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Poésie libre
embellie : Jalousie
 Publié le 25/04/21  -  13 commentaires  -  1031 caractères  -  205 lectures    Autres textes du même auteur

La jalousie est un vilain défaut, hélas difficilement réprimable.


Jalousie



Dans ses cheveux le vent s’affole.
Enjôleur, le soleil l’enveloppe
d’une auréole dorée.
Ses longues jambes fuselées
tricotent sous la mini-jupe,
allègrement,
à vos côtés.
Ses mains, telles deux hirondelles,
autour de ses propos voltigent,
rangent une mèche rebelle.
Peau d’ambre, ongles nacrés…

Ne lui dites pas qu’elle est belle !

Avez-vous vu son frais sourire,
ses dents à croquer le printemps,
son regard
faussement candide
voilant une âme torride
où se sont brûlés ses amants ?

Avez-vous vu ses reins cambrés,
sa démarche de souveraine,
son allure affranchie, sereine,
quand sous le top de dentelle
un sein
pointe vers vous son arrogance,
vous faisant perdre contenance ?

Quelques regards, en passant,
vous montrent l’envie de certains.
Votre vanité vous harcèle.

Je vous hais.

Ne lui dites pas qu’elle est belle…

Elle le sait !


 
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   Damy   
25/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me retiendrai donc pour ne pas exacerber votre jalousie. Et pourtant j’ai bien envie… En tout cas, elle est sexy !
J’aime bien l’érotisme jusqu’aux bouts des ongles et notamment :
« quand sous le top de dentelle
un sein
pointe vers vous son arrogance,
vous faisant perdre contenance ».

Une lecture fort agréable, ma foi… émoustillante.
Merci, embellie.

   papipoete   
25/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour embellie
Alors que même le vent dans se cheveux s'affole ; ses mains battent la mesure des paroles avec grâce, sa démarche de souveraine et ce corsage... mon Dieu !
Quand passent des mâles la dévorant des yeux, et que sur Vous nul ne se retourne... surtout, ne lui dîtes pas qu'elle est belle, que la chance s'est focalisée sur elle ! elle le sait...
NB faudrait-il être de glace, pour ne pas succomber à cet aimant et lui dire " que vous êtes jolie, que vous me semblez belle ! " mais l'on peut être ébloui par telle beauté, sans vouloir à cette merveille, goûter !
Qu'une femme en soit jalouse, de n'être pas gâtée par la nature... et se voir toujours oubliée du regard, se conçoit bien sûr. Mais celle que le hasard a comblé de la tête jusqu'aux pieds, n'y est pour rien et recèle peut-être en elle un coeur et une âme en or...
J'ai toujours été entourée de femmes belles ( dont la mienne ), et qu'un homme lui fit compliment, me remplît toujours de fierté... d'être celui qu'un jour elle choisît...
Votre portrait de cette " sirène de jour ", resplendit et j'en veux au temps de n'avoir plus à plaire... mais je revois madame papipoète, quand vers elle regards masculins et féminins se focalisaient !
Mais dites-moi embellie, vous n'êtes pas jalouse ?

   Cristale   
25/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Forcément, comment rivaliser avec une telle beauté. À se demander si la plastique ne compte pas plus pour certains qu'une tête bien faite. Sans doute est-elle dotée des deux...comment savoir.

Si je comprends la jalousie de la narratrice, elle devrait se dire qu'en fin de compte, il ne la méritait pas, elle qui ne fait pas d'éclat.
Quoi qu'il en soit, toutes les femmes sont belles, seule la façon de les voir est différente.

J'adore ce petit poème léger, la description de la super-nana est vraiment délicieuse et cette petite note salée "Je vous hais"
tellement jouissive ^-^

Bravo et merci embellie.
Cristale

   Corto   
26/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Elle est belle, elle le sait.
L'originalité du poème s'arrête là et ce n'est pas désagréable.

J'ai eu l'impression d'une description de pin up dessinée par le célèbre Aslan.

Pas de quoi en faire une "jalousie"...

   dream   
26/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Parce que « la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a », se fonder sur les apparences juste le temps d’un regard est un leurre. Oui, pour l’instant cette « bombe » brille de tous ses feux… Mais attendons la suite, les ravages du temps. Et si la donzelle n’a rien dans la tête… Aîe ! Aïe !

« Ses longues jambes fuselées,
tricotent sous la mini-jupe,
allègrement,»

Je ne sais si c’est « tricotent » qui me fait sourire autant, mais j’adore ce petit passage-là.

Ah ! La jalousie, c’est bien une affaire de femmes entre elles, ça ! Enfin, souvent...

Merci pour cette lecture légère !
dream

   Cyrill   
27/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Et pourtant j'ai bien envie de lui dire !
Pour ça :
"Ses longues jambes fuselées
tricotent sous la mini-jupe"
Et ça :
"Ses mains, telles deux hirondelles,
autour de ses propos voltigent,"

De bien agréables images.

Étonnant paradoxe, que de donner à voir (Avez-vous vu ses reins cambrés) en même temps que cette injonction (Ne lui dites pas)

Je n'ai pas bien compris "Votre vanité vous harcèle."
Les deux vers précédents ne sont pas très heureux à mon goût, étant donné que les "Quelques regards" semblent appartenir aux "certains" ...

L’antépénultième vers me parait un peu de trop.

Merci pour cette lecture.

