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Poésie libre
climax : L'oubli du sommeil
 Publié le 01/05/23  -  9 commentaires  -  731 caractères  -  193 lectures    Autres textes du même auteur

Quelques souvenirs rouillés, des sensations venues d'hier…


L'oubli du sommeil



Cerné de cerceaux rouillés
Recouvert des diamants de la nuit
Dans l’éclat de la lune et la rigueur de la brume
Je bois la pâleur de ton souffle

Le vent d’avril dévore mes yeux
Des pierres noires les ont remplacés
À l’abri du soleil couché dans tes humeurs
Je raconte la misère de mon ombre

Longeant la varice de ton fleuve
Je pénètre dans la forêt des lèvres
Mon guide aveugle est mort
Et j’arpente la vie prisonnier d’un enclos

Ton royaume abolit le désir
Le crin de ta peau blanchit sous mes soupirs
La caresse éphémère de ton regard
Fouette les chairs transies de mélancolie

Un adieu cristallin suffira à nous endormir


 
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   jeanphi   
17/4/2023
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Très belle description d'un amour adolescent.
Les deux premiers vers donnent le troisième, soit. L'obscurité vue comme un refuge d'où s'effrayer de sa propre apparence, interroger sa conscient éveillée, regarder dormir. Jusque-là beaucoup de sensualité. Le guide aveugle mort dans le royaume qui abolit les désirs ... qu'est-ce qu'on ne va pas inventer pour évoquer la chose ...
Mais je trouve vraiment que ça donne un très bon poème, tant dans la forme que sur la teneur.

   Geigei   
20/4/2023
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
"Cerné de cerceaux rouillés" La paronomase fonctionne mais les paronymes beaucoup moins. C'est mieux quand le vers a du sens, mais ce n'est qu'un point de vue.
"Je bois la pâleur de ton souffle" Même remarque : le sens.

"Mon guide aveugle est mort " est très drôle.

"L'oubli du sommeil". Le titre est lui-même une énigme. Mais je ne chercherai pas la solution.

   Edgard   
21/4/2023
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Malgré la force de certaines images, je suis un peu gêné par l'impossibilité de construire une cohérence entre elles, à travers cette profusion. Certaines me semblent contradictoires, même si nous sommes prévenus qu'ils s'agit de sensations.
"Recouvert des diamants de la nuit
Dans l’éclat de la lune et la rigueur de la brume " : nuit claire, lune et en même temps brume ...
"Je pénètre dans la forêt des lèvres" et
"Et j’arpente la vie prisonnier d’un enclos "
En tant que lecteur, je suis un peu désarçonné.
D'autres images sont étonnantes, car le sujet me semble être une personne aimée...
"Longeant la varice de ton fleuve "
"Le crin de ta peau blanchit sous mes soupirs" : il m'est bien difficile d'imaginer...
Le dernier vers me rend perplexe.
J'apprécie cette liberté d'expression, ce serait dommage, en écriture de ne pas en profiter. D'autant que certaines sont fortes:
"Cerné de cerceaux rouillés " est une entrée en matière surprenante et imagée, comme "Je pénètre dans la forêt des lèvres"...
D'autres trouveront peut-être du charme dans cette suite sans cohérence apparente, mais je n'arrive pas à les souder dans un ensemble.
Il y a de la matière, peut-être cela mériterait-il d'être un peu travaillé dans ce sens.

   Donaldo75   
24/4/2023
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Autant je viens juste de lire un poème classique tellement maladroit qu’il tuait l’intention, autant ici j’ai lu un poème contemporain qui ne m’a ni saoulé avec de la rime pomponnée et de la formule abracadabrantesque. Ici, les images habillent le propos, donnent à la tonalité ses notes poétiques. Il n’y a nul besoin d’en écrire des kilomètres pour déclencher le feu de la poésie ; il suffit simplement du bon combustible, le style. Et ici, le style n’est pas à la peine, il s’exprime naturellement – même si je sais que derrière cette apparente simplicité il y a un réel travail de fond. La lecture est fluide, elle emballe mes synapses et j’ai envie de relire ce poème.

   Anonyme   
1/5/2023
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Première impression de lecture : je déplore la majuscule systématique en début de vers, qui « casse » pour moi l'essor de la rêverie. Vous savez, quand vous flottez à la lisière du sommeil et que soudain vous avez l'impression de « rater une marche » ? Eh bien, ça. Je savoure la rigueur de la brume, je suis couchée dans « tes » humeurs, c'est bien plaisant, et voilà ce « Je » qui n'est même pas moi et me ramène d'un coup à la conscience.
C'est d'autant plus dommage à mes yeux que par ailleurs je trouve votre poème expressif, la varice du fleuve c'est pile ça pour moi, le crin de la peau qui blanchit sous les soupirs, oui, j'entends le malheur d'une relation obsessionnelle, toxique. Il s'en faudrait de peu que je fusse emportée, le sujet rebattu m'apparaît traité avec une énergie convaincante.

   Jemabi   
1/5/2023
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J'avais lu ce poème en Espace Lecture, il m'avait plu mais je ne parvenais pas à savoir s'il s'agissait d'une ôde à la nature ou à une femme autrefois aimée, aujourd'hui disparue, assimilée à cette même nature. En le relisant maintenant qu'il est publié, j'éprouve la même impression de flou entre amour et nature, entre amour et mort, j'en conclus que c'est voulu et que c'est réussi. Je trouve ce poème toujours aussi agréable à lire, porté par de belles images.

   Cyrill   
1/5/2023
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Bonjour Climax,

Pas facile de cerner le propos du poème mais j’y ai récolté ça et là des images fortes, comme « la rigueur de la brume » ou « la varice de ton fleuve ». Ou encore « le crin de ta peau », qui me fait dire qu’une personne jadis aimée a laissé des marques durables chez le narrateur réduit à une ombre ou enfermé dans une gangue douloureuse.
Ce texte garde une partie de son mystère mais il est intéressant en cela qu’il n’est pas fermé à l’interprétation personnelle du lecteur, je ne m’en prive donc pas.

Merci pour la lecture.

   papipoete   
2/5/2023
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour climax
D'emblée, le 1er vers me heurte avec " cer..." et "cerceaux "; les sonorités rugueuses sont à éviter ( vous pûtes écrire " ceinte... " ?
Le héros, seul, abandonné ou trépassé, repasse dans sa tête les images, dont il est maintenant privé... sa belle envolée ?
NB l'avant-dernière strophe et son " fouette les chairs transies de mélancolie " sont mon moment préféré ! En libre, point n'est obligé de commencer chaque ligne par une majuscule ; pour une fois, un texte non ponctué, se lit sans difficulté !
c'est à " le coeur transi par le froid de la solitude... " à 40 ans, que ma brune répondit à ma petite annonce, après 4 ans privé d'amour !
34 ans plus tard, nous vieillissons ensemble

   Miguel   
2/5/2023
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
De belles images, qui sortent de l'ordinaire, et des vers fluides et musicaux. Un texte charmant avec ses équivoques qui nous font osciller entre mélancolie et sensualité.


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