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Poésie néo-classique
Curwwod : Endymion
 Publié le 08/06/19  -  13 commentaires  -  712 caractères  -  323 lectures    Autres textes du même auteur

Amour funeste : une légende.


Endymion



Hécate des enfers, sombre étoile du soir,
Qui roule à l'horizon des nuits hallucinées,
Ton orbe enveloppé de brumes rubanées
Ouvre son œil blafard au sommet du ciel noir.

Aux triples carrefours ton funèbre pouvoir
Exaspère l'effroi des ombres décharnées
Qui hurlent à la mort autour des cheminées
Où la flamme s'éteint quand tu viens t'y asseoir.

Une larme d'argent choit du dais mortuaire,
Vient baiser au visage un vaillant belluaire
Qu'un ultime combat a couché comme un arbre.

Rien ne peut éveiller ce mort dont le front luit,
Ton regard l'a figé tel un géant de marbre :
Sans fin, Endymion dort, ses armes près de lui.


 
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   Hananke   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un très beau sonnet néo-classique sur les amours d'Endymion et de Séléné
(la lune).
Pour chipoter un peu, la lune n'est pas une étoile mais un satellite
(premier vers).
Le blafard du premier quatrain est aussi un peu galvaudé mais quoi
mettre d'autre comme adjectif ?
Le second quatrain est de toute beauté comme les deux tercets.
La rime arbre/marbre passe parfaitement et dommage, vraiment
dommage que luit/lui enlève la catégorie.
Il eût, peut-être, fallu chercher à caser le mot nuit au lieu de lui.

Mais bon, l'ensemble reste de très haute qualité.

   Mokhtar   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il aimait Séléné, il gît sous l’œil blafard d’Hécate. Dur quand celle qu’on aime à plusieurs personnalités.

Très élégant poème de facture classique, dans la forme et dans l’esprit, soutenant la comparaison avec ce qui s’est fait de mieux chez les parnassiens (j’ai un peu vérifié). Car la poésie des quatrains n’est pas affectée par la grandiloquence du style.

L’ambiance lunaire y est perçue de sublime façon. L’écriture et les images sont superbes. Pas une cheville, pas un à peu près, pas la moindre faiblesse.

Mon seul reproche à ce sonnet, c’est…d’en être un. Est-ce une forme qui convient à ce genre de texte ? Les deux tercets, avec ses contraintes de formes, traitent moins bien Endymion qu’Hécate (et encore !). Deux autres quatrains auraient, à mon goût, maintenu le ton et l’équilibre.

Il n’en reste pas moins qu’on a là un texte de très haut niveau, à ranger au pinacle du site.

   papipoete   
8/6/2019
bonjour Curwwod
Je vois un poème écrit tout en finesse, avec des images richement dotées, mais hélas pour moi, je fais partie de ces oniriens " illettrés " en mythologie pour qui Endymion, Hécate, orbe, belluaire n'évoquent rien !
Il faut de tout pour faire un monde... je sais ma grammaire, mes conjugaisons et mon français fait ce qu'il peut avec ce qu'il sait !
Je ne puis suivre l'auteur, mais sais parfaitement que sur ce site, il se trouve des érudits qui savoureront vos écrits, apprécieront encore une fois votre brillante plume !
Tout au plus, puis-je dire que ces alexandrins servent à ravir la forme " néo-classique "

   TheDreamer   
8/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Comment ne pas songer au merveilleux tableau : "Le sommeil d'Endymion" d'Anne-Louis Girodet qui se trouve actuellement exposé dans le département des peintures françaises du Louvre.

Dans la mythologie, Endymion est un jeune berger, voué au culte de Phoebe et plongé dans un sommeil éternel (le tableau de Girodet étant une représentation des chimères et des rêves) dont la Lune s'est éprise pour sa beauté plastique. Le thème est original et beau évidemment, mais il me semble que ce poème traite bien plus de la Lune que du berger. Les deux quatrains dans leur entièreté évoquent l'astre nocturne. Dans certains passages, le style me fait d'ailleurs franchement songer au poète, chanteur parnassien : Maurice Rollinat (en particulier les 2 vers d'ouverture du poème).

Dans votre sonnet Peletier néo-classique, Endymion n'est évoqué qu'à partir du 2nd vers du 1er tercet :

"Vient baiser au visage un charmant belluaire" vers qui marque votre choix. Au lieu de faire d'Endymion un simple berger, vous le dépeignez sous les traits du roi d'Élide.

Je préfère les quatrains aux tercets à la fois pour le souvenir de Rollinat et pour les images qu'ils offrent.

Merci.

