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Poésie néo-classique
emilia : Voyage au clair de lune...
 Publié le 12/06/20  -  11 commentaires  -  1164 caractères  -  238 lectures    Autres textes du même auteur

Quel est donc cet astre étrange qui s'invite au voyage ?...


Voyage au clair de lune...



Ma fille, mon ange,
Quel est l’astre étrange
Qui trouble notre sommeil ?
À prendre la plume
Au clair de la lune
Libre, dans le ciel vermeil.
Sublime déesse
Offrant sa caresse
Pour vaincre notre tourment
Rêver qu’elle essuie
Nos larmes de pluie
Chaque soir, éperdument :

Celle qui veille et scintille
Sans voilette, ni mantille.

Ainsi se promène
Sous son masque blême
La voyageuse de nuit,
Son unique amante
Et la plus aimante
Des princesses à minuit ;
Tendresse nocturne
Qui cherche fortune
À séduire d’un regard
Caprice lunaire
Spectre millénaire
Sans jamais être en retard !

Celle qui veille et scintille
Sans voilette, ni mantille.

Quand elle navigue
Pâle de fatigue
Et disparaît au matin
Tête dévoilée
Se pare étoilée
Dans sa robe de satin
Semblant irréelle
Couleur mirabelle
Sans crainte d’un songe amer
En reflet nacré
D’un rite sacré
Elle glisse dans la mer…

Celle qui veille et scintille
Sans voilette, ni mantille.


 
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   Miguel   
27/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
On est un peu gêné par cette étrange mesure des vers, deux 5 un 7, qui ne rend pas la lecture fluide, et l'ensemble révèle peu d'invention. On attend en vain une vraie trouvaille poétique. Cela dit l'ensemble est charmant.

   Eclaircie   
29/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Il est de mise, historiquement de mettre les titres des poèmes en caractères majuscule, mais Oniris n'ayant pas cette pratique, je suis toujours curieuse de découvrir les poèmes en EL présentant cette particularité. Surtout en catégorie classique.

Je ne saurai pas dire si ce poème est conforme aux critères du classique. Je ne connais pas bien les règles et j'avoue que je n'ai pas vraiment envie de me pencher sur cet aspect technique.
Je dirai juste qu'en première lecture, ce poème est fluide, harmonieux, et que la position des rimes ABBA-CDDE (il me semble) est intéressante.
Si je parle des rimes c'est que souvent, un poème composé de vers de 5 syllabes (bravo, c'est plutôt souvent 4 ou 6, il me semble) devient monotone sur la longueur.
Là pas de monotonie, du tout. bravo !

Je suis "adorateur de la lune" (je ne sais pas s'ils ont un nom, je n'ai rien trouvé sur le net), je ne pouvais qu'être sensible à ce poème.
C'est réussi, pour mon goût, très réussi, bravo !
Le subtil jeu des sons et des sens, sans être trop ostentatoire (il faut plusieurs lecture pour savourer ) est vraiment un plus, plus, plus.
Enthousiaste, j'aurai du mal à trouver des "défauts" à ce texte.
Si on me demande mon passage préféré, je réponds : tout le poème.
Les deux vers repris comme un refrain ont très bien leur place.

Bref, j'ai beaucoup aimé
merci du partage,
Éclaircie

   papipoete   
12/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour emilia
j'ai pris ma plume au clair de la lune, pour écrire un mot... et lui demander " qui es-tu, astre étrange qui veille sur nos nuits, et disparais le jour venu ? "
Je te vois souvent rayonnante, le visage complétement dégagé ; je te regarde aussi quand une brume semble attrister tes traits.
Il m'arrive même de te surprendre, alors que le Soleil fait son tour de garde, dans un bleu du ciel... " que fais-tu donc là, au lieu de dormir ? " J'avais pris la plume alors que mon ange dormait...chut, il va se réveiller... "
NB qui ne parle pas aux veilleurs des nues, ne sait pas qu'ils le regardent, ne sait pas qu'ils n'attendent qu'un signe pour répondre.
La lune mystérieuse se fait douce lumière, pour la regarder sans cligner des yeux, et attend ce messager porteur d'un mot pour elle...
( je m'appelle Pierrot ) et la lune est souvent ma confidente, lui égrène un chapelet de mots quand il m'arrive quelques maux ; mais je la déteste quand, ne trouvant pas le sommeil, me souviens que voici une nuit de "pleine lune " !
Un dialogue entre maman, fille chérie et l'astre nocturne, dont les vers coulent comme limpide ruisseau.
L'un des derniers ( au matin, elle glisse dans la mer ) me plaît particulièrement !
un style néo-classique au rythme 5/7/5/7 étonnant, mais fort musical !

