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Poésie classique
Boutet : Le souffle du vent [concours]
 Publié le 01/12/25  -  15 commentaires  -  993 caractères  -  303 lectures    Autres textes du même auteur

Brise ou tempête.


Le souffle du vent [concours]



Ce texte est une participation au concours n° 38 : Le souffle du vent
(informations sur ce concours).





Sous l’azur frémissant où s’égare la nue,
Le vent passe, insoumis, messager des hauteurs ;
Il caresse en secret les rameaux et les fleurs
Et s’endort quelquefois dans la plaine inconnue.

Il siffle au vieux clocher, heurte une porte nue,
Soulève un pan de voile et disperse les pleurs ;
Puis, las de ses jeux fous, plein d’ombre et de rumeurs,
Il s’enfuit vers la mer où l'élan continue.

Tantôt doux, tantôt dur, il parle aux océans,
Il érode la roche et forge des géants
Sur tous les littoraux de sa course invisible.

Mais, quand il s'assagit, son souffle gracieux
Effleure un front d'enfant d'une touche paisible
Et rend au monde entier la clémence des cieux.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Provencao   
9/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Belle poésie par sa douceur et sa quiétude.
On s'y laisse bercer.

Bon courage pour le concours

   papipoete   
10/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
classique
Ouf, un texte en " classique " !
Le vent cheval fou se cogne aux portes fermées, se glisse dessous jusqu'à ce voile d'une éplorée, puis lassé s'en va plus loin égayer une vallée, et se pose un instant sur une joue enfantine, le caresse...
NB qu'en termes poétiques ce vent-là souffle sur mon coeur, et jette mon regard au-dehors :
- vent, es-tu là ?
un vent qui me plaît bien, tant il est l'image d'un élément tranquille ici, alors que ses cousins peuvent être si terribles sous d'autres latitudes.
la seconde strophe et sa crise de folie me plaît, mais le second tercet remporte pour moi, la mise !
ces alexandrins classiques sans faute me rappellent un temps béni où...
papipoète

   Lebarde   
6/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Le vent, acteur à part entière de la nature, dont "le souffle" se fait le "messager" des "caresses" et douceurs, des peines, des "pleurs "et des rumeurs"..."tantôt doux, tantôt dur" le confident des "océans" dont il sculpte les "littoraux".

Je vois beaucoup de belles images et de poésie dans ce sonnet classique sans faille à l'écriture simple et fluide, pleine de charme, d'élégance qui entre parfaitement dans le thème du concours.

A coup sûr, on a là un sérieux concurrent pour les palmes.

En EL

   Cristale   
15/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un sonnet ondulant comme l'est le vent, doux ou violent.
L'ensemble de ce poème sonne bien à l'oreille, la fluidité des vers est appréciable.
De quoi rendre tout vent sympathique.
Bonne chance pour le concours !

   Robot   
15/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un sonnet classique dont la construction me semble suivre les règles du genre.
L'originalité des vers est d'une interprétation assez classique également.
Le second tercet m'a touché par sa douceur.

   Donaldo75   
16/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Voici une composition réussie ! Le souffle du classique s'ajoute à la tonalité du poème, dans le choix des mots et le rythme, rendant le traitement du thème évident à la lecture. L'évidence n'est pas dans ce cas une contrainte car la poésie conserve la petite part d'interprétation mais elle a l'avantage de réconcilier les fans de l'analyse détaillée et les partisans de l'interprétation libre. C'est déjà pas mal. Le format du sonnet me plait bien également car il force à se concentrer sur l'essentiel quand on en compose un et c'est ce qui constitue une force du présent poème.

Bravo !
Le concours me semble bien embarqué.

   Myndie   
1/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Le reproche qu'on pourrait faire à ce poème est le manque d'originalité ; mais peut-on reprocher à un poème d'être prévisible quand le thème lui même relève d'un clacissisme et d'un conformisme absolus?
A sa décharge, force est de lui reconnaître un style et une composition classiques très maîtrisés, un lyrisme mesuré et donc élégant et des images parlantes et suffisamment contrastées pour évoquer la dualité d'un vent, rebelle et violent, puis apaisé et gracieux.
Au final, je le trouve plutôt réussi ; c'est une lecture plaisante.

   Anonyme   
1/12/2025
trouve l'écriture
très perfectible
et
n'aime pas
Bonsoir,

Alexandrins propres, syntaxe attendue, images déjà lues mille fois : on reste dans un registre très convenu, avec des clichés poétiques du XIXᵉ siècle. Le mot d’ordre semble ici être de ne déplaire à personne. Pour ma part, je n’y trouve pas mon compte.
Cdlt

   Kirax   
1/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Un sonnet qui me semble tout à fait solide, techniquement parlant.
Mais au delà de cela, il également une superbe musicalité, et les rimes sont fort belles.
Il y a une vraie valeur esthétique, c'est très propre.
Quelques belles images poétiques ; et voici mes vers préférés...

"Tantôt doux, tantôt dur, il parle aux océans,
Il érode la roche et forge des géants"

et enfin

"Effleure un front d'enfant d'une touche paisible".

Superbes.

   wancyrs   
3/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Salut,

Ce que je trouve beau dans ce poème c'est sa capacité de générer des images concrètes, de transporter sur son dos pour mener où il veut. En fait, on se laisse bercer par ce vent qui peut être si fort, mais assez câlin pour effleurer un enfant sans lui faire du mal. D'ailleurs, le dernier tercet est mon favori car en parlant des Cieux, on parle du Trône du Dieu que j'adore... Merci pour ce clin d'oeil !

Bonne chance pour le concours !