   Anje   
8/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mythologie inspire toujours autant...
Ce très beau poème démontre les solides connaissances de son auteur tant en mythologie qu'en prosodie. Je lis, relis mais ne trouve pas les mots. Il n'y a que du bon dans ce sonnet et l'auteur ne doit pas regretter ce "luit/lui".
Bravo !

   poldutor   
8/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Curwwod
Très beau sonnet où la musique, le rythme, les images sont la preuve d'une maitrise certaine et d'une connaissance approfondie de mythologie grecque. La beauté du héros le condamne paradoxalement à la non-existence, ce n'est pas "sois belle et tais toi, mais "sois beau et dors !
Cordialement.
poldutor

   PIZZICATO   
8/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour relater ce mythe de Endymion et le sommeil éternel, l'auteur a choisi la déesse la plus sombre de la triade lunaire, Hécate.
Grâce à elle, les nuits sont inondées de cauchemars, brrr !
" Aux triples carrefours ton funèbre pouvoir
Exaspère l'effroi des ombres décharnées
Qui hurlent à la mort autour des cheminées "

L'écriture raffinée de l'auteur n'est plus à souligner.
Mais, cette fois, le thème ne m'a pas pas vraiment séduit.

   leni   
8/6/2019
Endymion est l'amant de Selene et je reste planté devant mon inculture Je suis totalement incapable de commenter ce texte
et je te prie de m'excuser Bien amicalement à toi LENI

   Davide   
8/6/2019
Bonjour Cruwwod,

Je vois dans ce poème un exercice de style - très réussi ! - qui me fait penser au mouvement parnassien.
L'écriture est maîtrisée, sans nul doute, mais le sujet ne me parle (vraiment) pas, ni ne me touche, ni ne me surprend, en dépit de mon intérêt - certes modéré - pour la mythologie.

Ayant beaucoup apprécié d'autres publications de l'auteur, dont je connais et reconnais le talent, je m'abstiendrai d'affubler d'un "pas" ce poème rigoureux, intéressant, et que d'aucuns sauront apprécier.

Merci du partage,

Davide

   senglar   
8/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Curwwod,


Il me serait difficile de faire un commentaire de votre superbe sonnet avec un minimum de sérieux et de crédibilité sans avoir fait au préalable de solides révisions ou bien alors il faudrait avoir la culture infuse.

- la légende d'Endymion tout d'abord est très complexe à saisir et que signifie-t-elle finalement, réellement ou symboliquement ?
- vous choisissez Hécate, la face noire de la lune, liée à la mort, aux armes. Pourquoi : Endymion dort-il d'un sommeil funeste ? (si funeste ?)
- Endymion : roi ou berger ? Pourquoi le choix du belluaire ?
- les carrefours... Bien sûr on connaît. Mais pourquoi un triple carrefour ? (à cause d'Hécate/Séléné/Artémis ? because la triade lion-chien-cheval liée à Hécate ?)
- quant aux cheminées : Passe-t-on des cheminées de toit aux âtres et à leurs anachroniques pénates ?

Vous voyez que cela me fait beaucoup de questions/interrogations...


Le sonnet lui-même m'apparaît en soi comme un tableau renvoyant à la peinture d'Histoire du XVIIIè (la plus haute catégorie, catégorie noble) rayon mythologie, Endymion pouvant apparaître comme une allégorie.
Le sujet est donc très visuel, bien léché en quelque sorte, avec un contraste clair-obscur, Endymion blanc marbré, nacré, pâle, translucide, irradiant sur un fond sombre, ses armes près de lui (important), le front qui luit (important aussi : présence, caresse, baiser peut-être de sa déesse).
Brrref... C'est ainsi que je vois ce poème : comme un tableau d'histoire (transcendé).

Très beau travail mais cela vous le savez déjà vous-même :)


senglar-brabant

   emilia   
10/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle évocation romantique d’un tableau mythique sous la lune masquée et parée de ses attributs de déesse : « étoile du soir… au funèbre pouvoir », celui de figer à jamais l’objet de son amour d’un seul regard, à travers un jeu subtil de sonorités impressionnistes dont l’écho musical imprègne ce superbe sonnet à la mise en scène théâtralisée : « Une larme d’argent choit du dais mortuaire », vision sublimée où je retrouve avec grand plaisir la plume talentueuse de l’auteur…

   Curwwod   
11/6/2019

   Absolue   
11/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne connais pas la légende d'Endymion.
C'est un poème très sombre et gothique que je découvre ici...
Orbe et belluaire sont des termes qui m'étaient inconnus. Le belluaire est donc un gladiateur?

Voici mon passage préféré:

"Une larme d'argent choit du dais mortuaire,
Vient baiser au visage un vaillant belluaire
Qu'un ultime combat a couché comme un arbre."

Les "triples carrefours" sont moins mélodieux à mon oreille mais le reste est parfait.


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