   Davide   
12/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour emilia,

Une invitation au voyage que n'aurait pas renié Baudelaire : si je pense au somptueux lyrisme de "Tristesses de la lune", la forme de ce voyage a repris le moule de "L"invitation au voyage", avec ses vers impairs si particuliers (5 et 7 syllabes) et son distique-refrain.

Dans ce poème essentiellement contemplatif, l'écriture est ravissante dans son onirisme, mais hélas, je trouve que l'ensemble pâtit d'un vrai manque de puissance évocatrice. Je me demande si la contrainte formelle, très rigoureuse (il faut l'avouer), n'a pas, pour moi, empêché le surgissement magique tant espéré, comme si l'habit, plutôt que d'exhausser la beauté du poème, l'avait diminuée. En effet, le travail pour tenter de s’accommoder de la difficulté me semble bien trop apparent ! Même le distique-refrain, censé "capter" le lecteur plus que les autres vers, manque de relief !

Un bel "exercice de style", d'une musicale et doucereuse poésie, mais qui n'aura pas vraiment, je dois l'avouer, réussi à me séduire entièrement. Merci du partage !

   Hananke   
12/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Je préfère lire ce texte comme une poésie libérée en faisant abstraction
des rimes.
Une poésie de plus sur la lune, que cet astre attire les poètes !
Mais j'aime bien ces images nouvelles dont ce refrain :
Celle qui veille et scintille
Sans voilette, ni mantille.

Ce texte avance comme un bateau sur l'océan pour s'y plonger
définitivement.
Se laisse lire sans ennui.

   Dolybela   
12/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
"Mais le soir vient, le soleil se couche, la lune se lève ! Oh ! alors ils délirent... Ces bons jeunes gens ont l’étrange naïveté de nous raconter en vers toutes les opérations de la nature."

C'est une invitation au voyage inversée, nocturne, comme le suggère le paratexte. On sent le calque du poème dans la structure (les fameux 5/7) et dans l'apostrophe qui tombe un peu à plat. Les mots sont délicats, choisis avec soin, ça bouillonne et pourtant... Baudelaire nous a montré que la poésie rend présent le monde et sa beauté, ce qui fait naître en moi une mélancolie folle, un étau dans ma gorge, il dit le rêve possible seulement par le poème, le lointain vert paradis des amours enfantines, et la richesse de l'imagination sur la plaie de la douleur de vivre, avec lui un autre monde existe et il nous l'offre, il nous invite au voyage dans l'art, le seul voyage possible ce qui fait que par contraste il nous dit surtout que la réalité est déchirante, que la poésie est notre unique survivance,... mais en ce qui concerne votre poème, où est, quelle est, la démarche artistique ? C'est une vraie question, parce que vous m'évoquez la poésie de circonstance, et j'ai l'impression de ne pas avoir perçu les enjeux de ce texte qui ne peut décemment être qualifié d'hommage.
Certes la lune est belle et les mots raffinés mais enfin, le lyrisme, cette respiration venue des abîmes, cette charge du cœur, le tremblement de la première corde du violoncelle, où sont-ils passés ? Je vous laisse méditer la chronique de Maupassant "La Lune et les Poètes" qui exprime parfaitement mon sentiment (http://maupassant.free.fr/chroniques/lune.html) et je vous invite à me contredire en privé si vous pensez que j'ai manqué le sens profond de votre poème. En tous cas, persévérez, la plume est belle, quand la Lune l'est trop. Et pour persévérer, je vous conseille l'innutrition, digérer les références avant de se les réapproprier.

   tundrol   
13/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Emilia,

J'adore ce commencement

Ma fille, mon ange,
Quel est l’astre étrange
Qui trouble notre sommeil ?

