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Poésie contemporaine
Castelmore : La fontaine des fées
 Publié le 17/10/20  -  11 commentaires  -  1306 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Vacances en enfance... « Aquarelle » était le nom de notre maison de vacances en Provence... « Rêveuse » est le surnom d’une de mes cousines, sept ans à l’époque.


La fontaine des fées



Voilà, elles s'avancent,

leurs ailes couleur miel,
azur, jaune citron.
C'est l'heure où le soleil
embrase ses rayons.

Sans arrêter leur bal.

Le poids de la chaleur
fige tout le jardin,
les oiseaux et les fleurs,
rossignols et jasmin.

Seule, la fontaine chante.

Protégée par la treille,
dans un petit bassin,
la source coule, merveille
apprêtée pour un bain.

Moitié ombre et lumière.

Vers elle, mène leur danse,
sissonnes et arabesques,
vers une eau de jouvence,
élixir de jeunesse.

Le ballet se fait transe.

Rêveuse les a vues,
ces fées qui papillonnent,
plonger depuis les nues
dans les eaux qui frissonnent.

Sortir, vêtues de soies...

Robes mauve, manches azur,
capes perlées de noir,
rose clair, feston mûre
ou champagne et col roi,

En colliers d’Aquarelle !

Pour vous, Elles sont « ils »
papillons de nos champs.
Pour nous ils sont « Elles »
fées des contes d'enfants,

amies de Peter Pan.

Et quand nous sommes en peine,
à la treille nous allons
rêver...

rêver à la fontaine
aux mille papillons.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
21/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve ce poème plaisant, avec quelque chose d'ensoleillé, éclairé de la lumière poudreuse de l'été. Une mention pour le début, notamment
leurs ailes couleur miel,
azur, jaune citron.
Tout simple, mais cette variation sur des couleurs claires crée l'ambiance.

J'apprécie également qu'il n'y ait pas systématiquement de majuscule en début de vers, dans le cas contraire je crois que le poème aurait quelque chose de "plombé", qu'il perdrait son côté aérien.

Toutefois, je trouve aussi ce poème trop long pour ce qu'il a à dire. Il s'agit de restituer une ambiance, le temps enfui de l'enfance, et trop s'appesantir me paraît ici maladroit.

   Corto   
28/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici une belle collection d'images porteuses d'une ambiance dans un tourbillon de souvenirs.
Sans être initié à ces souvenirs le lecteur peut néanmoins ressentir une aventure agrémentée d'un soupçon de nostalgie.

Les vers se succèdent pour créer un tableau dont on ne possède pas la clef mais qui sait être séduisant.
Les vers isolés composent à eux seuls une ligne conductrice dominant et reliant les strophes plus composées.

Voici un poème travaillé qui représente bien un beau moment de rêve et de bonheur entre cousins dans la maison de vacances.

Merci pour ce partage.

   Mokhtar   
30/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Joli poème, léger comme un papillon et au style ...rafraichissant malgré la chaleur ambiante.

Souvenirs d'enfants, insouciants et virevoltants.

En fait, c'est là qu’est la valeur suggestive de ce poème, et sûrement l’intention principale de l’auteur : le parallèle entre l'enfant et le papillon.

Bien que se libérant de certaines contraintes formelles, ce texte est très travaillé. Un peu ritournelle donc proche du monde enfantin. Si l’on s’affranchit de la règle du e muet, le rythme de l’hexadécimal est tenu. Et quand il n’y a pas rime, on trouve une assonance de qualité. Le vers inséré entre les quatrains contribue à l’élégance de l’ensemble.

Très convaincu par ce joli poème. Non, pas convaincu, …charmé.

