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Poésie contemporaine
Concours : La haine [concours]
 Publié le 30/09/20  -  5 commentaires  -  1701 caractères  -  117 lectures    Autres textes du même auteur

« J’irai cracher sur vos tombes » c’est l’histoire de Lee Anderson métis à la peau parfaitement blanche qui pour venger le « Gosse », son jeune frère assassiné pour avoir aimé une Blanche, châtie cruellement deux sœurs de la riche communauté blanche. Cynique et sadique, c’est un triste sire...

Pour les besoins du poème, j’ai pris quelques libertés avec le roman de Boris Vian alias Vernon Sullivan.


La haine [concours]



Ce texte est une participation au concours n°29 : Histoire de tombes et poésie de poussière...
(informations sur ce concours).





Le Gosse était gentil mais il était bien noir,
Il avait le malheur d’être né à Austin*.
Il aima une Blanche ô dieux quel désespoir,
Des salauds l’ont tué, dur et triste destin.

Ils régnaient sur les quais et dans bien des endroits.
Orgueilleux, insolents, sûrs d’eux : ils étaient blancs !
La justice a sévi sans respecter ses droits,
La justice en effet, plutôt les faux-semblants !

Je me dois de venger, je me dois de flétrir,
Le châtiment devra effacer le péché.
Les frapper sans pitié, durement les meurtrir :
Déshonorer les sœurs tel sera leur bûcher.

Mes yeux verts les troublent et mes mains sur les hanches...
Je poursuis pour cela ces nymphes en délire
Qui ne veulent que moi dont la peau est si blanche
Et c'est d'un cœur léger qu'enfin je peux vous dire :

Je suis le Nègre blanc** j'ai caressé vos femmes,
J’en ai bien abusé des brunes et des blondes
Ressentant chaque fois un appétit infâme
Tirant de ces ébats un grand plaisir immonde.

Mais quand viendra le jour de punir votre engeance
Sans remords ni regrets, avant que ne vous tombe
Mon tout dernier affront, le vrai de ma vengeance,
J'aurai d'un cœur léger pu cracher sur vos tombes.


* Le drame se déroule dans les états racistes du sud.
** Clin d’œil à Mort Schumann.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   pieralun   
1/10/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Une très belle idée que de se battre contre le racisme, et compte tenu de ce qui se passe au us, je vous en remercie.

Mais la poésie reste la poésie.
Elle peut aider à la lutte à condition de sensibiliser le lecteur par l’émotion poétique.
Mais pour ce faire, elle doit suggérer l’infamie qu’elle veut combattre, elle doit effleurer les douleurs, évoquer les larmes plutôt que de hurler les cris, elle doit imager les méchants.
Vous dénoncez à juste titre, mais c’est une vulgaire nouvelle que vous écrivez.
Pardonnez-moi, les faits auraient pu m’emouvoir, ils me font pleurer lorsque l’image nous montre l’intolérable, mais là il s’agit de poésie

   Lebarde   
14/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voilà bien un bon résumé du livre de Boris Vian alias Vernon Sullivan que j'ai eu l'occasion de lire récemment.
Tout y est, ou presque, mais qu'apporte ce poème sinon de résumer un livre?
Pas de valeurs ajoutées, pas d'originalité et quelques lourdeurs dans l'expression, des répétitions injustifiées, un argumentaire parfois bien simplifié qui me déçoivent un peu:

"La justice a sévi sans respecter ses droits,
La justice en effet, plutôt les faux-semblants !"

"Je me dois de venger, je me dois de flétrir"

"Ressentant chaque fois un appétit infâme
Tirant de ces ébats un grand plaisir immonde."

"Mais quand viendra le jour de punir votre engeance
Sans remords ni regrets, avant que ne vous tombe
Mon tout dernier affront, le vrai de ma vengeance",

Présenté en néo-classique ce poème contient quelques "aléas" que la catégorie peut sans doute tolérer mais qui sont dommageables.

