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Poésie néo-classique
Curwwod : Boulevard Beaumarchais
 Publié le 28/02/16  -  20 commentaires  -  848 caractères  -  342 lectures    Autres textes du même auteur

On les appelait "marcheurs"…


Boulevard Beaumarchais



La jeune fille en crinoline,
Sur le boulevard Beaumarchais,
Faisait trottiner ses bottines,
Quand à son pas je m'attachai.

La jeune fille en crinoline
portait à sa lèvre un œillet,
Et sa bague de cornaline
À son annulaire brillait.

En admirant sa taille fine,
J'imaginais ce que voilait
La jolie robe violine,
Qui sur sa cheville volait.

Lui offrirai-je des pralines
Ou des fleurs ou bien, j'oserais,
Peut-être, mon âme orpheline,
Qu'à ses pieds je déposerais… ?

Mais elle courait, j'imagine,
Heureuse, au rendez-vous secret
De quelque galant androgyne…
Et je craignis d'être indiscret.

Il fallut bien que je m'incline…
Elle est souvenir désormais,
La jeune fille en crinoline
Que je ne reverrai jamais.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Ioledane   
12/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai suivi avec plaisir les pas du narrateur sur ceux de cette jeune fille, au long de ces quatrains d'octosyllabes et de leurs rimes similaires.
La crinoline et les bottines posent tout de suite un décor joliment désuet.
Le quatrain des pralines me paraît un peu maladroit, mal tourné.
Le suivant tombe plutôt bien en revanche, à l'exception de cet "androgyne" qui m'a intriguée dans la mesure où rien a priori n'amène à ce postulat ; il m'a semblé n'être là que pour la rime, c'est dommage.
Sinon j'ai bien aimé l'atmosphère d'ensemble.

   papipoete   
12/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" forme contemporaine ", donc je ne m'astreins pas à compter les pieds, et ausculter les rimes, et d'emblée, l'ensemble me va !
Cette " jeune-fille en crinoline " me faisait rêver ; j'imaginais ce que voilait sa jolie robe . Mais cette bague à l'annulaire, cet air si heureux, se hâtaient sûrement vers un rendez-vous galant ; je dus m'y résoudre et oublier...
La 4e strophe et ses 3 derniers vers est mon passage préféré !
NB je n'aurais pas répété " la jeune-fille à crinoline " au début du second paragraphe, mais à la fin c'est bien ainsi .

   Anonyme   
12/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

"La jeune fille en crinoline"... est de toute beauté !

Quelle délicatesse dans ces vers concis et mélodieux... On dirait des mots finement brodés, à l'image de cette robe en crinoline que je devine...

Du reste, le choix d'opter pour les mêmes rimes du début à la fin m'a agréablement surpris. La démarche est originale et pleine d'intelligence.

Un poème que j'aurais voulu écrire, assurément.

Bravo à vous,

Wall-E

   Hananke   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

C'est le récit d'une apparition des temps anciens qui ne manque pas
de charme.
Par contre, l'écriture sur deux rimes me gêne quelque peu :
avec cette forme, on se fait piéger inévitablement par elle
au détour d'un quatrain.
Les inversions nombreuses sont les images de mon propos.


Mais bon, ce petit poème d'un autre temps reste agréable à lire
en ce dimanche matin en faisant travailler l'imagination.

   Sofi   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Une agréable lecture en ce dimanche matin. Crinoline et robe violine sont passées devant moi ce matin et j'ai aimé m'attarder sur votre poème qui m'a embarqué vers une époque que j'aurais aimé connaître.

   Robot   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte m'a remis en mémoire le début du roman de Maurice LEBLANC "la demoiselle aux yeux verts" lorsque son héros Arsène Lupin décide de suivre au hasard une femme sur un boulevard.
Il y a une atmosphère dans ce poème dans laquelle je me suis laissé entraîné. La double rime semble suivre le rythme des pas. Je pense que ce choix est ici judicieux.

   Arielle   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle jolie promenade sur ce boulevard Beaumarchais (si bien nommé ! ) Je ne peux m'empêcher de retrouver l'écho des "Fêtes galantes" sous les pas de cette demoiselle que rythme la double rime avec bonheur.

Si j'osais je te proposerais d'alléger un peu le seul quatrain qui boitille un peu à mon sens. Même si la rime en pâtit un peu il me semble que la lecture en serait plus fluide ainsi :

Lui offrirai-je des pralines,
Ou des fleurs, ou bien j'oserais
Déposer mon âme orpheline
A ses pieds que je baiserais… ?

Mais c'est toi l'auteur et seul juge bien sûr !
En tout cas merci pour cette agréable promenade dominicale

   luciole   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

j'ai pensé pour ma part à ces vers célèbres de Gérard de Nerval :

elle a passé la jeune fille,
vive et preste comme un oiseau,
à la main une fleur qui brille,
à la bouche un refrain nouveau

C’est peut-être la seule au monde

Dont le cœur au mien répondrait,

Qui venant dans ma nuit profonde

D’un seul regard l’éclaircirait !


Mais non, ma jeunesse est finie…

Adieu, doux rayon qui m’as lui,

Parfum, jeune fille, harmonie…

Le bonheur passait, il a fui !


Vous avez écrit un joli poème dont seul "l'androgyne" me paraît se trouver là pour la rime.
Au plaisir.

   PIZZICATO   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais "
C'est à ce joli poème de Antoine Pol que cette jeune fille "en crinoline" m'a fait penser.
Un petit air d'antan qui rend cette poésie agréable à lire.

   leni   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Curwwod
Ton poème joliment écrit me fait penser "Aux passantes" chantées par Brassens

En admirant sa taille fine,
J'imaginais ce que voilait
La jolie robe violine,
Qui sur sa cheville volait.

j'aime ce passage particulièrement Et je salue ce bel ouvrage

Bravo Et Merci Amitiés Leni

   Francis   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Douceur, légèreté pour des vers qui ne demandent qu'à être fredonnés. J'ai aimé emprunter le pas de cette inconnue sur le Boulevard Beaumarchais. Un rayon de soleil qui annonce le printemps.

