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Poésie contemporaine
Chene : Déliés
 Publié le 22/12/10  -  13 commentaires  -  788 caractères  -  253 lectures    Autres textes du même auteur


Déliés



J’ai dénoué le nœud qui serrait fort mon âme,
Dénoué le chagrin, dénoué la tristesse,
Ouvert ma porte au rêve, à l’espoir, au bonheur.

Je n’ai rien oublié et j’ai doublé mon cœur
Pour un bel horizon, un terreau de tendresse,
Pour la blondeur des blés au soleil confondue.

J’ai délié le lien au passé retenu
Pour me lier les mains au foulard des moissons,
Pour qu’Elle soit ma plaine aux douceurs des vallons.

Et je veux perdre pied au profond de ses yeux,
Respirer les parfums des vagues silencieuses,
Me noyer avec Elle au bâillon de ses lèvres,
Démêler l’écheveau de ses aubes câlines,
Suivre au creux de sa main le sillon de nos vies...

Et je saurai pourquoi l’aimer c’est tout donner.


 
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   bulle   
18/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des vœux , une volonté énergique, et des images denses, qui dansent harmonieusement.

On dirait un jardinier qui retourne sa terre pour réensemencer l'avenir.

L'ensemble est 'simple', tellement, qu'il prend son envol dans le sensoriel.
Je n'aime pas trop les répétitions dans un texte, mais celles utilisées ici, le sont justement et impulsent un rythme certain, tout en affirmant le trait volontaire.

"J’ai dénoué le nœud qui serrait fort mon âme,
Dénoué le chagrin, dénoué la tristesse"

"J’ai délié le lien au passé retenu
Pour me lier les mains"

Il y a des jeux de sons tout du long qui maintiennent la musicalité, et donnent de l'amplitude aux mouvements des vers.
("la blondeur des blés - les parfums des vagues")

De belles images, porteuses : "foulard des moissons - Démêler l’écheveau de ses aubes câlines".

Ce fut une écoute très agréable.

   Arielle   
12/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une jolie leçon d'espoir comme en insufflent les amours neuves.

Pourtant ces liens au passé semblent poursuivre le narrateur qui s'empresse de se "lier les mains au foulard des moissons, se "noyer avec Elle au bâillon de ses lèvres,
Démêler l’écheveau de ses aubes câlines,"

Rien de nouveau sous le soleil, aux amours succèdent les amours et les prisons se renouvellent ;-)

Une sorte de fatalisme, d'abandon au destin
"Suivre au creux de sa main le sillon de nos vies..."
rendent ce poème assez pathétique.

Je regrette un peu que le soin apporté au rythme des alexandrins ne soit pas courronné par l'utilisation de la rime de façon plus régulière (mais c'est un goût qui m'est personnel)

   Lunastrelle   
19/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un écrit qui aurait pu me perdre... Un écrit qui aurait pu me paraître banal...

Mais le jeu sur les sons, sur le rythme, ainsi que la musicalité m'ont fait oublier que le thème est un peu convenu. C'est un bel hommage envers Elle, et j'ai beaucoup apprécié.

Je retiens particulièrement ce vers là:

"Démêler l’écheveau de ses aubes câlines"

   Anonyme   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Chene ! Je me trompe peut-être mais pour moi ce poème, en plus d'être une vibrante déclaration d'amour, est aussi et surtout une renaissance à la vie... Je perçois au travers ces vers une tendre blonde qui redonne un sens à l'existence, un peu comme l' hirondelle qui apporte l'espoir de jours meilleurs après une saison hivernale... En tout cas, CELLE à qui s'adresse cette déclaration a beaucoup de chance d'être aimée par un poète qui écrit de si tendres vers...

   thea   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
non parler d'amour n'a rien de convenu puisque finalement si on est honnête avec soi même n'est ce pas la recherche essentielle de la vie,

je trouve ce poème très beau ..dénouer le passé pour s'ouvrir à l'avenir..

un rythme superbe plus rapide sur la fin ..la vie reprenant le dessus chassant le chagrin et la mélancolie

de très belle images sauf une que je n'aime pas trop sans savoir pourquoi " j'ai doublé mon cœur"

j'aime les poèmes d'amour alors pourquoi s'en priverait on lorsqu'il en passe un, de bien belle façon.