Mais, arrivé au sommet dès le début, j'ai le sentiment que vous avez perdu le fil. Ce qui suit est assez joli, mais n'approche pas à la qualité de ce début ravissant. Ca peut étre Frères Grimm Spieglein, spieglein an der Wand. Classique conte de fées. Il y a tout: l'amour, la peur, l'expectation, l'imagination, la folie...

T

   Pouet   
13/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

j'ai aimé l'ensemble, mais j'ai particulièrement apprécié la dernière strophe pour sa tonalité et l'ambiance crée, sa "couleur mirabelle" qui me semble fort appropriée tant au niveau de la sonorité, la teinte que de la rondeur, à mon avis un choix parfait que cette petite prune, ainsi que cette "glissade dans la mer" d'une très belle portée poétique, nous sommes ici au-delà du reflet et cette douce plongée est très vivante, visuelle.

La lune effectivement a de quoi inspirer et je trouve que cet hommage aux sélénites de votre cœur nous invite au calme et à la contemplation.

Un poème sensible et agréable à lire.

Merci.

   Louis   
14/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poème commence par l’enfant : « Ma fille, mon ange », et se termine par la mer : « Elle glisse dans la mer… »
Le premier vers interpelle avec affection cet enfant, désigné : « mon ange », pour faire remarquer la présence dans le ciel nocturne, toujours étonnante, toujours aussi prodigieuse malgré son caractère habituel, comme si à chaque fois il apparaissait pour la première fois, d’un « astre étrange ».
‘’Être ange’’ caractérise à la fois l’enfant et l’astre, le corps sur terre de la jeune fille endormie qui vole dans les pensées de la mère, comme vole un ange, et le corps céleste et lumineux, en voyage.
L’une et lune, l’unique amour de la mère.

Quel est donc cet astre ? L’interrogation demeure, lui si quotidien pourtant, si familier, et pourtant si méconnu ?

S’il « trouble » le sommeil, il a un effet bénéfique sur la vie intime de celles et ceux qui le contemplent :

« Offrant sa caresse
Pour vaincre notre tourment »

Par une caresse offerte généreusement, caresse à l’âme surtout, l’astre apporte un réconfort, apaise les tourments, engendre une sérénité.
Ce pouvoir quasi surnaturel d’apaisement justifie qu’on le considère comme une divinité : « Sublime déesse », qui veille sur les âmes endolories, déesse mère. Lune pleine, si pleine de « tendresse nocturne ».
La première strophe se fait incantatoire et se termine dans une invocation autorisée par la magie opérée par l’astre divin :

« Rêver qu’elle essuie
Nos larmes de pluie
Chaque soir, éperdument »

Par ce rêve, cette espérance invocatrice, on ne demande pas la lune, que la vie change pour ne plus générer de larmes, mais, plus modestement, l’effacement chaque soir, à chacune de ses apparitions, des chagrins de la vie, la diffusion de sa lumière en dilution dans un halo d’amour pour les êtres vivants, libérant chacun des fardeaux qui pèsent sur les âmes, afin que la vie régénérée se poursuive, et par la grâce d’une libération cathartique se perpétue.

Calme et sérénité du soir, c’est tout le luxe qui est demandé.

Par des « Larmes de pluie », mère et fille sont intégrées dans un paysage, dans un mouvement d’ensemble qui embrasse ciel et terre, à l’image de la lumière des astres, en descente du ciel vers la terre. Traits de lumière, rais continus pour elle, rainures discontinues pour la pluie, larmes qui entaillent le cœur.