   Lulu   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Curwwod,

c'est avec grand plaisir que j'ai lu ces vers tout enchanteurs.

J'ai beaucoup aimé l'image de l’œillet porté aux lèvres de la jeune fille. Elle nous donne un petit avant-goût du printemps ou de l'été ; saisons où l'on flâne peut-être plus facilement. Du reste, l'image est originale et fait rêver.

J'ai beaucoup aimé, par ailleurs, la forme de ce poème que je trouve toute séduisante. On vous imagine volontiers le déclamer à haute voix.

Le seul bémol, peut-être, concerne la quatrième strophe que j'ai trouvée un peu moins fluide que tout le reste. Il m'a fallu la relire pour l'assimiler vraiment.

   StayinOliv   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Tant de choses à dire pour une si brève rencontre ! Enfin, les mots sont justes, bien choisis, font mouches. J'ai juste eu du mal avec la troisieme strophe et cette répétition de " v " , et la 4ieme strophe, il a fallu que je relise à deux fois la tournure pour comprendre " déposer son âme ". Belle rencontre et joli poème !

   Cristale   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Image fugitive toute de grâce comme une toile de Monet que la lectrice que je suis effleure du regard.

L'octosyllabe en cadence sur deux rimes enroule les quatrains sur les pas des jeunes gens qui se suivent, s'harmonisent, puis s'éloignent peu à peu jusqu'à disparaître comme dans un miroir sans tain, une aquarelle qui se délite joliment sur ce dernier quatrain :

"Il fallut bien que je m'incline…
Elle est souvenir désormais,
La jeune fille en crinoline
Que je ne reverrai jamais."

...et ce superbe jeu d’allitérations dans ce quatrain :

"En admirant sa taille fine,
J'imaginais ce que voilait
La jolie robe violine,
Qui sur sa cheville volait."

Je trébuche un peu sur les deux derniers vers du quatrième quatrain.

Je ne sais pas trop analyser la prosodie en néo alors, je m'en tiens à ces belles images anciennes et romantiques d'une époque où j'aime me promener et que vous poétisez à ravir.

Merci Curwwod.

Cristale

   emilia   
28/2/2016
Un tableau romantique à souhait que cette charmante jeune fille en crinoline (ce vêtement féminin si symbolique d’une époque révolue…) que l’on imagine très bien trottiner avec légèreté, chaussée de ses bottines, avec cette « jolie robe violine qui sur sa cheville volait… » ; un mouvement si gracieux et délicat qu’il semble impossible de ne pas céder à la tentation de suivre ses pas et d’espérer à son tour un rendez-vous secret… ; un poème où se dégage un charme indéfinissable avec cette double rime d’une jolie musicalité pour un rêve agréable à partager…

   Curwwod   
1/3/2016

   Christine   
3/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel joli poème aux tonalités effectivement nervaliennes. La simplicité et la linéarité règnent sur cette belle métaphore filée de main de maître qui prend son inspiration dans une époque révolue, charmante et coquine aussi où les vieux messieurs ne pouvaient guère rivaliser avec le charme androgyne de jeunes dandys.
Une douce musicalité, un ton mélancolique sans excès, un très beau poème qui séduit.
Bravo et merci pour ce plaisir offert.

   angelina   
4/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Monsieur Curwwod,
Je pense que Christine a admirablement bien résumé ce que je pensais .
J'ajouterais qu'au delà des mots votre sensibilité, et votre délicatesse m'ont profondément touchée ...Je sais aujourd'hui que ce n'est pas un fait du hasard .
Bon courage et revenez nous vite !

   MissNeko   
21/7/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
En lisant vos vers, je n'ai pu m'empêcher de penser à " à une passante " de Baudelaire.
Dans vos poèmes, on ressent toujours un peu de tristesse, de mélancolie et du regret. Vous avez l âme torturée et amoureuse du poète romantique, le poète d un autre temps, d une autre époque.
Merci

   jfmoods   
26/11/2017
Constitué de six quatrains en octosyllabes, ce poème est à rimes croisées, suffisantes et riches, alternativement féminines et masculines.

Un cadre spatio-temporel peu développé (titre, repris au vers 2 : "Boulevard Beaumarchais") permet au poète de se concentrer sur une filature impromptue (passé simple : "à son pas je m'attachai").

Secondé par l'anaphore ("La jeune fille en crinoline" x 3), un jeu de métonymies dresse, du haut vers le bas, l'ébauche d'une silhouette ("sa lèvre", "sa taille fine", "sa cheville") empreinte de vivacité ("faisait trottiner ses bottines", "La jolie robe violine... /... volait", "elle courait").

Sous le charme (gérondif : "En admirant"), le locuteur glisse du corps révélé au corps caché ("J'imaginais"), s'interroge sur la manière d'aborder la belle (alternative : "offrirai-je des pralines / Ou des fleurs", conditionnel présent : "oserais-je", "je déposerais").

Cependant, un indice ("sa bague de cornaline / À son annulaire") laisse à penser que le coeur de la fille est engagé ailleurs (hypothèse peu flatteuse pour l'élu envisagé : "quelque galant androgyne") et qu'il est donc préférable de ne pas risquer inutilement sa chance dans des travaux d'approche (modalisations : "je craignis d'être indiscret", "Il fallut bien que je m'incline", futur simple : "Que je ne reverrai jamais").

Merci pour ce partage !


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