   Cyrill   
17/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour,
J’ai été ému par la rime en -nue qui confère au propos, et par voie de conséquence au vent, une certaine fragilité, celle d’un esprit littéralement mis à nu par la voix du poète. Sa polyvalence semble reposer sur le hasard d’un imaginaire propre à l’auteur, qui fait fi de l’ordre pour nous livrer quelques plus ou moins hauts faits de l’élément auquel le locuteur semble accorder une conscience.
Beaucoup de douceur dans ces vers : «Soulève un pan de voile et disperse les pleurs » et « Effleure un front d'enfant » tout en allitération. Mais le vent est aussi capable de « forge[r] des géants » ! J’aime l’idée de ces pouvoirs tout en nuances.
Peut-être quelques facilités dans un vocabulaire parfois trop attendu : doux, gracieux…
Merci pour le partage.

   Albertus   
3/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Très beau texte, riche du fait que vous accompagnez le vent dans sa course comme un documentaliste animalier accompagnerait un troupeau d'antilopes ou un vol d'oiseaux et texte sobre dans la mesure où le vent reste le thème central du premier au dernier vers. De fait vous ne vous égarez pas sur vos propres sensations face au vent, et cette absence crée une impression de visite guidée focalisée sur le vent et ses rencontres de la plaine à la mer, visite imagée et réussie.

   A2L9   
6/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
n'aime pas
Un poème dans lequel je vois le vent traverser différents paysages avec douceur et amour.
Je ne suis pas étonnée par les images, j'aurais aimé que l'une d'entre elles me questionne.

   Lapsus   
11/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un beau sonnet bien taillé. Les évocations successives des différentes facettes du vent sont très réussies. De la douceur à la douceur, la boucle se referme de manière apaisée.
Le texte est simple et résolument accessible, il gagne ainsi en pouvoir d'évocation.

   Polza   
28/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je n’envoie plus de textes sur Oniris faute de temps et de quelques commentaires malveillants (selon moi) que je prends sûrement trop à cœur, mais rien ne m’empêche de commenter une fois l’année !

Dans l’ensemble, j’ai vraiment apprécié votre poème, sa bonne tenue, ses rimes, son respect de la forme classique…

J’ai bien aimé les allitérations en S et en R qui m’ont évoqué le souffle du vent.

Je ne pense pas pouvoir vous apporter quelque chose en vous flagornant, je vous laisse donc mes quelques réserves.

J’ai regretté le point-virgule après hauteurs dans le premier quatrain, je trouve qu’il vient couper le souffle du vent et enlève sa fluidité.

Vous écrivez au premier vers du deuxième quatrain : « Il siffle au vieux clocher, », Il caresse ne me semble donc pas obligatoirement nécessaire. J’aurais aimé lire :

Sous l’azur frémissant où s’égare la nue,
Le vent passe, insoumis, messager des hauteurs
Et caresse en secret les rameaux et les fleurs
S’endormant quelquefois dans la plaine inconnue.

Peut-être y avez-vous pensé, mais après avoir employé frémissant, vous avez hésité à utiliser une deuxième fois un participe présent, cela ne m’aurait personnellement pas choqué…

Pour la même raison, j’aurais préféré une virgule après « les pleurs » plutôt qu’un point-virgule, toujours pour la fluidité et le souffle continue du vent.

L’attaque du premier tercet me semble maladroite, sinon peu poétique.

« Tantôt doux, tantôt dur, il parle aux océans, »,

il parle aux océans OK, mais tantôt dur ça ne passe pas en ce qui me concerne. Un « Tantôt doux, tantôt rude, il parle aux océans, » ou quelque chose du même acabit me semble plus pertinent.

« Il érode la roche et forge des géants
Sur tous les littoraux de sa course invisible »

Je trouve que « Il érode la. roche et forge les géants » se suffisait à soi-même, j’avais bien saisi l’idée ou l’image. « Sur tous les littoraux de sa course invisible » me gêne, j’ai l’impression que le « tous » fait un peu mot cheville.

J’aurais préféré une virgule après « géants » et l’idée, par exemple que le vent sillonne les littoraux ou parcourt les littoraux de sa course invisible. Ou autre chose si cela vous paraît trop convenu qu’ils les éblouissent, les transpercent, les caressent, les embrassent ou je ne sais quoi encore (avec le nombre de pieds qui convient à l’alexandrin bien entendu !).

Au deuxième tercet, je trouve la virgule après « mais » inutile, elle vient casser le rythme je trouve.

« Mais quand il s’assagit, son souffle gracieux » m’apparaît plus fluide.

L’ensemble du second tercet me paraît plus faible que le reste du sonnet, il pourrait mieux venir achever le tout je pense.

Par exemple, ce n’est pas grand-chose, mais j’ai du mal à imaginer un souffle gracieux, même si je comprends l’image.

« au monde entier » fait un peu expression enfantine sans vouloir vous offusquer, mais peut-être est-ce voulu.

En changeant à peine deux ou trois choses, je pense que ce tercet gagnerait en force et en puissance poétique (je vous dis ça en toute humilité, je ne suis qu’un dilettante en la matière !)

Par exemple :

Mais quand il s’assagit, le zéphyr gracieux (ou l’alizé gracieux si vous préférez éviter une allitération trop importante en R dans ce vers. Je trouve plus facile d’imaginer de la grâce à un nom de vent qu’à son souffle, mais ça n’engage que moi)

Prenons l’alizé pour la sonorité.

Mais quand il s’assagit, l’alizé gracieux
Effleure un front d’enfant de son souffle paisible
Et rend au genre humain la clémence des cieux.

Je ne dis pas que mon exemple est plus poétique ni même mieux que vos vers, mais selon, moi, ce sonnet mérite d’être légèrement retravaillé pour toucher à la perfection…

Bravo pour la deuxième place du concours en tout cas !


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