Mokhtar en EL










J

   papipoete   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Castelmore
se retourner sur son passé, et revoir ces merveilles que la nature nous offrait...gratuitement ! on avait qu'à ouvrir les yeux, et regarder ce que pépé ou mémé nous avaient appris à savourer... La danse des libellules au-dessus d'un peu d'eau, ou celle des papillons qu'une fleur attirait. C'était au temps où les claviers " mini-mini " n'existaient pas, et les écrans d'alors étaient cette toile merveilleuse, que faune et flore animaient.
NB on a envie de tirer la main de l'auteur, et lui dire " tu m'emmènes dis ? dans ton jardin à " la fontaine aux fées " ? Vos lignes semblent magiques pour évoquer ces fées, qui faisaient rêver, qu'on ne se lassait jamais d'admirer !
la strophe de " rêveuse les a vues... " est ma préférée, mais toutes les autres sont si jolies !
une lecture " anti-covid " à consommer sans modération !
Une petite interrogation de ma part, dans l'écriture de la strophe " vers elle, mène leur danse... " mène " n'est-ce pas les ( sissonnes et arabesques ) qui mè/nent leur danse ?
Mais je me trompe sûrement !
quelques pieds s'échappent des hexasyllabes, mais cela n'enlève rien à la qualité de cet ouvrage !
edit ; ma question n'a plus lieu d'être ; l'auteur m' donné la bonne réponse !

   Lebarde   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Castelmore

Quelle légèreté dans le texte, quelle délicatesse dans l’écriture, quelle douceur dans les descriptions, quels « pastels » dans le choix des mots.
Quel magnifique poème superbement servi par des hexasyllabes presque parfaits, d’une fraîcheur et d’une poésie subtiles, mais aussi d’un « réalisme onirique » remarquable.

Bravo, j’ai pris plaisir à retrouver pour un moment ce monde de rêves bucoliques , délicats et enfantins au milieu des fées papillonnantes.

Merci et j’y retourne,

Lebarde

   dream   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Castelmore, bonjour

C’est pur, c’est délicat, c’est comme des vagues gracieuses telles des ballerines, harmonieuses et fluides entre la terre et l’azur. Ce monde éphémère plein de joliesse et aux mille couleurs, c’est léger et beau comme du Mozart.

Bravo à l’auteur pour ce spectacle de roi !

   Myo   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème à lire avec ses yeux d'enfants pour en goûter toute la subtilité et la légèreté.

Merci pour ce moment de grâce simple, et la douceur de ce souvenir qui nous caresse comme un baiser papillon.

Myo

   Cristale   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Castelmore,

"Seule, la fontaine chante."

Et cette image sublime le décor animé qui l'entoure où elfes et papillons sont aux yeux des enfants la réalité merveilleuse de ce jardin.

La finesse de l'écriture m'enchante comme c'est le cas bien souvent avec vos oeuvres.

Les cinq derniers vers sont une rivière de poésie.

Merci pour ce moment de grâce.
Cristale

   Fantasio   
18/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le premier poème que je lis sur oniris... WAOUHOU ! vraiment beau, j'adore, en plus en ce qui me concerne on m'a très souvent surnommé également "rêveur" et si certains pensent que c'est péjoratif, qu'un rêveur est quelqu'un qui ne fait jamais attention à rien, s'ils savaient tout ce qu'on peut voir quand on est rêveur... Alors soyons fier d'être des rêveurs !!! 😉

   Vasistas   
18/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ressent l’émerveillement au travers des yeux de l’enfant que j'ai aussi été.
Merci de nous faire revivre ça au travers de vos mots.
C’est très beau.
Pour vous, Elles sont « ils »
papillons de nos champs.
Pour nous ils sont « Elles »
fées des contes d’enfants ,
grande classe !
Bravo

   emilia   
19/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
« La fontaine des fées » ne peut que me laisser sous le charme de ce titre évocateur qui nous berce de sa chanson ; centre vital du jardin et symbole de renaissance, la source qui apporte l’eau de vie ainsi que sa fraîcheur bienveillante en période estivale, aux fleurs comme aux papillons et libellules, si joliment colorés et se livrant à des pas de danse classique, se situe de même au cœur du poème, offrant sa vision apaisante et sereine d’une réalité sublimée qui permet au narrateur d’évoquer un tendre souvenir familial d’une cousine « Rêveuse » qui le ramène à la nostalgie d’un lieu de vacances portant le doux nom artistique d’Aquarelle ; de la fontaine réelle à la fontaine mythique et son adhésion poétique au merveilleux qui traduit le passage du temps et le retour à l’enfance et son monde imaginaire ( de la fée clochette au personnage de Peter Pan…), son pouvoir de régénérescence éloigne les chagrins et nourrit les rêves… ; merci à l’auteur pour cette parenthèse enchantée… dont nous avons bien besoin...


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