Merci beaucoup Chêne

Théa

   Anonyme   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'apprécie la simplicité des mots en automne de cette poésie. Ce serait comme le regain, la moisson après la moisson, quand on pense que rien ne poussera. Mais cela pousse. Une leçon de zenitude si rien n'est oublié mais assimilé, accepté. Un sourire, puisque la vie dans cette poésie est montrée souriante.

   tibullicarmina   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Superbe ! L'auteur recrée un rythme hérité de la poésie régulière, mais sans affectation aucune. Ce poème se recommande par sa simplicité, sa facilité apparente. Les deux premiers vers m'ont emmené très loin. Je les garde dans un coin de ma mémoire. Dans l'ensemble, je suis admiratif.
Mais dans le détail, ça se gâte. Ma lecture est devenu (très) difficile à partir du sixième vers. Voici ce qui m'a gêné :
- "au soleil confondu"
- "au passé retenu"
- "au foulard des moissons"
- "aux douceurs des vallons"
- au profond de ses yeux"
- "au bâillon de ses lèvres"
- "au creux de sa main"

Ces "au au au au au" sont pour moi le signe en poésie d'un certain amateurisme qui se satisfait de chevilles. Je suis d'autant mieux placé pour le dire que j'ai moi-même beaucoup de mal à me corriger de ce défaut. Je l'ai d'ailleurs rencontré sur Oniris à plusieurs reprises. La syntaxe française est suffisamment riche pour que l'on puisse se passer de ces "au au" passe-partout et inesthétiques. Pardonnez moi si je suis trop véhément : votre poème est vraiment bon et le voir défiguré par ces particules incolores, inodores et sans saveur m'attriste et me hérisse. Certes, je ne suis pas opposé à l'usage d'un "au" ou d'un "en" une ou deux fois, mais par pitié, point trop n'en faut !
Bref, un bon poème gâté par une grave insuffisance syntaxique, dont je suppose qu'elle est involontaire. Il faut à tout prix retravailler ce texte.

   Lechat   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Chêne

J'allais écrire mon commentaire quand j'ai lu celui de tibullicarmina. C'est exactement ça. De très belles images dans ce texte, mais gâchée par une forme trop systématique. Ca devient trop "catalogue" dans la dernière partie.

Mais, toujours comme mon prédécesseur, je trouve les deux premières strophes magnifiques.

   irisdenuit   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De belles images, une sincérité évidente, de l'appréciation, un goût de vivre et une écriture fluide et recherchée.

Voilà la poésie pour moi.

Rien à rechigner.

Merci Chene,


Iris

   Lhirondelle   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Chene,


Aimer c’est un tout
Un passé, un présent, un avenir
Avec tes mots tu as su, en faisant preuve de beaucoup de sensibilité, exprimer ce « tout »
Et c’est pourquoi j’ai vraiment de quoi « aimer » ce poème-ci.

Je n’ai pas envie de détisser la trame sur laquelle tu as brodé chacun de tes mots.
Quelques-uns comportent-ils quelques maladresses ? Qu’importe puisque leur musique, du début à la fin, est aimable.
Les répétitions, ici, n’alourdissent ni n’appauvrissent les strophes s’y référant, au contraire elles donnent un rythme, un souffle à ta déclaration pleine de poésie.

Puis-je faire preuve d’objectivité en étant sous le charme d’une telle poésie ?
Non, je l’avoue…
Que l’on me pardonne !…
Ou pas…

L’hirondelle

   Marite   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifique Chêne ! J'aime les choses de la Vie contées de cette manière. Tout est dit en de si belles images. Merci pour cette lecture apaisante et réconfortante.

   Anonyme   
9/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
trés fragile,ce qui fait le charme du poème d'ailleur,l'allience de la nature et des sentiments, ainsi que du phisyque et très bien choisie,bravo Chene.

   bapam   
3/2/2011
Commentaire modéré

   Anonyme   
11/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est un texte magnifique, qui montre le chemin parfois qu'il faut emprunter pour arriver au bonheur, d'abord commencer à s'aimer, puis aimer tout de sa vie, "j'ai délié le lien au passé retenu", pour pouvoir enfin aimer l'autre. La preuve en est dans sa première strophe sublime :

"J’ai dénoué le nœud qui serrait fort mon âme,
Dénoué le chagrin, dénoué la tristesse,
Ouvert ma porte au rêve, à l’espoir, au bonheur."

Mais je crois que je vais finir par citer tout votre écrit, fait de tant de belles vérités, elles m'ont touché et ému, car mon émotion s'associe à chacun de vos mots.

J'en retiendrai tout particulièrement la dernière strophe et sa phrase de conclusion :

"Et je veux perdre pied au profond de ses yeux,
Respirer les parfums des vagues silencieuses,
Me noyer avec Elle au bâillon de ses lèvres,
Démêler l’écheveau de ses aubes câlines,
Suivre au creux de sa main le sillon de nos vies...

Et je saurai pourquoi l’aimer c’est tout donner."


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