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Poésie libre
Concours : L'insoutenable légèreté [concours]
 Publié le 24/10/08  -  15 commentaires  -  2680 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

Jouer c'est le travail des enfants, le quotidien des files jouxte le nôtre, tandis que des soldats soldatent...

[L'auteur de ce texte est Isfranco (qui nous l'a gentiment offert lors de son départ d'Oniris)]


L'insoutenable légèreté [concours]



Ce texte est une participation au concours n°7 : Au travail ! (informations sur ce concours).




Trois enfants s’amusent dans le petit matin
Leurs rires sonnent et teintent la vallée
D’éclats dorés et orangés, léchés de mauve
Des cailloux volent dans la poussière et sous leurs pieds.
Des rires fusent…
Le ciel, chargé, est prêt à vivre…
Lumière pure, instant magique !
Des avions passent un peu plus loin…


Un deux trois
Ils font demi-tour
Quatre cinq six
Et leur ventre s’ouvre
Sept huit neuf
Ils crachent leurs œufs
Dix onze douze
C’est bien loin d’ici




..................Insoutenable

. . . . . . . . . . . …Un deux trois….’’*….’’il y a des bouchons
. . . . . . . …’’’Quatre cinq six….’’*….’’je suis en retard
. . . . . . . .’’Sept huit neuf….’’*….’’j'avais réunion
. . . . . . . . . . ..’Dix onze douze....’*….’’ça c'est important !

..................Légèreté




Quelques corps noirs fumants puant
Charbon de bois et si petits

Dans la vallée plus un seul rire
Seul le silence crie encore




..................Insoutenable

. . . . . . . . . . .’’Dans les bouchons….’’’*….’’ce n'est pas important
'.... . . . . . . .Et mes enfants….’’*….’’jouent au jardin
.... . . . . . . ..Comme un écho….’’*….’’bien trop lointain
........... .. . . . . .D'un avenir….’*….’’sans lendemain

.................Légèreté






* À nos enfants, puissent-ils n'être jamais indifférents…
… L'effet papillon du bouchon, la loi du chaos occidental !






 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
24/10/2008
Un énorme merci à toute l'équipe de publication qui a fait un travail de titan pour réussir cette mise en page (très importante à mes yeux)... Merci particulier à Pat, Léo et Nico.

   Anonyme   
24/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe

   Anonyme   
24/10/2008
... que dire de plus ?

Un effet papillon qui étend son souffle ravageur sur nos émotions, un coup de poing, un coup de coeur aussi pour moi.

Je ne sais pas s'il existe une méthode plus efficace et dérangeante pour nous faire apparaître la vanité, l'inanité de certaines de nos préoccupations quotidiennes, de certains de nos choix, ou de nos non-dits, de notre acceptation tacite de l'horreur.

Le ciel, chargé, est prêt à vivre ...
Quand le travail des uns sonne le glas des autres, dans le silence de nos consciences et le bruit de nos activités fourmillantes.

   Bidis   
24/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que deviendrait ce « chaos occidental » sans la foule de travailleurs qui se pressent chaque matin dans les métros, dans les bus, dans les bouchons et qui trouvent qu'arriver à temps est important… Qu’y aurait-il dans nos assiettes? Comment avoir chaud l’hiver ? Quels toits sur nos têtes ? Et comment se distraire ?...
Même si à quelques milliers de kilomètres, la vie est purement cauchemardesque, que tout soit lié et qu’il faille en prendre conscience, cette « insoutenable légèreté » est souvent terriblement lourde pour beaucoup…
Plus pour moi, je suis pensionnée.
Pas non plus pour l’enfant qui joue.
Et sans doute pas non plus pour les golden-parachutistes...
Ceci dit, ce texte est splendide.
Peut-être ne l’ais-je pas compris…

   Doumia   
24/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique ! Touchant, important… si important. L'horreur totale, on est pris de vertige.
Quel talent tu as pour nous faire ressentir autant de sentiment avec cette économie de mots.
Tu me cueilles à chaque fois. C'est un texte d'une grande profondeur et un coup de cœur pour moi aussi.

   widjet   
24/10/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le fond est convaincant, la forme originale et visuelle. Le message sans fioriture ni lourdeur ni démagogie est passé.
Et bien passé. Merci.