Le refrain chante la lune, sur un rythme binaire :

« Celle qui veille et scintille
Sans voilette, ni mantille »

Chante la puissance magique qui ne dort pas la nuit, qui « veille » et surveille pour apaiser les tourments, de sa clarté caressante.
Lune dans son pur éclat, lune non voilée, sans « voilette, ni mantille». Déesse céleste, déesse païenne.
Lune franche et claire en relation directe avec ses protégés, sans l’intermédiaire des voiles.
« Blême » seulement « sous son masque », elle est chantée pour sa clarté, sa pureté, sa générosité bienveillante.

La lune est « voyageuse », la lune actuelle, la lune de toujours, «spectre millénaire » ; toujours en voyage, elle accompagne chacun, « aimante », dans tous les âges.
Son vagabondage ne s’accomplit pas seulement dans l’espace céleste, mais dans toutes les périodes où s’épanouit la vie.
Cette deuxième strophe insiste sur le mouvement de l’astre, qui permet sa douce et perpétuelle présence, en tous lieux, en tout temps.

La dernière strophe, elle, accentue le caractère anthropomorphe féminin de la lune, « dans sa robe de satin », et suit sa course au matin, quand « Elle glisse dans la mer », quand elle fusionne et se confond avec elle, avec la mer, quand elle ne fait qu’un avec cette ‘’mer’’, ce signifiant qu’on ne peut entendre sans entendre la ‘’mère’’.

Ainsi la mère en journée accompagne son enfant, sa fille, dans les âges de la vie, lui apporte soin et tendresse, et la nuit, elle prend le visage idéalisé de la lune, figure hypostasiée d’une déesse maternelle ; elle, lune et son double, « tête dévoilée » remplie de tendresse, rayonnante de lumière douce pour le réconfort des âmes, et de la petite fille qui dort.

Et quand cette mère prend la plume, c’est dans le bain de lumière lunaire, et fait de son écriture un rayon supplémentaire de l’éclat d’un astre bienveillant.

Merci emilia

   Castelmore   
14/6/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonsoir Emilia

Après la lecture de ce poème j’ai eu trois sentiments:

Celui d’avoir été transporté par un conteur qui m’a fait voyager dans un ciel magique, sombre et lumineux à la fois, tumultueux tout autant qu’apaisant, un monde irréel, éthéré et viscéral à la fois...
Le second encore plus trouble ... est d’avoir l’impression de n’avoir rien compris à cette histoire qu’une mère ( un père ??) raconte à sa fille ; une histoire de déesse masquée, caressante, princesse des plus aimante, qui veille et scintille... l’unique amante de la nuit qui revêtue d’une robe de satin couleur prune plonge dans l’océan !!
Enfin ... un sentiment de manque ! Comment... l’histoire est déjà finie ?
Va-t-elle revenir nous offrir ses caresses, cette princesse, encore et encore ?

C’est là d’ailleurs le reproche que je ferais à ce très beau poème si on me forçait ... il s’arrête trop tôt... comment voulez-vous qu’une petite fille s’endorme apaisée si on ne lui dit pas que cette belle et douce dame va revenir bientôt !

Le rythme des vers 5/5/7, que je ne connaissais pas, m’a envoûté ? Ou bien est-ce le cocktail de vos mots et de la façon dont vous les avez fait danser devant mes yeux ébahis ?

Peu m’importe ... j’ai pris un grand bain de poésie au clair de lune !

   Cristale   
15/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème est élégant et fleuri de jolies trouvailles
mais je me demande, vu que nous sommes en néo-classique,
comment les finales de
"plume" "lune" (uMe - uNe)
"promène" "blême" (èNe - èMe)
"nocturne" "fortune" (uRNe - uNe)
peuvent faire des rimes.
A moins que les règles aient changé sans que j'en ai été informée ou que je sois complètement dépassée (zou ! à la cave ! :)

Voici un texte proche de la comptine que je verrais bien sur un support musical avec son petit refrain :

"Celle qui veille et scintille
Sans voilette, ni mantille."


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