- Hiatus: "né/à/Austin", " aima/une", "devra/effacer"
- rimes: péché/bucher, hanches/blanche, femmes/infâme, blondes/immonde, tombes/tombe.

Mon commentaire est peut être sévère mais il s'agit d'un concours.

Bonne chance

   papipoete   
30/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
bonjour
Ne connaissant pas ce roman, je commente ce texte en toute impartialité.
Un noir amoureux d'une blanche ; cela méritait une correction de la part des ségrégationnistes, à la hauteur du geste, à savoir la mort !
Son frère noir, mais blanc de peau, le vengea auprès de blanches qu'il déshonora avec un plaisir immonde...
NB la morale pourrait ressembler à la Loi du Talion, que nombre d'hommes réclament après un crime odieux ( comme le père adoptif de Laëticia Perrais... ) répondre par le sang au sang !
Ici, on ne tue pas, mais l'on venge à " l'insu du plein gré " des filles bernées.
face aux assassins blancs, le " nègre blanc " ne viole ni des corps, ni des âmes puisque ses victimes ne savent rien...
Le thème est on ne peut plus passionnant ( on pourrait applaudir ), mais comment réagirent les blancs, en apprenant ce que le héros fit à leurs femmes ?
le développement de ce texte, relève davantage d'un éditorial journalistique, et commet quelques maladresses ( le 8e vers put se formuler autrement )
dans la 5e strophe ( grand plaisir immonde ) " grand " n'est pas utile !
dans la dernière ( que ne vous tombe... ) mal formulé
je ne sais sous quelle forme fut présenté le poème, aussi je m'abstiens de citer les remarques techniques.

   Robot   
30/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Quelques remarques de forme:

Demander de prononcer la syllabe finale de la ville de Austin comme "hein" alors que la prononciation est "Ine" ne ressort pas d'un effet de style mais d'une astuce pour tenter de conserver la rime.

Dans le second quatrain il y a un manque de transition entre les deux premiers vers qui parlent des blancs et les deux autres qui reviennent sur le Gosse.

Ensuite on passe du récit à la troisième personne au "je" sans que celà soit marqué par une ponctuation. J'aurais mis des guillemets pour bien indiquer qu'à ce moment c'est le Gosse qui s'exprime et non plus le narrateur.

"Avant que ne vous tombe mon tout dernier affront" l'expression est un peu lourde.

Le fond de cette sordide histoire est lui plutôt bien présenté. J'ai parcouru ce texte sans déplaisir pour le récit mais j'aurais aimé plus de rigueur dans la rédaction.

   Lulu   
8/10/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

J'ai lu et relu ce texte, mais je n'arrive pas à adhérer favorablement.

Tout d'abord, j'ai eu du mal avec l'attente de la rime "Austin" et "destin". Cela a ralenti ma lecture.

Le 8ème vers m'a semblé plus prosaïque que poétique du fait de sa formulation, notamment du fait de "en effet". De fait, la répétition de "La justice" tombe un peu à l'eau.

Au niveau de la troisième strophe, j'ai été surprise par le mot "péché" qui m'a semblé étrange ici, comme antinomique par rapport au reste de la strophe. Ensuite, je trouve qu'on s'enlise un peu dans les vers suivants : ceux de la 3ème et 4ème strophe.

Dans la 5ème strophe, le "grand plaisir immonde", s'il m'apparaît être une figure de style ne parvient pas à me toucher, pas plus que les strophes précitées car, après avoir pris le temps de lire, il m'est impossible de m'identifier, et de ressentir de façon intéressante ce poème.

Ainsi, et c'est mon sentiment tout personnel, et bien que ce soit dans le thème du concours, je ne ressens rien de positif dans cette lecture.

Cela dit, la narration est intéressante du fait de ce constat : je n'aime décidément vraiment pas ce que peut être la haine. Et cela, votre poème l'illustre parfaitement bien. Je regrette juste qu'il puisse être pris au premier degré par certains lecteurs que je pourrais très bien imaginer. Avis tout personnel.


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