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Poésie contemporaine
BlaseSaintLuc : Le rêveur
 Publié le 31/05/24  -  6 commentaires  -  1349 caractères  -  112 lectures    Autres textes du même auteur

Peut-être que parfois le poète ressemble à un rêveur perdu dans une époque qui n'est pas la sienne.


Le rêveur



Manifestement immergé dans une onde invisible,
Parmi les vastes plages des songes indicibles.
Perdu dans l’infini trépas de la genèse des temps.

Tu errais entre vents et marées,
Entre diables et serpents,
Dans l’ombre des siècles, sur le chemin d’une destinée,
Manifestement immergé dans une onde invisible.

Marcheur silencieux sur les sillons inconnus des contrées,
Qui es-tu ? Va-nu-pieds d’un exil terrestre,
Perdu dans l’infini trépas de la genèse des temps.

Où donc crois-tu trouver ce qu’il te reste ?
Dans l’ombre des siècles, sur le chemin d’une destinée,
Manifestement immergé dans une onde invisible.

Je suis l’écho d’une époque révolue,
Le murmure d’Éole sur des dunes perdues,
Perdu dans l’infini trépas de la genèse des temps.

Je cherche non pas ce qui est resté,
Mais ce qui, dans l’âme, ne peut être ôté,
Manifestement immergé dans une onde invisible.

Je suis le reflet d’un rêve éveillé,
La mémoire vivante d’un monde oublié,
Perdu dans l’infini trépas de la genèse des temps.

Je suis le voyageur des époques d’avant,
Celui qui, torse nu, traverse des tourments,
Manifestement immergé dans une onde invisible,
Perdu dans l’infini trépas de la genèse des temps.


 
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   Polza   
31/5/2024
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Bonjour,

J’ai beaucoup apprécié l’exergue, elle me parle.

Par compte, je n’ai pas trouvé utile l’exercice auto-imposé alors qu’il s’agit de poésie contemporaine, avec des rimes certes, mais je trouve que le récit aurait gagné en fluidité sans la rengaine « Manifestement immergé dans une onde invisible » et « Perdu dans l’infini trépas de la genèse du temps. »

À force, j’ai trouvé ça pesant.

« Tu errais entre vents et marées, » j’aurais préféré le présent de l’indicatif pour cette phrase, je trouve que ça collerait mieux avec l’ensemble du récit.

J’attendais beaucoup de ce poème avec un tel titre et c’est même lui qui m’a fait venir commenter, mais j’avoue que j’ai été déçu.

Je n’ai pas grand-chose de constructif à vous dire, je n’ai pas éprouvé une forte émotion avec ce rêve, j’en suis désolé, la prochaine fois peut-être.

Polza en EL. Édit. Merci pour les précisions sur la forme Cristale. Je ne sais pas si cela est possible mais en tenant compte de la forme, j’aurais sûrement trouvé l’ensemble plus fluide et harmonieux si à la place des tercets des il y avait eu des quatrains.

   Cristale   
31/5/2024
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Voici donc une conception originale et contemporaine, une approche dirais-je, une inspiration lointaine, de la forme fixe ancienne nommée "Villanelle" dont les 1er et 3ème vers sont repris alternativement à la fin de chaque tercet puis ensemble à la fin du seul et dernier quatrain.

La deuxième strophe comporte une erreur sur le 1er vers qui aurait dû continuer avec le vers 2 envoyé à la ligne, sans doute par inattention, afin d'obtenir un tercet en adéquation avec le reste du poème :

"Entre diables et serpents, tu errais entre vents et marées,
Dans l’ombre des siècles, sur le chemin d’une destinée,
Manifestement immergé dans une onde invisible."

au lieu de :

"Tu errais entre vents et marées,
Entre diables et serpents,
Dans l’ombre des siècles, sur le chemin d’une destinée,
Manifestement immergé dans une onde invisible."

Des rimes aléatoires, (terrestre-reste ?) des vers au rythme inégal, je pense que le sujet se prêtait à une application plus rigoureuse de la villanelle dont l'auteur s'est inspiré. On peut moderniser d'anciennes formes mais cela demande beaucoup de soin pour rendre la versification agréable dans son originalité.

Le récit plonge le lecteur dans un espace onirique où le narrateur exprime sa difficulté d'avancer dans un monde qui ne lui correspond plus; peurs du futur, questionnements sur un passé révolu, la mélancolie du "rêveur" est perceptible. Un rêveur bien sympathique qui poétise les longs cheminements de ses pensées étirées sur des vers oscillants entre dix et quinze syllabes. Pourquoi pas ?

L'idée de base est intéressante mais aurait mérité un meilleur traitement.

Edit : il est suggéré précédemment d'utiliser des quatrains au lieu des tercets mais la villanelle est composé obligatoirement de tercets et d'un quatrain final. Il est toujours possible de détourner la forme mais cela ne s'apparentera plus à la villanelle, forme sur laquelle l'auteur s'est appuyé, on partirait sur tout autre chose...cela peut s'avérer intéressant pour qui aime jouer avec les anciennes formes fixes.

   fanny   
31/5/2024
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Merci maîkresse pour l'explication.
Adapter ces formes classiques au contemporain me semble une excellente idée, séduisante pour ceux qui comme moi ne maîtrisent pas le classique et je salue ce choix.
Je pense qu'effectivement il aurait fallut être plus rigoureux dans l'écriture, le poème y aurait vraiment gagné, mais cette "villanelle" imparfaite a quand même sa propre grace, celle du rêveur errant, torse nu entre diables et serpents, se débattant en vain dans la boucle des ondes invisibles et de la genèse des temps.

   papipoete   
31/5/2024
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
bonjour BlaseSaintLuc
toi, le marcheur qui va la tête enfoncée dans des sillons, que nul labour ne parviendra jamais à rendre autre que pauvre jachère, tu vas la tête enfoncée dans des sillons...
NB je taquine un peu, mais je n'aime pas cette façon Pantoum, et pourtant j'écrivis bien des formes fixes !
c'est vite lassant ( pardon cher poète ) mais je reconnais que le poète dut se torturer les méninges, pour aligner tous ces vers !
pas sympa papi ! mais je vois une nouvelle parution, qui doit réjouir son maître ( il se désolait il y a encore peu, de ne plus voir ses textes que buter au mur des refus )

   Provencao   
31/5/2024
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour BlaseSaintLuc,

Le divin de la poésie, ce sont les mots. Par où elle se rapporte au genre des arts du langage. J'ai aimé votre poésie liée à une belle illusion en ce rêveur indissoluble d'onde invisible et de reflet de rêve éveillé.

Mon passage préféré :

"Marcheur silencieux sur les sillons inconnus des contrées,
Qui es-tu ? Va-nu-pieds d’un exil terrestre,
Perdu dans l’infini trépas de la genèse des temps."

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   PierreP   
7/6/2024
Bonjour,
Il est bien rare que je n'aille pas au bout de la lecture d'un texte. Ma foi, c'est le cas aujourd'hui.
Je n'ai pas trouvé la musique, le tempo de votre texte, tant le nombre de pieds est inégal d'un vers à l'autre.
Le titre m'inspirait, pourtant, mais je suis déçu.
Tant pis pour moi. Ça ne peut pas plaire à tout le monde à tous les coups.
Merci tout de même pour ce partage.
Belle journée,


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