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Poésie classique
David : Origami
 Publié le 04/01/11  -  9 commentaires  -  736 caractères  -  255 lectures    Autres textes du même auteur

Grand Atlas Mondial Illustré.


Origami



Dès le commencement se dépliaient en cartes
Aussi bien qu'à nos pieds les pays sous nos yeux
Qui disaient à mon rêve ô que leurs os sont vieux !
Si la page se prend comme tournent les tartes ?

À toi ma péninsule, au temps pour que tu partes,
C'est ma route du rhum où tu plantais tes pieux ;
Des noces feras-tu le bal de tes faux-dieux
De ce survivant pire à ce que tu t'écartes ?

Brûlant depuis Berlin jusqu'à Vladivostok,
Un pliage en travers et te voilà shadok,
Plutôt qu'une cocotte en papier d'Arménie.

Cafard d'Alexandrie à te parler d'Hambourg,
Pathomimie éteinte en ta neurasthénie,
Pas la trace d'un doigt, sur la peau du tambour.


 
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   Anonyme   
23/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah oui, moi j'apprécie ça. Ce tour du monde tantôt historique (petit tambour), tantôt géographique, tantôt culturel (papier d'Arménie), tantôt personnel (où tu plantais tes pieux). Un sonnet qui sonne bien quand le titre va au Japon et que je déplie la cocotte en papier poétique. Une fois tout déplié, est-ce la carte au trésor ? Celle du Tendre ? Que reste-t-il une fois tout déplié ?

Merci pour ce joli poème.

   kamel   
27/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un sonnet bien distinct explique largement ce pliage du grand Atlas Mondial en montrant avec efficacité ces pays.
Une forme et un fond se plient davantage aux mots qui les dénotent çà et là pour les illustrer et rendre cet "origami" l'art du pliage des vers pareil à celui du papier.
Bonne continuation

   Lunastrelle   
27/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un sonnet de bonne facture, où je relève beaucoup de travail sur les références et la réflexion, de même que sur les jeux de son. Par contre, je n'ai pas pu toujours comprendre le fond, qui je trouve se perd un peu sous la technique.

Je comprends le principe de base, de même que l'association entre l'origami, et l'atlas... Pourquoi pas, c'est une idée bien exploitée. Bon, je n'aime pas trop la géographie, du coup je m'abstiens de commenter le côté technique pour cette partie là.
Différentes interrogations me parviennent, par rapport au texte. Ça commence à ce vers là:

"Si la page se prend comme tournent les tartes ?": à ce vers là comme pour tout le texte, il y a un jeu sur les sons évident. Par contre, je ne comprends pas la place de l'expression "tournent les tartes". La page se prend pas de problème, mais là... Je ne vois pas. Et le défaut de ponctuation pose problème, j'ai vu que ce vers était à lier au précédent, mais à mon sens il manque une virgule...

"À toi ma péninsule, au temps pour que tu partes,
C'est ma route du rhum où tu plantais tes pieux ;": différentes références historiques, parfois anachroniques, ou mises en origami, à nous de déplier... J'y comprends "tous les chemins mènent à Rome", de même que "la route de la soie", principaux carrefours à différentes époques du commerce entre l'Europe et l'Asie, etc... Planter les pieux: les croix? Référence au Christianisme, ou alors aux bornes géographiques?

"Des noces feras-tu le bal de tes faux-dieux
De ce survivant pire à ce que tu t'écartes ?": mélange du polythéisme avec le monothéisme... Et cela même encore aujourd'hui, et bien sûr c'est géographique aussi... Par contre, un peu de mal à suivre avec le reste...


Le premier tercet est le plus évocateur de tout le sonnet, mais aussi le plus "coulant". Autant au niveau du sens que du liant. Par contre, j'avoue que le dernier tercet me reste encore obscur... Le dernier vers par contre est assez fort, j'aime bien...

