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| Provencao
2/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour,
"Je crève d’un pays s’il n’est pas arc-en-ciel" Vers soufflé, à la fois poétique et réel, accent, pour le moins, tout à fait comme un dicton infans, définitivement : Une poésie écourtant toute clarté. Accent encore non usité, cadrant toute vérité, accent encore supportant d’être aphasique... Cordialement Bon courage pour le concours. |
| Cristale
2/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Petite remarque : "ornant d'un liseré" et non "ornant d'un liserai", erreur d'orthographe qui me fait juger l'écriture de cette terza rima convenable.
Liqueur, sucre, mangue, un poème gourmand pétri d'une sensualité offrant une sexualité aux grands éléments de la nature. L'ensemble est joliment coloré dans un langage peu banal. "À la mer indigo, lorsque l’astre éjacule, D’une ultime flammèche, un cachet séminal Sur la vaste étendue. Tant me darde et me brûle L’opiniâtre désir d’un international !" Un rejet remarquable. Est-ce tolérance que s'accepter les uns les autres pour créer ce pays arc-en-ciel ? J'aurais poussé le curseur sur un effort supplémentaire concernant la versification. |
| Donaldo75
2/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai trouvé ce poème abouti de par son originalité, dans l'exposition du thème, la tonalité déployée, la forme choisie. Il s'égrène sur le ruban magnétique, enjambant de ses tercets des vers parfois improbables et qui font de cette poésie une forme improbable, plus Braque que Monnet. Le dernier vers est d'autant plus remarquable qu'il a été amené au niveau du sens par la composition entière.
Bravo ! |
| jf2
2/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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On voyage avec tous ses sens grâce à ce poème aux accents exotiques.
J'ai beaucoup aimé "le son de votre peau" et "la poudre paprika ornant d'un liseré...". Quelques mots un peu rares ajoutent un parfum d'étrangeté (pérégrins, batarsité) En revanche, je regrette les deux vers : À la mer indigo, lorsque l’astre éjacule, D’une ultime flammèche, un cachet séminal L'image est trop crue à mon goût et éclipse un peu le reste d'un poème somme toute plutôt doux. Le dernier vers est un cri du cœur et que c'est beau un arc-en-ciel... |
| Pussicat
2/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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« Je rêve d’un pays, mais le regret me point,
Mes frères étrangers, pérégrins ou bohèmes, De n’avoir pas le mot, ni la vigueur du poing Qui lève une bannière, ou compose un poème Égal au sentiment que je berce en mon cœur. » Le texte commence par un aveu de faiblesse de ne pouvoir s’acquitter de la tâche imposée, étrange, n’est-il pas (?). « frères étrangers » je remarque un angle partagé par les participants de ce concours de placer la tolérance sous le patronage de l’étranger, l’immigré, frères et sœurs humains. Suit une phrase qui se déploie sur 4 strophes « Vienne le temps bientôt, […] Sur la vaste étendue. » ! une prouesse où l’auteur dévoile sa maîtrise de l’enjambement et l’étendue de son vocabulaire poétique épicé d’une audace un peu trop audacieuse « lorsque l’astre éjacule, D’une ultime flammèche, » et d’un clin d’œil à l’histoire (est-ce volontaire ?) avec le mot de J. Chirac sur « le bruit et l’odeur » demeuré célèbre. J’apprécie la reprise du néologisme créé par Danyèl Waro « batarsité », poète et musicien réunionnais qui a popularisé le maloya (j’ai eu le plaisir d’assurer la communication de ses concerts à plusieurs reprises, fermons la parenthèse). L'auteur révèle l'impossibilité de la tolérance, elle est désir, rêve, elle est pays imaginé, elle se révèle sous des images. Tous mes encouragements pour le concours |
| NoraHault76
8/9/2026
trouve l'écriture
très perfectible
et
n'aime pas
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Bonjour,
Je salue l'effort sur le thème de l'ouverture et du métissage, parfaitement dans le sujet du concours. Cependant, je n'ai pas été convaincue par l'exécution. L'accumulation d'images très hétérogènes (des épices à des métaphores anatomiques ou cosmogonielles assez crues comme « l'astre éjacule ») m'a semblé trop chargée et m'a détachée de l'émotion. De plus, le vocabulaire très recherché crée un fort décalage avec une conclusion beaucoup plus triviale (« je crève d'un pays »). Pour ces raisons de fluidité et d'excès de style, je trouve l'écriture très perfectible. Bonne continuation pour le concours. |
| VanEger
16/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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Décidément les belles plumes poétiques d’Oniris ont été mises en verve par le thème de la tolérance.
