagne douce et tranquille, des champs verts et la mer calme en fond sonore… une maison de pêcheur, la tienne… un volet bleu, fermé la nuit, comme pour ne pas laisser s'échapper la chaleur de nos corps retrouvés…
Il y a longtemps que je sais retenir ces éclats de moi, ces aides virtuelles gâchent mon envie de te découvrir. Et je me retrouve là, comme assise sur une chaise à trois pattes.
Cela fait un siècle que l’homme avance plus vite que lui-même. Croyant maîtriser la nature, il conçoit des machines destinées à lui faire gagner un temps précieux. Des voitures pour couvrir plus d’espace parcouru en moins de temps. Des ordinateurs pour calculer plus vite combien de temps il peut gagner. Des téléphones pour se dire combien de temps il gagne…
Le temps.
Prendre son temps.
Prendre le temps de te voir sourire.
Alors voilà ma chaise et ses trois pattes… j’attends que ton automobile te permette de parcourir le plus vite possible ces trop nombreux kilomètres qui nous séparent, je t’envoie des messages instantanés qui gâchent un peu le goût de l’attente, mais c’est quand je suis avec toi que le temps s’arrête.
Il me faudra du temps justement pour l’admettre. De gain de temps, il n’existe pas, c’est de l’utilisation qu’on en fait que résulte l’art de savourer à deux une histoire unique.
De tous ces mots imbriqués les uns dans les autres pour tenter vainement d’expliquer ce qui ne se dit pas mais je savoure, je garde ton sourire et ta peau en mémoire atemporelle.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   David   
14/2/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

A première vue, je croyais la musique absente, mais pas totalement, 2; la forme c'est un journal, 2; c'est plus réfléchis que passionné, plus sensuel qu'amoureux, 2; ça m'a pas déplu,3.

   clementine   
14/2/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et bien, moi, j'ai adoré, ce partage de tes reflexions, de tes émotions, de ton ressenti sur l'intrusion de " la modernisation"dans les rapports amoureux.
J'aime bien aussi l'image de la chaise à trois pattes pour décrire un peu nos difficultés d'adaptation.
Et la prose est belle, elle coule tranquille et donne une grande liberté, loin des contraintes.
Cela m'a fait un peu penser à la prose de Colette, lorsqu'elle écrit de St Tropez.
Bref, bravo et merci .

   calouet   
15/2/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne vois guère de poésie là-dedans, pas simplement parce que c'est en prose d'ailleurs... Peut-être un peu trop bavard et quotidien dans la forme employée. Certes, c'est une jolie déclaration, un bel appel, mais je n'ai (désolé) pas vraiment accroché.

   philippe   
15/2/2008
Les commentaires et les notes mis pour ce poème n'empêche pas le vote dont les règles se trouvent ici:
http://www.oniris.be/modules/newbb/viewtopic.php?post_id=18377#forumpost18377

   birdy   
15/2/2008
bonjour à tous.
ce texte n'est pas une tentative de déstabilistion de quelque règles de littérature que ce soit.
je tenais juste à faire partager mon univers, que je sais particulier, mais que je ne veux imposer à personne.
je ne force personne à lire, noter, commenter, ou aimer les textes que je met sur ce site.
ma motivation principale étant celle du partage.
en effet, ce site m'apporte beaucoup au gré des lectures qu'il me permet d'effectuer.
je voulais juste ouvrir une porte à ceux qui veulent bien.
si je ne commente, ni ne note, ce n'est pas par dédain. mais plus par conscience de manque de compétences en la matière.
voilà.
merci à vous.

   nico84   
15/2/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La forme m'a destabilisé tout de même, mais j'ai compris le message en partie. L'amour ne se vit qu'en étant face à face malgré les outils superficiels à notre disposition et le manque rend les choses bancales et moins intenses. Belle déclaration, bravo !

   Bidis   
16/2/2008
A mon sens, ceci est une méditation, une réflexion qui se donne à l'autre, intéressante certes mais qui ne recèle pas de grande envolées poétiques...

   Cassanda   
16/2/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Il est vrai que c'est un peu destabilisant, ça ressemble à un journal intime, et en même temps à une déclaration implicite... MAis c'est trop réfléchi (à mon sens) pour faire naître des sentiments de passion chez le lecteur... mais ce n'est que mon avis !

En tout cas, bravo et merci quand même :)

   Anonyme   
22/2/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Allez Argos, a contre courant tu nages moins vite et tu vas couler (lol)...

1° la prose impose la sélection d'un sens, contrairement à la poésie.
2° On oppose couramment la prose et la poésie. Mais il existe une prose poétique.
3° Ensuite il a bien une série de Métaphore
4° Une structure et Syntaxe libre : le texte ici présente un défaut, il aurait fallu l'aménager visuellement d'une manière particulière...
5° Il n'existe pas de rime selon une structure mais un effort dans l'instance sur la notion de temps et de douleur de la séparation.

Par ici ==> http://www.etudes-litteraires.com/texte-poetique.php

   Scrib   
3/3/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pas convaincu

   Anonyme   
25/5/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Depuis que je lis vos écrits, j'étais entrée dans votre univers, bien sûr, sur la pointe des pieds, pour oser un regard, mais là je n'accroche pas du tout, c'est à mon goût trop personnel, une réflexion intérieure sur une relation, avec ces angoisses, ces attentes.

J'ai vraiment trop eu l'impression d'entrer dans l'intime de cette relation, cela m'a un peu déstabiliser. Je n'ai pas cette fois retrouvée la petite musique qui fait vibrer votre plume, ce petit quelque chose qui les rend si présents, si vivants.


Oniris Copyright © 2007-2020