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Poésie néo-classique
Fanch : Un rien...
 Publié le 25/02/10  -  9 commentaires  -  1063 caractères  -  156 lectures    Autres textes du même auteur

Un rien... est-ce la plus petite mais essentielle composante du sens de notre vie et, s'il n'est pas de dieu, de notre éternité ?


Un rien...



Un rien suffit parfois, une goutte versée
À la source des temps d'une infinie distance
Entre lointain passé et siècles en instance
Pour être recueillie en fruit d'éternité.

L'on devine le cours d'une éphémère danse
À l'orée du regard esquissant un désir
Ou l'intime secret d'un fragile soupir,
Il se dit essentiel aux blessures d'enfance.

Se dessine le chant d'une geste légère
Qui sans fin nous balance à cœur et corps perdus
Nous laissant à demeure la honte des vaincus,
Puzzle inachevé de nos tristes jachères.

La trace de nos peines est un sel de misère
Qu'une larme ténue cultive aux jours de pluie
Et moissonne aux saisons de quelques joies enfuies
Pour s'en venir perler sans fard à nos paupières.

Un rien se perd toujours en quête de rivage
Dans une histoire humaine qui le sait dérisoire,
Est-ce pour scintiller au-delà des mémoires
Et nous offrir demain, à l'extrême des âges,

L'allégeance d'un dieu dont il fut le ramage ?


 
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   Anonyme   
11/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très séduisant. Belle écriture, fluide, le contrat de la forme est sans doute rempli, je ne suis pas spécialiste mais il me semble.

"Un rien suffit parfois" qui entame les histoires ou les fait avorter, une goutte et le vase déborde ou se remplit.

Un beau moment de poésie, que dire de constructif sinon que j'ai aimé. Un grand merci donc.

   LeopoldPartisan   
11/2/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Où poésie et philosophie se fusionne sur fond de sagesse toute orientale. Voila une saine et douce lecture qui peut apaiser comme une méditation sur le toit du monde sur fond d'ambient music telle "Colours" de Glen Alford ou encore "After the break Down" de Erik Amlee.

Il y a ici des phrases littéralement magnifique

Se dessine le chant d'une geste légère
Qui sans fin nous balance à cœur et corps perdu
Nous laissant à demeure la honte des vaincus,
Puzzle inachevé de nos tristes jachères.

ou encore

La trace de nos peines est un sel de misère
Qu'une larme ténue cultive aux jours de pluie
Et moissonne aux saisons de quelques joies enfuies
Pour s'en venir perler sans fard à nos paupières

J'ai ici parfois touché du bout des doigts le sublime, ce qui chez les bouddhistes pourrait s'appeller "l'ultime vérité : la vacuité"

La dernière phrase va dans ce sens...
Merci

   domi   
13/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bien écrit, un bon rythme; beaucoup de douceur; de sensibilité; une chute superbe !

un très beau poème autant sur la forme que sur le fond (fond, ô combien, profond...)

détail : je n'ai pas compris d'où venait le "il" du vers 8

   Garance   
15/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
La dernière strophe suffirait à me charmer, en me laissant libre d'imaginer les "riens" à l'oeuvre dans les vies humaines.
Un poème qui gagne en intensité poétique et sensible au fil de l'écriture.
j'aime aussi :
"La trace de nos peines est un sel de misère"

   Anonyme   
15/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
j'ai trouvé une poésie assez agréable si j'excepte le dernier vers, superflu selon moi.
J'ai un souci avec la religion juste citée pour la religion.

En effet, je ne lis aucune correspondance dans les jolis vers avec Dieu.
Et puis la fin...

Pour moi ça gâche l'ensemble au point que j'en oublie la légèreté du poème, les rimes qui pour un coup n'ont pas l'air d'être juste là pour la rime...

Oui, bon après ce n'est que mon avis, et le reste me semble harmonieux.
Merci et bonne continuation

   Chene   
16/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir

Un questionnement métaphysique illustré d'expressions poétiques que je trouve plutôt bien tournées.
"Puzzle inachevé de nos tristes jachères" par exemple

Je ne débattrai pas du sujet de ce questionnement, là n'est pas l'objet d'un commentaire. J'attendrai que l'auteur, si son poème est publié, ouvre un post spécifique...

Dire simplement que la forme est maîtrisée, que le rythme est soutenu, que les rimes qui m'apparaissent satisfaisantes sans se faire trop ostentatoires... Je ne les sens nullement forcées.


Bonne continuation

Chene

PS : Juste un oubli à rattraper "à cœur et corps perdu...s..."

   Marite   
25/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pour ma part, c'est la première strophe que je trouve magnifique: les mots simples mais si "parlants", le souffle et les rimes. Elle se suffit à elle-même. L'ensemble est beau, chaque strophe est une longue phrase qui se lit et se comprend si facilement.Merci Fanch pour ce poème.

   Anonyme   
26/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un rythme certain.
Je regrette, pitêtre, quelques "facilités" comme "éphémère danse" ou "blessures de l'enfance", (que j'ai moi-même employé par ailleurs -hi -hi)

un bon poème, une maîtrise de l'écriture, une "transmission honnête" de sentiments (pour celui-ci)

si si. Je vote (assez) pour.

   David   
5/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Fanch,

Un rien qui fait tout, ou qui se révèle quelque chose, un mot qui désigne par le néant un caractère sensible mais invisible, un mot très cartésien je trouve. Le mot "puzzle" je l'ai lu premièrement de façon "franchouillarde", c'est à dire pas - peuzeule - mais - puzleu - bon, c'est un détail, mais les anglicismes peuvent être lu de deux façon des fois.


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