Autant vous l’avouer tout de suite, savoir si vous avez correctement réglé l’alésage de la mécanique de votre poème, c’est le cadet de mes soucis. Je ne suis pas puriste. Là où je commence à renauder un peu, c’est que je lis un texte où la tolérance se trouve une fois de plus roulée dans la farine. A quelles fins ? Servir de véhicule à une idéalisation fortement dépourvue de nuances et de subtilité de l’exotisme aux couleurs criardes et aux fortes senteurs (notez que j’ai dit « senteurs », pas « odeurs »), à l’édification en mythe d’un ailleurs « forcément sublime » et d’un salut ne pouvant être apporté que de l’extérieur. Sous-entendu : nous autres, à l’intérieur, ne pouvons être qu’intolérants, donc moches et cons. Je commence à trouver lassant qu’on instrumentalise la poésie pour se livrer à des exercices d’autoflagellation qui n’ont même pas le mérite de vendre un peu de rêve. Vous voulez de la tolérance, de l’acceptation de l’autre sans jouer les chiens couchants ? Lisez Christian Bobin, lisez François Cheng, lisez Charles Juliet ou René Frégni, nom de Dieu ! De grâce oubliez les antiennes de votre catéchisme bobo. Julien Benda (« La trahison des clercs ») nous en avertissait déjà : "Il ne faudrait pas prendre pour de la pensée l'art de jongler avec les sophismes comme Roubert-Houdin avec ses gobelets ou le simple talent littéraire". Mes vœux de succès néanmoins. |
| Heloise
18/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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Il me semble que le sujet est raisonnablement traité, quoique sans surprises. Il me semble, car le vocabulaire est lourd et nr permet pas de se glisser légèrement jusqu'au sens. Il faut remuer des tonnes d'images, de recherches lexicales, d'analyses avant de pénétrer le sens. Un excès de beaucoup de choses dans les vers.
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| LeChevalier
20/9/2026
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(Commentaire rédigé le 4 septembre mais publié après la fin du vote, tel quel.)
Du point de vue de la forme, ce qui frappe dans ce texte, c’est la discordance absolue entre tercet et phrase. En effet, un seul tercet se termine par un point et c’est le tout dernier. En fait, la ponctuation forte (point ou point-virgule) est plus souvent à l’hémistiche qu’en fin de vers. Il y a donc une volonté de décalage. Ce procédé fonctionne très bien dans les formes simples et facilement perceptibles, surtout les rimes plates. Mais la terza rima est une autre affaire, surtout à cause des rimes triples, dont la dernière ne se fait pas attendre. Ainsi, au 6e tercet, le dernier hémistiche vient mal à propos avec sa rime en -ule. Globalement, l’auteur a bien eu raison de chercher des rimes rares (sauf celle en -nal qu’on connaît déjà) pour les rendre ainsi plus perceptibles. Mais cela l’a poussé à faire une sorte d’épicerie de produits exotiques : « mangue », « arabicas », « paprika »… Comme quoi, pour le Français l’autre, c’est surtout une nouvelle cuisine à découvrir. Du commentaire de la forme je passe maintenant à celui du fond. C’est vraiment un poème de l’exotisme et des sensations physiques (le vocabulaire est essentiellement sensuel, trop à mon avis). Pourtant, le règlement du concours pointait vers la philosophie, vers l’argumentation… Comment cela se présente-t-il ici ? La première phrase est un aveu d’impuissance : le je du poème veut mais manque de vigueur. Après l’aveu, vient un vœu : « vienne le temps » mais pas « où les cœurs s’éprennent »… D’ailleurs, qu’attend-on au juste ? Une série d’écoulements : « s’écouler de vos yeux la liqueur » et beaucoup d’autres. Je ne comprends pas bien le but de cette énumération ; certes, cela ajoute cette fameuse sensualité exotique, que j’ai déjà mentionnée, mais qu’est-ce censé dire à propos de la tolérance ? Rien n’est dit de comportements, de croyances, de façons d’être… Les « frères étrangers » sont décrits à travers des produits de terroirs lointains. Brusquement, vient « Tant me darde et me brûle // L’opiniâtre désir d’un international ! » mais ce n’est que dans le dernier tercet que l’auteur essaie de se rattraper du manque d’évocations de phénomènes sociaux ; ce tercet est chargé d’évoquer les identités culturelles à travers « parler créole », « culte pluriel » et « batarsité ». On est toujours dans l’exotisme : pas de langue mais un parler, pas de religion mais un culte. Le vers conclusif, si typique de la terza rima, est une légère modification du vers initial : procédé point novateur mais tout à fait efficace pour donner une unité apparence à la composition. Mais justement, la composition ne me satisfait pas du tout. Le coeur du poème est un étal de marché autour duquel se greffent des références sociales sans aucun développement. Où est la tolérance ? Et qu’est-ce qu’ « un international » ? Je connais l’internationale, mais ici, c’est différent. Une référence m’échappe, à coup sûr. |




