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Poésie contemporaine
czerny31 : Ah les cons !
 Publié le 12/12/15  -  6 commentaires  -  2699 caractères  -  134 lectures    Autres textes du même auteur

La Genèse revisitée.


Ah les cons !



Il était des ténèbres au surplomb de l’abîme
Que la lumière soit et la lumière fut
De divine fringale à rêver création
D’horizons merveilleux ceints de clartés sublimes
Pour écrin du joyau que serait l’Homme nu
Qui riche d’égérie franchit le Rubicon
Des portes du verger pour commettre le crime
Saborde les nations par son fruit défendu
Ils s’extradent d’Éden à jamais… Ah les cons !

Que les mers foisonnent des animaux vivants
Que les oiseaux dominent aux étendues d’azur
Que chaque être vivant s’y meuve et soit fécond
Sans souci de la mort sifflée par le serpent
De sadiques ronciers complices de blessures
Le pain ne naîtra plus qu’à la sueur du front
D’une terre maudite au froid des quatre vents
Parfumée de douleur en rançon de souillure
Ils ont forgé leur joug à jamais… Ah les cons !

Rescapés du déluge au dessein salutaire
Superbes détenteurs de la gnose alchimique
Pour bâtir la cité s’empressent vers le mont
Dans un même jargon blasphèment sur le père
Puis dressent vers les cieux une tour héroïque
Étendard profane d’ultime rébellion
Minaret vaniteux né d’amour adultère
Vitement dispersé en cendres chimériques
Ils perdent tout amer à jamais… Ah les cons !


À peine dispersés aux quatre coins du monde
Des foules colorées méconnaissent leurs frères
Combattent ces rivaux et maudissent leur nom
Estropient leurs enfants en rage vagabonde
L’acropole céleste en vaste cimetière
Pour un sourire en coin pour planter un fanion
Sur les remparts sanglants de contrées moribondes
Où démiurges régnaient avant de pauvres hères
Ils sèment le néant à jamais… Ah les cons !

Pour couronner le tout ils frappèrent monnaie
Récoltant à ces fins les veaux d’or inutiles
Les offrandes mystiques et autres parangons
Les faibles et naïfs que l’on jette au creuset
Boulimie de pouvoir mirage d’une idylle
Pour la quête d’instants d’absolue sensation
De voir s’agenouiller devant ce Paraclet
Tout de bric et de broc des hordes de débiles
Leur vue s’est altérée à jamais… Ah les cons !

Mais encore il y a pire oh oui vous allez rire
Pour protéger leurs biens des rôdeurs de la nuit
Des diables en furie des pauvres inféconds
Pour les garder de voir leur source se tarir
S’installer la misère ou la faim sous leur huis
Les absoudre des crimes impurs et des affronts
Ils inventent un dieu en se voyant mourir
D’un souvenir lointain le sculptent dans le buis
Alors qu’il est vivant les attend… Ah les cons !


 
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   Janam   
2/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'avoue avoir aimé cette ponctuation particulière qui nous attend à la fin de chaque strophe pour dédramatiser le discours ; cela me rappelle certains couplets de Georges Brassens.

J'ai apprécié ce langage dense (quelquefois un peu trop pour moi) et bien maîtrisé, et même si je ne suis pas un fervent de la rime, je salue ici des vers parfaitement digestes pour moi ; je ne sais ce qu'en diront les spécialistes, mais je trouve que la rime n'est pas forcée et tombe comme il faut, sans me heurter.

   Anonyme   
13/12/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,
Vous avez pour moi, le verbe un peu trop haut. Jouer de la métaphore, c'est bien mais trop enlève la légèreté que j'attends de la poésie.
Pour moi, votre texte est un travail technique, louable, mais dont je suis insensible à la lecture.
Votre titre est pourtant simple, pourquoi faire si compliqué?
"Ah les cons " ne colle pas du tout avec le style que vous employez.
Désolée.

   Arielle   
12/12/2015
 a aimé ce texte 
Pas
La Genèse revisitée avec un tel titre-refrain me laissait présager le clin d'oeil d'un texte malicieux à l'humour caustique, un choix d'images piquantes (la Bible n'en manque pas) ... Je suis déçue. Les strophes se déroulent sans surprise, la Genèse n'est que résumée sans être revisitée, le style en est amer, souvent lourd et parfois obscur : Je n'ai pas compris la quatrième strophe tournant autour de l'acropole ni quel est ce dieu sculpté dans le buis qui serait vivant.
Si j'ai apprécié le système de rimes original (ABC) en 6 versets de 9 vers je n'ai vraiment pas accroché au ton grinçant et pompeux de votre propos. Désolée.

   CassandreB   
12/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Mon cher auteur, ton poème est une sacrée composition. De la Genèse revisitée sur forme et fond.
C’est extrêmement complexe car tu as tout en même temps vulgarisé les chapitres bibliques en développant les versets à travers l’histoire contée que magnifié le texte en choisissant un vocabulaire extrêmement soutenu et en récrivant les faits usant de métaphores et portant les images en catachrèse. Tu as dépassé les symboles et ramené l’histoire biblique à celle de l’humanité.
Ton texte chemine accompagnant mes interrogations actuelles. Pourquoi Dieu a-t-il eu ce besoin d’envoyer Adam et Eve pour les confronter à l’humanité telle qu’elle nous est ? Qu’attendait-il ? Pourquoi avoir dévoyé Adam et sa compagne sous prétexte de connaissance ? En quoi fallait-il s’écarter de la connaissance ? Quelle peur ? Dieu aurait-il tenu Adam et Eve comme jouets de ses expériences ? Dans quel but ? Quelle est cette monstrueuse volonté de tenter pour punir ? Dieu sait, il a la connaissance, qu’en interdisant, il tente et que forcément la pomme sera croquée. (heureusement qu'elle a été croquée car nous en profitons depuis et Dieu que c'est bon ;) ).
Brr…C’est très très con comme jeu… ca donne même froid dans le dos…C'est de l'ordre des petits tyrans sanguinaires africains ou des grands assassins européens que nous avons vécus et soufferts...
La connaissance ? Et si déjà Dieu avait la volonté de détenir le pouvoir absolu ? Ah le con ! Je n’ose y croire et pourtant, lorsque je lis l’histoire…
Merci pour ce divin partage, au jardin d'Eden ton texte mérite d'être poinçonné sur l'arbre, celui sur lequel Eve a ravi le fruit pour le partager avec Adam. A consommer sans modération (et le texte et le fruit ;)). Cassandre

   GilbertGossyen   
18/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo pour ce texte. Mais pourquoi s'arrêter à la Bible ? Il y aurait matière à composer avec l'époque moderne. Vous venez sans doute de trouver un invariant de l'espèce humaine.

   Anonyme   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien votre texte par son rythme, même si je ne partage pas forcément la philosophie qui s'en dégage. Et puis il me semble qu'il manque un peu d'humilité. Il a dans son expression une force qui exprime bien l'épopée biblique. Je l'ai lu avec plaisir, je ne le cache pas.


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