Widjet

   David   
25/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour isfranco,

Ta version de - un, deux, trois... Soleil ! - ce jeux de cour de récré, ça renvoit peut-être aussi à une chanson enfantine, c'est assez percutant, pratiqué par des enfants fantômes, les trois du début. Une hantise dérangeante, je ne savais pas trop comment le relier au thème du concours ce poème, par l'anecdote sur la "réunion" à ne pas manquer dans les temps, le travail ne serait pas la paix, celle des armes au moins, et ça en fait partie pourtant. La réunion pourrait être celle d'ingénieurs ou de commerciaux d'une usine d'armement, et le "Héros" entendrait justement un journaliste commenter l'efficacité des produits de son travail, au travers d'un fait de guerre, mais pas besoin de l'imaginer aussi impliqué pour se sentir touché... complice ?!

   Anonyme   
1/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'imagine assez notre Isfranco assis dans sa Clio, la musique à fond, pestant contre les bouchons et pensant ce poème...

Y a de la poésie en vous mon petit monsieur, c'est indéniable... mais bon, moi, la poésie ;-)

Par contre, le dessin je connais, et le visuel du poème est très intéressant, bien illustré.

Plein de profondeur, de noirceur, de légèreté, insoutenable... ce texte porte bien son nom... quoiqu'intollérable aurait été sympa aussi, non (;-))

   Papaye   
11/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé ce poème où de terribles images se dessinent en filigrane sur celles de notre quotidien qui nous rattrape, pour dire l'horreur d'une injuste réalité et notre impuissance flagrante.
Une belle mise en page qui lui donne toute sa force. Un mot: Bravo !...

   Flupke   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le contraste est vraiment très bien illustré. L'oiseau de fer pondant des oeufs de plomb donnant la mort au lieu de la vie, so far away ...
Mais au delà de l'effet papillon on peut aussi mettre en parallèle le phénomène du « mort kilométrique ». (150 petites expériences de psychologie des médias pour mieux comprendre comment on vous manipule, page 38 : Section 10 : Pourquoi les médias parlent-ils plus de la mort d'une famille dans un incendie à Paris que de 1000 indiens décédés dans un accident de train à Calcutta ?). Si cela peut rassurer sur l'atavisme de nos cerveaux reptiliens, l'insoutenable légèreté est quand même pondérée par une équation mathématique ...

   Anonyme   
15/2/2009
Celui là est superbe.
L'insoutenable l'est.
La légèreté se fait papillon

Oui, ce poème est comme une caresse furtive. Ou un regard mélancolique.
Bravo. Heu non... bravo c'est lourd.
Alors... silence.

   wancyrs   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Merci Is !
Devant ce goup de gueule, je me trouve bien amateur tu sais ?
Et quelle mise en page!!!
Deux mondes différents, deux endroits différents, deux destins différents, bien illustrés par ce "paragraphage" précis.
d'un côté les enfants jouent dans l'insécurité, de l'autre côté ils s'amusent dans des jardins sécure... et lorsqu'ils se trouvent pris dans des feux nourris, le monde de l'autre côté s'en fou royalement, ils sont même loin de se préoccuper de ce "fait divers"
Merci Is !
Merci compagnon d'arme

Fais-moi en lire d'autres, et je te promet que moi aussi j'en produirais, pour faire avancer cette cause que les bouchons et les réunions font réléguer au dernier plan.

Wancyrs

   shanne   
30/1/2010
Bonjour,

eh, oui, seul le silence crie encore...et le vie continue. J'aime la présentation qui me donne l'impression de légèreté , j'aime la description de nos petits soucis qui nous accaparent comme si le monde allait s'écrouler et pendant ce temps où nous sommes absorbés des vies disparaissent

   Anonyme   
30/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelque chose de stylé au sens élégant du mot. J'ai aimé l'écriture et ce qui est dit, j'ai aimé ça tout autant. Merci.

   Anonyme   
6/5/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tellement poignant.
La 1ère strophe est si belle, respire l'innocence.
Et cette 2ème strophe qui contraste avec la 1ère... cet air de comptine qui fait froid dans le dos. On arrive sur un sujet auquel on ne s'y attend pas. Les images explosent, une atmosphère lourde et anxiogène.
Un poème d'une beauté cruelle.
Je n'ai pas envie de parler de la forme, le fond remporte sur le calligramme. Le calligramme, un avion, bien dans la cohérence du poème, mais la violence des mots a transpercé mon être.
Dire que c'est en parcourant un forum mentionnant ce poème que j'ai pu avoir cette chance de le lire.
Déchirant, sublime, bravo.


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