   Anonyme   
27/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir ! Un très beau sonnet classique où je ne relève point d'erreur de prosodie... J'aime la rime Vladivostok-shadok, il fallait la placer. J'avoue avoir dû chercher le sens de pathomimie et je suis un peu ennuyé quant au sens du dernier vers et de sa peau de tambour ! Un détail m'aura sans doute échappé...
En tout cas merci pour cette lecture classique...

   Brisemarine   
5/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est d'abord le titre qui m'a attirée. Et puis ma lecture fut un plaisir réel, une poésie comme que je l'aime: un sonnet de très bonne facture classique, attrayant quant au fond. La fluidité des vers, qui sert admirablement le sujet, nous entraîne du début jusqu'à la fin, au gré d'un (dé)pliage des mots et de l'atlas pour un voyage magique dont j'ai apprécié la progression(l'itinéraire), du personnel au "particulier" impliquant le lecteur.
J'ai aimé les deux tercets, très évocateurs.
Un agréable instant poétique. Merci à l'auteur.

   Anonyme   
5/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ou comment ramasser les plis d’une partie de cartes.
Ou comment mettre une carte en relief
Sur la prosodie, je ne sais pas si les rimes avec « ieux » en synérèse n’ont pas besoin d’une consonne d’appui pour être suffisantes.
Je ne sais pas non plus si la règle des consonnes finales équivalentes permet la rime Hambourg/tambour.
Je note aussi une accumulation de sons en « ie » entre les vers 11 et 13.
Je crois enfin que le mot shadok ne fait pas partie du dictionnaire. (en tout cas du mien)
Point d’interrogation vers 4 ?

Pour le fond, je suis admiratif devant la construction. Je crois que l’auteur a voulu mettre en relief les cartes, planes par définition, leur ajouter une dimension supplémentaire, et faire un parallèle dans l’art du pliage, entre sa conception, extrêmement compliquée, et la beauté de sa finition. J’y verrai même une sorte de morale, du genre il y a loin du plan à la réalisation… En globalité, je trouve le sujet assez amusant, car tout du long, on s’imagine non pas en train de déplier, mais de replier ces foutues cartes de m…. tout en retenant au passage un nom de ville ou de fleuve.
Bel assemblage géographie/géométrie.

   Chene   
5/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour David

Ce sonnet à la facture "classique" est sous certains aspects (le vocabulaire employé, notamment) bien plus de conception contemporaine. La métrique est respectée.
Mais... quelques phrasés m'interpellent :

- "Aussi bien qu'à", assez disgrâcieux (de même que les "pour que", "plutôt que" plus loin)
- "au temps pour que tu partes" : "au temps"... ou "autant" ?
- 3ème et 4ème vers du 2ème quatrain : "des... de... de...", ça fait beaucoup
- "d'Hambourg", là le "h" devrait être aspiré, me semble-t-il

Quant à "shadok", si le terme ne figure pas pas dans nombre de dictionnaires, bravo pour la rime avec Vladivostok.

Malgré mes interrogations coutumières sur le phrasé souvent surprenant des sonnets de David, l'ensemble a une belle fluidité et le traitement du fond (et son titre) sont bien vus.

Une appréciation assez mitigée.

Chene

   Arielle   
5/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
l faut avoir des doigts d'orfèvre pour démêler tous les plis de cet origami. Les miens sont un peu gourds ! J'admire le travail même si je n'en suis pas tous les subtils sentiers et, ma foi, "Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes" il n'est pas nécessaire d'être savant en mécanique pour se laisser bercer au rythme du voyage...

   Fattorius   
13/7/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli pliage! J'aime bien l'idée de faire rimer Vladivostok et Shadok, même si cela pourrait faire grincer des dents chez quelques auteurs classiques. D'une manière générale, jolies transfigurations dans les deux tercets. Attention cependant: on vous l'a déjà dit, mais effectivement, le H de Hambourg est aspiré.

Merci pour l'instant poétique.


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