Cyrill

   Cat   
27/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il est question ici de la jalousie, compagne quasiment inséparable de l'admiration éprouvée devant les pures beautés dont la jeunesse est l'attribut primordial.

Elle est bien menée, cette jalousie, elle colle parfaitement à la réalité, je trouve, tant le regard porté sur cette jeunesse resplendissante sous tous ses angles sonne juste.

Bravo, Embellie, et merci ! J'aime beaucoup comment, sous votre plume, la narratrice illustre le tableau. C'est tout plein d'images plus jolies les unes que les autres, qui font ressortir cette dualité jalousie/admiration. Tout le poème en est rempli.

Que la femme qui n'a jamais éprouvé pareil sentiment lui jette la première pierre ! :))) Sans être sexiste, toutefois. Car je pense que si jalousie il y a entre hommes (et il y en a, c'est certain ! :)), cela ne passe pas par les ''ongles nacrés'' ou ''quand sous le top de dentelle... un sein'', etc... qui peuvent particulièrement agacer la gente féminine. ^^

Cat

   Ombhre   
28/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Embellie,

un poème léger et très agréable à lire sur le thème éternel de la jalousie. La description de la "belle" est parfaite, avec ses mains en hirondelles et ses jambes fuselées qui tricotent sous la mini jupe. Il est en effet inutile de lui dire qu'elle est belle, elle le sait comme vous le soulignez, et sait l'utiliser pour faire perdre contenance à l'homme qui a le malheur de se faire hypnotiser par son sein arrogant. Votre texte m'a fait penser à la chanson de Piaf "Milord" avec ce merveilleux:
Mon dieu, qu'elle était belle
j'en ai froid dans le cœur"

Et comment ne pas prendre en plein cœur (à nouveau) ce "je vous hais", jouissif et tellement humain(e).

Merci pour cette lecture légère et si bien vue.

Ombhre.

   Ligs   
28/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Embellie.

Votre poème donne envie de philosopher sur le Beau. A moins que ce ne soit mon esprit aujourd'hui ? Ou la rencontre des deux ?
Pourquoi est-elle belle ? Elle semble belle tout d'abord parce qu' "elle le sait". Elle sait mettre en évidence ses atours. Elle attire à elle les éléments de l'univers qui viennent confirmer cette certitude : le vent qui s'affole, le soleil enjôleur... Elle en joue, avec son regard "faussement candide".
Finalement le beau n'est-il pas dans la tête de la personne qui se croit belle, et qui attire à elle les regards, qu'elle convainc, comme un bon orateur vous retournera le cerveau, ou une bonne publicité vous fera croire que tel produit est bien pour vous ?

Un esprit épris d'indépendance pourrait du coup voir derrière cette attitude "arrogante", fausse (comme son regard) et prétentieuse (comment "savoir" que l'on est belle lorsque le Beau est quelque chose de subjectif?), quelqu'un régi par des instincts plutôt bas, un désir de manipuler par la sensualité du corps, un besoin maladif de plaire et d'être le centre de l'attention de la gent masculine... et du coup, le charme n'opèrerait plus. Elle ne pourrait plus être belle à ses yeux. Sexy, tout au plus. Mais pas belle.

La beauté est tellement subjective...

Pour en revenir à votre poème, il dresse un portrait très coloré et très juste, entrecoupé des commentaires de la narratrice qui met en garde le lecteur, puis finit par avouer sa jalousie.

Une attention portée sur la sensualité, et ce phénomène que j'ai décrit, qui fait que l'on attire à soi ce que l'on vibre...

Bravo pour ce joli poème.

   Vasistas   
29/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut,
et oui elle est très jolie, effectivement la jalousie peut vite se transformer en haine, haine de la beauté, haine des femmes ?
c'est le printemps alors ami (e)s poètes et poétesses célébrons la beauté et dénonçons toute haine si inspirante soit elle ;-)
la beauté est dans notre regard, ne fermons pas les yeux, bien au contraire soyons vigilants...
je m'égare, merci pour cet agréable moment.

   Jahel   
8/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Embellie,

Il est des femmes qui hameçonnent les cœurs, les ferrent et les tirent hors des rivières sanguines et les plongent, telles truites argentées, dans la lagune de leurs yeux.
Il est des femmes fades, ternes, qui n'émettent aucune onde et passent comme des ombres en peine.
Il est des femmes qui rayonnent où par chaque pore de leur peau vibre une indéfinissable lumière. Ce n'est pas tant la beauté sans défaut qui chavire l'esprit, mais la grâce d'un geste qui s'éploie telle une aile d'oiseau.

   Jahel   
8/6/2021
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   Quidonc   
4/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il existe 7 péchés capitaux : la gourmandise, la luxure, l'envie, l'orgueil, la paresse, la colère et l'avarice. Mais je préfère parler ici de défauts tant le péché implique une notion de religion qu’il n’est pas utile d’aborder ici. Aussi sur ces sept défauts, six présentent une facette de plaisir, et contrairement aux autres l'envie ne procure aucun plaisir. Ici notre narratrice est en pleine crise d'envie, de jalousie. Elle rumine, persifle, grommelle et de ce fait s'autodéprécie, pour finalement, ne faire du mal qu’à elle-même sans plaisir en compensation. Tout dans la description de cette femme jalousée démontre par opposition tout le mal qu’elle pense d’elle-même, mais également la souffrance que cela engendre sans pouvoir la combattre. Ne dites pas à l’autrice du poème que c’est beau, elle le sait.


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