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Poésie libre
Concours : Poussières de lune [concours]
 Publié le 04/10/20  -  8 commentaires  -  778 caractères  -  213 lectures    Autres textes du même auteur

Thème : « Demande à la poussière »


Poussières de lune [concours]



Ce texte est une participation au concours n°29 : Histoire de tombes et poésie de poussière...
(informations sur ce concours).





Le mirage d’une caravane de sel
ondule sur l’aile fauve de la grande dune.

Son sable a la douceur du ventre des gazelles,
si fin, presque fluide — comme poussières de lune
dispersées sous l’angle aigu du vent.

Au sommet de son âge, elle contemple les siècles
qui ont enseveli le mystère de sa naissance.

Sa mémoire murmure l’eau absente,
les premiers grains déposés au pied de l’acacia
mort de trop de ciel.


 
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   socque   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Superbes trois derniers vers ! Ce que j'aime en poésie : simplicité et image qui frappe direct. Cet acacia mort de trop de ciel me met à genoux d'admiration.

J'ai un gros bémol en revanche sur
les siècles
qui ont enseveli le mystère de sa naissance.
La formulation pour moi est trop construite, trop "grammaticale", exprime trop la pensée et non le ressenti, la perception immédiate. Rien que le choix d'une construction par proposition relative me gêne, arrête un instant ma lecture. De même évoquer un mystère implique un questionnement, donc du recul, de la pensée.
En revanche, par exemple, la comparaison avec le ventre des gazelles me paraît à sa place, on est dans la pure sensualité.

Un fort beau poème à mon avis.

   eskisse   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une épure ; n'y est laissé que l'essentiel. Les images portent le sème de la douceur ( " la douceur du ventre des gazelles", "comme poussières de lune" )
Les caractérisations sont portées par des épithètes homériques : "l'aile fauve de la grande dune" / " l'angle aigu du vent ) qui donnent une majesté au paysage.
Le mouvant est omniprésent dans la fixité de la dune : " ondule", "fluide", " vent" .
La personnification de la dune est subtile, avec des glissements de mots : ce sont les siècles qui ensevelissent et non le sable.
Le final : " l'acacia mort de trop de ciel" est magnifique dans son évocation des origines.

   dream   
4/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ici, l’auteur nous embarque loin… très loin, et nous conduit haut... très haut dans l’éther d’un somptueux décor naturel du désert : la dune.

C’est l’occasion, aussi, de magnifier le talent du poète, car comment nier l’évidente beauté de ces vers si lumineux :

« Les premiers grains déposés au pied de l’acacia
mort de trop de ciel. »

Somptueux !

   papipoete   
4/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour
Voyez la grande dune " sous l'aigle aigu du vent... et si vous tendez l'oreille, vous l'entendrez vous raconter la genèse de son histoire, au pied d'un acacia.
NB un poème qui allie beauté et minimalisme à la perfection : en effet, en 10 vers, parvenir à peindre le tableau de ce qui est, qui fut et sera encore !
La seconde strophe est si poétique, quand la troisième m'évoque le Sphinx de Gizeh si monumental, que pourtant recouvrit le sable entièrement !
La finale avec cet arbre si résistant pourtant, qui ici de trop de soleil, rendit l'âme, et fut avalé par la dune est fort originale !
Quand le " libre " atteint un tel niveau de qualité... le tout en " tout petit ", je dis " bravo poète ! "

   Lebarde   
4/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Superbe poème!

J'aime bien l'idée sous-jacente que la poussière qui vient de "là-bas", du ciel, de la mort des étoiles? fait ...la dune ....la montagne... et serait à l'origine de "toutes matières".

J'aime aussi ce désert sublime que j'affectionne particulièrement et que ma modeste plume a souvent tenté en vain, de décrire.

J'admire ici la sobriété, la simplicité, le ton, le pastel des mots qui ont été utilisés pour le faire avec autant de poésie.

Chapeau l'Artiste!

"Le mirage d’une caravane de sel
ondule sur l’aile fauve de la grande dune.

Son sable a la douceur du ventre des gazelles,"

Quels beaux vers, quelles belles images!

La lecture, le temps, fluides, coulent délicatement comme le sable fin sur le versant sous le vent de la dune.

Bravo, vous avez su créer une atmosphère qui me touche et m'oblige à encenser une poésie libre.
Pour ceux qui connaissent mes sensibilités pour le classique....!

Encore un sérieux candidat pour les palmes. Un de plus!

Lebarde

   troupi   
4/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Parler du désert en si peu de mots et d’une façon aussi admirable c'est fort.
Je voudrais isoler une image mais c'est le poème en entier qui m'emporte.
Ce commentaire ne peut rien apporter à l'auteur mais je voulais juste témoigner de mon admiration.
Bravo poète.

   Marite   
4/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout à fait le genre de poème qui trouve un écho en moi ... les deux premiers vers s'emparent de notre imaginaire et la succession des images brillamment esquissées nous transporte dans l'univers merveilleux et magique d'une simple dune au coeur du désert.

   Lulu   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

J'ai beaucoup aimé ce poème, court, mais si coloré à partir de jolies trouvailles : "Son sable a la douceur du ventre des gazelles"... On lirait presque "couleur" plutôt que douceur, nous donnant voir, par l'image du ventre des gazelles, leur couleur. Couleurs renforcées par "poussières de lune". Très bel ensemble...

Je n'ai pas bien aimé l'adjectif "fauve" dans "ondule l'aile fauve de la grande dune". Sans doute parce que j'ai eu du mal à me la représenter ainsi ? En tous les cas, ce mot a freiné ma lecture au début du poème.

Je me suis demandé qui était le "elle" dans le poème, à partir de "elle contemple les siècles". Je l'interprète différemment d'une lecture à l'autre. J'ai d'abord pensé à un regard extérieur féminin, puis à la dune même qui "contemple les siècles".

Les trois derniers vers ont ma préférence. Très très beaux !

Au final, ce qu'il me reste au terme de cette lecture, c'est plus une impression de sable et de temps écoulé par le biais de très belles images, mais le thème lui-même "Demande à la poussière" m'a semblé peut-être un peu trop éloigné.


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